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Chapitre 23 A - K   (  Travaux divers  )

 

 

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23 A

 

                                                                                       TRAVAUX ET PLANCHES  NUMERISÉS (Donc, disponibles)

                                             ces travaux serOnt expédiÉs par mail sur demande – Liste ci-dessous              

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les 4 niveaux de lecture dans la quÊte spirituelle

la chevalerie spirituelle       - 

le gÉnie parle    -

le passage    -

modernitÉ et voie spirituelle    -

labyrinthe et mandalas   -  

l’ultime initiation   -  

les passeurs    -  

la  libertÉ

le passeur entre 2 rives   -  

ÉternitÉ et immortalitÉ    -  

la rose et la croix    - 

promethÉe      -     -

la tolÉrAnce et ses limites   - 

emmanuel  -

transcendance et immanence  -  

les  7 Échelons ascendants  -

dante et bÉatrice  - 

l’amour de dante dans la divine comedie  -

27° et 28°  degrÉ   -

la mythologie nordique  -

ne soyez pas l’avare qui aura amasser des trÉsors pour les  enfouir

dans la caverne de son cœur

hiram,  filiation maçonnique   -    

la symbolique des nombres  -

le saint des saints dans la recherche maçonnique     -

louis cattiaux,  le verbe perdu et retrouvÉ par charles d’hovgvorst

au colloque canseliet   -

Tubalcaïn    -  

transmission et fidÉlitÉ.

le soupir du maure   -

la beautÉ sauvera le monde (allocution)    -

21° degrÉ   g. p. noachite   - 

22° degrÉ    -

la clef d’ivoire    - 

la lame « force » dans le tarot    -

le chevalier de ramsay   - 

le chevalier  kadosh    -

le sacrÉ en nous   -    

les  5 corps platoniciens  -

l’hermÉtisme du 15° au 18° degrÉ du reaa

l’œil         -               

tu es une volontÉ   -  

la colonne   boaz   -

l’espace temps sacrÉ en loge     -

le centre et la notion du centre    - 

le  martinisme   -  

le silence alchimique  -

le silence de p. BACHELET

le tarot et la rose+croix     -  

les transgressions      -

temple noir et temple rouge  au 18° degré      -

que sommes nous venu faire en  f.m ?    -   

les vallÉes au 18° degre   -

l’alchimie au  R.E.A.A.  

Alchimie et hermetisme  en loge symbolique au reaa   -   

le glaive et le caducÉe      -  

le caducÉe de mercure      -      -  

le puits et l’Échelle      -

le tarot et la rose+croix        -

SHIBOLETH    

la   dualitÉ  et sa rÉalite quotidienne -

les 5 points parfaits de la maÎtrîse           -           

le petit poucet         -   pinocchio   - (contes esoteriques)

san jordi et le dragon    - 

le bestiaire au r.E.A.A.    

conscience et renaissance (colloque de lille 2009)    -

de babylone a jÉrusalem  (arche royale)     -

HIRAM ET L’IMMORTALITÉ   -

LA NOTION D’AMOUR AU 18e degré

L’AMOUR AU 18° degre

CHEVALIER DE ROYAL- HACHE

la rÉgularite      -      

au delà du miroir    -

JUBELO  JUBELA  JUBELUM  (RITE YORK)   -

LE PRINCIPE             -  

LE  CHEMINEMENT ÉSOTERIQUE    -

rÉgle EN 12 POINTS AVEC LES COMMENTAIRES DE CHAQUE POINT  -

LA ROSE ET LA CROIX  - (enseignement rosicrucien)     -   

LA  GNOSE  antique et moderne (chemin de connaissance et d'Éveil

la chaÎne d'union et la chaÎne indestructible

diverses planches en couleur sur les chakras -

les verbes Être et avoir dans une dÉmarche initiatique

l'assurection, mot clÉ sur le chemin spirituel

la sourate du vide de lacarriere

le simorgh et la confÉrence des oiseaux

pic de la mirandole

le rituel, outil de transformation

PÉLERIN INCONNU, TU CONNAITRA LE MONDE, MAIS LE MONDE...........

LES  SIRÉNES  D'ULYSSE

MÉDÉE, MAGICIENNE, FEMME ET INFANTICIDE

LE CHEVALIER ERRANT

LES MYTHES, GÉNÉRALITÉ ET APPROCHE SUCCINTE

L'ÉTERNEL RETOUR

LE PÉLERINAGE

MORT ET RENAISSANCE

L'ALCHIMIE AU 18°

ULYSSE

RABELAIS

ISIS, OSIRIS ET SES MYSTÈRES

LES MYTHES FONDATEURS DE LA GENÈSE

LA PRAXIE  AU 31° DEGRE

LE JUGEMENT ET THEMIS AU 31° DEGRE

LE TIRE BOUCHON SUISSE

EMMANUEL 18°

INRI 18°

LES MYSTÈRES D’ÉLEUSIS

CONFÉRENCE DE LAMBETH. DISCOURS DE SIR JONATHAN SACHS GRAND RABBIN DE G.B.

LA SPIRALE ET LE CENTRE

7 ans et plus (3e degre) 

L’arbre de vie et les SÉphiroth

Les 2 magies noires et blanches

essai sur le chamanisme

dans le ventre de sa mÈre (discution entre 2 bÉbÉs sur l’aprÈs-vie »

DÉISME ET THÉISME    -

LA PAROLE PERDUE    -

LA BIBLE, POURQUOI ET COMMENT LA LIRE (conférence du pasteur breyne)

ST EXUPERY

LES 3 FENÊTRES

LE FATAL CATACLYSME DE L’ESPRIT 18e

J’AI A ME PERFECTIONNER

LES 5 POINTS PARFAITS DE LA MAÎTRISE

HIRAM EST IMMORTEL

SCHIBOLETH

LE TAROT ésotérique

LE PARDON

LA QUADRATURE DU CERCLE

DE V.I.T.R.I.O.L  AU CENTRE DE L’IDÉE

DIVERSES pensÉes SUR LE SILENCE

LA  CÉNE  AU 18e degré

LE CHEMIN DE L’Éveil OU L’ULTIME VOYAGE

LE CENTRE LE PLUS SACRé

DE VITRIOL AU CENTRE DE L’IDEE

LE CHEVALIER DE ROYAL ARCHE 13°

LE CONCEPT DE GADLU

LA ROSE ET LA CROIX 18°

Je crois en dieu

a MÉDITER

CHEMINEMENT SPIRITUEL

DIALOGUE ENTRE L’équerre ET LE COMPAS

TERRE DE SILENCE

SAGESSE   FORCE   ET   BEAUTE

LE PRINCE DES tÉnÈbres

SUR LE SABLE DE LA PLAGE

LA CLÉ

LES GANTS BLANCS

LA ROUE, LE CERCLE, LES CYCLES

LES CHAKRAS

LES TAROTS

LA VIEILLESSE

LA PANTOUFLE AU R.S.E

LA PAROLE DU SILENCE

LES tÉnÈbres

WILLEMSBAD

TERRE DE SILENCE

rÈflexion SUR LE SILENCE

PARTICIPER EN fRANC- maçonnerie

le coq

LA CHARITÉ AGAPÉ (R. DACHEZ)

LE UN ET LE MULTIPLE

JUSTICE, EQUITE ET miséricorde

L’HUMILITÉ

DU RELATIF A L’ABSOLU

ASSUMER LA MORT

VOIE MYSTIQUE, VOIE INITIATIQUE

Mythe ET MYTHOLOGIE

LA FORCE ET LE TAROT

TAROT ET ROSE+CROIX

LE DOUTE et la certitude

QUEL EST VOTRE DESSEIN EN ENTRANT DANS L’ORDRE ?

NOEL ET SA LECTURE métaphysique  -  PARU DANS LE N° 5 DE MONADE  - EXCELLENT !!!

LA FILIATION SPIRITUELLE

LE SAINT DES SAINTS DANS LA RECHERCHE INITIATIQUE

LOUIS CATHIAUX, LE VERBE PERDU PUIS RETROUVE

CHRONIQUE D’UNE MORT ANNONCEE – TAROT LAME 13

LE SACRIFICE DANS LE TAROT  LAME 12

 

ARTS MARTIAUX     -   L’AÏKIDO

 

 

 

 l’Aïkido, un art initiatique universel

 

Quand pour la première fois, lorsque le débutant monte sur un tatami, il ignore alors toute la richesse  qui va se présenter à lui, tant est, qu'il soit assidu et persévérant …..Rien ne laisse présager que, derrière cet art martial se profile une transmutation d'une beauté incroyable …....

