Chapitre 7  A - Z   (Islam -  Soufisme)

 

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7 A

abd el – kader – le magnanime

Bruno ÉTIENNE & F. POUILLON

Edition GALLIMARD

 2003

L’extraordinaire et tumultueuse épopée de « l’émir au cheval noir », résistant héroïque à la colonisation française en Algérie, a longtemps occulté le parcours et l’œuvre d’Abd El-Kader. Sur les deux rives de la Méditerranée, son personnage a suscité passions et fascinations.
Dès 1840, les Français ont magnifié cet adversaire redoutable dont l’ardeur rendait leur victoire d’autant plus méritoire. L’Algérie l’a consacré héros national et initiateur du long combat qui devait conduire à l’indépendance de 1962. Bruno Étienne et François Pouillon restituent toute l’amplitude et la complexité d’un personnage hors du commun, chef de guerre inspiré mais aussi lettré, arabe mais avant tout musulman, mystique mais aussi moderniste, qui ne cessa d’œuvrer au rapprochement de l’Orient et de l’Occident.

Le sage d’hier, prônant un islam d’ouverture et de réforme, éclaire les préjugés et les intolérances d’aujourd’hui.
Avec une très belle iconographie couleur.

 

Voir également dans le chapitre 1, un livre de B. Etienne sur Abd-el-Kader

 

anthologie du soufisme

vitray – meyerovich

Edition SINBAD

 1986

« De toutes les voix de l’Islam, celle-ci se veut la plus haute, la plus fidèle à l’esprit de cette religion pour qui le miracle premier est le verbe même de Dieu, inscrit dans un texte, le Coran, dont le mysticisme se veut exploration inassouvie. D’abord, il s’agit de reconnaître l’énigme essentielle : ce monde divers, éparpillé, riche d’une multitude de formes, de couleurs et de vies, ne relève que d’un être et un seul. Si l’unicité divine est le pivot de l’univers, la méditation qu’elle inspire sera donc la porte royale du soufisme. »
« Aussi beaux que méconnus, ces textes sont regroupés autour des thèmes fondamentaux qui sont au cœur de la pensée islamique : l’homme capable de Dieu, l’appel de Dieu, la Voie, la vie spirituelle, l’unicité divine et l’unité de l’être, le monde miroir de Dieu, l’homme parfait. Pour beaucoup de lecteurs, ces pages seront une découverte. »
« Traduit de l’arabe, du persan, mais aussi du malais-javanais, de l’ourdou, du peul ou du serbo-croate, voici un bouquet, incomparable dans notre langue, du feu intérieur des plus grands mystiques de l’Islam, un trésor du monde entier. »
De magnifiques textes soufis avec explication du chemin.

 

averroÈs – les ambitions d’un intellectuel musulman

Dominique urvoy

Edition FLAMMARION

 2001

Né à Cordoue en 1126, mort à Marrakech en 1198, Averroès (Ibn Rushd) fut l’un des penseurs les plus universels du Moyen Âge musulman : tout à la fois médecin, cadi, juriste, philosophe, il s’est intéressé à l’ensemble des savoirs profanes et religieux de son temps. Ce polygraphe dont le grand œuvre – le cycle des commentaires d’Aristote – fera découvrir la pensée du « premier maître » à l’Occident chrétien est aussi le témoin des bouleversements qui ébranlent alors l’Andalousie : Averroès n’a guère plus de vingt ans quand la révolution almohade fond sur le pays, emportant le fragile édifice almoravide, et il devient dès lors un homme public, habitué des cours royales. Il connaît la faveur et l’exil, mais écrit inlassablement.

L’immense postérité intellectuelle d’Averroès n’a d’égale que l’ampleur des entreprises de récupération dont il a fait l’objet. Les silences et les lacunes qui grèvent cette existence mythique ont en effet favorisé la floraison des représentations partisanes : incarnation de la rationalité philosophique selon les uns – parmi lesquels Ernest Renan –, Théologien éminent selon les autres, Averroès est devenu le fantoche de ses disciples et hagiographes. En faisant œuvre biographique, il s’agit de donner la mesure de celui qui fut, avant la lettre, un intellectuel musulman : un esprit curieux, cherchant à concilier sagesse et loi religieuse, en quête d’un statut qui restait à inventer.

En Occident, Averroès fut enseigné durant trois siècles à l’université de Paris – malgré les critiques de Saint Thomas d’Aquin – jusqu’au rejet de ses théories par le pape Léon X. Renan, au XIXème siècle, réhabilité ce grand penseur produit par la civilisation arabe et dont l’actualité est criante à l’aube du IIIème millénaire, où tout indique que l’Islam continuera d’occuper le devant de la scène. Mais s’agira-t-il de l’Islam de Khomeiny ou de celui d’Averroès ?

 

AVERROÈS, Un rationaliste  en Islam

Roger Arnaldez

Edition  BALLAND

 1998

Averroès fut le digne héritier d’Aristote dont il développa l’apport rationaliste. L’une des caractéristiques de ce penseur est que, pour lui, croire à la fois en Allah et en la raison, va de soi. Beaucoup de musulmans aujourd’hui comme hier, préfèrent surtout voir, en celui qu’ils nomment Ibn Rochd, le grand-Cadi de Séville et Cordoue, le voyageur curieux du Maghreb, le bon médecin corduan.

L’auteur fait ressortir la forme très particulière de pensées musulmanes incarnée par Averroès, notamment sa tolérance philosophique pour les autres croyances et son aristotélicisme  harmonieusement conjugué avec la religion de Mahomet.

Les fondamentalistes passes ou contemporains ont obscurci ce qui fait la profonde originalité de leur coreligionnaire. En Occident, Averroès fut enseigné durant trois siècles à l’université de Paris –malgré les critiques de saint-Thomas d’Aquin – jusqu’au rejet de ses théories par le pape de l’époque : Léon X. Ernest Renan, au 19e siècle réhabilita ce grand penseur produit par la civilisation arabe, et dont l’actualité est criante à l’aube du 3e millénaire, où tout indique que l’islam continuera d’occuper le devant de la scène.

Au sommaire de cet ouvrage :

Averroès, juge et juriste   -   Averroès médecin et philosophe   -    Averroès commentateur d’Aristote    -    Averroès théologien    -     Un penseur musulman personnel    -    biographie, glossaire et bibliographie    - 

7 B

B.A- BA     de   L’ISLAM

GERARD     CHAUVIN

Edition PARDES

 2000

Bien des Occidentaux éprouvent une sorte d’aversion à l’égard du monde musulman dont ils ignorent pourtant l’essentiel… Atavisme, dira- t- on, consécutif à une confrontation Orient- Occident qui perdure depuis presque treize siècle… Après plusieurs croisades incertaines et ruineuses, l’Europe chrétienne ne faillit-elle pas succomber à la « guerre sainte » menée jusqu’au cœur de ses terres par les Ottomans ? Mais la principale raison est ailleurs.

Face aux préjugés laïco-progressistes qui dominent la pensée et façonnent les comportements, l’Islâm montre le visage d’une résistance théocratique que l’Eglise a, pour sa part, abandonnée, opposant avec opiniâtreté une loi sacrée qui subordonne les droits de l’homme au droit irréfragable de Dieu.

Sait-on seulement que le mot islâm, « soumission, obéissance », est de la même famille que salâm, la paix. Comme toute religion, l’islâm est d’abord un message du Ciel à l’intention d’une communauté d’hommes et de femmes soucieux de se présenter, dignement et en paix, à leur créateur, fût-ce à l’heure du jugement…

Son messager en fut le Prophète Muhammad, orphelin illettré, lointain descendant du patriarche Abraham et de son fils Ismaël.

 

B.A. – BA du soufisme

Gérard chauvin

Edition PARDES

 2001

Selon un « dire » du Prophète Muhammad, la « soumission » à la Loi sacrée (islâm) est le premier degré de la Religion ; le deuxième est la « foi » (iman) ; le troisième, l’« excellence » ou l’exigence d’une parfaite conformité au Vouloir divin (ihsân). Cette perfection dans l’adoration préoccupe les gnostiques musulmans en quête de Dieu ; elle est aussi bien pur amour que vraie connaissance.
On considère les Compagnons du Prophète comme étant de fait – sinon historiquement – les premiers « soufis »… Mais, par le côté nécessairement élitiste et secret de ses enseignements, le soufisme (taçawwuf) devait paraître suspect aux plus littéralistes des docteurs de la Loi.
Souvent combattu, parfois toléré, il fallut attendre le XIIème siècle et toute l’autorité de Ghazalî pour que le soufisme bénéficie d’une certaines reconnaissance officielle ; ce que contestent encore aujourd’hui les fondamentalistes wahhabites.
Ce B.A. – BA du soufisme résume quelques-uns des aspects historiques et théologiques de la « voie », tout en insistant sur des considérations d’ordre doctrinal et méthodique. Les moyens requis pour progresser dans ce long travail intérieur de la vie à la Vie unifient les degrés de l’être par l’« extinction » graduelle de l’ego, jusqu’à la « subsistance » et la « présence », par Dieu et en Dieu. C’est la « voie droite », étroite et périlleuse, de ceux d’entre les musulmans dont il est dit dans le Coran : « Nul négoce ne les distrait du souvenir de Dieu. »
Y sont développés :


De l’exotérisme à l’ésotérisme – Exégèse coranique – La doctrine de l’unité – Les degrés de la Réalité – L’Esprit – Muhammad : l’Homme universel – Degrés du sacré et modes d’union au divin – Islâm, Imâm et Ihsân – Foi, Amour et Connaissance – Aux origines du soufisme – Califes et Imams « bien guidés » - Le foyer bastien – Les successeurs – Rabî’a – Ibn Adham – Bistâmî – Misrî – VIIIème et IXème siècles – Les Derviches Tourneurs – Reconnaissance du soufisme – Ghazalî – Jîlânî et la Qadiriya – Ibn’Arabî « sceau de la sainteté » – L’œuvre – La Poésie mystique – Attar – Rûmî – Maîtrise et sainteté – La grande guerre sainte (I) – Ivresse et sobriété spirituelles – La purification – Le sens de la prière – Jeûne et aumône – Pèlerinage intérieur – Les maladies de l’âme – Entre crainte et espoir – Repentir – Contentement – Pauvreté, générosité, sincérité – « Polir le cœur » et voir Dieu » – Convenances, conseils et méthodes – Samâ – Dhikr – Prière de la nuit – Retraite.

7 C

CHIISME  -  B.A-BA 

GERARD  CHAUVIN

Edition PARDES

 2005

Quelques 80 millions de musulmans de confession chiite, se préparent à la parousie du dernier de leurs Imans « occulté » depuis onze siècles. Figure hiéro-historique qui se confond avec celle du Mahdî : restaurateur du droit de Dieu face aux armées des ennemis de la religion, révélateur du sens universel du Coran, du secret des prophètes depuis Adam jusqu’à Muhammad et finalement, résurrecteur des âmes fidèles.
Ce livre sur le chiisme insiste sur les formes caractéristiques de la doctrine des Imans, en soulignant les implications de la querelle successorale qui opposa les partisans d’Ali, le gendre du Prophète, à ceux du premier calife de l’Islam. L’assassinat d’Ali par un sectateur, la mort « héroïcisée » de son fils Husayn, à Karbala, l’acharnement de Omeyyades de Damas, le dédain des Abbassides de Bagdad, les calomnies fratricides et les schismes endémiques, tout cela développa une dramaturgie religieuse, une mystique passionnelle, qui tempe le caractère des plus pieux….Morale « étrangère » qui inquiète facilement les occidentaux.
La force infaillible du chiisme est non moins d’ordre intellectuel. Dès l’occultation majeure du 12e Iman, au début du Xe siècle, se développa un immense corpus théologique autour des traditions et des enseignements légués, depuis Ali, par les Saints Amis de Dieu. Six siècles plus tard, la dynastie safavide établit et officialise le chiisme duodécimain en Iran. Avec l’école d’Ispahan, la philosophie et les arts atteignent leur pleine maturité…

La monumentale encyclopédie de Majlisî, les « océans des lumières » faisant toujours autorité. Les travaux magistraux d’Henri Corbin offriront de prendre la mesure d’une spiritualité qui confine à la gnose, parfois déconcertante, il est vrai, mais toute tendue dans l’espérance, renouvelée quotidiennement, du règne de Justice.

 

contes des sages juifs, chrÉtiens & musulmans

.J. fdida

Edition  SEUIL

 2006

Ce livre n’est pas fait pour être lu mais pour être fréquenté comme un ami proche, secret. Vous pouvez lui demander de vous nourrir, il vous nourrira, de vous éclairer, il vous éclairera, de vous émouvoir, de jouer, il jouera avec vous le jeu le plus mystérieux du monde, celui du hasard qui n’existe pas.
Posez-lui une question, inquiète ou espérante, en tout cas intime, une de ces questions d’au-delà de l’intelligence que d’ordinaire on pose à son cœur, les yeux fermés. Ouvrez-le au hasard. Quelqu’un est là, qui vous parle. Il ne vous dit pas seulement quelque chose de plus ou moins intéressant, non. Il répond à cette question que vous n’avez même pas dite à voix haute. Il y répond à sa manière, qui peut être déconcertante. Mais ne grimacez pas. Ce qui vous est dit là s’avère toujours étrangement sensé.
Petit livre de 170 pages avec des petits contes magnifiques.

Les trois diamants

Vérité et Parabole

L’heure dite

Le derviche à longue barbe

L’équilibre des chances

La voyante

Le passeur

Skotsl kumt

Les trois présents

Le chemin du paradis

Chelm et Varsovie

Le toupin blanc

Le voleur crucifié

Éveillé pour prier

Comment savoir

La foi

Salomon et le vautour

À Jérusalem

Et peut-être plus haut

La sainte sans nom

Nasr Eddin…

Saint Pierre battu deux fois

La mère de saint Pierre

L’âne et le renard

Les pantalons

Le cœur de la mère

Les harengs

Nemrod

Les trois frères et le chamelier

Nourriture de rêve

La chute

La cible

Cache-cache

 

contes des sages soufis

Henri gougaud

Edition SEUIL

 2004

Ce livre n’est pas fait pour être lu mais pour être fréquenté comme un ami proche, secret. Vous pouvez lui demander de vous nourrir, il vous nourrira, de vous éclairer, il vous éclairera, de vous émouvoir, de jouer, il jouera avec vous le jeu le plus mystérieux du monde, celui du hasard qui n’existe pas.
Posez-lui une question, inquiète ou espérante, en tout cas intime, une de ces questions d’au-delà de l’intelligence que d’ordinaire on pose à son cœur, les yeux fermés. Ouvrez-le au hasard. Quelqu’un est là, qui vous parle. Il ne vous dit pas seulement quelque chose de plus ou moins intéressant, non. Il répond à cette question que vous n’avez même pas dite à voix haute. Il y répond à sa manière, qui peut être déconcertante. Mais ne grimacez pas. Ce qui vous est dit là s’avère toujours étrangement sensé.
Ce petit livre (10 x 17 cm) est très pratique à transporter, il est orné de miniatures et de très belles illustrations. Sur 200 pages il nous raconte :

Yunus

Les savants et le lion

Majnun

Prier

L’extase

La tempête

Le pain

Les babouches d’Abou Kacem

La tache

Jayda

Un mot du diable

La fente

La fourmi amoureuse

La barbe

Nurudin le cordier

Le pacte de la taverne

L’ivrogne

Une idée du monde

L’esclave

Les deux rêveurs

Le royaume et l’esclave

Le secret

La porte

Deux réponses d’Ayaz

La caravane

Fahima aux quatre visages

La pierre de Salomon

La planche du géomancien

L’amant véritable

Parole de mendiant

Le voyou

La conférence des papillons

La voix des sables

 

contes initiatiques des soufis

Idries shah

Edition  Du Rocher

 1999

Les récits et histoires-enseignements présentés dans cet ouvrage « Contes initiatiques des soufis » illustrent de façon incisive les méthodes d’instruction des maîtres soufis. Il s’agit de faire ressortir par delà les apparences, la réalité des êtres et des situations.

Plus que toute autre caractéristique, la tendance à entretenir des idées arrétées, à s’en tenir à des suppositions faciles, fait obstacle à la compréhension et, par là-même, à la maturation psychologique et spirituelle.

Idrisse Shah ne se contente pas de porter sur ce travers fondamental un regard grave et amusé, il offre encore une fois un remède, sous la forme d’un livre- exercice.

Ces contes s’adressent à l’esprit intérieur, ils sont interactifs, ouverts, ils réveillent chez celui qui les lit ou les entend, la faculté peu exercée de recevoir toujours au point de départ, l’aptitude à percevoir ce qui est là. Ils dessinent un chemin.

 

Cet ouvrage nous offre environ 120 contes soufis, courts mais de grande réflexion et amusants.

 

CORBIN - AVICENNE ET LE RÉCIT VISIONNAIRE

Henri CORBIN

Edition VERDIER

 1999

Philosophe, germaniste, iranologue, arabisant, Henry Corbin mena l’existence remplie d’un chercheur laborieux, d’un découvreur et d’un penseur aussi inspiré qu’érudit.

Elaboré à l’occasion du millénaire d’Avicenne, cet ouvrage est d’abord l’édition et la traduction de trois récits avicenniens qui déploient la perspective mystique où se parachève l’œuvre du grand penseur iranien.

Henry Corbin (1903-1978) a procédé à cette édition en la soumettant à l’épreuve du commentaire, il met en lumière, pour la première fois, l’angélologie d’Avicenne, où se transmue en termes mystiques la doctrine des intelligences et des ames célestes.

Cette élucidation lui permet de montrer comment Avicenne procède à l’élaboration d’une doctrine du pèlerinage de l’âme humaine vers son ange personnel, doctrine par laquelle Avicenne entre en consonance avec diverses traditions gnostiques qui appartiennent au domaine de l’islam. Ces traditions à leur tour, renvient aux gnoses des religions du Livre, ou à la gnose manichéenne.