 

Au premier coup d’œil cet art ressemble à une danse sans heurt, tout est rond, fluide, et se pratique avec une apparente facilité, et avec une redoutable efficacité  Commence alors un long apprentissage, celui de dégrossir ce corps qui ne répond pas avec autant de précision que l'on souhaiterait, en fait ce corps s’avère gauche, maladroit, mal dégrossi étrangement le débutant ne sais plus se servir de ses membres ne parviens plus à se latéraliser, il a l'impression que son corps lui échappe, et c'est là un grand moment de solitude et de remise en question, comment font ils les autres pratiquants pour avoir tant de facilité dans leurs pratiques ? pourquoi lorsque le professeur explique les mouvements cela semble t'il si facile et qu'une fois qu'il s'agit de les expérimenter tout devient si compliquer ? comme si, ce corps, que l'on habite refusais de répondre correctement, un peu comme s'il était insoumis 

Lentement alors commence un travail qui s'apparente à l’œuvre au noir

 

Celui ou le corps se dégrossi, ou il réapprend à reprendre son propre contrôle, ou il s’aperçoit que tout ce qu'il pensait être acquis n'est que chimère Il faut se débarrasser petit à petit de certains schémas, de certaines habitudes, qui sont autant d’éléments polluants, de réflexes inadaptés  il faut aussi et surtout en réapprendre beaucoup d'autres, leur simplicité est perturbante, car l'apprenti est truffé de concepts d'une incroyable complexité et revenir à la simplicité demande de nombreux efforts (car la vie est simple, c'est l'égo qui rends tout d'une très grande complexité)

 

Les débuts sont fastidieux, ce corps que l'on était convaincu de posséder n'est qu'un étranger, qui plus est, refuse de répondre aux exigences que l'on pensait acquises A cela s'ajoute une philosophie de vie, basée sur le respect de soi, de l'autre, du lieu qui devient un endroit d’étude, un lieu privilégié, un lieu consacré …l’élément terre est expérimenter  (l’équerre)

 

le temps passe, certains reste, d'autres quitte cet art trop exigeant, qui impose tant de remise en questions, un art qui fatigue, qui fait transpiré  ou l'on apprend des termes qui appartiennent à une autre langue, ou, ce qui nous semblais satisfaisant hier, ne nous semble plus adapté aujourd’hui on travaille à genoux, debout, avec ou sans armes et pas toujours avec les personnes qui sont facile à '' bougé ''

 

Puis vient avec le temps et beaucoup de pratique l’œuvre au blanc  le corps s'est assoupli, et avec lui l'esprit, quelque chose a mûri, le ressenti, sa relation à l’autre, à sois, n'est désormais plus la même ….

on commence à percevoir d'autres dimensions en son fort intérieur, au départ les attaques étaient ressenties comme des agressions, désormais on ne fait qu’expérimenter un mouvement, la conscience de son corps s'est affiné, ainsi que la conscience de sois  son niveau d'exigence ne cesse d'augmenter, parce que l’on sent, on sait de manière intuitive que tout ces efforts ne sont pas vains, que quelque chose se construit à l’intérieur de sois, quelque chose d'unique on sait que là quelque part en soit se cache une vérité, quelque chose d'essentiel, mais ce n'est là qu'un vague sentiment qui prend au fur et à mesure de la pratique une dimension plus précise une sorte de trésor à conquérir, qui, s'apparente à une forme de liberté, une sérénité que l'on souhaiterait gérer en continu, mais qui nous échappe,  alors commence une impérieuse recherche, l’élève deviens un Perceval en quête de son Graal

c'est le travail sur les éléments air et eau, (le compas)

 

Enfin vient l’œuvre au rouge : quand l’Apprenti monte sur le tatami il sait qu'il est dans un lieu consacré, et que, quelque soit son niveau il n'est et ne restera jamais qu'au début du début, il est et restera quelque soit son niveau de pratique et de compréhension un apprenti, un novice il a dépassé l'aspect grossier du corps pour l'emmené vers une sensibilité qui va croissante, son ressenti est un univers en constante progression  la trinité corps, cœur, esprit, sont désormais  uni, lorsqu'il pratique avec un partenaire il n'est désormais plus dans la dualité, juste dans un échange qui se veut harmonieux, en communion, en osmose, la volonté de vaincre n'existe plus, seule l’adaptabilité dans l'instant compte  un instant d’éternité ou il ne s'agit plus de prouvé à sois ou à l'autre sa pseudo supériorité mais juste d’être dans l'ici et le maintenant, pour évoluer sur une dimension sacrée, celle de la spiralité divine, un espace particulier ou le temps ne semble pas avoir la même valeur …..on recherche l'essence qui anime son sois profond, cette lumière qui est cachée par des rideaux de brumes due à notre ignorance  le travail devient celui de l’étude des 6 directions, le haut, le bas, le devant, le derrière, et les deux cotés, ou l'on apprend à ce diriger dans l’espace, celui à l’extérieur de sois et surtout celui de notre intériorité on prend conscience du rythme qui vit en nous et a l’extérieur de nous, qu'il nous faut mourir à nous même autant de fois qu'il nous sera possible, car à chaque mort se profile une nouvelle vie avec de nouvelles données, de nouvelles compréhensions, qui parfois bouleverse ce que nous croyons acquis , il nous faut alors abordé de nouvelle strates, un passage obligé qui nous force à grandir, a évolué, c'est une forme de chaos qui donnera naissance à chaque fois une nouvelle dimension intérieure

(l’alchimie)

 

L'ancrage à la terre, en descendant ses appuis, en s’enracinant, est acquis, les rotations qui génère l’absence d'opposition donne vie à la spirale, cette force incroyable qui s'exprime en sois, (l’ADN) et aussi à l’extérieur de soi  (la rotation des planètes)  la conscience que la rencontre des deux spirales, l’une terrestre et l'autre cosmique se réunissent au niveau du deuxième chakra et que cette force s'exprime à travers le ventre on sait de manière intuitive que le premier souffle vient avec l'incarnation du corps, et que l'expiration sera la dernière au moment de notre mort, d’où l'importance de notre souffle)  entre les deux se trouve notre vie qu'il nous faut remplir de savoir , de connaissances, en cherchant à ,l’intérieur de nous , mais surtout en partant en conquête de notre intériorité ( le feu de la transmutation ) on apprend à diriger l'autre, à donner une direction qui consiste à remettre sur la voie du retour au calme, à l’harmonie, à la paix ….

 

Dans sa pratique il utilise une dimension particulière, celle de la visualisation qui associée au ressenti, et au cœur, donne au pratiquant une liberté d'expression extraordinaire le corps et l'esprit sont détendu, prêt à accueillir  l'attaquant en le prenant dans son cœur (création du vide, état de paix, absence de dualité, ou toutes les directions proposées ne sont que suggérées, ce qui donne une très grande liberté d’action) l’Ego est en veille, l'apparence ne devient plus la référence vitale, par contre l'intuition, le ressenti et le souffle deviennent les outils principaux   les dimensions spatiales sont de mieux en mieux intégrées et gérées

la chute s'est transformée en liberté, (l’expression et l’expérimentation du vide) l’arrogance, l'impatience se transforme en humilité  , l’épreuve se transforme en expérience la soumission en acceptation la victoire et la défaite sont intégrées comme étant des illusions   la force brutale, s'est transformée en une énergie bienfaisante que verticalité et horizontalité sont acquis   (fil à plomb et niveau) il est plus facile désormais de prendre l'autre dans son cœur car on sait intuitivement que l'autre et sois ne sont qu'une seule et même entité …...... (l’Égrégore, la source)

 

l’apprenti conçoit son rôle en tant que canal, il est conscient d’être un trait d'union entre la terre et le ciel (relation avec l’akassa, l’éther) l'élément feu est expérimenté, (les tables des lois, les textes sacrés) il comprend que le chemin emprunter a des étendues qui dépasse son imagination, et qu'il n'est rien ou si peu de chose par rapport au grandTtout  il prend conscience de son ignorance, et que l'important n'est pas l'objectif mais le chemin parcouru

 

l’aïkido possède une force qui va bien au-delà d'une simple étude intellectuelle car il propose un travaille sur le corps, c'est dit on un yoga vivant l'étude oblige une transformation par une mise en pratique, à travers l'étude des 21 mouvements de bases et ce à travers 3 concepts, le physique, le mental, le cœur l'harmonisation de ces 3 concepts ouvrent à leurs tours d'autres champs d'investigations qui sont  le travail énergétique (le Ki) la visualisation créative la conscience d'autres plans  l'aikidoka devient au cour de son initiation un guerrier en quête de paix (intérieure et extérieure)  (un guerrier n'est pas un simple combattant, c'est un être qui cherche à approfondir ses connaissances afin d'en faire bénéficier les autres êtres)  c'est un être qui cherche à travailler en conscience, avec trois principes fondamentaux la  pensée juste  (élaboration, analyse, réflexion, qui s’élabore dans le silence …...)

la  parole juste  (transmission, la sagesse, la bienveillance) l'action juste  (création, construction, l’expérimentation)

 

enfin on peu travaillé sur cet élément si important, sa conscience ….mais ceci est une autre histoire et un chemin qui se perd aux confins d'un univers qui n'est dévoilé qu'a ceux qui regagnent le grand Orient ….. celui ou tout n'est qu'amour et lumière  ….. (peut être la voûte étoilée …..)