L’ouvrage d’Henry Corbin s’amplifie ainsi au point de traiter du problème plus vaste posé à la science des religions : quel est le sujet de l’expérience visionnaire ? Celle-ci passe par les voies du mode imaginal, thème cher à Corbin et dont le présent ouvrage offre une première thématisation et une explication.

 

Au sommaire de cet ouvrage édité ici dans son intégralité :

 

Première partie : Le cycle des récits Avicenniens :  Cosmos avicennien et situation philosophique  -  La crypte cosmique, l’étranger et le guide  -  Le cycle des récits ou le voyage vers l’Orient  -  Avicenne et l’angélologie  -  L’ange, l’esprit et l’intelligence  -  Les Archanges, chérubins ou intelligences  -  les anges ou ames célestes  -  Pédagogie angélique et individuation  -  Le nombre des sphères célestes  -  Le récit de Hayy ibn Yaqzan  -   Le récit de l’oiseau  -  L’ascension de l’oiseau et son symbole  -  Du récit d’Avicenne à l’épopée mystique d’Attar  -  Le récit de Salaman et Absal  -   Avicennisme et imâmisme  -

 

Deuxième partie : Le récit de Havy ibn Yaqzan :  Rencontre avec l’ange  -  la salutation  -  le nom et la personne de l’ange  -  La physiognomonie  -  les deux voies de l’âme  -  Les trois mauvais compagnons de l’âme  -  les conditions du voyage  -  L’Orient et l’Occident de l’univers  -  la source de vie  -  Les Ténèbres aux abords du pole  -  Le climat de la matière terrestre et céleste  -  Les sphères célestes  -  Le royaume de l’âme  -  Les démons de l’âme  -  les génies de l’âme  -  Les anges terrestres  - 

 

On retrouve Henry Corbin dans le Chapitre 10 C  avec plusieurs ouvrages

Dans le Chapitre 5 A (L’homme et son ange) et dans le Chapitre 10 L (le territoire du vide)

 

CORBIN - CORPS SPIRITUELS ET TERRES CÉLESTES - DE L’IRAN  MAZDÉEN à L’IRAN CHIITE

Henri CORBIN

Edition  BUCHET- CHASTEL

 1979

Dans cet ouvrage, l’auteur s’est attaché à montrer la voie menant, par un thème précis, de l’Iran mazdéen à l’Iran islamique. La méthode de l’auteur, attentif aux intentions et aux structures, est essentiellement phénoménologique, progresser d’un niveau de signification à un autre, c’est faire tout autre chose en effet que de passer simplement d’une date à une autre.

Dans une première partie, l’ouvrage commence par esquiver l’Imago Terrae mazdéenne : la géographie mythique et la géographie visionnaire, la lumière de Gloire (le Xvarah) et les anges de la Terre, les héros eschatologiques et la Transfiguration de la Terre.

L’œuvre de Sohrawardi qui au XIIe siècle, se proposa en sa « Théosophie orientale » de restaurer la sagesse de l’ancienne Perse, et où reparaissent tous les noms des hiérophanies mazdéennes, notamment celui de Spenta Armaiti, l’ange féminin de le terre, noue l’articulation avec l’Iran shiite et les penseurs de l’école d’Ispahan, au XVIe siècle, restés encore à peu prés ignorés en Occident.

La terre céleste de Hurqalya, la figure de Fatima l’Eclatante, le personnage de l’Imam caché, homologue du Saoshyant zoroastrien, la physiologie mystique du « corps de résurrection » développée en termes de symbolisme alchimique, autant de pages qui révèlent des aspects inconnus de la gnose shiite.

L’auteur a rassemblé, dans la seconde partie de ce livre, une riche collection de textes, traduits pour la première fois de l’arabe ou du persan, s’échelonnant depuis le XIIe siècle jusqu’aux maîtres de l’école shaykhie, c'est-à-dire jusqu’à nos jours. Ce livre donne ainsi un excellent aperçu de la cohésion de l’univers spirituel iranien.

 

Au sommaire de ce livre :

 

Première partie : Corps spirituels et Terre céleste : Pour une charte de l’Imaginal  -  Imago terrae mazdéenne  -  La terre est un ange  -  La terre aux sept Keshvars  -  Géosophie et anges féminins  -  La terre mystique de Hurqalya  -  Fatima la fille du prophète et la terre céleste  -  Le 8e climat  -   Hurqalya, terre de visions et de résurrection  -

 

Deuxième partie : Choix de textes traditionnels :  Sohrawardi et le monde des formes imaginales de la perception imaginative   -  Ibn’Arabî et la terre qui fut créée du surplus de l’argile d’Adam  -  Dawud Qaysari et son Mundus imaginalis  -  Abdol Karim Gili  -  La terre  des veilleurs, le voyage de l’Etranger et l’entretien avec Khezr  -  Shamsoddin Mohammad Lahiji  -  Sadroddin Shirazi  -  Spissitudo spiritualis  -  Abdorrazzaq Lahiji, théosophes orientaux et philosophes péripatéticiens  - Mohsen Fayz Kashani, un monde où se corporalisent les Esprits et où se spiritualisent les corps  -  L’école Shhaykhie  -  Phtisiologie du corps de résurrection  -  Sur le sens ésotérique de la tombe  -  Les cieux et les éléments de Hurqalya  -  Alchimie et corps de résurrection  -  Imagination active   - Shaykh Mohammad Karim Khan Kermani, En quel sens le corps du croyant fidele est la terre de son paradis  -  Un monde en ascension, non en évolution  -  La terre céleste de Hurqalya et la foi shiite  - 

 

 

 

CORBIN - EN ISLAM  IRANIEN   Aspects spirituels et philosophiques

Henri CORBIN

Edition GALLIMARD

1971

A l’intérieur de la communauté islamique, le monde iranien a formé des l’origine un ensemble dont les caractères et la vocation ne s’élucident que si l’on considère l’univers spirituel iranien comme formant un tout, avant et depuis l’islam.

L’Iran islamique a été par excellence la patrie des plus grands philosophes et mystiques de l’Islam ; pour eux, la pensée spéculative ne s’isole jamais de sa fructification et de ses conséquences pratiques, non point quant au milieu social, mais quant à la totalité concrète que l’homme nourrit de sa propre substance, par delà les limites de cette vie, et qui est son monde spirituel.

Le monument qu’Henry Corbin présente ici en quatre volumes, est le résultat de plus de vingt ans de recherches menées en Iran même. Sa méthode se veut essentiellement phénoménologique, sans se rattacher à une école déterminée. Il s’agit pour lui de rencontrer le fait religieux en laissant se montrer l’objet religieux tel qu’il se montre à ceux à qui il se montre.

Le phénoménologue doit donc devenir l’hôte spirituel de ceux à qui se montre cet objet et en assumer avec eux la charge. Toute considération historique, restera donc ici immanente à cet objet, sans lui imposer du dehors quelque catégorie étrangère.

 

 

Collection en 4 Volumes :

 

Volume 1 : Le Chiisme duodécimain.  – Shiisme en Iran  -  Philosophie prophétique et religion initiatique  -  Le plérôme des 12 Imans  -  Les paradoxes affrontés par l’ismaélisme et par le shiisme duodécimain  -  Le combat spirituel su Shiisme  -  Les hiérarchies spirituelles invisibles  -  Le phénomène du Livre saint et son herméneutique spirituelle   - 

Conscience historique et gnostique  -  Esotérisme et exotérisme    -   L’herméneutique   -   Le secret des Imans  -  Les quatre niveaux de l’ésotérisme  -  Les descentes épiphaniques du livre saint  -

 

Volume 2 : Sohrawardi et les platoniciens de Perse  -  La vie et le martyre  -  L’ascendance des théosophes orientaux  -  La Théosophie orientale  -  La sagesse hiératique  -  La connaissance orientale  -  La lumière de gloire mazdéenne et l’angélologie  -  La source orientale  -  Les visions de Kay Khosraw et de Zoroastre  -   Les lumières archangéliques et les idées platoniciennes  -  Psaume à l’archange du soleil  et à la nature parfaite  -  La lumière de gloire et le saint Graal  -  Hermetica et mithriaca  -  Parsifal  -  L récit du Graal d’un mystique khosrawani  -  Le récit de l’archange empourpré et la geste mystique iranienne  -   De la naissance de Zal à la mort d’Esfandyar  -  Le récit de l’exil occidental et la geste gnostique  -  L’histoire des gnostiques  -  Le gnostique à la rencontre de l’ange  -  Qui est l’ange personnel ?  -  Evangiles et actes gnostiques  -  Gnose mandéenne  -  Liturgie mithriatique  -  Alchimie  -  Gnose manichéenne  et mazdéenne  -  Swedenborg  -  Le secret de la cité personnelle  -  La nature parfaite comme notion hermétique  -  Le leg spirituel sur la voie royale  -  La postérité orientale en Iran et en Inde  -  La religion de l’Eros transfiguré  -  La geste mystique iranienne  -

 

Volume 3 : Les Fidèles d’amour. Chiisme st soufisme. -  Ruzbehan et le soufisme des Fidèles d’amour  -  Soufisme et quiétude de l’âme  -  Ruzbehan de Shiraz  -  L’ennuagement du cœur et l’épreuve du voile  -  Diarium spirituale  -  Le jasmin des Fidèles d’amour  -  Le pèlerinage intérieur  -  La théosophie dans la beauté  -   L’histoire des Fidèles d’amour  -   Le Tawhid  -  shiisme et soufisme  -  Haydar Amoli, théologien shiite du soufisme  -   Visions dans le ciel nocturne de Bagdad et du Khorassan  -   Un traité anonyme sur les sept sens ésotériques di Qoran  -  Herméneutique et typologie  -  L’événement éternel du livre  -   Du sens ésotérique de l’éclatement de la lune  - les juristes et les traditionalistes  -  Les philosophes de l’islam  -   Les Péripatéticiens  -  Les théosophes de la lumière  -  Les Horoufis  -  Les sept organes subtils de l’homme  -  L’ange Gabriel  -  Les trois états ou corps de l’être humain  -  L’anthropologie mystique  -

 

Volume 4 : L’Ecole d’Ispahan et le douzième Imam  -  Confessions extatique de Mir Damad  -  Vision en la mosquée de Qomm  -  Exaltation dans la solitude  -  Cette immense clameur occulte  -  Molla Sadra Shirazi  -  Vers une métaphysique de la Résurrection  -   Le monde de l’imagination spirituelle et le corps de résurrection  -  L’imagination créatrice et sa fonction eschatologique  -  La triple croissance de l’être humain  -  Qasi Said Qommi  -  La ville sainte de Qomm  -   Théologie apophatique et imâmologie structurelle  -   Le récit du nuage blanc, comme récit initiatique  -  L’involution du temps chronologique et de l’espace sensible  -  En explorant la montagne du Qaf  -  Le prophète Salih  -  Le sceau de Salomon  -  La multitude des mondes  -   L’école shaykhie  -  La vie et l’œuvre de Shaykh Ahmad Ahsai  -   Le quatrième pilier  -  Le douzième Imam et la chevalerie spirituelle  -   L’hagiographie du douzième Imam  -  l’achèvement du Plérôme des douze  -   de Byzance à Samarra   -  Le sceau de la Walayat mohammadienne et son occultation  -   A temps de la grande occultation  -  Le sanctuaire de Jam- Karan  -  Le voyage à l’ile verte en mer blanche  -  Les iles aux cinq cités  -  rencontre avec le désert  -  la chevalerie spirituelle  -  Tradition abrahamique et chevalerie spirituelle  -  le douzième Imam et le règne du Paraclet  -  le guide personnel  -

 

 

 

CORBIN – SOHRAVARDI  -LE LIVRE DE LA SAGESSE ORIENTALE

SOHRAWARDI  -  Traduit et annoté par Henri CORBIN

Edition Verdier

 1986

Le chef d’œuvre de Sohrawardi, ce grand philosophe Iranien mort à Alep en Syrie à 36 ans, victime de l’intolérance. Il exprime une expérience extatique de Dieu, « Lumière des lumières », dévoile dans l’univers sensible, les multiples miroirs des intelligences et des ames.

Il ressuscite la sagesse de l’Iran zoroastrien et, fidele au platonisme, fonde en métaphysique le sentiment gnostique de la vie : la Ténèbre, les substances qui « portent en elle, nuit et mort » s’opposent aux Lumières angéliques. Cette philosophie dramatique de l’existence s’achève en un magnifique chant de l’âme, en l’une des plus puissantes théories de la béatitude.

Ce livre est, sans conteste, un des monuments de la philosophie en terre d’islam. Le lecteur trouvera ici, en outre, les deux commentaires qu’en ont faits Qotboddin Shirazi et Molla Sadra Shirazi qui furent parmi les plus grands philosophes de l’Iran shiite.

Henry Corbin fut l’hôte ultime de la « sagesse illuminative » de Sohrawardi, sa traduction magistrale commentée est la reprise vivante d’une pensée mystique qui, selon lui, est au cœur de notre présent.

 

Au sommaire de cet important ouvrage de 700 pages :

 

Introduction : Lumières  -  Gnose  -  Liberté et vie  -  Vie de Sohrawardi  -  Son œuvre  - 

 

Première partie : La philosophie mystique de Sohrawardi  -  Sur les lumières divines, sur les lumières des lumières et sur les principes de l’être et leur hiérarchie  -  La lumière n’a pas besoin de définition  -  Sur la lumière et la Ténèbre  -  Pour exister, le corps a besoin de la lumière immatérielle  - Le système de l’être  -  Sur la constitution des corps  -  Le mouvement des sphères célestes  -  La lumière supérieure et la lumière inférieure  -  Les illuminations irradient l’être  -  Exposé sur les astres  -  La science divine et la doctrine de l’Ishraq  -  Les effets produits par les intelligences sont illimités  -  Sur le mode d’activité de la Lumière des Lumières et des Lumières archangéliques  -  Le monde existe ab arterno  -  Les cieux tendent, par leurs mouvements, à une chose sainte et délectable  - 

 

Deuxième partie : Sur les divisions des Barzakhs sur leur qualités, leurs compositions et quelques unes de leurs facultés  -  Le changement d’état est altération dans la modalité mais non dans les formes substantielles  -  Les cinq sens externes  -  Le microcosme et le macrocosme  -  Correspondance entre l’âme pensante et le pneuma vital  -  Les prophéties et les songes  -  Qu’est-ce que la transmigration ?  -  La délivrance des ames pures retournant au monde de la Lumière  -  Les états des ames humaines après la séparation du corps  -  Le mal et la misère  -  Les Parfaits  -  Ecrit sur la tablette du Mémorial céleste  -  Les états mystiques du pèlerin  -  Testament spirituel  -

 

Troisième partie : Commentaire de Qotboddin Shirazi  -  Commentaire de Molla Sadra Shirazi  -  Citations coraniques  -

  

 

CORBIN - L’HOMME DE LUMIÈRE DANS LE SOUFISME IRANIEN

Henri CORBIN

Edition VERDIER

 1999

L’instauration par Sohrawardi, au XIIe siècle, d’une « théosophie orientale » n’à point échappé aux fins limiers de la recherche fondamentale, on y retrouve des éléments matériellement identifiables : ils appartiennent à l’alchimie, à l’hermétisme, au zoroastrisme, au néoplatonisme et au soufisme de l’islam.

Son centre en est la nature parfaite, donné parfaitement par l’hermétisme arabe, qui explique que l’homme est prisonnier des Ténèbres, et son chemin et devoir sera de s’en arracher.

Toute l’idéologie et l’expérience qui ont pour centre la manifestation de la Nature Parfaite, présupposent donc cette notion de l’homme de lumière et de l’aventure cosmique vécue par lui, alors seulement on pourra comprendre comment se noue le couple, l’unité dialogique, de l’homme de lumière et de son guide dont nous parle abondamment la tradition hermétique de langue arabe.

 

Au sommaire de cet ouvrage :

 

Chapitre 1 : L’homme de Lumière et son guide  -  Pôle d’orientation et les symboles du nord  -  L’idée hermétiste de la Nature Parfaite  -  Le Noûs d’Hermès et le Pasteur d’Hermas  -  Fravarti et Walkyrie  -  Le jumeau céleste  -

 

Chapitre 2 : Soleil de minuit et pôle céleste  -  Le nord cosmique et la « théosophie orientale » de Sohrawardi  -  Visions du pôle chez Ruzbehan de Shiraz  -  Le pôle comme demeure de l’ange sraosha  -

 

Chapitre 3 : Visio Smaragdina  -  Najmoddin Kobra  -  Lumière et combat spirituel  -  La trilogie de l’âme  -  Le semblable avec le semblable  -  La fonction du dhikr  -  La fumière verte  -  Les sens du suprasensible  -  Les orbes de lumière  -  Le « témoin dans le ciel »  -  La Balance et l’ange  -

 

Chapitre 4 : Lumière noire  -  Lumière sans matière  -  Doctrine des photismes chez Najm Razi  -  La lumière noire dans la « roseraie de mystère »  -

 

Chapitre 5 : Les sept prophètes de ton être  -  Alaoddawleh Semmani  -  Le monde des couleurs et l’homme de lumière  -  Les couleurs « physiologiques » selon Goethe  -

 

 

CORBIN - l’imagination crÉatrice dans le soufisme d’Ibn’arabÎ

Henry corbin

 Edition AUBIER

 1987

Philosophe- orientaliste, historien des religion, Henry Corbin (1903-1978) a bouleversé par son œuvre magistrale notre connaissance de la philosophie islamique. Erudit, il a réussi à mettre le savoir le plus étendu au service de l’interprétation philosophique.

Chargé de mission en Turquie, puis en Iran, il a fondé le département d’Iranologie de l’Institut français de Téhéran, avant de succéder à Louis Massignon comme titulaire de la chaire d’islamisme à l’Ecole pratique des Hautes Etudes.

Par ses éditions de textes en arabe et en persan, il a révélé aux iraniens eux-mêmes les principaux auteurs de leur poésie mystique et de leur philosophie. Par des traductions de ces textes, il a permis aux lecteurs français de découvrir la richesse et la profondeur de cette pensée avec son hermétisme et son ésotérisme.

L’imagination créatrice dans le soufisme d’Ibn’Arabî est une de ses trois études les plus importantes avec « Avicenne et le récit visionnaire » et le monumental « En Islam iranien ».

Ibn’Arabî est né à Murcie en 1135 et mort à Damas en 1240. Mystique et écrivain prolifique, il est une des figures les plus originales de l’ésotérisme soufique. Henry Corbin nous familiarise avec son époque et nous initie aux thèmes fondamentaux de sa philosophie, avec ce livre Henry Corbin nous introduit au cœur du soufisme et nous fait découvrir la topographie spirituelle de l’islam.

 

Au sommaire de cet ouvrage on y trouve :

 

Introduction et première partie : : Entre l’Andalousie et l’Iran  - Esquisse d’un topographie spirituelle  -  Aux funérailles d’Averroès  -  Le pèlerin de l’Orient  -  Le disciple de Khezr  -  Sympathie et théopathie  -  La prière de l’héliotrope  -  Le Dieu pathétique  -  Sophiologie et « devotio sympathetica »  -  Passion et compassion divine  -  le poème sophianique d’un Fidele d’amour  -  Le féminin-créateur  - 

 

Deuxième partie  -  Imagination créatrice et prière créatrice  -  La création comme théophanie  -  Le Dieu manifesté par l’imagination théophanique  -  La récurrence de la Création  -  la double dimension des êtres  -  Le champs de l’imagination  -  Le cœur comme organe subtil  -  La science du cœur  -  Prière de l’homme et prière de Dieu  -  La méthode d’oraison théophanique  -  Le hadith de la vision  -  Autour de la Kaaba mystique  -  Les homologations  -  La forme de Dieu  -

           

 

CORBIN - l’imam cachÉ

Henry corbin

Edition L’Herne

 2003

Henry Corbin est un philosophe d’une très grande importance qui, par delà les frontières géographiques, les langues, les systèmes, les institutions ecclésiales et les modes éphémères, par delà les séparations de toutes sortes, s’efforce d’aviver les lueurs qui surgissent dans le temps et dans l’espace pour montrer qu’une même lumière est à leur origine.

Philosophe qui ne réduit pas le savoir à la science, ni la vérité à une simple valeur d’usage, ni l’existence à un épiphénomène de réactions chimiques, Henry Corbin s’inscrit dans la tradition de ceux qui lisent à travers l’histoire des hommes, non la genèse d’un devenir créateur, mais les rayons multiples d’une unité vivante réfractée par le prisme du temps et de l’espace, et située bien au dessus de lui.

Face à l’envahissement de la technologie de la communication, à une occidentalisation à outrance de la pensée, au pseudo-ésotérisme sans substance, la recherche d’Henry Corbin nous mène sur les traces du XIIe imam, dénommé l’Imam caché.

Dans le cycle d’occultation qui est le notre, le XIIe Imam demeure, bien qu’occulté à la vue de la plupart, comme pôle mystique de ce monde. Il est le guide intérieur de tout être humain éveillé, sa mission est de reconduire l’apparence littérale du Livre à sa vérité spirituelle et métaphysique.

L’ensemble des textes ici réunis - Transcendantal et Existential : Mystique et humour ; Manichéisme et religion de la beauté ; Théologie au bord du lac ; Le temps d’Eranos ; Ruzbehan Baqli de Shiraz - posent la question de savoir si nous sommes au bord d’un déluge spirituel ou à la veille d’une renaissance.

 

Au sommaire de cet ouvrage :

 

La Prophétologie shiite Duodécimaine  -  Le « verus propheta » et la prophétologie shiite  -  L’idée fondamentale du shiisme  -  Prophétologie et imâmologie  -

 

La prophétologie ismaélienne  -  Shiisme duodécimain et shiisme ismaélien  -  Théologie apophatique dans le ciel  -  Le drame dans le ciel et la prophétologie  sur terre  -  Imâmologie et sotériologie  -  L’horizon paraclétique de la prophétologie ismaélienne  -

 

Ruzbehan Baqlî de Shiraz  -  Un monde que Dieu ne regarde pas  -  Cherche moi dans la demeure mystique de l’amour  -  Majnun le miroir de Dieu  - 

 

Manichéisme et religion  -  Du sens musical de la musique persane  -  Mystique et humour  -  De Heidegger à Sohrawardi  -  Post-scriptum biographique à un entretien philosophique  -  Théologie au bord du lac  -  Transcendantal et existentiel  -  Le temps d’Eranos  -  De l’Iran à Eranos  -  A Olga Frobe-Kapteyn  -

 

CORBIN - suhrawardi d’alep

Henri corBin

Collection HERMES fatamorgana

 2001

Lorsque l’esprit d’un chercheur se voue, à la philosophie, la synthèse de la quête mystique et de la quête métaphysique requiert au plus haut point la présence d’un guide intérieur, du démon socratique. Suhrawardi fut un tel maître pour les penseurs iraniens de l’Ecole d’Ispahan, il le fut aussi pour Henry Corbin, tout comme Halladj fut celui qui révéla à Louis Massignon, l’essence de l’attestation de l’Unique.

Le texte ici  réédité est une méditation sur la courbe de vie de Suhrawardi qui la compare étroitement à celle de Hallaj et aux destins de tous ceux qui, en islam, ont payé de leur sang le témoignage personnel de l’unicité divine, parce que ce témoignage transgressait l’interprétation littéraliste et légalitaire de la Révolution.

Cette méditation se veut herméneutique, et elle dévoile l’intention des Récits mystiques suhrawardiens et de sa métaphysique illuminative. Une des leçons majeures qu’elle propose, c’est qu’il est illusoire de lire un penseur « au passé », alors qu’il faut le mettre au présent, tant ces œuvres sont intemporelles et universelles.

 

Au sommaire de cet ouvrage :

 

Le guide intérieur par Christian Jambet  -  Suhrawardi d’Alep par Henry Corbin  -  Sa vie et son œuvre  -  Discours métaphysique et discours en similitudes  -  L’attestation de l’unique  - 

7 D

DERVICHES  TOURNEURS   -   DOCTRINE, HISTOIRE, PRATIQUES

A. AMBROSIO -  E. FEUILLEBOIS – Th. ZARCONE

ÉDITION  DU  CERF

 2006

Ecrit à l’intention d’un public cultivé par des spécialistes du soufisme persan et turc, ce livre rassemble, pour la première fois dans une langue occidentale, l’essentiel de ce que l’on doit savoir sur la confrérie Mawlaviyya, aussi célèbre que méconnue, autrement appelée ordre des Derviches tourneurs.

Aucun des différents aspects littéraires, doctrinaux, historiques, anthropologiques et symboliques du phénomène n’a été négligé. Le lecteur y trouvera ainsi des indications biographiques sur Jalâl al Rumi, l’inspirateur de l’ordre, qui tentent de reconstituer sa personnalité authentique et de synthétiser au mieux les points essentiels de sa pensée mystique et de sa poétique enracinées dans le soufisme et la littérature persane classique. Il y découvrira aussi l’évolution historique de la confrérie, des renseignements inédits sur son mode de fonctionnement- fondée sur une sociabilité mystique soufie-, ses développements doctrinaux et la codification progressive des rituels de noviciat et d’investiture. Enfin, une large part de cette étude a été consacrée à la cérémonie de la danse mystique (samâ ou mukabele), où sont décrites les étapes de la ritualisation de ce qui fut au départ une danse extatique spontanée, les interprétations symboliques qui lui ont été données et la manière dont l’occident les a reçues.

Est développé :

Rumi, sa vie, son œuvre (le Mathnawî, poème universel), ses rencontres à Tabriz, son enfance, Konya et sa formation spirituelle, sa pensée avec les ses éléments de théologie mystique et d’anthropologie spirituelle, son cheminement mystique, sa poésie persane, Thierry Zarcone nous raconte l’histoire de l’ordre soufi, sa mystique, sa politique, son art, sa littérature, sa doctrine, son message, son rituel, son école du silence et de la mort volontaire, le rituel mevlevi, la danse des Derviches appelée sama, sa description, son but, ses éléments, ses significations symboliques et ésotériques, danse cosmique et voyage initiatique.

 

DERVICHES  TOURNEURS  KONYA  ET  MEVLANA

P.  GROLIER

EDITION  MERT -  TURQUIE

 2002

Les touristes qui se décideraient à visiter la Turquie au mois de Décembre, et qui passeraient par la ville de Konya, auront la possibilité d’assister avec étonnement et émerveillement à une série de festivités suivies par des passionnés venus des 4 coins de la Turquie et du monde. Ce festival se termine le 17 Décembre par la célèbre cérémonie de « la nuit des réjouissances », à la mémoire de Mevlâna, personnage extraordinaire dont le rayonnement bien qu’il ne fut pas un prophète, influença intensément l’histoire des croyances de notre vieille planète. De son vrai nom Muhamed Celâleddin, il est plus connu sous le nom de Rumi, et il s’est si bien associé avec cette ville qu’en Turquie, lorsqu’on parle de Konya on pense à Rumi et lorsqu’on parle de Rumi on pense à Konya.

Ce passionné de Dieu et de l’Amour Divin, fut l’inventeur des célèbres Derviches Tourneurs. Philosophe, poète et théologien il structura le soufisme et en fit une référence ésotérique au cœur de l’islam.

Un très bel ouvrage en français où à coté de magnifiques photos couleur de la ville et des principaux sites soufi, on y trouve des explications sur l’œuvre de Rumi, les Derviches tourneurs, et l’architecture de la ville de Konya.

 

DERVICHES  TOURNEURS - konya – la ville des derviches tourneurs

Michel balivet

Edition CNRS

 2001

Au centre d’une région où apparut l’une des toutes premières villes du monde, Konya est également située au cœur de l’histoire religieuse et mystique de l’Anatolie. Là en effet fleurirent cultes de la Déesse-Mère, religions à mystère et sectes gnostiques, là Saint Paul effectua ses premières prédications, là vécut le grand mystique andalou Ibn Arabî.
Mais Konya est surtout connue pour avoir été le cadre de vie du fondateur de la célèbre confrérie des derviches tourneurs, Mevlânâ Djelâleddîn Rûmî (1207 – 1273), qui y créa la maison-mère d’un Ordre religieux appelé à essaimer dans tout l’Empire ottoman, des Balkans à l’Égypte. Mevlânâ, par son génie poétique et musical, par sa mystique centrée sur l’amour, par sa tolérance envers chacun sans distinction de religion et de culture, ne cesse de fasciner, tout comme le tournoiement des derviches lors de leur concert spirituel.
Michel BALIVET, après avoir retracé les grandes étapes de l’histoire de la cité et de sa région, des origines à la période byzantine, consacre le cœur de l’ouvrage à l’aventure mystique de Mevlânâ, dont il raconte la vie, rappelle la doctrine, décrit les rituels et les lieux de culte. Il nous guide également parmi les riches monuments de cette ville-musée, devenue capitale impériale des Turcs seldjoukides du XIème au XIIIème siècle, qui a su demeurer un important lieu de pèlerinage spirituel et artistique dans la Turquie contemporaine.

 

DERVICHES  TOURNEURS  -   KONYA  OU  LA  DANSE  COSMIQUE

ÉVA  DE  VITRAY-MEYEROVITCH

ÉDITION  JACQUELINE  RENARD

 1989

Après le déclin de Byzance, Konya devint la capitale de l’empire seldjoukide qui, pendant 2 siècles va favoriser un extraordinaire œcuménisme religieux et culturel. C’est là que vécut l’un des plus grands poète mystique de tous les temps, Djalâl-od-Dîn Rumi, dont l’œuvre immortelle est de nos jours de plus en plus suivie et étudiée. Il fonda à Konya la confrérie des Derviches tourneurs, dont la célèbre danse symbolise le mouvement vertigineux des atomes et des planètes. Ce voyage spirituel dans le temps, se termine par l’évocation de l’âme de l’Anatolie, sa sagesse, ses légendes et sa poésie, accordées à un cosmos sacralisé.

Rumi considérait le samâ (concert spirituel) comme un office liturgique et c’est après ses entretiens avec son maître : Shams de Tabriz, que Rumi institua cette danse qui est commune aux différents ordres soufis mais qui, en tant que danse tournoyante est caractéristique de sa tarîqa.

L’auteur spécialiste du soufisme nous fait voyager dans Konya avec Rumi, mais avant, nous sommes avec les Hittites, puis sur les pas des apôtres, car la Turquie est un des berceaux des grands Patriarches , mais aussi du christianisme, nous pénétrons l’enseignement de Rumi, qui est le maître incontesté de Konya, son enseignement dont une des bases est le monde d’illusions dans lequel nous vivons, sa maïeutique des esprits, son œuvre monumentale le Mathnawî, nous approchons sa tarîqa et ses pratiques ascétiques, le samâ, ses légendes et visions.

Les Derviches entrent dans la salle de la takya vêtus de blanc (le linceul) revêtu d’un manteau noir (la tombe) et coiffés d’une haute toque de feutre (la pierre tombale). Après 3 tours de piste avec le rituel adéquat, ils abandonnent le manteau et se mettent à tourbillonner, c’est la ronde vertigineuse des planètes (Rumi bien avant d’autres savait qu’il y avait neuf planètes, bien que la 9e eut été découverte en 1930, ainsi le samâ comporte t-il neuf danseurs ou un multiple de neuf). La main droite tournée vers le haut pour recevoir la grâce divine  et la main gauche vers le bas pour la transmettre sur terre. Tout cela au son d’une flute en roseau, dont la symbolique nous est expliquée. Puis petit à petit les danseurs rentrent au centre de leur intériorité et par des techniques mentales ils dialoguent, d’abord avec des maîtres intérieurs, puis avec le divin, pour finalement se fondre en lui, car tous doutes ou certitudes ont disparu. C’est l’union totale avec Dieu.

 

DERVICHES  TOURNEURS - soufisme – sa sagesse – ses derviches tourneurs

Divers Auteurs

ARCADIA

 2007

Important dossier fait d’articles de divers auteurs sur le soufisme en général et ses Derviches Tourneurs en particulier. Son explication avec la transe des soufis d’ALEP et leur musique animée par le Suisse Julien Weiss et le Cheikh Aboucha. Sagesse orientale de ce côté mystique de l’Islam, destiné et pratiqué par une élite (dans le sens d’élu).

Konya le berceau des Derviches et patrie de son fondateur Mevlana Roumi.

L’abandon des métaux en Franc-maçonnerie et dans le soufisme Ibn’Arabi philosophe et grand maître soufi. L’Émir Abdelkader maçon et soufi à la fois. Le symbolisme des Derviches Tourneurs.

Un très bel article de Bruno Etienne sur les rapports entre le soufisme et la Franc-maçonnerie.

Le livre de l’Épreuve de F. Attard.

Les rapports entre le soufisme et l’hindouisme par D. Shayegan.

Brahim Drici parle des soufis et des Francs-maçons, de cette fameuse voie ou tarîqa. Chaman incontournable de méditations et de transformations.

Le tabernacle des lumières de Ghazali (grand maître soufi).
Une étude passionnante sur cette voie soufie, peu connue et qui ressemble beaucoup à la Franc-maçonnerie.

 

DJIHAD et Contemplation

Eric GEOFFROY 

Edition DERVY

 1997

C’est la vie de l’enseignement d’un Soufi au temps des croisades, le Cheikh ARSLAN, Saint patron de DAMAS, mort en 1160, tout en livrant combat aux croisés il a surtout réalisé le grand DJIHAD, c’est à dire la guerre Sainte en lui même.

C’est à partir de son écrit « Epître sur l’Unicité » qu’il nous dévoile sa démarche et son enseignement.

Une belle démarche gnostique.

7 E 

Évocation de hallaj – martyr mystique de l’islam

Kéfir m. ammi

PRESSE DE LA RENAISSANCE

 2003

La vie de celui qui est considéré comme l’un des plus grands mystiques soufis que l’Islam ait connus est évoquée de manière émouvante et pertinente, avec la richesse de plume que l’on connaît à l’auteur. Kebir AMMI s’attarde sur la personnalité riche et complexe de ce mystique du Xème siècle qui ignorait toute forme de calcul et de compromission. Il ne voulait que s’approcher de Dieu, se fondre dans son souffle.
La vision de Halladj est étonnamment moderne, car elle met en avant la notion d’individu et le concept de liberté, fondements de sa vie et de ses méditations. Il rencontre une grande écoute et nombreux sont ceux qui suivent ses prières. Mais ses propos dérangent et lorsqu’il proclame « Je suis la vérité », il est victime d’une fatwa.
En 1922, il est exécuté et crucifié. Ses œuvres sont détruites et interdites.

7 F

film sur le soufisme d’afghanistan – DVD -

Arnaud DESJARDINS

Edition  ALIZÉ

 1973

Deux films d’une heure environ, sur les soufis et le soufisme en Afghanistan, avant l’arrivée des Talibans et du désastre qui en a découlé. 

On y découvre ce que fut la culture traditionnelle de l’Islam dans ce pays.

Les chefs (cheikhs) des confréries soufis ont accordé à Arnaud Desjardins leur confiance, lui ont ouvert les portes de leurs confréries et lui ont permis de filmer les aspects de l’enseignement et leur vie intérieure.
Deux films très émouvants et des documents uniques et exceptionnels pour tout le monde.

7 H

HINDOUISME ET SOUFISME

DARYUSH SHAYEGAN

Edition Albin Michel

 1996

C’est à une lecture du « Confluent des deux océans » qui nous est ici proposée. Œuvre que nous a laissé le prince DARA SHOKUH (1615-1659), héritier de l’Empire musulman des Indes, il continua l’école de son grand père et développa les traditions soufie et védantine, traduisit les UPANISHADS en persan et développa la métaphysique et la gnose du soufisme.
C’est un appel au dialogue inter-religieux ou la science des cultures et des spiritualités est toujours d’actualité.

7 I

Ibn’arabÎ et le voyage sans retour

       Claude addas

Edition Du Seuil

 1996

« Je sus que ma parole atteindrait les deux horizons, celui d’Occident et celui d’Orient », déclare Ibn Arabî suite à une vision survenue dans sa jeunesse. L’histoire lui a donné raison.