 

 

DE  L’ÂME ET DE SON  DESTIN                                                                        VITO MANCUSO

 

 

 

 

De l’Âme et de son destin. Ed. Albin Michel

« Théologie universelle. (P. 65)

 

 La vie éternelle est le principal sujet de la théologie. Sa tâche consiste à éduquer les hommes à entrer ici et maintenant, sans attendre, dans la dimension de l’éternel, parce que l’éternité n’est pas après, à la fin, là-bas : elle est ici et elle est maintenant. Si elle n’était pas ici et maintenant, l’éternité ne serait pas à proprement parler l’éternité, elle ne serait qu’un temps prolongé. L’eschatologie ne porte pas sur un temps extérieur, l’attente d’un improbable retour du Christ glorieux au milieu des nuées. Elle concerne notre temps intérieur, la dimension la plus intime de l’âme. Parler eschatologie avec une certaine maturité spéculative, ce n’est rien d’autre que parler de l’âme. Voilà pourquoi ignorer l’âme conduit nécessairement à ignorer l’eschatologie. Quand nous parlons eschatologie, les arguments que nous mettons en œuvre ne sont pas tels qu’ils seront d’actualité seulement dans un lointain futur, mais nous nommons des régions de l’être qui habitent à l’intérieur de nous.

 

Parmi tous les arguments qui amènent les hommes à croire en Dieu, la vie éternelle est le plus décisif. A n’en pas douter, l’impossibilité de fonder en raison toute réflexion sur la vie éternelle annoncée par le christianisme nuit considérablement à la crédibilité de la foi chrétienne. C’est pourquoi je ressens la nécessité de reprendre la théologie sur de nouvelles bases et d’inaugurer ce que j’appelle la théologie universelle. Par cette expression j’entends un discours sur Dieu et notre relation réelle avec lui, autrement dit la véritable théologie, au sens propre du terme, mais construite à partir des données de la raison. La raison évidemment, n’est pas à comprendre ici dans le sens restrictif du rationalisme positiviste selon lequel elle est seulement ce qui peut être vérifié au niveau matériel – ce qui a pour conséquence que seules les affirmations de la science doivent être tenues pour vraies et que, par conséquent, le concept de vérité se retrouve réduit à la notion indispensable, mais plus limitée, d’exactitude. La raison est à entendre au sens spéculatif plus large d’intellect + conscience morale, c’est-à-dire ce que Kant définissait comme la « raison pratique », selon laquelle est également vrai ce qui ne peut pas être directement vérifié mais qui, par sa noblesse inhérente, par sa beauté morale innée, par sa capacité intrinsèque à produire le bien, enflamme les âmes et remplit nos vies- ce que Hegel désignait du nom d’ « esprit ». Vérité  dans le sens d’exactitude + sagesse, c’est-à-dire dimension globale de l’esprit qui non seulement connait et veut toujours mieux les données exactes de la science, mais sait aussi les utiliser. Vérité à laquelle on parvient en vertu d’ un travail non seulement intellectuel, mais aussi moral. Vérité qui pour être embrassée, exige un engagement total de l’intelligence et de la volonté, de l’esprit et du cœur, de toute la vie.

 

Je vois dans la raison entendue dans cette acception extensive l’organe privilégié de la dimension spirituelle authentique et, partant, de la réflexion théologique. Les données sur l’expérience du divin qui sont mises à jour par la raison dans ce sens ne peuvent que valoir pour tous et pour chacun, elles sont universelles. J’entends construire mon discours sur l’âme et son destin comme un essai de théologie universelle.

 

 

EXPLICATIONS SUR L’ANNÉE MAÇONNIQUE DE LA VRAIE LUMIÈRE

 

 

 

Les Francs-Maçons utilisent traditionnellement, dans leurs actes et leur correspondance, l'ère maçonnique. Il existe plusieurs systèmes qui peuvent varier en fonction des Obédiences.

D'une façon générale, les loges anglo-saxonnes, françaises et allemandes utilisent l’Année de la Vraie Lumière (A:.V:.L:.) ou l'Anno Lucis (A:.L:.) pour faire remonter symboliquement l'origine de la Maçonnerie à la création du monde selon la tradition biblique. James Ussher, théologien prolifique a notamment publié une chronologie situant la Création du monter à l'an 4004 avant JC.

La chronologie utilisée par Anderson dans la partie historique de ses Constitutions coïncide sensiblement avec cette chronologie, généralement acceptée par les différentes Eglises anglaises au début du XVIIIème siècle et qui, d'ailleurs, coïncide sensiblement avec les données bibliques.

Il convient donc, pour obtenir la date maçonnique, d'ajouter 4000 ans à la date calendaire ou « Ere Vulgaire » (E:.V:.)

 Traditionnellement, en Suisse comme en France, on utilise le calendrier julien faisant commencer l'année en mars.

On n'emploie pas les noms des mois courants, mais seulement leurs quantièmes. Par exemple le 3 février 2007 est le « troisième jour du douzième mois de l'année 6006 A:.L:. alors que le 1er  mars de la même année devient le premier jour du premier mois de l'année 6007 de la Vraie Lumière».

Actuellement dans un esprit de simplification il est cependant d'usage de n'ajouter que 4000 à l'année. Le reste de la date restant identique.

 

HUMOUR    -      COMMANDE D’UNE PIZZA DANS UN FUTUR PROCHE.

 

 

 

 

>> (Voici ce que peut nous réserver l'avenir avec l'interconnexion des ordinateurs et des bases de données)

>> Standardiste , Speed-Pizza : Bonjour.

>> 

>> Client : Bonjour, je souhaite passer une commande s'il vous plaît.

>> Standardiste : Oui, puis-je avoir votre NIN , Monsieur?

>> 

>> Client : Mon Numéro d'Identification National ? Oui, un instant, voilà, c'est le 6102049998-45-54610.

> 

>> Standardiste : Je me présente, je suis Noa Legarrec-Garcia. Merci Mr Jacques Lavoie. Donc, nous allons actualiser votre fiche : Votre adresse est bien le 174 avenue de Villiers à Carcassonne, et votre numéro de téléphone le 04 68 69 69 69. Votre numéro de téléphone professionnel à la Société Durand est le 04 72 25 55 41 et votre numéro de téléphone mobile le 06 06 05 05 01. C'est bien ça, Monsieur Lavoie ?

> 

>> Client :(timidement) : oui !

>> 

>> Standardiste : Je vois que vous appelez d'un autre numéro qui correspond au domicile de Mlle Isabelle Denoix, qui est votre assistante technique. Sachant qu'il est 23h30 et que vous êtes en RTT, nous ne pourrons vous livrer au domicile de Mlle Denoix que si vous nous envoyez un XMS à partir de votre portable en précisant le code suivant AZ25/JkPp+88.

> 

>> Client : Bon, je le fais, mais d'où sortez-vous toutes ces informations ?

>> 

>> Standardiste : Nous sommes connectés au système croisé des bases de données, Monsieur Lavoie.

 

>> Client (Soupir) : Ah bon !… Je voudrais deux de vos pizzas spéciales mexicaines.

>> 

>> Standardiste : Je ne pense pas que ce soit une bonne idée, Monsieur Lavoie.

> 

>> Client : Comment çà ?

> 

>> Standardiste : Votre contrat d'assurance maladie vous interdit un choix aussi dangereux pour votre santé, car selon votre dossier médical, vous souffrez d'hypertension et d'un niveau de cholestérol supérieur aux valeurs contractuelles. D'autre part, Mlle Denoix ayant été médicalement traitée il y a 3 mois pour hémorroïdes, le piment est fortement déconseillé. Si la commande est maintenue, la société qui l'assure risque d'appliquer une surprime.

>> 

>> Client : Aie ! Qu'est-ce que vous me proposez alors ?

>> 

>> Standardiste : Vous pouvez essayer notre Pizza allégée au yaourt de soja , je suis sûre que vous l'adorerez …

>> 

>> Client : Qu'est-ce qui vous fait croire que je vais aimer cette pizza ?

>> 

>> Standardiste : Vous avez consulté les 'Recettes gourmandes au soja' à la bibliothèque de votre comité d'entreprise la semaine dernière, Monsieur Lavoie et Mlle Denoix a fait, avant hier, une recherche sur le Net, en utilisant le moteur ' booglle2.com ' avec comme mots clés 'soja' et 'alimentation'. D'où ma suggestion.

> 

>> Client : Bon d'accord. Donnez-m'en deux, format familial.

>> 

>> Standardiste : Vu que vous êtes actuellement traité par Dipronex et que Mlle Denoix prend depuis 2 mois du Ziprovac à la dose de 3 comprimés par jour et que la pizza contient, selon la législation, 150 mg de Phénylseptine par 100g de pâte, il y a un risque mineur de nausées si vous consommez le modèle familial en moins de 7 minutes. La législation nous interdit donc de vous livrer. En revanche, j'ai le feu vert pour vous livrer immédiatement le modèle mini.

>> 

>> Client : Bon, bon, Ok, va pour le modèle mini. Je vous donne mon numéro de carte de crédit.

>> 

>> Standardiste : Je suis désolée Monsieur, mais je crains que vous ne soyez obligé de payer en liquide. Votre solde de carte de crédit VISA dépasse la limite et vous avez laissé votre carte American Express sur votre lieu de travail. C'est ce qu'indique le Credicard Satellis Tracer.

>> 

>> Client: J'irai chercher du liquide au distributeur avant que le livreur n'arrive.

>> 

>> Standardiste : Çà ne marchera pas non plus, Monsieur Lavoie, vous avez dépassé votre plafond de retrait hebdomadaire.