Depuis plus de sept siècles, son œuvre n’a jamais cessé d’être lue, méditée, commentée dans toutes les langues, vernaculaires de l’islam ; il a exercé une influence majeure sur le soufisme, la dimension mystique de l’islam.

La vindicte persistance des oulémas à son égard, atteste la force de sa présence parmi les « hommes de la Voie ». Il est le grand Docteur mystique de l’islam. Pas de question intellectuelle et religieuse qu’il n’ai abordée dans son œuvre immense.

L’auteur de ce livre retrace ici la vie et l’œuvre de ce « grand voyageur » exceptionnel, « vivificateur de la religion » comme très souvent on le désigne dans la religion musulmane et dans le soufisme.

 

Au sommaire de cet ouvrage il est question de :

 

Faut-il bruler Ibn’Arabi ? – un procès toujours recommencé

La prière du prince  - Une foudroyante métamorphose  -   Le sceau   -  

Fuyez vers Dieu  -  Sur les pas du prophète  -  Le disciple de Jésus  -

Lorsque disparait ce qui n’a jamais été  -  Le monde imaginal, terre de contemplation   -  La vision suprême  -

A la distance de deux arcs ou plus prés   -  Le voyage nocturne   -   Les adieux à l’Occident   -

Les illuminations de la Mecque   -  Me voici Seigneur, tout à toi   -

Dieu est, et rien n’est avec lui   - L’unicité de l’être  -  Les exemplaires eternels et la science divine   -

Où que vous vous tourniez, là est la face de Dieu   -  L’assemblée des noms divins   -  Le cœur de mon serviteur  -  Ma miséricorde  -

Les deux horizons  -  Errances   -   Les héritiers du Maître   -   

Profitez de mon existence    -   La lettre et la Loi   -

 

IBN’arabÎ -  le dÉvoilement des effets du voyage -

 IBN’arabÎ

Edition  De l’Éclat

 1994

 « Tu es à jamais voyageur, de même que tu ne peux t’établir nulle part », s’écrit Ibn’Arabî dans les Illuminations de la Mecque. Ainsi, le dévoilement des effets du voyage repose sur l’affirmation selon laquelle tous les êtres, jusqu’à la divinité elle-même, participent d’un voyage universel sans fin, ni dans ce monde ni dans l’autre.

Mais ce livre, qui nous invite à suivre les voyages décrits par la Révélation et la tradition prophétique et à bénéficier de leurs effets, se double d’un traité d’herméneutique. L’interprétation constitue elle-même un voyage qui noue, entre le Livre, le monde et l’Homme, un lien de correspondance essentiel pour la compréhension du texte.

Ainsi les trois voyages : vers Dieu, en Dieu et provenant de Dieu, dont il est question ici, doivent aussi être compris comme autant de voyages vers, dans et provenant du Livre, qui est à la fois ce qui réunit les êtres, mais aussi les distingue.

Selon Ibn’Arabî, le propre du voyage est d’aboutir à un résultat ou effet, c'est-à-dire que ce voyage doit porter des fruits spirituels, tout en dévoilant le caractère des hommes.  Le voyage se distingue du simple cheminement initiatique, cat tout voyageur est cheminant, mais tout cheminant n’est pas voyageur.

Dans le Coran au chapitre de la station du voyage, ce voyage est assimilé à la pérégrination (siyaha) et le texte précise que tout pérégrin ou pérégrines doit parcourir la terre pour pratiquer la méditation et se rapprocher de Dieu.

Le texte précise l’affirmation selon laquelle tous les êtres participent d’un voyage universel sans fin ni dans ce monde ni dans l’autre et à tous les degrés de l’être « Tu es à jamais voyageur, ni t’installer nulle part »

Au sommaire de cet ouvrage :

 

Voyage seigneurial depuis la nuée jusqu’au trône de l’établissement dont prend possession la nom divin le tout miséricordieux   -   Le voyage de la création et de l’ordre ou le voyage de la création novatrice   -   Le voyage du Coran incomparable   -   Le voyage de la vision à travers les signes divins et la transposition symbolique   -   Le voyage de l’épreuve ou le voyage de la chute du haut vers le bas et d’une proximité vers un éloignement en apparence   -   Le voyage d’Enoch ou le voyage de la dignité et de l’élévation en lieu et degré   -   Le voyage du salut ou le voyage de Noé   -   Le voyage de la guidance ou le voyage d’Abraham   -   Le voyage où l’on avance sans se retourner ou le voyage de Loth vers Abraham   -   Le voyage du temps fixé par Dieu ou le voyage de Moïse   -   Le voyage de la satisfaction   -   Le voyage de la colère et du retour   -   Le voyage du dévouement pour les siens   -   Le voyage de la peur   -   Le voyage de la méfiance   -

 

IBN’arabÎ -  le livre de l’arbre & des quatre oiseaux

IBN ‘arabî’

Edition LES DEUX OCÉANS

 1984

Dans cette épître dont le destinataire n’est autre que lui-même, IBN ‘ARABÎ’ aborde l’une des questions les plus délicates du soufisme : l’union sans confusion entre l’humain et le divin.

L’Homme universel, qui a réalisé cette union, est symbolisé ici par l’Arbre essentiel, créé et incréé, lieu des contraires. 

Sur ses branches se tiennent quatre oiseaux, symboles des principes actif et passif, hylique et corporel, qui régissent tout être. Principe de la manifestation, l’Homme universel est aussi l’imam, par qui s’accomplit le retour à l’Origine.

 

IBN’ARABΠ - le livre des chÂtons des sagesses – 2 Tomes

    Ibn’Arabî – traduction et commentaires de Charles-André  Gilis

     Edition Al- Bouraq

 1997

« J’ai vu l’envoyé d’Allah au cours d’un rêve que j’eus pendant la dernière décade de Muharram en l’an 627, dans l’enceinte de Damas Il tenait dans ses mains un livre et me dit : Ceci est le livre des chatons des sagesses : prends-le pour les hommes, qu’ils puissent en tirer profit ! . Je réalisai ce désir, purifiai l’intention, concentrai l’effort et l’aspiration à la publication de ce livre dans les limites tracées pour moi par l’envoyé d’Allah, sans rien ajouter ni retrancher. »

C’est en ces termes qu’Ibn’Arabî présente l’ouvrage dont les éditions al-bouraq publient la première traduction intégrale en langue française, avec une traduction de Charles-André Gilis.

Le commentaire nouveau et inédit qui l’accompagne s’inspire des grands représentants de la tradition akbarienne, il prolonge et actualise aussi leur enseignement à la lumière de la Doctrine universelle d’une élévation métaphysique et d’une ampleur existentielle et cyclique formidable et exprimée en Occident par des Maîtres tel que René Guénon ou Michel Valsan.

La fonction du Livre des Chatons des sagesses dans l’enseignement ésotérique de l’islam, implique au plus haut degré, le principe d’une Réconciliation divine universelle. Chacun de ses chapitres exprime un aspect fondamental de la Sagesse éternelle identifié au « chaton », c'est-à-dire au cœur d’un prophète, et l’éclaire à la lumière d’une doctrine métaphysique suprême qui transcende de loin les trois religions monothéistes auxquelles appartiennent nominalement les Verbes prophétiques, tour à tour mentionnés et étudiés.

 

IBN’ARABÎ  - le livre des thÉophanies d’Ibn’arabÎ

    Stéphane ruspoli

Edition Du Cerf

 2000

Dans la vaste production philosophique d’Ibn’Arabî (1165-1240), l’illustre métaphysicien du soufisme ; Le Livre des théophanies, traduit ici pour la première fois, présente un intérêt exceptionnel.

L’auteur y a condensé avec une rare profondeur, l’essentiel de sa doctrine de l’union mystique (le tawhid) en une centaine de brèves visions qui sont autant d’éclairages brillants sur les stations et les arcanes de la connaissance divine.

Ce texte exploite les ressources de la mystique spéculative sous forme axiomatique, l’intérêt en est rehaussé par la richesse des scénographies visionnaires. En effet, la substance de l’enseignement relève d’une pédagogie divine.

Le pèlerin des théophanies s’entretient cœur à cœur avec Dieu, l’interlocuteur invisible, et il évoque des confrontations secrètes avec les grandes figures du soufisme ancien : Jonayd, Misrî, Kharraz, Halladj, etc. Ainsi se dévoilent les facettes complexes de la voie unitive qu’Ibn’Arabî illustre par une dialectique subtile, car il critique sans complaisance certaines thèses métaphysiques attribuées aux compagnons qui l’ont précédé dans cette quête de la Vérité.

Le maître andalou ramène à la norme spirituelle de « l’homme parfait », qu’il estime personnifier, les conclusions de sa méditation. La connaissance salutaire de Dieu captée dans le prisme des théophanies se situe à égale distance de la transcendance et de l’immanence, elle exige d’harmoniser tous les paradoxes de la doctrine unitive par la double lumière de l’intellect et de la foi.

Se réclamant de la Sagesse prophétique, et par son herméneutique vivante du Coran, la doctrine d’Ibn’Arabî est à la fois traditionnelle et nouvelle, elle s’inscrit dans la tradition ésotérique du soufisme visant l’annihilation mystique dans l’océan des théophanies, où l’esprit retrouve son origine.

Elle est nouvelle par les percées messianiques découlant de sa vocation à guider, au nom de Dieu, tous les adeptes de la sagesse. Son message se ramène à la certitude que l’homme véridique est le miroir multiforme des théophanies qui le réinscrivent au cœur de l’harmonie universelle.

109 théophanies, donnent le mode d’emploi pour permettre au soufi de se réaliser.

 

IBN’ARABÎ   -  les illuminations de la mecque

Ibn arabî

Edition Albin Michel

 1997

La synthèse définitive de l’enseignement d’Ibn’Arabî dans sa forme définitive, est contenu dans « les illuminations de la Mecque », ouvrage dont la rédaction commença lorsque le Maître andalou arriva dans la ville sainte au terme de longues pérégrinations, et qu’il acheva peu de temps avant sa mort.

De ce monument de la sagesse soufie, seuls quelques chapitres sont ici traduits, ayant trait aux subtiles relations qu’établit Ibn’Arabî entre la Loi et l’Amour, ou à la science mystérieuse des lettres.

Eclairés par les commentaires de grands spécialistes du soufisme, et présentés pat Michel Chodkiewiez, directeur d’études à l’école des hautes études en sciences sociales, ces extraits nous donnent quelques éclats du diamant le plus pur de la mystique soufie.

 

Au sommaire de cet ouvrage nous trouvons :

 

La Loi et la Voie    -    Le terme du voyage    -    La science des lettres    -

 

IBN’ARABÎ ou LA QUÊTE DU SOUFRE ROUGE

Claude ADDAS

Edition GALLIMARD

 1989

« Sceau des saints » « Sultan des gnostiques », Ibn Arabî est pour le soufisme depuis huit siècles une référence doctrinale majeure et la source d’un influx spirituel qui à ce jour, n’est pas encore épuisé.

Ce métaphysicien visionnaire qu’on a surnommé Al-Shaykh al Akbar, « le plus grand des Maîtres », n’est pas, cependant, un homme sans racine, sans histoire, sans patrie : son œuvre n’est pas séparable de sa vie, des étapes de son expérience intérieure mais aussi de la longue errance qui, d’Ouest en Est, lui fit traverser un monde musulman menacé, en Occident par la reconquista, en Orient par les croisades.

Ses compagnons ne sont pas des comparses, ni ses contemporains de simples figurants. Les lieux où il séjourna, les événements qu’il vécut sont beaucoup plus que les détails anecdotiques du décor de sa quête.

Le lecteur qui souhaitait avoir accès à sa biographie, n’avait le choix qu’entre les travaux occidentaux lacunaires et souvent inexacts et les notices assez fantaisistes de chroniqueurs arabes trop accueillantes aux mirabilis apocryphes ou aux pieuses calomnies selon leur partie pris.

Appuyé à la fois sur une minutieuse analyse des écrits de Shaykh-al-Akbar lui-même et sur le dépouillement d’une vaste documentation arabe, ou persane, le livre de Claude Addas est la meilleure tentative de reconstitution méthodique d’un double itinéraire : celui qui conduit Ibn Arabî de son Andalousie natale à Damas, où il finira sa vie ; et celui du voyage nocturne qui, par les chemins de l’ascèse et de la prière, le mène au point ultime où se révèle l’Un sans second.

 

Au sommaire de cet ouvrage important :

Au pays natal  -  A Dieu appartient l’Andalousie  -  Les descendants de Hatim al Taï   -   La vocation   -   Lorsque Dieu m’appela à lui   -   L’entrée dans la Voie et le compagnonnage   -   Le soufisme occidental à l’époque d’Ibn Arabi   -   Les Maîtres sévillans   -   L’élection   -   Cordoue, la grande vision   -   Séville, retraites et révélations    -  Ibn Arabi et les Ulémas andalous   -   Formation d’Ibn Arabi dans les disciplines religieuses et traditionnelles   -   formation littéraire, théologique et philosophique   -   La vaste terre de Dieu    -   Je suis le Coran et les sept redoublés   -   L’héritier d’Abraham   -   Fès   -   Fais moi lumière et une face sans nuqye   -   Ascension   -   Les adieux   -    Le grand pèlerinage    -   L’orient Ayyubide   -   Voyage au centre de la terre    -     A l’ombre de la Ka’ba    -    Conseille mes serviteurs    -    Damas « refuge des prophètes »     -  Ibn’Arabi et les fuqaha syriens    -   Le rendez vous des deux sceaux   -    Les maitres fréquentés par Ibn Arabi   -   Ibn Arabi et sa relation aux divers courants du tasawwuf en occident musulman    -   Divers tableaux chronologiques   -

 

introduction au monde du soufisme

a.m. schimmel

Edition DANGLES

 2004

Les Derviches tourneurs sont les représentants les plus visibles du soufisme, le courant mystique qui plonge ses racines directement dans l’islam et qui est né au VIIIème siècle. Le soufisme reste vivace, notamment à l’intérieur des ordres et des confréries qui, récemment, ont commencé à essaimer en Occident. Anne-Marie SCHIMMEL, islamologue de réputation internationale, nous convie à pénétrer avec elle dans l’univers fascinant de ce grand courant mystique. Tout d’abord, elle définit les notions centrales autour desquelles il s’articule, puis elle nous fait parcourir les différentes stations conduisant l’adepte soufi vers l’amour et la connaissance de Dieu. Elle nous présente les saints soufis les plus remarquables à travers les siècles, ainsi que les classiques de la littérature soufie. Et tout au long elle nous fait découvrir des traits insoupçonnés du monde du soufisme.

Une des définitions possibles du soufisme est qu’il représente la dimension mystique de l’islam. Toutefois, nous nous empresserons d’ajouter qu’à l’image de tout autre courant mystique de grande religion, le soufisme a d’innombrables facettes. Quiconque cherche à le définir voit se déployer devant lui tantôt jardin où poussent des roses au parfum enivrant et où les rossignols font entendre leurs chants plaintifs – symboles de la beauté divine et du désir ardent de l’âme –, tantôt un paysage aride de traités abstraits, que le néophyte aura beaucoup de mal à comprendre car ils sont rédigés dans un arabe compliqué ; tantôt encore, il verra briller dans le lointain les cimes glacées de la sagesse théosophique, extrêmement difficile d’accès. Le chercheur se perd dans un bazar bariolé d’usages et de coutumes, peuplé de figures singulières, dont les mouvements et les propos sont souvent influencés par la drogue, mais il rencontrera sans doute aussi le soufi pratiquant la prière du cœur dans un ermitage reculé, dans lequel règne un profond silence. Une autre fois, il rencontrera le soufi sous l’apparence d’un homme d’affaires opulent, puisant ses forces de travail dans ses méditations nocturnes, qui le transportent sur un plan d’être différent…
Comment pourrait-on définir avec précision un phénomène aux aspects aussi divers ?
À ces différentes considérations, il faut ajouter qu’au début du XIXème siècle, lorsque les orientalistes venus d’Europe s’intéressèrent au soufisme, ils décrivirent les « soufis » les plus visibles – les derviches tourneurs, qui dansaient en tournant sur eux-mêmes et en poussant des cris. Aussi ont-ils cru comprendre que le soufisme avait peu en commun avec l’islam. Mais peut-être l’une des raisons rendant le soufisme si attractif au lecteur ou à l’observateur occidental est-elle précisément son apparent éloignement de l’islam de la Loi. Le fait que quelques soufis réputés, et très appréciés, du monde de l’Islam aient été exécutés dans les siècles passés a contribué à renforcer chez les observateurs extérieurs la conviction qu’il existait une dichotomie entre l’islam « officiel », lié à la Shari’a, et le soufisme ; l’on oubliait ainsi de voir que le soufisme authentique avait bel et bien ses racines dans l’islam des origines.

 

ISLAMISME B.A - BA

CHRISTIAN      BOUCHET

Edition PARDES

 2002

Si  le premier mouvement islamiste   fut  fondé en Egypte  en 1928    par un instituteur du nom d’Hassan Al Banna,  il faudra attendre  1978 pour que la révolution iranienne dirigée par l’ayatollah  Ruhollah  Khomeiney, donne à ce courant une grande visibilité médiatique.