> 

>> Client : Mais, ce n'est pas vos oignons ! Contentez-vous de m'envoyer les pizzas ! J'aurai le liquide. Combien de temps ça va prendre ?

>> 

>> Standardiste : Compte-tenu des délais liés aux contrôles de qualité, elles seront chez vous dans environ 45 minutes. Si vous êtes pressé, vous pouvez gagner 10 minutes en venant les chercher, mais transporter des pizzas en scooter est pour le moins acrobatique.

> 

>> Client : Comment diable pouvez-vous savoir que j'ai un scooter ?

>> 

>> Standardiste : Votre Peugeot 408 est en réparation au garage de l'Avenir , en revanche, votre scooter est en bon état puisqu'il a passé le contrôle technique hier et qu'il est actuellement stationné devant le domicile de Mlle Denoix. Par ailleurs j'attire votre attention sur les risques liés à votre taux d'alcoolémie. Vous avez, en effet réglé quatre cocktails Afroblack au Tropical Bar , il y a 45 minutes. En tenant compte de la composition de ce cocktail et de vos caractéristiques morphologiques, ni vous, ni Mlle Denoix n'êtes en état de conduire. Vous risquez donc un retrait de permis immédiat.

>> 

>> Client : @#/$@&?#! "

>> 

>> Standardiste : Je vous conseille de rester poli, Monsieur Lavoie. Je vous informe que notre standard est doté d'un système anti-insulte en ligne qui se déclenchera à la deuxième série d'insultes. Je vous informe en outre que le dépôt de plainte est immédiat et automatisé. Or, je vous rappelle que vous avez déjà été condamné en juillet 2024 pour outrage à agent.

>> Client (sans voix) : …

> 

>> Standardiste : Autre chose, Monsieur Lavoie ?

> 

>> Client : Non, rien. Ah si, n'oubliez pas le Coca gratuit avec les pizzas, conformément à votre pub.

>> 

>> Standardiste : Je suis désolée, Monsieur Lavoie, mais notre démarche qualité nous interdit de proposer des sodas gratuits aux personnes en surpoids . Cependant à titre de dédommagement, je peux vous consentir 15% de remise sur une adhésion flash au contrat Jurishelp , le contrat de protection et d'assistance juridique de Speed assurance . Ce contrat pourrait vous être utile, car il couvre, en particulier, les frais annexes liés au divorce… Vu que vous êtes marié à Mme Claire Lavoie, née Girard, depuis le 15/02/2012 et vu votre présence tardive chez Mlle Denoix, ainsi que l'achat il y a une heure à la pharmacie du Canal d'une boîte de 15 préservatifs et d'un flacon de lubrifiant à usage intime.

> 

> À titre promotionnel, je vais faire joindre aux pizzas un bon de 5 EUROS de réduction pour vos prochains achats de préservatifs valable chez Speed-Parapharma . Toutefois, veuillez éviter les pratiques susceptibles d'irriter les hémorroïdes de Mlle Denoix, pour lesquelles Speed-Parapharma se dégage de toute responsabilité.

 

> Bonsoir Monsieur et merci d'avoir fait appel à Speed Pizza .

 

DANS LE VENTRE D’UNE MERE  -  DIALOGUE ENTRE 2 BEBES   -

 

 

 

 Deux bébés discutent.

- Bébé 1 : Et toi, tu crois à la vie après l’accouchement ?

- Bébé 2 : Bien sûr. C’est évident que la vie après l’accouchement existe. Nous sommes
ici pour devenir forts et nous préparer pour ce qui nous attend après.

- Bébé 1: Pffff... tout ça, c’est insensé. Il n’y a rien après l’accouchement ! A quoi
ressemblerait une vie hors du ventre ?

- Bébé 2 : Eh bien, il y a beaucoup d'histoires à propos de "l'autre côté"... On dit que,
là-bas, il y a beaucoup de lumière, beaucoup de joie et d'émotions, des milliers de
choses à vivre... Par exemple, il paraît que là-bas on va manger avec notre bouche.

- Bébé 1 : Mais c’est n’importe quoi ! Nous avons notre cordon ombilical et c’est ça qui
nous nourrit. Tout le monde le sait. On ne se nourrit pas par la bouche ! Et, bien sûr,
il n’y a jamais eu de revenant de cette autre vie... donc, tout ça, ce sont des histoires
de personnes naïves. La vie se termine tout simplement à l’accouchement. C'est comme ça,
il faut l'accepter.

- Bébé 2 : Et bien, permet moi de penser autrement. C'est sûr, je ne sais pas exactement
à quoi cette vie après l’accouchement va ressembler, et je ne pourrais rien te prouver.
Mais j'aime croire que, dans la vie qui vient, nous verrons notre maman et elle prendra
soin de nous.

Bébé 1 : "Maman" ? Tu veux dire que tu crois en "maman" ??? Ah ! Et où se trouve-t-elle ?

Bébé 2 : Mais partout, tu vois bien ! Elle est partout, autour de nous ! Nous sommes
faits d'elle et c'est grâce à elle que nous vivons. Sans elle, nous ne serions pas là.

Bébé 1 : C’est absurde ! Je n’ai jamais vu aucune maman donc c’est évident qu’elle
n’existe pas.

Bébé 2 : Je ne suis pas d’accord, ça c'est ton point de vue. Car, parfois lorsque tout
devient calme, on peut entendre quand elle chante… On peut sentir quand elle caresse
notre monde… Je suis certain que notre Vraie vie va commencer après l’accouchement...

 

ÉVOLUTION DES CONSTITUTIONS D’ANDERSON.

 

 

 

 

L'article 1 des Constitutions d'Anderson (1722) “Concernant Dieu et la religion” :

Approuvées par la Grande Loge le 25 mars 1722  et imprimées par ordre dans la première Édition du Livre des Constitutions paru en 1723 :

Le texte de 1723 :

Un MAÇON est obligé par sa Tenure d'obéir à la Loi morale et s'il comprend bien l'Art, il ne sera jamais un Athée stupide, ni un Libertin irréligieux. Mais, quoique dans les Temps anciens les Maçons fussent astreints dans chaque pays d'appartenir à la Religion de ce Pays ou de cette Nation, quelle qu'elle fût, il est cependant considéré maintenant comme plus expédient de les soumettre seulement à cette Religion que tous les hommes acceptent, laissant à chacun son opinion particulière, et qui consiste à être des Hommes bons et loyaux ou Hommes d’honneur et de Probité, quelles que soient les Dénominations ou Croyances qui puissent les distinguer; ainsi, la Maçonnerie devient le Centre d'Union et le Moyen de nouer une véritable Amitié parmi des Personnes qui eussent dû demeurer perpétuellement Eloignées.

Le texte de 1738:

(Ce texte est modifié à l'occasion de la transformation de la Grande Loge de Londres en Grande Loge d'Angleterre).

Un maçon est obligé par sa tenure d'obéir à la loi morale en tant que véritable noachite et s'il comprend bien le métier, il ne sera jamais un athée stupide, ni un libertin irréligieux, ni n'agira à l'encontre de sa conscience.

Dans les temps anciens, les maçons chrétiens étaient tenus de se conformer aux coutumes chrétiennes de chaque pays où ils voyageaient.

Mais la maçonnerie existant dans toutes les nations, même de religions diverses, ils sont maintenant tenus d'adhérer à cette religion sur laquelle tous les hommes sont d'accord (laissant à chaque frère ses propres opinions) c'est à dire être hommes de bien et loyaux, hommes d'honneur et de probité, quels que soient les noms, religions ou confession qui aident à les distinguer: car tous s'accordent sur les trois articles de Noé assez pour préserver le ciment de la Loge.

Ainsi la maçonnerie est leur centre de l'union et l'heureux moyen de concilier des personnes qui, autrement, n'auraient pu que rester perpétuellement étrangères.

Le texte de 1813:

(A la fin de la très longue scission entre les "Anciens" et les "Moderns", les deux courants se réunifient en formant l'actuelle Grande Loge Unie d'Angleterre qui inclut le texte suivant dans ses nouvelles constitutions.)

Concernant Dieu et la religion: un maçon est obligé, de par sa tenure, d'obéir à la loi morale et s'il comprend bien l'Art, il ne sera jamais un athée stupide ni un libertin irréligieux.

De tous les hommes, il doit le mieux comprendre que Dieu voit autrement que l'homme car l'homme voit l'apparence extérieure alors que Dieu voit le cœur.

Un maçon est par conséquent particulièrement astreint à ne jamais agir à l'encontre des commandements de sa conscience.

Quelle que soit la religion de l'homme ou sa manière d'adorer, il n'est pas exclu de l'Ordre, pourvu qu'il croie au glorieux Architecte du ciel et de la terre et qu'il pratique les devoirs sacrés de la morale.

Les maçons s'unissent aux hommes vertueux de toutes les croyances dans le lien solide et agréable de l'amour fraternel, on leur apprend à voir les erreurs de l'humanité avec compassion et à s'efforcer, par la pureté de leur propre conduite, de démontrer la haute supériorité de la foi particulière qu'ils professent...



 

don quichotte.

Errance et initiation – Le rêve brisé.

Chapitre 1 : Un homme de 50 ans vit avec sa gouvernante, il est tellement passionné de lecture de roman de chevalerie qu'il en oublie la réalité. Il décide de partir, tel un chevalier à travers le pays sur son cheval, qu'il appelle Rossinante (Roussin-avant). Il se choisit un nom, tel un chevalier, Don Quichotte de la Manche. Il veut trouver une femme à qui aimer, tels les plus grands chevaliers. Il prépare un beau discours pour sa « Dulciné du Tobosco ». Il se fabrique un casque en carton.

 

 Chapitre 2 : Don Quichotte part, il ne lui arrive aucune aventure extraordinaire. Il arrive devant une taverne où deux prostitués attendent devant la porte. Il s'imagine que ce sont des châtelaines, que la taverne est un château. Il n'arrive pas à quitter son casque en carton, il dort avec.

 

Chapitre 3 : Don Quichotte tue deux muletiers qui voulaient juste faire boire leurs mules dans l'auge où Don Quichotte avait posé ses armes. Le tavernier veut s'en débarrasser au plus vite et lui fait croire qu'il est très intéressé par la chevalerie et lui donne la bénédiction malgré l'absence d'Eglise. Do Quichotte, aveuglé, ne voit pas qu'il fait une fausse bénédiction, que le tavernier se sert de prostitués et d'un livre de compte pour faire la cérémonie qui le fera chevalier.

 

Chapitre 4 : En sortant de la taverne, il veut trouver un écuyer et s'en retourne donc à son village. En route, un garçon attaché un arbre se fait fouetter. Don Quichotte essaye de régler la situation avec le maître qui affirme que le garçon n'est pas maltraité et qu'il le paiera. Don Quichotte repart, le garçon est de nouveau frappé. Celui-ci décide de retrouver son « sauveur ».  Don Quichotte croise des marchands, il veut tuer l'un d'eux. Un valet casse sa lance en morceaux et les lui jette dessus.

 

Chapitre 5 : Un laboureur et son voisin le ramassent. Il débite des vers d'un roman de chevalerie. Ils le pensent fou.

 

Chapitre 6 : Le curé, le barbier et la gouvernante brûlent tous les livres de la bibliothèque de Don Quichotte.

 

Chapitre 7 : La gouvernante fait croire à Don Quichotte que c'est un enchanteur qui a brûlé tous ses livres. Il décide de choisir Sancho Panca, le laboureur, comme écuyer.

 

Chapitre 8 : « Bataille » avec des moulins que Don Quichotte imagine être des géants même si Sancho Panca essaye de le prévenir. Vexé d'avoir perdu la bataille, est persuadé que ces géants ont passé un accord avec l'enchanteur qui a brûlé sa bibliothèque. Don Quichotte repart. Ils croisent deux religieux et leur cocher. Il s'imagine qu'ils séquestrent une princesse. Don Quichotte attaque un religieux, un des cochers l'attaquent. Don Quichotte riposte. L'histoire est laissé en suspens

 

Chapitre 9 : L'auteur du livre raconte comment il a trouvé la traduction de la deuxième partie du livre. Don Quichotte assène un coup sur le biscayen. Sa mule s'enfuit comme une furie.

 

Chapitre 10 : Discussion entre Don Quichotte et Sancho Panca : lui ne sait pas lire, il est très admiratif de son maître, veut l'aider pour qu'il fasse gouverneur un jour d'une île que son maître aura gagné.

 

Chapitre 11 : Don Quichotte et Sancho Panca mangent avec des chevriers. DQ s'imagine que c'est un festin, il débite un long discours inutile. Un berger vient chanter son amour pour une jeune fille, Lalie.

 

Chapitre 12 : On leur raconte l'histoire d'un jeune homme amoureux d'une magnifique bergère, aimée de tous, mort de désespoir amoureux.

 

Chapitre 13 : Don Quichotte décide d'aller à l'enterrement de ce berger, Chrysotome. Ils rencontrent Vivaldo, un gentil homme lui demandant de lui expliquer la fonction des chevaliers errants. Ils vont ensuite à la sépulture, en pleine nature. Vivaldo récupère un des derniers écrits de Chrysotome, chantant son amour à Marcelle, la  belle bergère, avant qu'ils ne soient tous brûlés.

 

Chapitre 14 : Lecture de « Chrysotome désespérée ». Marcelle apparaît, essaye de persuader l'assistance qu'elle n'est en rien dans sa mort. La sépulture se termine, Don Quichotte veut retrouver Marcelle.

 

Chapitre 15 : Des Yangois attaquent Rossinante, qui voulait jouer avec leurs mules. S'en suit une discussion entre Don Quichotte et Sancho Panca.

 

Chapitre 16 : Don Quichotte et Sancho Panca arrivent dans une hôtellerie, que Don Quichotte imagine être un château. Les femmes de l'hôtellerie soignent leur blessure. Une bagarre s'en suit à cause de DQ et de la fille de l'hôtelier qui devait rejoindre un client mais que DQ a abordé. Un archer hurle que DQ est mort.

 

Chapitre 17 : Don Quichotte fabrique un baume pour se soigner. E, réalité, il le fait vomir mais il se croit guéri.  Sancho Panca en boit aussi, il croit mourir. DQ part sans payer, en oubliant SP, qui se fait maltraiter. DQ revient le chercher mais ne peut entrer dans le « château ».

 

Chapitre 18 : SP pousse DQ à abandonner d'attaquer deux troupeaux de moutons, que DQ imagine être des chevaliers qui s'affrontent. DQ tue quelques moutons, les berges ripostent et lui cassent quatre dents et repartent, pensant l'avoir tué. Les deux amis repartent aussi.

 

Chapitre 19 : DQ et SP voient arriver dans la nuit des hommes avec des flambeaux et des soutanes noires. Il fait tomber l'un d'eux, lui casse la jambe. Il s'agissait en fait de prêtres qui allaient faire une sépulture. DQ et SP s'arrêtent dans l'herbe.

 

Chapitre 20 : Dans la nuit, DQ veut partir chercher de l'eau et dit à SP que s'il ne revient pas au bout trois jours, qu'il honore sa mémoire auprès de sa Dulcinée. SP refuse qu'il parte et lie Rossinante pour l'obliger à rester. DQ reste. Au petit matin, ils partent ensemble et découvrent que le bruit qui les a terrorisés toute la nuit est juste une fabrique de draperie.

 

Chapitre 21 : DQ et SP croisent un barbier, ils l'attaquent et repartent, SP lui soumet l'idée de travailler pour un grand seigneur.

 

Chapitre 22 : DQ et SP croisent des hommes qui vont aux galères. DQ leur demande à chacun ce qu'ils ont fait pour en être là et décident d'attaquer les gardiens pour les libérer.  Une fois délivrés, DQ leur demande d'aller voir Dulcinée pour lui conter ses exploits. Comme ils refusent, ils attaquent DQ et s'enfuient.

 

Chapitre 23 : DQ et SP, pour éviter les arches de la St-Hermandad, se cachent au même endroit, par hasard, qu'un des hommes qu'ils ont libéré. Il vole l'âne de SP. Ils repartent et trouvent un paquet contenant de l'argent, des chemises, un sonnet. Ils voient un homme, à travers le bois, en guenille. Ils demandent à un chevrier qui leur dit que cet homme est fou. DQ décide de le retrouver. 

 

 LES ARCHANGES

 

 

 

 

Les Archanges ont une énergie beaucoup plus forte et un travail d'un niveau plus important que les anges. Ils sont souvent représentés forts, avec de grandes ailes.

Ce sont des chefs capables de prendre de grandes décisions planétaires.
Ils ne travaillent pas au niveau individuel de l'homme mais à un niveau mondial.

Dans les Archanges, il faut noter les Archanges, Maîtres des Rayons, les Princes Archanges Planétaires, recteurs des hiérarchies angéliques et les Anges Archanges. Certains archanges cumulent les postes.
Seulement trois Archanges sont inscrits dans la Bible, Michael, Gabriel et Raphaël. Ils ont été proclamés saints alors que cette distinction n'est en principe réservée qu'aux humains. 

Uriel est noté dans le Livre d' Enoch.

L'église catholique, créée par des empereurs romains, et non par Saint Pierre qui est mort avant que les papes existent, a voulu juguler les croyances des premiers chrétiens et leur a retiré tout ce qui pouvait les aider à grandir spirituellement. Durant de longues années, elle a interdit de prier ou d'invoquer les anges ou les archanges.
Pourtant, le pape Léon XIII créa une prière à Saint Michel dite à la fin des messes. 78 ans plus tard, Vatican II supprima cette prière de protection. De même, étonnamment, de nombreuses cathédrales, églises, couvent ou chapelles furent consacrées aux Archanges ou aux saints Anges.

Le mont Saint -Michel est très connu dans le monde. Que l'on y croit ou pas, les Archanges font leur travail sans répit, jour et nuit. Ils œuvrent pour l'avancement de l'humanité et de la création divine. Il est possible de les invoquer et de leur demander de l'aide. Si ce n'est pas eux qui répondent, ils envoient l'un de leurs anges servants faire le travail.

Les Archanges veillent aux grandes décisions humanitaires, aux découvertes scientifiques et médicales et aux karmas des peuples. De même que chaque ange aspire à devenir archange, les archanges aspirent à devenir des Melchisédech, enseignants spirituels de très haut niveau.