Depuis, l’islamisme n’a cessé d’occuper le devant de la scène mondiale.
Cela s’est fait souvent d’une manière dramatique, et l’on ne compte plus les journaux télévisés ouvrant sur un événement lié à la dissémination mondiale de l’islamisme : sursaut d’une guerre sans fin en Afghanistan, victoire électorale, puis guerre civile en Algérie, attentats anti- occidentaux culminant dans l’attaque des tours du World Trade Center le  11  septembre 2001, enlèvements d’Européens au Cachemire, au Liban, aux Philippines etc…
Cela s’est fait aussi , d’une manière anodine, mais tout aussi angoissante pour les occidentaux, qui découvrent soudain, sur leur sol et sous leurs yeux, la réalité de l’islamisme au quotidien : remise en cause de la laïcité dans l’enseignement, multiplication du nombre de mosquées financées avec des fonds
wahhâbites, femmes voilées dans les rues des cités  du  vieux continent, missionnaires musulmans convertissant des européens de souche etc….
Ce livre sur l’islamisme a pour but de faire le point sur la question et de répondre, de manière sereine et sans a priori, aux inquiétudes de  chacun.
Après avoir défini les  termes trop souvent utilisés de manière interchangeable (islamisme, radicalisme musulman, fondamentalisme islamique…) ce livre met en perspective l’histoire de ce mouvement politico-religieux et fait ressortir ses constances et ses divergences selon les états où il se développe. L’auteur y examine ensuite, ce qu’est la société voulue par les islamistes et comment elle est déjà en partie vécue, tant en Orient qu’en Occident. Puis il s’interroge sur l’avenir de ce phénomène, sur son éventuel échec, son essoufflement, et sur sa transformation en un nouveau concept : le post-islamisme.

7 J

SKALI -  JÉsus dans la tradition soufi

Faouzi skali

Edition ALBIN MICHEL

 2004

Des maîtres soufis aussi éminents que Rumî ou Ibn ‘Arabi ont vu en Jésus le « Sceau de la prophétie », tout comme Muhammad est le « Sceau de la prophétie ».

Faouzi Skali, spécialiste reconnu du soufisme et membre d’une confrérie, avait amorcé une recherche sur ce thème au côté d’Éva de Vitray-Meyerovitch, qui a beaucoup contribué à faire connaître la mystique musulmane en Occident.

Il rapproche ici Évangile, Coran et textes mystiques pour dresser le portrait d’un Jésus qui nous invite à la religion du cœur, par-delà les barrières confessionnelles.

Le dialogue incessant des monothéismes y trouve l’une de ses expressions les plus belles et les plus actuelles.

7 L

la fille du dÉsert

Nicole valier

Edition Ramuel

 1999

Conte soufi qui au cœur de la vie a une résonance du soufisme.

À travers ce conte on retrouve la magie de la vie dans le désert, là où vivent les animaux qui parlent aux hommes.

Il n’y a qu’à se laisser porter par l’énergie, sans effort.

 

LA    FRATERNITÉ   EN   HÉRITAGE

Cheikh  Khaled  BENTOUNES

Edition ALBIN  MICHEL

2009

Considéré aujourd’hui comme l’une des figures les plus éminentes du soufisme, le cheikh Bentounés est avant tout l’héritier d’un mouvement spirituel dont les racines remontent à la grande mystique de l’Islam médiéval. Il raconte ici, avec l’écrivain et spécialiste des religions Bruno Solt, la fabuleuse aventure humaine de ses pères.
Pour raviver et féconder le fond immémorial du soufisme, c’est son arrière grand-père, le cheikh Ahmed al-Alâwï qui crée en 1909 à Mostaganem une nouvelle confrérie, caractérisée par son ouverture aux autres religions et à la modernité. Mais l’universalisme du fondateur ne l’empêche pas d’être mal vu par l’administration française, car il est aussi un patriote. Son fils et son petit-fils, ses successeurs, s’impliqueront activement pour la libération de l’Algérie, avant d’être persécuté par un FLN autoritaire et antireligieux.

Lorsque son père meurt d’épuisement avant d’avoir atteint 50 ans, Khaleb Bentounés mène une nouvelle vie en France. Or, contre toute attente, le conseil des sages de la confrérie Alâwiyya le nomme chef spirituel. Il saura donner à cette charge une dimension internationale, favorisant le dialogue interreligieux, l’écologie ou l’éducation, notamment avec les scouts  musulmans de France.
Cette passionnante saga familiale, bouleversée par les soubresauts de l’histoire algérienne, nous montre un islam d’amour universel incarné concrètement dans la vie sociale et la modernité.

 

la mÉthode spirituelle d’un maÎtre du soufisme iranien – nur ali-shah

Edition Michel de miras

Du Sirac

 1974

Préfacé par Henry Corbin, ce livre relate la vie de ce grand soufi Nur Ali-Shah, il fut le rénovateur du soufisme iranien.

Ce livre expose l’enseignement du soufisme avec les jeux de libérations qui conduisent le mystique aux sommets de l’Union Divine.

Ce n’est pas facile à lire mais de temps en temps des lumières éclairent notre chemin.

 

L’ARCHANGE EMPOURPRÉ

SOHRAWARDI –traduction Henry Corbin

Edition Fayard

 1976

15 Traités et récits mystiques traduits du persan et de l’arabe par Henri Corbin. 

Trop longtemps, l’Occident a considéré qu’il y avait d’une part l’Ancien Iran préislamique et d’autre part l’Iran postérieur à l’islamisation. L’œuvre de Sohrawardi est là pour témoigner que l’univers spirituel iranien forme un tout et que la Perse islamique n’est pas à considérer comme une province de l’expansion arabe.

Jeune penseur génial qui mourut en martyr de sa cause à la fin du XIIe siècle, Sohrawardi est l’un des plus grands mystiques de l’Islam iranien. Les textes qui sont présenté ici, prouvent sa volonté délibérée de ressusciter la philosophie de la lumière proposée par les sages de l’ancienne Perse, non pas en historien de la philosophie, mais en tant que philosophe adhérent de toutes les puissances de son âme à la vision des mondes qu’il se sent la mission de transmettre.

Sa doctrine, couramment désignée sous le nom d’Ishraq, est considérable par sa fermeté et son ampleur. Elle pose comme indissociables, la recherche philosophique de la connaissance et la fructification de la Connaissance en métamorphose intérieure de l’homme. Connaissance qui ne sera donc jamais théorique, mais par essence salvifique, ce qui depuis toujours a été le sens donné au mot gnose.

L’Archange empourpré est l’ange, le guide surnaturel, l’initiateur personnel du pèlerin, il est présent dans les deux parties qui composent ce corpus, traités doctrinaux et récits mystiques, complémentaires les uns des autres comme le démontre la lecture méditée d’Henry Corbin qui accompagne en permanence ces contes, récits, histoires et légendes.

La voie spirituelle tracée par Sohrawardi, demeure active en Iran. Elle eut une grande influence en Inde, et c’est avec certitude que le sens et la portée de cette philosophie débordent son cadre d’origine, qu’elle est une forme de l’aventure humaine et qu’il importe  au cherchant et au pérégrin de méditer les textes de ce penseur.

 

Au sommaire :

 

La doctrine du philosophe mystique  -  La procession des dix intelligences  -  La démonstration de l’être nécessaire  -  La création est éternelle  -  De l’immortalité de l’âme  -  Les trois règnes matériels  -  Les trois univers  -  La mission des prophètes  -  La Shekinah  -

Le livre des Temples de la lumière  -  Le 1e Temple  -  Le 2e Temple  -  L’âme sépare de la matière  -  Troisième Temple  -   Quatrième Temple  -   Le centre du Temple  -  La réalité métaphysique de la lumière  -  Clôture du Temple  -  La hiérarchie des Êtres de lumière et l’esprit saint  -  Le cinquième Temple  -  Le secret des mouvements célestes  -   Le sixième Temple  -   les joies et les souffrances terrestres  -   Le septième Temple  -  L’imagination visionnaire  -  Les thaumaturges  -

Le livre des tablettes  dédié à l’émir Imadoddin   -   Traité de l’âme  -  La connaissance des choses suprasensibles  -  La Résurrection  -  La Shekhina et la lumière  -  Les souverains extatiques de l’ancienne Perse  - 

Le livre du rayon de lumière  -  Les êtres immortels  -  Les perceptions visionnaires  -  La lumière de gloire  - 

Le livre du Verbe du soufisme  -  L’âme pensante comme Verbe  -  Le pneuma vital  -  Les Chérubins, verbes majeurs  -  Les verbes médians  -  L’esprit saint comme ange spécifique du Christ  -  Sur les Chrétiens et les Juifs  -  Les Mazdéens  - 

La doctrine devenant événement de l’âme  -  La rencontre avec l’ange  -  Le récit de l’archange empourpré  -  Le bruissement des ailes de Gabriel  -  Le récit de l’exil occidental  -  La chute dans la captivité et l’évasion  -  La navigation sur le vaisseau de Noé  -  Au Sinaï mystique  -  La conquête du château-fort de l’âme  -

Le Vade-mecum des Fidèles d’amour  -  La triade beauté, amour et nostalgie  -  L’intronisation d’Adam  -  Joseph  -  Nostalgie est accueilli par Jacob  -   De la connaissance à l’amour  -  Le sacrifice nécessaire  - L’épitre des hautes tours  -

Les dialogues intérieurs  -  Un jour avec un groupe de soufis  -  L’épitre sur l’état d’enfance  -  Symboles et paraboles  -  La langue des fourmies  -  Des tortues sur le rivage  -  Le rossignol absent à la cour de Salomon  -   Kay Khosraw possédait le Graal, miroir de l’univers  -  Les chauves-souris et le caméléon  -  La huppe tombé au milieu des hiboux  -  L’histoire du paon  -  Les questions posées à la lune par le prophète Idris  -  Maximes spirituelles  -  une lampe exposée en plein soleil  -

L’incantation de la Simorgh  -  L’appel de la simorgh  -  Plus un homme est connaissant, plus il est parfait  - Où l’on montre qu’il y a de la douceur dabs l’amour de l’homme pour Dieu  -   Sceau du livre  -  Le livre d’heures  -  Strophes liturgiques et offices divins  - Strophes du grand testament  - Strophes des êtres de lumière  -

 

la sagesse du soufisme – textes choisis de l. lewisohn

 Traduit par Dubant

Edition VÉGA

 2001

Le soufisme, la branche mystique de l’islam, possède un riche héritage artistique, poétique, musical, pictural et chorégraphique, pour refléter l’extase que ses disciples puisent dans la présence de l’amour divin.

Réunissant des fragments de textes d’un large éventail d’écrivains soufis, dont le légendaire Jalal al-Din Rumî, cette merveilleuse anthologie distille la profonde sagesse du soufisme, en un volume unique.

Saisissant l’essence même de la voie mystique, et véhiculant l’ivresse intense ressentie dans la proximité de Dieu, ces extraits présentent aussi de sages conseils sur la culture de vertus comme la patience, l’humilité et la bonne humeur.

Pour ceux qui recherchent l’illumination, un aperçu de la vérité divine, ou un simple refuge à l’abri du chaos matériel de la vie moderne, ce trésor de direction spirituelle sera leur bien à jamais.

 

Au sommaire de cet ouvrage :

 

Principe et définitions du soufisme  -  Derviches tourneurs et soufis  -  L’exemple du prophète Muhammad  -  Le Coran  -  Le Dieu du soufi  -  Les saints et la sainteté  -  Disciples et discipline  -  Le maître spirituel  -  L’habit ne fait pas le moine  - 

Ethique soufie et œcuménisme  -  Parents et amis  -  Humilité et indulgence  -  Bonne humeur, caractère moral et gaité  -  Chevalerie spirituelle  -  Le Mullah, le démon et l’âme basse  -  Pauvreté spirituelle  -  Soufis, chrétiens et christianisme  -  Au-delà de la foi et de l’infidélité  - L’éthique soufie, sa moralité et ses applications  - 

Pratiques et stations spirituelles, état mystiques, gnose et amour  -  Prière du cœur  -  Combat spirituel  -  Confiance en Dieu  -  Détachement de la louange et du blâme  -  Amour divin  -  Etats mystiques et stations spirituelles  -  Pratiques spirituelles, contemplation et prière  -  Musique et chant  -  La gnose et les gnostiques  -  Ciel et enfer  -

 

Un ami de Dieu se signale par trois points : Une générosité semblable à celle de l’Océan, une compassion comparable à celle du soleil, et une humilité égale à celle de la terre (terre=humus).  Bayazid in Attar -

 

la voie soufie naqshabandi

Djélâl SALIK

Edition DERVY

 2005

Le soufisme est l’aspect ésotérique de l’Islam. Mais il existe de nombreuses confréries très différentes les unes des autres à l’intérieur du soufisme.
La Naqshabandiyya est une des confréries les plus importantes et les plus intéressantes. Elle est née en Asie centrale, mais elle s’est rapidement répandue dans tout l’Orient, de New Delhi à Damas.
Longtemps persécutée par les autorités soviétiques, elle participe actuellement à la renaissance culturelle et spirituelle des peuples Ouzbeks, Tadjiks, Turkmènes, etc.
Ce petit livre, rempli d’anecdotes, permet de comprendre de manière vivante, l’enseignement et les pratiques secrètes des maîtres de cette voie.
Y sont bien expliqués : l’humilité, la « mort » du Moi et le cœur.

 

l’Échiquier des gnostiques –

Traduction par Jean-Louis michon

Edition Arché

 1998

Cet échiquier est un diagramme des étapes et des dangers de l’itinéraire initiatique.

C’est un bien curieux « échiquier » que celui dont la paternité, incertaine mais non improbable, est attribué « au plus grand des Shaykhs » le grand Maître soufi : Ibn’Arabî.

De fait, plutôt qu’à un échiquier, c’est au jeu de l’oie ou, mieux encore, à son homologue anglo-saxon, le jeu « des échelles et des serpents » que fait penser le diagramme dont les 100 cases correspondent aux étapes que doit parcourir le voyageur pour atteindre son but.

De quel voyageur s’agit-il, et vers quelle destination se dirige t-il ? Quelles épreuves et tentations ou quelles faveurs et facilités l’attendent sur son chemin ? Ce sont là les questions auxquelles le commentateur de cet ouvrage se propose de répondre.

Ce commentateur, Muhammad, né à Tlemcen en 1881, mort à Damas en 1961, est bien qualifié pour exposer les prémisses de la quête spirituelle. Artisan tailleur, il s’est adonné depuis son plus jeune âge à l’étude de la théologie et il est devenu en soufisme, le disciple d’un maître affilié à l’ordre des Shadhiliyya Darqawa.

Ayant émigré à Damas avec son maître, il est devenu, après la mort de celui-ci, le guide spirituel d’un ordre qui s’est beaucoup étendu dans les pays du Proche-Orient, où il compte de très nombreux disciples.

Le commentaire de l’Echiquier des gnostiques qui est présenté ici en traduction française est donc, en même temps qu’un bréviaire intemporel du voyageur sur le sentier de Dieu, un témoignage de la vitalité de l’enseignement mystique dans l’Islam contemporain.

 

Au sommaire de cet ouvrage : Divers propos et commentaires et surtout 100 mots clefs du langage soufi, avec pour chaque mot une interprétation spirituelle.

 

LE CORAN

Traduit et présenté par André CHOURAQUI

Edition Robert LAFFONT

 1990

Traduction d’André Chouraqui qui impartialement donne une bonne traduction de ce livre sacré.

 

LE CORAN   B-A - BA

GERARD CHAUVIN

Edition PARDES

 2005

Les  musulmans sincères et pieux construisent leur vie présente et fondent leurs espoirs  posthumes sur une Révélation divine, totalement informée dans un livre: Le Coran «  al- qur’ân = la récitation ». Leur  foi est subordonnée à cette parole écrite qui résume la norme des choses, la volonté de Dieu dans l’œuvre de sa création. Le Coran est un corps de doctrines  théologiques, cosmologiques, et eschatologiques, une histoire des vicissitudes et du destin de l’âme, une direction pour les hommes, et une bénédiction.
Ses épithètes sont innombrables : glorieux, noble, précieux, sage, sublime, vénérable, vivant, véridique etc. Comment la très grande lecture que d’aucuns jugent décousue, rébarbative  et  obscure, s’est elle  facilement imposée à des populations aussi diverses que celles des Perses, des Turcs, des Indiens, des Mongols, des Berbères, ou, à celle des Négro- Africains,  qui ne comprenaient pas la langue dans laquelle elle leur fut donnée ? De quoi le Coran  parlant et silencieux tire t-il sa force de conviction, sinon de la sacralité du Verbe dont il est tissé, avec la beauté sonore de sa prose allitérée ?  Inimitable, aussi bien qu’indubitable, il est le livre unique et universel.
Ce  B-A. BA  du Coran rappelle les conditions miraculeuses de sa révélation, «au  prophète illettré » Muhammad,  d’abord à  La Mecque,  ensuite, à  Médine.  Il retrace la formation  de  «  la vulgate coranique »  à l’époque du calife Othmân ;  il rapporte la polémique chiite.
L’exégèse spirituelle des «  sept profondeurs de l’Océan sans rivages » suivant un vers d’ Ibn’Arabi,  fait l’objet d’une synthèse aussi soignée que possible. Il s’attache encore à montrer la place de l’attestation de l’Unité divine, avec la litanie des Noms Excellents.
Lorsque l’on demanda au prophète de l’Islam, comment après sa mort, les générations à venir parviendraient à rester fidèles à la Loi Sacrée, il répondit simplement : en lisant le Coran. Nul doute que l’audition et la psalmodie du livre clair, son application bien comprise, ne  réconcilient, finalement,  l’âme humaine avec son Seigneur.