 

LE  BAPHOMET  TEMPLIER  -  SON MYSTÈRE

 

 

 

Dans le domaine des « mystères templiers », le fameux Baphomet est sans nul doute celui qui a le plus excité l'imagination de générations d'auteurs et donné lieu à un nombre considérable d'hypothèses astucieuses, surprenantes ou encore totalement délirantes. Précisons d'abord que la question du Baphomet fut au centre du dernier chef d'accusation porté contre le Temple, puisque les Templiers étaient censés lui rendre un culte plus ou moins « démoniaque », en tout cas non chrétien, faisant d'eux des idolâtres, ce qui ne pouvait que les conduire à une mort certaine (cf. B. Marinier, B.A.BA des Templiers). Notons ensuite que ce terme n'a jamais été prononcé par les accusateurs ni par les Templiers, mais seulement sous sa forme adjectivale baphométique ou bafométique.

Le fait en revient à un frère occitan de Montpezat, Gaucerant, qui avoua avoir adoré une « image bafométique » qui, en langue d'oc, est une déformation de Mahomet, comme le prouve un poème de 1265, Ira et Dolor, E Bafomet obra de son goder, « Et Mahomet fait briller sa puissance ».

Ce frère devait ignorer que l'islam prohibe le culte des images et la représentation de Dieu, ce qui n'empêcha pas les accusateurs d'y voir une « preuve », de l'adoption par le Temple de rites musulmans. Le témoignage du frère Gaucerant n'en fut pas moins à l'origine d'un malentendu qui permit aux auteurs et occultistes des siècles suivants de bâtir le terme « Baphomet », donnant lieu à tous les fantasmes possibles et imaginables.

Dès lors, plusieurs étymologies furent proposées: Baphe-métous, baptême de sagesse; Bios-phos-métis, vie-lumière-sagesse; Bapho ou Bafo, nom d'un port de Chypre dont le Temple fut très peu de temps le propriétaire; Abufihamat, corruption de l'expression arabe « le Père de la compréhension », ou encore de l'arabe Ouba el-Phoumet, « la bouche du Père »; etc.

Dans les témoignages, le Baphomet est proche d'une tête ou d'un buste reliquaire dont la détention par les Templiers est attestée, ce qui permit, par amalgame, d'établir l'accusation d'idolâtrie (procès-verbal d'avril 1310): « Ils adoraient ces idoles ou cette idole.
Ils la vénéraient comme Dieu [...], spécialement dans leurs grands chapitres [...].
Ils disaient que cette tête pouvait les sauver.
Les rendre riches.
Qu'elle donnait à l'Ordre toutes ses richesses.
Qu'elle faisait fleurir les arbres.
Qu'elle faisait germer [...] ».

Le premier témoignage qui parle d'une tête est celui du frère Larchant (octobre 1307) qui dit l'avoir vue à Paris, précisant que les frères l'adoraient, la baisaient et l'appelaient leur Sauveur.

Sa forme diffère. Elle est tantôt masculine, jeune ou vieille, avec des cheveux noirs et crépus ou blancs et lisses, parfois couronnée, imberbe ou barbue; tantôt féminine à « la semblance d'une fée ou de la Vierge »; elle peut avoir deux ou trois faces. Certains témoins la disent hideuse et noire comme « la face d'un infidèle », c'est un maufé (un diable ou diablotin), aux dires de Radulphe de Gisy, avec des yeux brillants, provoquant une grande frayeur, mais elle est parfois angélique et androgynale.

Ses formes animalières ne sont pas rares: têtes de bouc, de bélier, de bœuf ou de chat noir qui parlent la langue des hommes, rendant des réponses et des oracles.

De même, la matière est variée: en bois, parfois doré, en os, en or, en argent, en vermeil, recouverte de peau humaine fripée à la manière d'une momie égyptienne, ou encore être une peinture ou une statue.

Parfois, c'est une vraie tête humaine. En fait, la quasi-totalité des frères avouait l'avoir très peu vue, l'avoir mal vue ou l'avoir vue de loin, car elle était souvent exposée dans un lieu clos et sombre, et parfois recouverte d'un voile. Beaucoup disaient avoir seulement entendu parler d'une « idole », mais ne l'avoir jamais vue.

Si l'on écarte les têtes animalières « démoniaques », propres à la mentalité démonologique du Moyen Age, « l'idole » en question renvoie à une double réalité mythico-initiatique d'origine indo-européenne et païenne.
La première phase était constituée par le « rite de la tête coupée », rite qui s'ensource dans tous les mythes qui se rattachent à la Tradition primordiale.
Il n'est que de citer la tête de la Gorgone Méduse tranchée par Persée chez les Grecs, les têtes que les Celtes enlevaient à leurs ennemis morts, qu'on retrouve abondamment dans le cycle du Graal, celle de Brân enterrée dans la Colline blanche de Londres, la tête prophétique de Mimir chez les Nordiques, celles de Goliath, d'Humbada, de Curoi, etc.
Le rite de la décollation est lié à une double initiation: en sectionnant le chef d'un ennemi - initiateur, le vainqueur - néophyte captait à la fois le mana contenu dans la tête et sa puissance spirituelle, et abandonnait son enveloppe de chair à l'Esprit.
Le néophyte, par la récitation de formules et le jeu de scènes dramatisées, s'identifiait à la divinité, lui permettant d'opérer sa renaissance spirituelle en intime communion avec le divin.

C'est à ce type de rite que les Templiers, du moins certains d'entre eux, furent soumis, mais dans un sens « chrétien » et en conformité avec la nature de l'Ordre.
Loin d'être une « idole », la tête templière, probablement une tête postiche ou un masque, ou encore un vrai reliquaire, fut le centre d'un rite d'initiation de nature héroïco-solaire.

Par le rite de la décapitation symbolique, les Templiers, à la fois moines et religieux, captaient l'esprit et la puissance spirituelle, se mettaient en phase avec le divin, et se préparaient à vaincre à la fois leurs ennemis visibles et invisibles, ceux qui gîtent au tréfonds de l'être, les plus redoutables.
La seconde phase était constituée par l'émergence d'un univers intemporel et dramatisé à l'extrême de la conscience propre à chaque Templier - ce qui expliquerait les formes variées de la tête décrites par les témoins -, à l'irruption, sous une forme symbolique et à un moment donné du rite, d'une « figure subtile » supra-humaine et transcendante, d'un « daïmon - démon », c'est-à-dire d'un génie lié à une réalité supérieure que le néophyte devait expérimenter et vivre comme une épreuve, une sorte de « second baptême » ou de catharsis de nature périlleuse aboutissant à la captation d'une Gnose, de la « Virgina Sophia » qui procurait, selon l'aveu même de certains Templiers, l'éternité, la gloire et la richesse, tout cela devant se comprendre sur un plan strictement spirituel (cf. B. Marillier, op. cit.).

C'est donc par un véritable et complexe processus ésotérico-alchimique que passait le Templier, processus dont on pourrait trouver la confirmation, selon certains auteurs alchimiques, notamment Fulcanelli et Canseliet, dans le fait que le nom « Bapheus » peut se traduire par « teinturier » qui, dans la langue des alchimistes, veut dire fleurir, récolter, moissonner la « sève » vitale du feu spirituel.

D'ailleurs, dans le but de prouver l'idolâtrie des Templiers, les accusateurs ont insisté sur les pouvoirs de la « tête baphométique » en déclarant qu'elle donnait l'immortalité, la richesse, la santé et qu'elle pouvait déclencher la germination et la floraison des végétaux (cf. supra). Ajuste titre, Fulcanelli note: « Le Baphomet est l'image synthétique où les initiés du Temple avaient groupé tous les éléments de la Haute Science et de la Tradition » (Les Demeures philosophales).

 

DÉTACHEMENT  ET  NON-ATTACHEMENT   EN  SPIRITUALITÉ

 Maître Eckhart   -   Bouddha  - John Main

 

 

 Le détachement selon Bouddha :

Cette pratique qui mène à la libération n'est pas une analyse philosophique à laquelle on adhèrerait, mais une pratique continue, découverte par le Bouddha, qui libère l'esprit et mène à la paix suprême.

 

Cette paix provient du non-attachement, lorsque l'on cesse de s'accrocher, quand notre esprit ne s'attache à rien. Nous ne sommes pas liés par les expériences, mais par notre attachement à ces expériences. Nous devons donc ne pas nous attacher pour ne plus souffrir.

 

La pratique consiste à être avec tout ce qui existe sans s'y attacher. Voir l'impermanence qui est présente dans tous les phénomènes nous permet de ne pas nous attacher car tout change constamment et rien ne dure. Si vous pensez aux meilleurs moments de votre vie, où sont-ils maintenant ? Et si vous vous souvenez de périodes douloureuses où vous avez beaucoup souffert, où vous avez été découragé, déprimé, où sont-elles maintenant ? Qu'en reste t-il ?

 

Que se soient de merveilleux moments ou d'horribles moments, ils n'existent plus, mais nous nous attachons beaucoup aux expériences que nous avons eues et nous oublions que rien ne dure. Si nous regardons notre passé nous pouvons voir notre vie comme un rêve. Quand nous envisageons l'avenir nous anticipons le futur, nous nous enthousiasmons pour de nouvelles possibilités, pour de nouveaux désirs, mais ces futures expériences deviendront le passé comme toutes les autres. Notre conditionnement est très fort, nous désirons, nous nous agrippons, nous nous attachons à des expériences qui passent et feront partie du passé très bientôt.