  

le jasmin des fidÈles d’amour ruzbeman

Traduction : Henri corbin

Edition verdier

 1991

Ruzbeman est un grand mystique iranien, il décrit ici le processus du fidèle d’Amour qui va des degrés de l’Amour humain à l’ascension de l’Amour divin, pour en finale faire que ces deux amours n’en fasse qu’un

 

Au sommaire de ce très beau livre, traduit par Henri Corbin :

 

Ruzbehan de Shiraz  -  Un monde que Dieu ne regarde pas  -   Cherche moi dans la demeure mystique de l’amour  -   Majnun, miroir de Dieu

D’un entretien où l’amant et l’Aimée se témoignèrent réciproquement courtoisie  -  De l’affection amoureuse comme prélude de l’Eros  -

Mémento des témoignages religieux et philosophiques concernant l’amour humain  -

De la précellence des Amants qui ont le culte de la Beauté et des êtres de beauté, et celle des Aimées en qui est contemplée la beauté  -

De la précellence de la Beauté, de l’être beau et du contemplateur de la Beauté  - 

De la modalité et de la quiddité de l’amour humain en sa substance  -  Où l’on rend compte de la pérennité de l’amour chez les Fideles d’Amour  - 

Sur ceux qui entrent dans la voir spirituelle sans expérimenter l’implication de l’amour humain dans l’amour divin  -

De la caractéristique des Fidèles d’Amour, lesquels entrent dans la voie spirituelle par l’expérience de l’amour humain  -

De l’éclosion de l’amour  -   Sur les prémisses et l’épreuve de l’amour   - 

Des implications et de l’influence de l’amour   -  De la pédagogie initiatique de l’amour   -

De la descente de l’amour  -  Sur la voie de l’amour dans le cœur du Fidèle d’amour   -

Exposé des étapes de l’amour humain et de son élévation aux étapes de l’amour divin   -

De la quintessence de l’amour humain  -  De l’erreur des prétentieux concernant l’amour humain   -

De l’éclosion de l’amour divin  -  De la première étape dans cet amour, laquelle est le vasselage d’amour   -

De la station de la Walayat en amour  -  De l’observation vigilante qui est une aile de l’oiseau de l’intimité dans la station de l’amour   -

De la crainte que les fidèles d’amour éprouvent dans l’amour   - De l’espérance des Fidèles d’amour  -

De l’expérience extatique chez les Fidèles d’amour  -  De la certitude chez les Fidèles d’amour  -

De la proximité chez les Fidèles d’amour   -   De la révélation intérieure et de l’amour chez les Fidèles d’amour   -

De l’expérience visionnaire, de l’ardent désir et de la perfection chez les Fidèles d’amour   -

 

le langage des oiseaux

ATTAR

Edition Albin Michel

 1996

Tous les oiseaux connus et inconnus, se réunirent un jour pour constater qu’il leur manquait un roi. exhortés par la huppe, ils décidèrent de partir à la recherche de l’oiseau-roi : le Simorg, symbole de Dieu dans la tradition persane.

 Après un voyage plein de dangers et après avoir parcouru les vallées du désir, de la connaissance, de l’amour et de l’unité, les trente survivants connurent l’ultime révélation : le Simorg était leur propre essence jusqu’alors enfouie au plus profond d’eux-mêmes. Ce célèbre récit initiatique est les joyaux de la spiritualité musulmane. L’auteur, Attar, fut qualifié « d’âme du soufisme ».

   

le livre de l’Échelle de mahomet

Traduction par G. besson

Edition  les Lettres Gothiques

 1991

Le Livre de l’Échelle de Mahomet appartient à la littérature du Miraj, ensemble de récits en arabe relatant l’ascension jusqu’à Dieu du prophète Mahomet durant un voyage nocturne.

L’original en est perdu, mais on en connaît une traduction latine du XIIIème siècle. C’est elle qui est éditée et traduite en français dans le présent volume.
Ce beau texte étrange et envoûtant est d’un intérêt exceptionnel.

Il illustre une tradition islamique à la fois importante et marginale. Il est riche d’un imaginaire foisonnant et témoigne des efforts du traducteur afin de captivé particulièrement ’attention du lecteur d’aujourd’hui.

 

le livre de l’homme parfait

    Azizoddin nasafi

Edition FAYARD

 1984

« Ô Derviche ! Le pèlerin sur la première voie est celui qui, chaque jour, découvre et retient une chose qu’il ignorait. Le pèlerin sur la seconde est celui qui, chaque jour, oublie une chose de ce qu’il savait. Sur le premier chemin, le devoir est, chaque jour, de noircir un morceau de la page blanche. Sur le second, tout l’emploi du temps est, chaque jour, de blanchir une partie du cœur noirci. »

Le Livre de l’Homme Parfait, recueil de traités de soufisme, est l’œuvre majeure d’Azizoddin Nasafi, penseur mystique iranien du XIIIème siècle. La présente version française, due à Isabelle de Gastrines, est la première qui soit donnée dans une langue occidentale.

 

Au sommaire de ce magnifique livre :

 

De la connaissance de l’homme  -  De l’unification  -  De la création des esprits et des corps  -  De l’origine et du retour selon les philosophes  -  De la pérégrination  -  Des règles de la retraite mystique  -  De l’amour  -  Du rituel chez les soufis  -

De la maturité et de la liberté  -  Le microcosme est la copie du macrocosme  -  Du Molk, le monde des phénomènes, du Malakut, le monde des âmes, de Jabarut, le monde des intelligences rubiniques  -   Molk, Malakut et Jabarut  -  La tablette, le calame et l’encrier  -

La table préservée, la Prédétermination, le libre arbitre, le secret, le destin  -  La création première  -  La Révélation, l’inspiration et le rêve  -   Ce que disent les témoins de l’Unicité  -   De l’essence, de l’âme de la face, de l’attribut, du nom, de l’acte  -  le paradis et l’enfer  -

Le livre des étapes des pèlerins  -  L’amitié divine  -  la mission prophétique, l’ange, la révélation, l’inspiration et le rêve véridique  -  Traité sur la pauvreté  -  La piété, le confiant abandon, l’amour de Dieu  - 

Traité sur l’origine première  -  Les trois univers  -   Traité sur la table réservée  -  Le livre de Dieu  -  Traité sur la doctrine des adeptes de la métempsychose  -  L’être vrai et l’être imaginaire  -  Traité sur la doctrine des gnostiques  - 

 

   

le maître d’amour

NJA – mahdaoui

Edition ALBIN MICHEL

 2004

Nourri de spiritualité universelle et de culture arabe, Nja Mahdaoui, artiste tunisien dont les œuvres ornent musées et lieux publics du monde entier, rend ici un très bel hommage à Ibn ‘Arabî.
L’immensité océanique de l’œuvre d’Ibn ‘Arabî (1165 – 1240), surnommé dans la tradition soufie « le plus grand des maîtres », se concentre tout entière autour d’un mot, un seul mot qui habite chacun de ses poèmes et de ses traités mystiques : amour. Amour sensuel des amants tendus vers l’union parfaite ; amour universel des êtres, qui, au-delà de toutes leurs différences religieuses, culturelles ou sociales, se rejoignent dans l’Unité transcendante ; amour à la fois douloureux et lumineux de l’âme en quête de son Bien-aimé divin…
Avec la complicité de son ami écrivain Rodrigo de Zayas, qui évoque ici la vie du « Maître d’amour », Nja Mahdaoui nous fait revivre l’un des sommets de la culture méditerranéenne. Dans cet hymne pictural à l’Unité, la splendeur des ors le dispute à la maîtrise d’une géométrie sacrée, la puissance du trait contemporain bouleverse l’art traditionnel des arabesques, et la lettre, dépouillée de toute signification immédiate, nous livre son mystère à travers la forme pure.

 

LE PÈLERINAGE A LA MAISON SACRÉE D’ALLAH

DINET et HIBRAHIM BAAMER

Librairie HACHETTE

 1930

Les auteurs refont le parcours (en 1930) qu’a fait Mohamed entre Médine et la Mecque.

Ils expriment dans cet ouvrage, leurs émotions, leurs ressenti et le bonheur qu’ils ont éprouvés tout au long de ce parcours.

Un récit pittoresque dans les caravansérails et le désert brûlant d’Arabie. 

Récit : De Bou Saada à Djedda     -      El Madina El Menouora    -     Mekka el Mekerrema     -     Le Mont Arafat     -     La vallée de Mina       -     Retour à Mekka      -     De Djedda à Beyrouth       -     Observations sur plusieurs récits de pèlerinage à Mekka      -     Le wahabisme et la famille de Saoud d’après Burckhardt      -    

 

LES DEGRÉS DE L’ÂME. LES STATIONS SPIRITUELLES SUR  LA  VOIE  SOUFIE

S.A   AL- SHABRAWI 

Edition DERVY

 2007

Au cœur de l’islam se trouve le soufisme- on devrait plutôt dire les soufismes tant les pratiques varient à travers le monde islamique- ses maîtres anciens ont répété à l’envi que l’homme doit se changer, se purifier, se transformer pour tenter de lever le voile qui lui cache son Créateur, présent au fond de lui mais inaccessible parce que l’homme est lui-même son propre voile. Faire disparaître le voile, c’est donc disparaître soi-même, pour que se réalise la parole de Dieu dans « Je suis selon ce que Mon serviteur pense que Je suis. »

Probablement par prudence, les maîtres soufis préviennent qu’il y a une exigence préalable à toute démarche de type soufi : il faut d’abord être un bon musulman. Pourtant le nom même de l’islam se rapporte à l’attitude intérieure qui définit le fait d’être musulman, et les significations multiples de la racine arabe s-l-m du mot islam définissent cette attitude :

Perfection, intégrité, droiture;
Sécurité, paix, salutations ;
Paix, pacifisme ;
Pureté, absence de défauts, protection ;
Acceptation, reconnaissance ;
Soumission, capitulation, reddition.

On peut facilement comprendre que le musulman qui a réussi à installer en lui toutes ces qualités n’a plus besoin de soufisme, puisque ces qualités sont précisément celles que le soufisme cherche à développer chez le voyageur spirituel ! Alors ne faut il pas inverser la proposition et dire que c’est au cœur du soufisme qu’on trouve l’islam, que le soufisme est en fait la voie qui peut mener à l’accomplissement en soi des attitudes qui définissent le musulman, et que c’est en parcourant la difficile voie des soufis que l’on a une chance de devenir intérieurement, authentiquement, un musulman ?

 

les dits de lalla & la quÊte mystique

M. bruno

Edition Les 2 Océans

 1999

Les quatrains de LALLA (XIV° siècle) constituent un témoignage de sa propre expérience spirituelle, celle de la progression sur une voie d’amour et de pratiques intériorisées qui s’achève sur la grande réalisation du « libéré vivant » lorsque, délivré d’un moi esclave de ses désirs et de ses vues faussées par « l’illusion », il a la révélation de l’Unité divine ici même.

Mais la yoginî était un Maître et ses dits – paroles prononcées à l’intention de disciples ou d’amis attentifs forment aussi un enseignement qui relève d’une branche élevée et fort ésotérique de l’hindouisme, le shivaïsme non dualiste du Cachemire, exprimé ici dans le style simple, vivant, imagé d’une poésie qui s’avère à l’analyse dense et concise.
Il faut ajouter que Lalla a été considérée par des musulmans, comme une grande sainte convertie à leur religion, et la conclusion de l’ouvrage fait entendre quelques échos de ses grands thèmes en islam et aussi dans le christianisme.

 

les dix rÉgles du soufisme

Al. ghazâlî

Edition Al. Bouraq

 1999

Le soufisme, cette voie mystique a ses règles. Savoir et pratiquer d’abord et surtout le détachement, mais il y a une différence entre le fait d’être détaché et celui de connaître le détachement, ses conditions et ses motifs.

Aucune voie n’avait semblé satisfaire Ghazali, le Maître se tourne alors vers la voie mystique, et ne tarde pas à s’apercevoir qu’elle est « savoir et pratique », et que le but de la pratique est le détachement de tout et l’attachement à Dieu.

Il ne lui fut pas difficile de se mettre au courant du soufisme en tant que savoir, il lut les œuvres de Makki et autres, il se rendit compte cependant, que l’essentiel ne peut s’acquérir par le savoir, mais par le goût, il s’agit alors pour lui de changer d’esprit, de revêtir par le dedans, l’état d’âme, car il y a en effet, une différence entre le fait d’être détaché et celui de connaitre la définition du détachement, ses conditions, ses motifs et toutes les conditions pour appliquer cet état.

 

Au sommaire de ces 10 règles du soufisme :

 

Naissance et enfance de Ghazali  -  La remise en cause intellectuelle : la sophistique, la scolastique, la philosophie, la théorie de l’enseignement et la voie mystique du soufisme  -  Dans la lignée du spiritualisme orthodoxe  -  Les 10 règles du soufisme  -

 

Commentaires de ces dix règles : L’intention véridique   -   L’intention sincère   -   Conformité à la Loi   -   Observer le modèle Muhammadien   -   L’aspiration ‘al-himmat’   -   Modestie et humilité envers Allah et ses créatures   -   Crainte  révérencielle et espérance   -   Continuité du devoir   -   La continuité de l’auto-surveillance   -   La connaissance du devoir de l’instant   -  

 


Ce court résumé des dix règles du soufisme résume le condensé du soufisme et de la vision de l’auteur sur cette spiritualité.

  

les jardiniers de dieu à la rencontre de 5 millions de bahÁ’is

C. gouvion & P. jouvion

Edition  BERG INTERNATIONAL

 1989

Le Bahâïsme, vous connaissez ? Il s’agit de la dernière née des religions, la seule, sans doute, qui mérite l’épithète de « moderne ».

Elle naquit au XIXème siècle dans le berceau de l’Iran chi’ite. Elle eut son prophète, Bahá’u’lláh, un « révolutionnaire » aussi dangereux que le Christ en son temps. En plein fief de l’islam le plus traditionaliste, il osa – en le payant de sa liberté – délivrer un enseignement autre. Il déclara que quelque soit son nom : Yaweh, Allah ou Dieu le père, Dieu est unique, toujours le même, et envoie périodiquement sur terre des élus qui se sont nommés Abraham, Moïse, Jésus-Christ, Mahomet ou Bouddha, qui ont tous eu pour mission de délivrer une parole précise correspondant à un moment de l’histoire des hommes. Il affirma que, quelles que soient leur nationalité, leur race, leur degré de civilisation, tous les êtres humains ont même valeur et même capacité. Il jetait bas ainsi les fondements du racisme.

En assurant que les femmes sont les égales absolues des hommes, il mit le sexisme hors la loi. Il affirma que les hommes n’ont qu’une patrie, la terre, d’où son rejet des nationalismes ; que les ressources du globe doivent être mises en commun et gérées par une instance élue supranationale ; que les pays riches doivent partager avec les pays pauvres ; que chaque individu a droit aux moyens matériels et spirituels de son épanouissement ; que les salariés doivent participer aux bénéfices de leur entreprise.

Ce que prêchait Bahá’u’lláh au XIXème siècle a trouvé en cette proximité du deuxième millénaire une singulière résonance. Et il a été entendu. De quelques milliers au départ, les Bahá’is sont aujourd’hui cinq millions, de toutes les races, de toutes les nationalités, de tous les niveaux sociaux.
Ils sont représentés à l’ONU avec le statut d’organisme consultatif. Ils jouent un rôle aussi discret qu’efficace dans les projets de développement des pays défavorisés. Ils n’ont pas de prêtres, pas d’églises, pas de sacrements, pas d’autre hiérarchie que celle qu’ils élisent, démocratiquement, à intervalles réguliers.
Mais que croient-ils, comment vivent-ils, comment agissent-ils, qu’espèrent-ils ?
Sans partis pris ni préjugés, deux journalistes, Colette Gouvion et Philippe Jouvion, ont mené une enquête rigoureuse. Ils nous emmènent à la rencontre de ces très modernes Jardiniers de Dieu.

 

les mille ET une nuits ET leur trÉsor de sagesse

Pascal bancourt

Edition  DANGLES

 2007

Il suffit d’énoncer ce titre de renommée universelle, les Mille et Une Nuits, pour évoquer un climat d’enchantement et de mystère lié à la vieille magie de l’Orient. Mais a-t’on conscience que cette œuvre brillante et colorée, que la civilisation arabo-musulmane élabora à son époque glorieuse, n’était pas une fantaisie gratuite, et que sous leur style raffiné et sous leur aspect parfois ingénu ou libertin ces contes transcrivaient un enseignement que dispensaient autrefois d’authentiques maîtres spirituels ?
Les soufis, principaux inspirateurs des Mille et Une Nuits, avaient une profonde connaissance de l’être humain et de ses possibilités d’accomplissement ; les contes, même lorsqu’ils se parent d’un humour divertissant, se font l’écho de ce savoir. Sous leur habillage récréatif, ils servent de support à une lumineuse sagesse héritée de l’ésotérisme musulman, afin que cette lumière pénètre l’âme par le biais de la féerie et du mystère.

Ces récits allégoriques, dont Pascal Bancourt s’emploie à éclairer le message, ont pour cadre réel l’être intérieur ; ils illustrent le parcours que suivirent des initiés engagés dans la voie de leur propre transmutation. À travers ces histoires, c’est notre réalité méconnue que la sagesse des Mille et Une Nuits nous convie à explorer.

À notre époque où le rapprochement entre l’Islam et l’Occident constitue un enjeu crucial, dévoiler la dimension cachée de cette œuvre qui a imprégné l’imaginaire du monde entier pourrait aider à promouvoir une approche commune de la spiritualité.

On y retrouve bien sûr les grands contes tel Simbad le marin, les nuits de Shéhérazade ou Ali Baba et les 40 voleurs et bien d’autres.

 

le soufisme

A.J. arberry

Edition  Le Mail

 1988

Dans ce livre, l’auteur montre comment le soufisme est né au sein de la religion officielle du Prophète, comment il a évolué et s’est propagé durant ses 1 000 ans d’histoire.

Les grands soufis : Rumî, Attar, Sohrawardi, Ibn Arabî sont présentés.

L’auteur explique les structures de la théorie soufie, les confréries existantes, et les pratiques des adeptes. Qui sont les ascètes, les mystiques et les poètes.

 

LE SOUFISME

HABIB SHARIFI

Edition GRANCHER

 2000

Connaître le soufisme, tel est le but de l’auteur, qui en mots simples nous dévoile les buts et les arcanes de cette discipline. 

 

LE SOUFISME

Jean CHEVALIER

PUF

 1996

"Que Sais-Je" nous donne en 120 pages une idée sur le soufisme et son histoire !

 

LE  SOUFISMEVOIE  MYSTIQUE  DE  L’ISLAM

THIERRY  ZARCONE

EDITION  GALLIMARD

 2009

Le soufisme, apparu peu après la mort du prophète Mahomet, repose sur deux idées essentielles : la conviction que le Coran possède un sens caché qui complète son message apparent, et la nécessité d’en faire une lecture intériorisée pour favoriser l’élévation spirituelle des musulmans.