 

Nous devons nous ouvrir au changement et ne pas nous attacher aux expériences car tant que nous nous attachons, nous ne sommes pas libres. Si nous voyons l'impermanence, notre attachement diminuera. Nous pouvons vivre les expériences sans attachement quand nous sommes conscients de leur caractère impermanent.

 

Le Bouddha a dit qu'il est préférable de vivre une seule journée en voyant profondément la nature impermanente des choses plutôt que cent ans sans la voir. Ainsi l'esprit cesse de s'attacher et nous sommes en paix et libres.

 

Le second aspect pour lutter contre l'attachement est l'insatisfaction, la souffrance. La souffrance du corps, de l'esprit, dans le monde, l'injustice, la colère sont des souffrances évidentes à voir. Un autre aspect de la souffrance est que rien n'est fiable, durable, parce que tout est impermanent. Tout change et on ne peut se fier à rien. Par exemple, pouvons-nous empêcher notre corps de vieillir ou de tomber malade ? Non.

 

Nous ne pouvons pas nous fier à notre corps car il change constamment. Même quand nous sommes heureux, cela change à un moment ou à un autre.

 

Un autre aspect de la souffrance est que tout tend au désordre. Par exemple nous nettoyons, nous rangeons, mais le désordre apparaît à un moment donné. Ou, si nous laissons les choses telles qu'elles, la poussière se dépose et le désordre apparaît. Cela requiert de notre part un apport continu d’énergie pour maintenir les choses en ordre. Nous devons prendre soin de nous-mêmes, nous nourrir, etc... et ceci est aussi un aspect de la souffrance

 

Nous n'aimons pas souffrir, nous nous fermons à la souffrance, nous résistons, nous la nions, nous l'évitons et cela demande un courage énorme de la regarder. Quand nous acceptons la souffrance, nous nous ouvrons et l'esprit lâche prise, ne s'y attache plus et nous en sommes libres.

 

La troisième façon de se libérer de l'attachement est de comprendre qu'il n'y a pas de soi.

 

S’il n'y a pas de soi, qui est en train de lire ce texte ou d'écouter ce discours ? Qui est triste ? Qui est en colère ? Qui est joyeux ?

 

Le Détachement selon Maître Eckhart :

 

J'ai lu beaucoup d'écrits, tant de maîtres païens que de prophètes, de l'Ancien et du Nouveau Testament, et j'ai recherché avec tout mon sérieux et toute mon application quelle est la plus belle et la plus haute des vertus : par laquelle l'homme peut se conformer le plus étroitement à Dieu et redevenir autant que possible pareil à son modèle original, tel qu'il était en Dieu, dans lequel il n'y avait aucune différence entre lui et Dieu, jusqu'à ce que Dieu eût créé les créatures. Et quand je vais au fond de tout ce qui a été écrit là-dessus, aussi loin que peut atteindre ma raison avec son témoignage et son jugement, je n'en trouve pas d'autre que le pur détachement de toute chose créée. C'est dans ce sens que Notre-Seigneur dit à Marthe : Une chose est nécessaire ! Ce qui veut dire : Qui veut être inaltérable et pur doit avoir une chose, le détachement.

   
Beaucoup de maîtres prônent l'amour comme ce qui est le plus haut, tel saint Paul quand il dit : Quelque tâche que j'entreprenne, si je n'ai pas l'amour je ne suis rien., Mais je mets le détachement encore au-dessus de l'amour. D'abord pour cette raison : le meilleur dans l'amour est qu'il m'oblige à aimer Dieu. Or c'est quelque chose de beaucoup plus important d'obliger Dieu à venir à moi que de m'obliger à aller à Dieu, et cela parce que ma béatitude éternelle repose sur ce que Dieu et moi devenions un. Car Dieu peut entrer en moi d'une façon plus intime et s'unir à moi mieux que je ne peux m'unir à lui. Or, que le détachement oblige Dieu à venir à moi, je le prouve ainsi : tout être se tient volontiers dans le lieu naturel qui lui est propre. Le lieu naturel de Dieu qui lui est propre par excellence est l'unité et la pureté, or celles-ci reposent sur le détachement. C'est pourquoi Dieu ne peut pas s'empêcher de se donner lui-même à un cœur détaché.

 
La seconde raison pour laquelle je mets le détachement au-dessus de l'amour est celle-ci : si l'amour m'amène au point de tout endurer pour Dieu, le détachement m'amène au point de n'être plus réceptif que pour Dieu. Or c'est ce qui est le plus haut. Car dans la souffrance l'homme a toujours encore un regard sur la créature par laquelle il souffre ; par le détachement au contraire il se tient libre et vide de toutes les créatures. Or, que l'homme détaché ne soit plus réceptif que pour Dieu, je le prouve ainsi : ce qui doit être reçu il faut que ce le soit en quelque sujet. Or le détachement est si proche du pur néant qu'il n'y a rien qui serait assez fin pour trouver place en lui, hormis Dieu : Lui est si simple et si fin qu'il trouve bien place dans le cœur détaché.

 

Les maîtres ont loué aussi l'humilité de préférence à beaucoup d'autres vertus. Mais je mets le détachement au-dessus de toute humilité. Et cela pour la raison suivante : l'humilité peut exister sans détachement, mais non pas le parfait détachement sans une humilité parfaite. Car celle-ci tend à la destruction de notre moi. Or le détachement frôle de si près le néant qu'entre le détachement parfait et le néant il n'y a aucune différence. C'est pourquoi il ne peut absolument pas y avoir de détachement parfait sans humilité. Mais deux vertus sont toujours mieux qu'une. Ma seconde raison est celle-ci : l'humilité parfaite se courbe au-dessous de toutes les créatures - par quoi l'homme sort de lui vers la créature ; mais le détachement reste en lui-même. Or, quelque remarquable que puisse être une telle sortie de soi-même, rester en soi-même est pourtant toujours quelque chose d'encore plus haut. C'est pourquoi le prophète dit : Toute la magnificence de la fille du roi vient de son intérieur. Le détachement parfait ne connaît aucun regard sur la créature, ni fléchissement de genou, ni fierté dans le maintien, il ne veut être nu-dessous nu-dessus des autres, il ne veut que reposer sur lui-même, sans souci de l'amour ou de la souffrance de personne. Il n'aspire ni à l'égalité ni à l'inégalité avec quelque autre être que ce soit, il ne veut pas ceci ou cela, il ne veut qu'être un avec soi-même ! Mais être ceci ou cela il ne le veut pas, car celui qui le veut il veut être quelque chose, mais le détachement veut n'être rien ! C'est pourquoi toutes choses sont indifférentes pour lui.


  Maintenant on pourrait objecter : la sainte vierge avait pourtant toutes les vertus, et donc aussi celle du détachement dans sa plus haute perfection. Si celle-ci est plus haute que l'humilité pourquoi Notre-Dame glorifia-t-elle son humilité et non son détachement quand elle dit : Il regarda l'humilité de sa servante ? A cela je réponds : en Dieu est aussi bien le détachement que l'humilité - si tant est qu'on puisse du tout parler de vertus en Dieu. Ce fut son humilité pleine d'amour qui porta Dieu à s'abaisser à prendre la nature humaine, et pourtant, en devenant homme, il resta en lui-même aussi impassible que quand il créa le ciel et la terre - ainsi que je l'exposerai plus loin. Le Seigneur demeurant donc, quand il voulut devenir homme, dans son détachement impassible, Notre-Dame savait bien qu'il attendait d'elle la même chose quand il regarda aussi en outre son humilité et non son détachement. C'est pourquoi elle demeura dans un détachement impassible, mais ne se glorifia que de son humilité et non de son détachement...


  Je mets aussi le détachement au-dessus de la compassion. En effet, la compassion n'est rien d'autre que le fait pour l'homme de sortir de lui-même vers les défauts de son prochain et d'en avoir le cœur troublé. De cela le détachement est affranchi, il reste en lui-même et ne se laisse troubler par rien. - Bref, quand je considère toutes les vertus, je n'en trouve aucune qui soit aussi parfaite et qui nous fasse autant ressembler à Dieu que le détachement.


  Un maître nommé Vincent dit : L'esprit qui est détaché, sa puissance est si grande : ce qu'il voit, cela est vrai, et ce qu'il désire cela lui est accordé, et là où il commande il faut lui obéir ! Oui, vraiment, l'esprit devenu libre, dans son détachement, il contraint Dieu à venir à lui ; et s'il était en état de demeurer sans forme et sans faire d'acte étranger à son essence, il tirerait à lui l'essence la plus personnelle de Dieu. Mais cela Dieu ne peut le donner à personne qu'à lui-même. C'est pourquoi, avec l'esprit détaché, il ne peut faire autrement que de se donner Lui-même à lui. l'homme qui est complètement détaché est tellement ravi dans l'éternité que rien de passager ne peut plus l'amener à recevoir une sensation corporelle. Il est mort au monde parce que rien de terrestre ne lui dit plus rien. C'est cela que saint Paul avait en l'esprit quand il disait : Je vis et ne vis pourtant pas. Le Christ vit en moi.