Voie mystique de l’Islam, le soufisme encourage l’émergence de formes de dévotion nouvelles : Méditations, retraites, invocations, chants et danses extatiques. A partir du XIIIe siècle, les communautés soufies se structurent en grandes confréries dont l’influence s’exerce sur la vie religieuse mais aussi politique, sociale et culturelle.

Historien, spécialiste du soufisme, Thierry Zarcone retrace le cheminement de ce courant ésotérique, présent dans l’ensemble du monde musulman, de l’Afrique à l’Inde, de l’Asie centrale à la Chine et à l’Indonésie. Un voyage dans le temps et dans l’espace à la découverte des doctrines, rites et pratiques mystiques dont la diversité prouve la capacité de dialogue et d’échanges avec les autres traditions religieuses, et met en lumière la dimension universelle du soufisme.

Cet ouvrage est divisé en 3 chapitres :

1e Chapitre : Les premiers mystiques de l’Orient. Le soufisme, ou mystique musulmane, émerge au VIIIe siècle dans un milieu d’ascètes irakiens et persans. Ces derniers inaugurent une lecture originale du Coran, en quête du sens caché de ses versets. Le soufisme compte plusieurs courants antagonistes. Au XIIIe siècle, deux grandes figures emblématiques, l’Arabe Ibn Arabi et le persan Mawlana (Rumi), s’imposent et marquent ce mouvement jusqu’à nos jours. Les soufis pratiquent trois types d’exercices ascétiques : l’invocation répétitive (zikr), parfois associée à la danse extatique que pratiquent les Derviches Tourneurs, l’écoute de la musique (sama) et la retraite.

2e chapitre : Ordres et confréries. Le soufisme se diffuse lentement dans l’ensemble du monde musulman et parvient jusqu’en Afrique noire, en Chine et en Indonésie. Il se donne des règles de vie communautaire et ses rituels initiatiques deviennent de plus en plus complexes. Quelques soufis célèbres apportent une touche originale aux doctrines initiales et fondent de grandes confréries qui portent leur nom. Les femmes occupent une position délicate mais pas moins acceptée dans ces confréries. Les tombeaux de certains maîtres soufis deviennent de hauts lieux de pèlerinages fréquentés par des milliers de fidèles. C’est le cas de Konya, Médine, La Mecque ou encore Boukhara.

3e Chapitre : Du Maghreb à la Chine et à l’Indonésie. Dans les divers pays où il est introduit, le soufisme s’adapte aux modes de vie locaux. Il constitue fréquemment une passerelle entre l’Islam et les autres religions auxquelles il emprunte parfois des éléments doctrinaux et rituels : avec le judaïsme et le christianisme en Anatolie et au Moyen Orient, avec l’animisme et le chamanisme ai Maghreb, en Afrique, en Asie centrale et en Indonésie, avec l’hindouisme en Inde, et avec le taoïsme  en Chine. Fasciné par son dynamisme et ses richesses, plusieurs Européens vont puiser dans le soufisme, ici un renouveau, là un enrichissement de leur vie spirituelle. Le soufisme ne passe pas sans difficultés l’épreuve de la modernité mais parvient néanmoins à maintenir l’essentiel de ses enseignements dans des cénacles discrets.

Thierry Zarcone est directeur de recherche au CNRS, il a vécu 9 ans en Turquie et 2 ans en Asie centrale. C’est un spécialiste de l’histoire religieuse dans les mondes turcs et iraniens, il fut professeur durant 1 an à l’université de Kyoto au Japon. Il s’est particulièrement intéressé au soufisme et codirige à Paris une section soufisme chez Maisonneuve.

Il a écrit : Le journal d’histoire du soufisme. Mystiques, philosophes et francs-maçons. Secrets des sociétés secrètes en Islam. Les Derviches tourneurs, doctrines, histoire et pratiques.

  

les symboles de l’islam

Malek chebel

Edition ASSOULINE

 1999

Troisième religion du Livre, la plus récente, l’islam partage avec le judaïsme et le christianisme la glorification d’un Dieu unique.

Son messager, le prophète Mohamed, a reçu la révélation divine contenue dans le Coran et a fondé en Arabie centrale la première cité-État de l’Empire musulman, Médine. En treize siècles, l’islam est devenue une religion puissante dont les symboles, tant sur le plan de la doctrine, de l’architecture que du vêtement, trahissent l’originalité pour celui qui sait les lire.

Sa présence de plus en plus affirmée dans de nombreux pays est une invitation à en mieux comprendre les préceptes et les gestes, à en apprécier les aspirations et les objets.

Ce livre est une synthèse visuelle de la civilisation arabo-islamique à son apogée et, surtout, un rappel vivant de l’islam d’aujourd’hui.

Y sont traités : Allah, Mohamed, le Coran, la prière, la profession de foi, le jeûne, l’aumône, le pèlerinage, la Mecque, la Kaaba, le mihrab, les fêtes et rituels, et les couleurs.

 

le tabernacle des lumiÈres

AL - ghazâlî

Edition DU SEUIL

 1981

Abû Hâmid Muhammad Al-Ghazali naquit à Tûs, ancienne ville du Khorasan, province de l’Iran oriental, en 1058 – 505 de l’Hégire, laissant une œuvre considérable – plus de quatre cents titres – et honoré des noms prestigieux de « restaurateur de la Religion et de « preuve de l’Islam ».

Tour à tour docteur de la Loi, théologien dogmatique et théoricien du soufisme, il avait en effet combattu inlassablement pour faire triompher la Sunna et la foi sunnite de tous ceux qui menaçaient l’unité, la paix et l’équilibre de la Communauté musulmane rassemblée derrière le calife abbâsside de Bagdad.
Résumer une telle vie ne serait point une tâche aisée, si Ghazali lui-même n’avait indiqué dans un ouvrage à caractère biographique sa propre évolution spirituelle, le but qu’il s’était assigné et les adversaires prioritaires contre qui il luttait.

   

L’INSTANT SOUFI

Eric GEOFFROY

Edition Acte Sud

 2000

Que cherchez-vous dans le soufisme ? Le soufisme, parfum de l’islam, saveur de la vie, éveil à l’univers, acuité de la conscience, vigilance qui ne quittera plus l’âme, qu’elle le veuille ou non : une fois engagé sur la Voie, tu lui appartiens.

Le soufisme attire, séduit, tandis que l’islam fait figure de repoussoir. Quel paradoxe ! Le soufisme, plénitude de l’islam, « voie d’excellence » évoquée par le prophète. Islam soumission exotérique à Dieu ; soufisme « soumission » ésotérique à Dieu, les deux faces d’une même pièce sont elles d’une matière différente ?

Le soufisme est la Sagesse éternelle incarnée dans le corps de l’islam. Certes, la Sagesse se trouve également ailleurs, le soufi témoigne simplement que l’islam, dernier message révélé pour cette humanité, est un support privilégie pour la réalisation spirituelle.

Au sommaire :

Que cherchez-vous ?   -  La porte étroite   -   Vivre l’Unicité   -   Maître et disciple   -   Le Fils de l’instant   -   Les montures spirituelles    -     Polir le cœur    -  

 

Une plaquette de 40 pages avec des paroles de sagesse extraordinaire.

 

L’ISLAM ET LE GRAAL

Pierre PONSOYE

Edition Arché MILAN

 1976

L’énigme du Graal est de celles qui ne cesseront jamais d’éveiller l’intérêt profond de l’homme qui médite, parce que son « lieu » est au-delà de tous les problèmes secondaires de l’esprit, dans la retraite très intérieure de ce mystère d’intellection qui, pour tous les grands spirituels, est une mémoire, la mémoire spontanée des choses divines. C’est au cœur de cette mémoire, de cette information essentielle de Dieu que son secret veut être cherché et découvert.

Encore n’est ce là qu’un seuil de préscience, et ce qu’il y a entre cette prescience et la Vision ineffable, c’est toute la distance spirituelle, toute la longueur de la quête spirituelle qu’évoque la parole de Job s’adressant à Dieu : « Mes oreilles avaient entendu parler de toi, mais maintenant mon œil t’a vu. »

La vérité et le but du Graal, est la « Vision de Dieu » à travers l’histoire de Galaad et la doctrine de l’imago Dei, cette doctrine sera reprise par Guillaume de Saint-Thierry et l’école cistercienne. Cette conception fut reprise également par le soufisme et l’islam qui inlassablement vont répéter que « voir et connaitre Dieu, c’est être semblable à Dieu », d’où l’union transformante de la créature avec son modèle divin.

L’islam, l’hébraïsme, la chrétienté s’engouffreront dans cet anthropologie mystique avec des noms différents ; En islam ce sera El Insan el-Kamil (l’homme universel) pour la cabale juive se sera l’Adam Kadmon, dans le taôisme Wang (roi), le Christ pour les chrétiens.

Chez Chrétien de Troyes et plus tard chez Wolfram Von Eschenbach avec son Parzifal, on va retrouver tous les ingrédients de cette quête spirituelle, avec ses mystères, ses valeurs, la plénitude de sa vertu céleste dont on n’accède que par qualification, et avec possibilité de mourir ou tout au moins de grands dangers.

Cette universalité du Graal avec ses nombreuses interprétations, dénotent surtout dans le Parzifal d’Eschenbach, une source non chrétienne et une influence islamique, d’où ce travail de recherche vers l’Orient.

Au sommaire de cet ouvrage :

Kyot    -     Le Baruk    -    Correspondances symboliques    -    Les Templiers    -    Le Temple et l’Islam    -    Coup d’œil sur les autres romans du Graal    -    La rencontre celtique    -    De l’empire d’Arthur à l’empire du Graal    -    La parole également valable     - 

7 M

MAHOMET  - LA PAROLE D’ALLAH

A. DELCAMBRE

Découvertes GALLIMARD

 1991

Au 6° siècle dans l’Arabie des déserts, naît, vit et meurt Mahomet. Dans la lignée d’Abraham, Moïse et Jésus, ils fondent une grande religion. 

Son histoire est ici restituée Fidèlement.

 

mulsulmans & soufis du tibet

jest & zarcone

Edition ARCHE – MILAN

2005

Cet ouvrage rassemble quatre études sur l’histoire de l’islam et du soufisme au Tibet et dans les régions himalayennes (Népal et Ladakh) par des spécialistes des mondes indien et himalayen, et de l’Asie centrale.

Vassili V. BARTHOL’D et Clifford E. BOSWORTH exposent la géographie et l’histoire médiévale du Tibet telles qu’elles apparaissent dans les sources musulmanes et Marc GABORIEAU aborde l’histoire moderne et l’ethnologie de l’islam tibétain.

Marc GABORIEAU et Thierry ZARCONE traitent ensuite la question des saints et des soufis originaires d’Inde et d’Asie centrale qui pénètrent au Tibet. 

Ils analysent les duels magiques de ces derniers avec le cinquième Dalaï-lama et leur rôle dans la diffusion de l’islam sur le toit du monde, et dans toute la chine. 

L’étude de Corneille Jest aborde l’islam tibétain à travers l’histoire actuelle des communautés musulmane de Lhassa et de leurs lieux de culte, mosquées et cimetières.

7 P

paroles d’un soufi

kharaqânî

Edition Du Seuil

 1998

Ce grand soufi nous a laissé un corpus littéraire qui fait partie des plus grands textes soufis plus de 600 paroles ou sentences sont ici exprimées.

Abul-Hassan Kharaqani (963- 1033), est l’un des premiers grands soufis d’origine iranienne sur lequel nous disposons d’un corpus littéraire.

L’essentiel de ce corpus se compose de deux textes principaux : La Lumière des sciences et un texte d’Attar, qui fait partie du supplément à son célébrissime Mémorial des saints.

Kharaqani a été unanimement reconnu comme Maître suprême dans son époque. Par ses paroles d’éveil, il s’inscrit dans la généalogie spirituelle, mystique et historique, des porteurs de lumière.

Aux anges qui lui demandent les raisons de sa vitesse, il répond : »Je suis un homme et je suis composé d’un mélange de lumière et de feu, la vitesse de ma course vient du feu du désir de Dieu ».

Génial analphabète, Kharaqani se distingue par l’intempérance et l’incontinence de son verbe. La plupart de ses paroles sont des énonces chocs où l’humilité du Maître entre en collision avec la gloire divine qu’il exprime.

Un siècle plus tard après Halladj, Kharaqani s’affirme vide toute connaissance héritée, comme le prophète Muhammad, il n’hésite pas à dire : »J’ai rencontré Dieu en fréquentant les ânes » mais aussi : « Le soufi est un corps mort, un cœur ravi, une âme brulée ».

 

Au sommaire de ce livre :

 

Première partie :  Autour de Kharaqani  -  Un portrait de Kharaqani  -  Les paroles de Kharaqani, un discours direct   -   La place de Kharaqani dans la vie spirituelle en Iran aux Xe et XIe siècle   -  Ni Maître, ni disciples  -  Une vocation spirituelle hors du commun  -

Deuxième partie : Les textes   -  La lumière des sciences  -   Munajat, invocations libres   -    Nafahat al-runs de Jamî   -     La notice d’Abu Abbas Qassab de Farid al-din Attar - 

 

 

paroles soufies

Textes recueillis par S. LIPA LACARRIERE

Edition ALBIN MICHEL

 2002

Quelques sentences et paroles soufies de Rumî, Emré & Bektas Véli.

Ces paroles soufies qui peuvent mener certains jusqu’à ce mystérieux rivage où « la mer chuchote le nom secret de Dieu » et où « âme et cœur contemplent les matins et les soirs ».

Les soufis dans leur diversité, avaient chacun leur façon de partie à la recherche de Dieu. Pour Yunus Emré, seule l’extase et la méditation lui convenait. Pour Rumî, l’anéantissement dans la grandeur divine exigeait la musique et la danse, seuls moyens pour l’homme, disait-il, de renaitre dans le mouvement du monde.

 

Cet ouvrage contient de superbes paroles, à méditer

 

POÉTESSES SOUFIES DE LA CONFRÉRIE BEKTACHIE

Thierry Zarcone

Edition Signatura

 2010

Dames illustres du soufisme et du Bektachie. Les femmes soufies bektachies bénéficièrent d’une liberté sociale, philosophique et spirituelle sans comparaison avec les autres mouvements mystiques en islam. Leurs poésies abordent librement de nombreux thèmes tels que la situation complexe de la femme musulmane, l’initiation et la symbolique soufie, la quête intérieure et la démarche ascétique, l’amour de Dieu et l’attachement au maître spirituel.

La confrérie bektachie est fondée en Anatolie centrale au XVe siècle par le Turc Balim Sultan que la tradition considère cependant comme son « second fondateur ». La première place revient en fait à l’éponyme Hadji Bektach Veli qui vécu à la fin du XIIIe siècle.

La confrérie se trouve au point de rencontre de plusieurs courants religieux : ordres mystiques, courants messianiques et gnoses diverses dont le soufisme n’est qu’une mouvance. Tous ces courants sont décrits comme hétérodoxes et hérétiques par les oulémas, docteurs de l’école sunnite de l’islam qui est dominante en Anatolie et dans le monde arabe.

Parmi les principales figures du soufisme féminin et des poétesses bektachies, on trouve Rabia al-Adawiyya, dont le célèbre poète persan Attard écrit « qu’elle est une bienvenue à la cour de Dieu, et qu’en vertu de son haut degré de sainteté, elle ne pouvait qu’être un homme »

Cette immense poétesse est le type de la femme ascète par excellence ; elle prône le détachement du monde et ne s’est jamais marié, ne se consacrant qu’à l’amour de Dieu. Par contre les autres poétesses soufies ne partagent pas cet idéal ascétique, elles préfèrent une autre voie, plus matérielle mais ne rejetant pas le monde et se consacrant à l’écriture de poèmes sur l’amour divin.

Cet ouvrage nous restitue de très beaux poèmes spirituels, de plus un historique nous explique ce courant soufi du 13e siècle qui voit éclore toute une école spiritualiste. De très nombreuses illustrations agrémentent ce livre.

Au sommaire de cet ouvrage :

Une cinquantaine de poésies de poétesses soufies

Histoire, doctrine et rituels du bektachisme,

Le missionnaire chiite, le soufi et le chamane

Le bektachisme comme religion tribale, et ses ennuis avec l’islam

Bektachisme et Alévisme, doctrines et rituels initiatiques

Dames soufies et poétesses bektachies

Expériences initiatiques soufies et la condition féminine

7 R

rûmÎ – la sagesse des derviches tourneurs

RUMÎ

Edition Véga

 2003

Ce Maître du Soufisme, nous a laissé des paroles de sagesse. Vénéré dans tout l’Orient, il a écrit le « Masnavî » poème mondialement reconnu comme étant le plus grand chef-d’œuvre spirituel jamais écrit. Ses paroles résonnent à travers les siècles, touchant le cœur des lecteurs de toutes les cultures.

Reconnu comme le plus grand poète mystique de l’islam, Rumî peut transmettre l’essence même de l’expérience religieuse, qui permet de voir le divin dans le quotidien et grise le lecteur avec sa forte passion pour Dieu, ce qui donne à ses poèmes une qualité universelle.

Cette anthologie réunit des extraits des œuvres mystiques les plus célèbres de ce grand écrivain persan.

L’essence de sa mystique est offerte au lecteur, qu’il cherche l’illumination dans le voyage spirituel, ou simplement un aperçu de l’étonnante aptitude humaine à la vision spirituelle, divine ou métaphysique.

Au sommaire de cet ouvrage :

 

A propos du divin : Devenir un aimant Dieu  -  Chercher Dieu  -  L’union avec l’Aimé  -

Le monde spirituel : Le miroir du divin  -  L’esprit humain  -  Le but de la Vie  -  Une Vie au-delà  -

La Voie soufi : Transcender le Moi  -  Purifier le cœur  -  Libre arbitre  -  Un œil qui voit  -

Vivre dans l’esprit : Une Vie de foi  -  Prière et souvenir de Dieu  -  Apprendre les vertus  -  Eviter les pièges  -  Epreuves et souffrances  -



 

RUMÎ - LE MATHNAWÎ – LA QUÊTE DE L’ABSOLU

Djalâl – Od – Dîn Rûmî

Edition DU ROCHER

 2004

Il peut paraître paradoxal qu’une œuvre aussi importante que le Mathnawî, sans conteste l’un des sommets de la littérature universelle, soit traduite pour la première fois de la langue persane en français, plus de sept siècles après la mort de son auteur. Celui-ci, DJALÂL – OD – DÎN RÛMÎ (1207 – 1273), fondateur de la célèbre confrérie soufie, connue en Occident sous le nom de derviches tourneurs, est à la fois un grand maître spirituel – désigné dans tout l’Orient comme « Mawlânâ », le maître par excellence – un poète, un philosophe, et aussi un voyant : ne parle-t-il pas – au Moyen Âge ! Des dangers de la fission nucléaire et de la pluralité des mondes ?
Il est l’auteur de plusieurs ouvrages : Odes mystiques, Quatrains, Le Livre du dedans : tous reflètent son amour de la beauté, sa nostalgie du divin. Son œuvre principale, le Mathnawî, vaste théodicée, qui constitue le plus profond commentaire ésotérique du Qor’an, est encore lue et méditée dans tous les pays de l’Islam presque à l’instar du Livre saint lui-même.
Elle présente en même temps cette remarquable caractéristique d’être rédigée de façon très accessible, avec une admirable simplicité, permettant ainsi une lecture à plusieurs niveaux. Elle se veut avant tout, en effet, un itinéraire de l’âme vers Dieu, l’âme exilée de sa patrie spirituelle et qui, unie à l’univers tout entier, au sein d’un cosmos sacralisé, poursuit sa quête de l’Absolu.
Une œuvre monumentale de 1 700 pages.

 

rûmÎ – le miroir infini

Rachid koraichi & m. lostia

Edition alternatives

 2001

Ce miroir infini est un monument de la pensée soufi. Le mystère de l’Amour est omniprésent tout comme chez R. Lulle et les objectifs maçonniques de bonheur dans la vertu s’y retrouvent.

Ce livre est magnifiquement calligraphié par R. Koraichi et c’est à une métaphysique de l’Art Sacré à laquelle nous sommes invités.

 

RUMÎ-  les quatrains de rûmÎ

Calligraphies d’Hassan MASSOUDY

Edition Albin Michel

 2003

Rumî, que le monde de l’islam désigne comme « Mawlana – notre Maître », n’est pas seulement l’un des plus grands penseurs mystiques de tous les temps, qui au XIIIe siècle, parlait déjà de la fission de l’atome et de la pluralité des systèmes solaires, il est aussi l’un des plus merveilleux poète de la littérature universelle.

Ses quatrains expriment toutes les nuances des états spirituels : désir, passion, nostalgie, rêve, mélancolie amour… Ils nous font saisir, par une sorte d’intuition fulgurante, un univers où tout se fonde sur la quête de l’Absolu.

L’interprétation que le calligraphe et peintre Hassan Massoudy, d’origine irakienne, donne des poèmes de Rumî, reflète admirablement l’enseignement soufi, à la fois tradition vivante et sagesse universelle.

 

rumΖ rubai’yat

od dîn rûmî

Edition ALBIN MICHEL

 1993

Djalâl-od-Dîn Rûmî que le monde de l’Islam désigne, par respect, comme « notre maître » (Mawlânâ, Mevlana en turc) n’est pas seulement l’un des plus hauts penseurs mystiques de tous les temps, un voyant qui (au XIIIème siècle !) parlait de la fission de l’atome et de la pluralité des systèmes solaires, il est aussi l’une des plus grandes figures de la littérature universelle, et le fondateur de l’ordre des derviches tourneurs.
La mise de l’homme au diapason du cosmos, l’oratorio spirituel des derviches qui symbolise la ronde des planètes autour du soleil et, à un second niveau, la recherche du Soi, sont longuement célébrés dans les Rubâi’yât : comme les atomes, le soufi danse, et la musique ne fait que « réveiller les mystères du cœur ».
Tous les quatrains de ce livre font référence aux thèmes suivants :
L’amour – La beauté – Le cœur – L’âme – La quête – La nuit – Le jour – L’ivresse – La joie – La douleur – La raison – La folie – La vision – Le chant du monde – La mort physique – La mort mystique.

 

rumΠ - union des regards – fusion des âmes

Will johnson

Edition GANGE

 2005

Djalal al-Din Rumî, grand maître soufi, ne cessa de chercher la voie qui aboutirait à la fusion de l’âme en Dieu. En Novembre 1244, sa rencontre avec Shams de Tabriz est une révélation. Les deux hommes s’enferment en tête-à-tête.

Quatre-vingt-dix jours plus tard, Rumî réapparaît, transfiguré. Abandonnant fonctions, élèves et famille, il se consacre à la poésie et à la danse, fonde la confrérie des derviches tourneurs, et devient l’un des plus grands poètes mystiques universels.

Si aujourd’hui encore les soufis célèbrent cette rencontre, la nature exacte de leur relation demeure un mystère.
En se basant sur la poésie de Rumî, Will Johnson nous révèle la méthode contemplative pratiquée par Rumî et Shams : deux personnes assises face à face se regardent dans les yeux, véritables fenêtres de l’âme.

Peu à peu, le jugement s’estompe, la dualité disparaît, le cœur rayonne. plongé dans le regard de l’autre, le reflet de notre propre image cède enfin la place à notre essence spirituelle.

7 S

secret et sociÉtÉs secrÉtes en islam Turquie, iran et asie centrale xix° & xx° siècles FRANC-MAÇONNERIE, carboneria et confrÉrie soufis

Thierry zarcone

Edition archE milan

 2002

Ecrire l’histoire de la Franc-maçonnerie, de la Carboneria ou des confréries moyennes orientales au 19 e et 20 e siècle en terre d’Islam, n’est pas chose facile, mais écrire l’histoire de la représentation que s’en sont fait les francs-maçons et les carbonari musulmans, en est une autre.

Outre le fait que ces deux sociétés secrètes européennes ont séduit les Turcs et les Persans et qu’elles ont enrichi leur réflexion sur le secret et sur le mode de sociabilité qui s’en inspire, les modèles maçonniques et carbonaro ont été interrogés, perfectionnés, simplifiés et adaptés à la mentalité islamique, dans le cadre de nouvelles sociétés secrètes.

Les  caractéristiques du secret –indicible ou accessoire, absolu ou relatif – et le cérémonial adopté par ces sociétés, ont, en partie, déterminé cet essai de description et de classification de ces sociétés secrètes.

Celles-ci sont réparties en deux groupes selon que leur cérémonial est simplifié voire supprimé ou qu’il est, au contraire, enrichi à travers une lecture approfondie qui cherche à reconnaitre les traditions islamiques dans la tradition initiatique occidentale, lecture qui s’inspire du soufisme, de la Futuwwa et du mode de sociabilité confrérique (tarîqa).

 

Au sommaire de cet ouvrage très riche :

 

Chapitre 1 : Franc-maçonnerie en terre d’islam : Les premiers francs-maçons  -  La franc-maçonnerie politique, et réformiste dans le monde iranien  -Une Franc-maçonnerie de musulmans  -

Chapitre 2 : Quel modèle pour une sociabilité secrète : En Turquie, le comité union et progrès  -  Du secret des bektachis au secret des fracs-maçons  -  Secrets de métier et secret indicible, Futuwwa et corporations musulmanes  -  Les divulgations maçonniques et bektachies  -

Chapitre 3 : Le secret : Le secret et les secrets  -  Du secret des bektachis au secret des Francs-maçons  -  Influences carbonari et sociétés secrètes russes  - 

Chapitre 4 : Le modèle Carbonaro-maçonnique : En Asie centrale, les épigones du comité Union et Progrès  -  En Iran, la ligue et la société de l’humanité  -  Serments, secret et hiérarchie  -

Chapitre 5 : La Voie du symbole : Lectures islamique de la Franc-maçonnerie  -  La maison de l’Oubli  -  La confrérie de la vertu  -  La société de la Fraternité  -   

 

secrets initiatiques en islam & rituels maçonniques – druzes - ismaÉliens – alaouites – confrÉries  soufies

J.M. aratingi & c. lochon

Edition L’Harmattan

2008

La situation dramatique, dans laquelle est plongée une grande partie du monde musulman pour des raisons d’instrumentalisation politique de la religion, est souvent analysée comme rendant impossible la mise en place de structures philosophiques, corporatives ou ésotériques qui exigent paix et discipline, reconnaissance de l’autre dans sa différence et fraternité, recherche spirituelle et cohésion sociale. Et pourtant ces structures se sont constituées dès les premiers temps de l’Islam.

Cet ouvrage permettra, souhaitent les auteurs, de replacer l’Islam dans la marche de l’humanité et de l’humanisme. Comme en Occident, où les structures des anciennes corporations avec leur initiation progressive, la chevalerie, les cercles d’intellectuels comme ceux d’Oxford, auront préparé l’éclosion, au XVIIIème siècle, siècle des lumières, de la franc-maçonnerie opérative, le monde musulman aura offert, dans ses différentes composantes socioculturelles, géographiques et même religieuses, par le rôle des confréries, des corporations, de l’esprit chevaleresque (Futuwwa), les mêmes possibilités d’ouverture sur une appartenance à des structures philosophiques et humanistes.

Ce livre analyse la situation des confréries, des corporations, de la chevalerie d’Orient et d’Occident, le chiisme, les Ismaéliens, les Druzes, les alaouites, la situation de la Franc-maçonnerie au Proche Orient et au Maghreb, la tolérance, les Fatimides, l’équilibre entre le mystique et la politique chez les islamistes, des entretiens avec des Druzes Libanais, le triple baiser etc.

Au sommaire :

 

Arbre et Islam  -  Les structures ésotériques musulmanes  -  les confréries, les corporations   -  Chevalerie d’Orient et d’Occident  -   Branches initiatique du Chiisme   -   Arbre des Chiites et Batiniyyin   -   Les ismaéliens  -  les Druzes  -  Les Alaouites  -  les lettres arabes et leur équivalent en chiffre   -  Une lecture soufie du Coran  -  La tolérance selon les Frères de la pureté  -  Un calife fatimide, partisan de la monogamie  -  Mystique et politique, le Coran des Islamistes  -  Entretiens avec des personnalités Druzes libanaises  -

 

7 T

 

SKALI - LE FACE À FACE DES COEURS – LE SOUFISME AUJOURD’HUI

Faouzi Skali

Edition Le Relié

 1999

A la question : en quoi consiste le soufisme ? Abou Said Ibn Abi Ikair répondit : Ce que tu as en tête, abandonne-le ; ce que tu as en main, donne-le ; ce qui t’advient, ne l’esquive pas.

Le soufisme est la tradition mystique de l’Islam, religion révélée, porteuse d’humanisme et de paix. Parfois incompris par certaines autorités religieuses formalistes, les soufis ont de tout temps vécu leur foi avec humilité et discrétion, en respectant la pluralité de pensée et en affirmant la nécessité de la diversité des voies en fonction des aspirations de chacun.

Le soufisme n’est pas une école, ni une doctrine, c’est un état d’âme et un état d’être ; il est le cœur de l’islam ! Une grande tradition spirituelle, une invitation à l’hospitalité et à la tolérance, et si aujourd’hui le soufisme était la chance de l’islam ?

Le soufi cherche le dépassement de soi, l’ouverture intérieure, la dissipation des voiles successifs afin d’atteindre le but final. Le meilleur que l’on puisse demander à Dieu est ce qu’Il nous demande ; le chemin de ceux qui marchent en esprit et traversent cet espace intérieur aboutissant à l’expérience de la réalité spirituelle et divine, se distingue du simple chemin religieux.

Quand il s’agit d’un cheminement intérieur, le sens de la demande change : on ne situe plus dans la dualité du bien et du mal, du plaisir et de la souffrance, mais dans une relation directe, et l’on aspire à un retour à la source de toute réalité ; on ne se satisfait plus des dons eux-mêmes, on aspire à s’élever jusqu’au donateur.

Au sommaire de cet ouvrage :

La voie de transformation intérieure - Voie de rigueur, voie de beauté - le guide et le disciple - le secret et l’autorisation divine - la Loi Divine - confiance et Dieu et vigilance intérieure - la pratique spirituelle - les états spirituels à l’ouverture - la politesse spirituelle - le sens du don - la chevalerie spirituelle - la quête et le dévoilement - l’amour spirituel - le cœur -

 

SKALI - tracE de lumiÈre – paroles initiatiques soufies

Faouzi skali

Edition ALBIN MICHEL

 2004

Trésor des confréries soufies, les sapiences (Hikam) ont été enseignées dans les grandes universités islamiques, de la Qarawiyyîn à Al-Azhar. Jaillies des intuitions spirituelles de maîtres soufis tel Ibn ‘Atâ’ Allâh, ces joyaux de sagesse marient le paradoxe et l’évidence profonde pour mieux nous initier au mystère de l’amour divin.
Renouant avec cette grande tradition spirituelle et littéraire, Faouzi Skali, l’auteur de La Voie soufie et membre d’une confrérie, relit ces Hikam comme autant de jalons sur le chemin de l’expérience spirituelle.

Contes et poèmes initiatiques accompagnent le lecteur dans la découverte de cette sagesse universelle.

7 V

vivre l’islamle soufisme aujourd’hui

Cheikh khaled bentounes

Edition

 2003

Contrairement aux idées reçues et mensongères trop souvent répandues, il existe dans l’Islam une dimension de paix, de fraternité et d’humanisme, une dimension spirituelle universelle contenue dans le message du prophète Mohammed : le Coran.

Profondément inspiré par celui-ci, le Cheikh Khaled Bentounés, évoque les relations entre l’Islam et l’Occident, la place de la femme dans l’islam, les raisons de l’intégrisme, l’Algérie et son héritage religieux, l’islam et le soufisme, le rôle spirituel de l’homme, le sens de la prière, le cycle de la prophétie…

D’une parole sincère et libre, le Cheikh Bentounès montre comment le soufisme, la mystique musulmane, unit en la personne les aspects à la fois ésotériques et exotériques de l’islam : deux dimensions qui n’étaient jamais dissociées chez le prophète Mohammed. Il avait toujours une face tournée vers Dieu et une autre vers les hommes.

Ce livre s’adresse à tous ceux qui refusent de cataloguer l’islam et sa spiritualité, mais sentent l’urgence de les comprendre, pour retrouver cette identité originelle qui unit l’homme à Dieu.

 

Au sommaire de cet excellent livre :

 

L’islam   -   Le but et la voie du juste milieu   -   Le soufisme, fraternité universelle   -   L’alternative du soufisme   -   La place de l’homme   -    Le sens chez l’homme intérieur   -   Le sens de la prière et l’intériorité   -   Le ramadan, mois sacré   -   Le réel et l’illusoire   -   La multiplicité de l’unique   -   Le monde réel   -   Science et spiritualité   -   Jésus et l’islam   -   Pour un islam de paix   -   La médecine Mohammédienne   -   L’éducation d’éveil à la citoyenneté   -   Où va la France   -   Eau profane et eau sacrée   -   Islam et laïcité en Europe   -   Des raisons d’espérer pour le XXIe siècle   -

 

 

voyageurs arabes

anonyme

Edition GALLIMARD – PLÉIADE

 1995

Récits de 4 voyageurs arabes, traversant la Chine, l’Inde, l’Irak, la Turquie, l’Égypte, l’Espagne, la Syrie, la France, la Russie, l’Afrique, et bien d’autres pays.

Entre les Xème et XIIème siècles, ces voyageurs arabes parcourent le monde et nous livre leur impression et surtout nous décrivent le monde et les mœurs de l’époque.

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SKALILA VOIE SOUFIE

Faouzi Skali

Edition Albin Michel

 1996

Percevoir le soufisme du dedans, comprendre sa perception du monde, c’est ce que l’auteur essaie de rendre communicable dans une certaine mesure, cela répond à l’expérience vécue de la Voie qui en a nourri l’écriture.

C’est d’elle que nait cette vision intérieure-extérieure à partir de laquelle l’auteur a voulu esquisser dans cet ouvrage, certains aspects de l’initiation spirituelle en Islam. Voie métaphysique, essence et esprit de la tradition, voie d’amour et de connaissance.

Le soufisme se présente avant tout comme une expérience spirituelle vécue, intérieure, dont le domaine se trouve au-delà de ce qui peut être appréhendé par la raison ou les sens physiques. Ce n’est que dans une étape ultérieure faisant suite à une réalisation spirituelle, que certains soufis, se servant d’un langage symbolique et métaphorique, transcrivent leur expérience sous une forme verbale.

Etant donné la spécificité du soufisme, il serait évidemment vain de s’arrêter à une critique théorique classique de la doctrine soufie comme cela aurait pu avoir lieu pour n’importe quel système philosophique : l’élément essentiel su soufisme est, son aspect « expérientiel », qui a lieu à travers l’initiation, et non pas son expression théorique.

La voie de la réalisation spirituelle soufie, afin d’acquérir la sagesse et la connaissance, passe par la mort à lui-même, à sa propre subjectivité : « mourrez avant de mourir » dit une parole soufie, c’est ainsi que le soufisme mène à cette connaissance.

Au sommaire de cet ouvrage :

1e partie : La science de l’unité : Et. Tawhid - les présences divines : El Hadarat El Ilahiyyah - Les types du moi - Qu’est-ce que la personnalité ? - La relation de servitude - De la relation entre le Nom et ce qui est nommé - de la caractérologie spirituelle - les facultés de l’âme - les formes et les degrés de l’âme parlante - La Grande et la petite intelligence - de la science - Shari A et Haqiqa - Les différents degrés de l’être, selon la terminologie coranique - Sur la poitrine : Es Sadr - sur le cœur : El Qalb - sur le fond du cœur : El Fu’Ad - sur la quintessence : El Lubb - L’Anthropos spirituel - Centres spirituels et création récurrente -

2e partie : Le Shaykh vivant - les degrés de la voie - le secret spirituel - la voie du Sirr et la voie du Tabarruk - la pédagogie initiatique - la progression initiatique - Typologie de la voie initiatique - la Fana et la Baqa - la dimension cosmique et spirituelle de l’Être -