 

Du détachement : Maintenant, tu demanderas : qu'est donc le détachement, pour qu'il cache en lui une pareille puissance ? Le vrai détachement signifie que l'esprit se tient impassible dans tout ce qui lui arrive, que ce soit agréable ou douloureux, un honneur ou une honte, comme une large montagne se tient impassible sous un vent léger. Rien ne rend l'homme plus semblable à Dieu que ce détachement impassible. Car que Dieu est Dieu, cela repose sur son détachement impassible : de là découle sa pureté, sa simplicité et son immutabilité. Si donc l'homme doit devenir semblable à Dieu (dans la mesure où l'égalité avec Dieu peut échoir à une créature) cela ne peut arriver que par le détachement. Il transpose ensuite l'homme en pureté, et de celle-ci en simplicité, et de celle-ci en immutabilité ; et ces qualités produisent une ressemblance entre Dieu et l'homme. Cette ressemblance doit être produite par la grâce : qui ne fait qu'élever l'homme au-dessus du temporel et le purifie de tout ce qui est passager. Tiens-le-toi pour dit : être vide de tout le créé, cela veut dire être plein de Dieu, et être rempli du créé, cela veut dire être vide de Dieu.


  Dans ce détachement impassible, Dieu s'est tenu, et se tient encore, éternellement. Même quand il créa le ciel et la terre et toutes les créatures cela ne touchait pas plus son détachement que s'il n'eût jamais rien créé. Oui, je l'affirme : toutes les prières et toutes les bonnes oeuvres que l'homme peut accomplir ici dans le temps, le détachement de Dieu en est aussi peu touché que s'il n'y avait absolument rien de tout cela, et Dieu n'en est en rien plus clément ou mieux disposé envers l'homme que s'il n'avait jamais fait ces prières ou accompli ces bonnes oeuvres. Oui, même quand au sein de la divinité le Fils voulut devenir homme et le devint et souffrit le martyre, cela ne toucha pas l'impassible détachement de Dieu, pas plus que s'il n'était jamais devenu homme.


  Maintenant, tu pourrais dire : Voici donc que j'entends que toutes les prières et bonnes oeuvres sont perdues, car Dieu ne se soucie pas qu'on veuille par là le déterminer ; et l'on dit pourtant que Dieu veut qu'on le prie pour tout ! - Ici il faut que tu fasses bien attention et aussi que tu me comprennes bien (si tu le peux) : d'un premier regard éternel - si nous pouvons parler ici d'un premier regard - Dieu vit toutes choses comme elles devaient arriver, et vit dans le même regard quand et comment il créerait les créatures ; il vit aussi la plus infime prière ou bonne œuvre qui serait accomplie par quiconque et vit quelle prière et quelle dévotion il exaucerait ; il vit que tu l'invoqueras demain instamment et le prieras avec un profond sérieux ; et cette imploration et cette prière ce n'est pas demain seulement que Dieu l'entendra et l'exaucera, mais il l'a exaucée dans son éternité avant que tu ne devinsses homme. Mais si ta prière n'est pas honnête ni sérieuse, ce n'est pas maintenant que Dieu refusera de t'entendre ; il l'a déjà refusé dans son éternité. Ainsi Dieu a tout vu de son premier regard ; il n'opère rien à l'occasion, mais tout est déjà fait d'avance.

 

Ainsi donc Dieu ne cesse d'être dans son détachement impassible : et la prière des gens et leurs bonnes oeuvres n'en sont pas pour cela perdues, mais qui agit bien sera aussi bien récompensé. Philippe dit : Dieu le créateur maintient les choses dans la voie et dans l'ordre qu'il leur a donné depuis le commencement. Il n'y a chez lui rien de fini et rien non plus de futur : il a éternellement aimé tous les saints comme il les a prévus avant que le monde ne fût ! Et quand il arrive que se passe dans le temps ce qu'il a prévu dans l'éternité, les hommes s'imaginent que Dieu a pris de nouvelles dispositions. Mais quand il s'irrite contre nous ou quand il nous fait quelque bien, nous seuls sommes changés, lui reste immuable ; comme la lumière du soleil fait du mal aux yeux malades et du bien aux yeux sains et pourtant reste elle-même sans changement. Dieu ne regarde pas dans le temps et devant son regard n'arrive rien de nouveau.

 

C'est dans ce sens que parle aussi Isidore dans le livre sur le bien suprême quand il dit : Maintes personnes demandent ce que Dieu faisait avant qu'il eût créé le ciel et la terre, ou bien d'où vint en Dieu la volonté nouvelle de créer les créatures. Je réponds : aucune volonté nouvelle ne s'est jamais éveillée en Dieu, mais s'il est vrai que le créé n'a pas toujours existé ainsi en lui-même comme aujourd'hui il était pourtant de toute éternité en Dieu et en sa raison. Dieu n'a pas créé le ciel et la terre de la même façon que nous leur assignons, à la façon humaine, un devenir, non, mais toutes les créatures sont de toute éternité dites dans le Verbe divin.

 

 

Le détachement selon John Main : 

... il n’y a pas, dans le vocabulaire religieux occidental, de mot plus mal compris que détachement. Le détachement n’est pas une dissociation de soi ou une fuite de ses problèmes et responsabilités. Ce n’est pas une négation de l’amitié ou de l’affection, ni même de la passion. 

 

Le détachement est, dans son essence, détachement de la préoccupation de soi, de cette disposition d’esprit souvent inconsciente qui fait que je mets mon moi au centre de toute la création. Le détachement a tout autant partie liée avec un engagement dans l’amitié, dans la fraternité durable, dans l’amour qui dépasse et transcende le moi. Le détachement rend l’amour possible parce que l’amour n’est possible que si nous sommes détachés de la préoccupation de soi, si nous sommes sortis de l’isolement, si nous sommes libérés de l’habitude de ne rien se refuser. Le désengagement qu’implique le détachement, c’est celui de l’habitude d’utiliser autrui pour mes propres fins.

 

 

SYMBOLIQUE DU JEU DE L’OIE

     SYMBOLE

 

  2015

Le jeu de l’oie est un jeu de société, de hasard - s’il en est un. Réservé aujourd’hui aux enfants, ce jeu était à l’origine lié au sacré et représentait une trêve, un temps de repos propice aux retrouvailles avec soi et avec un groupe, une adaptation aux autres.

 

Très fortement lié au labyrinthe de Minos en Crète, le jeu de l’oie représente un parcours, un labyrinthe, transposable au parcours sinueux du chemin de notre vie. Notre pion, notre avatar évolue au grès des aléas du chemin. Le joueur devra faire preuve d’une écoute subtile - nous verrons plus bas la signification du mot OIE, « ouïr », entendre, et s’éclairer auprès de sa conscience pour en sortir vainqueur.

 

Au départ du jeu, il n’y a pas d’adversité. Comme dans tous les jeux de société, il est fait pour jouer, on démarre au même point dans une égalité. Puis, vient la notion de combat intérieur et d’esprit d’adversité face aux épreuves du chemin pour arriver à la situation finale, sortir vainqueur du parcours. Ce chemin ou destin se joue avec deux dés. En jouant avec deux dés, il est impossible de faire le chiffre « 1 ». Ce qui signifie, que l’on ne peut pas être dans l’unité au départ, il faut expérimenter la dualité. Cette dualité est à l’image de tout être qui ne peut atteindre l’Unité qu’au travers d’un parcours initiatique, celui que nous vivons

tous et que nous appelons « la Vie ». Le hasard devient un parfait organisateur, on pourrait dire « Dieu » !

 

Le jeu est composé de 63 cases (7 X 9) qui vont nous amener à notre libération. Le chiffre 7 est connu pour être un chiffre sacré commun à toutes les religions et traditions, c’est un symbole de sagesse. Les épreuves du jeu (de la vie) nous mèneront à acquérir cette sagesse. Le chiffre 9 est le dernier chiffre des unités allant de 0 à 9, il signe la fin d’un cycle. Les oies du jeu sont positionnées toutes les 9 cases et si nous tombons sur l’une de ces cases, nous nous « envolons » vers la prochaine, le parcours devient plus facile, plus léger. Un aboutissement de notre cycle peut nous permettre de passer au stade suivant. Les 7 oies sont positionnées toutes les 9 cases : 9 – 18 – 27 – 36 – 45 – 54 – 63 Le but du jeu est d’atteindre le centre du labyrinthe ou de la spirale. Ce centre pourrait représenter notre plexus solaire, notre centre de rayonnement, l’oie étant liée au soleil. Dans l’Egypte ancienne, l’oie était l’emblème de l’âme. Pour arriver à atteindre notre centre, c’est-à-dire notre libération (case 63) 6 + 3 = 9 (fin du cycle) nous allons traverser 6 cases ou épreuves qui vont soit nous permettre d’aller de l’avant, soit nous faire stagner, soit régresser, cela représente bien les aléas de la vie.

 

Le pont-levis, case 6 : il permet de passer un levier ou de faire un pas, il sert de transition, soit nous franchissons le pallier, soit nous stagnons. Nous avons tous à un moment de notre vie un palier d’évolution à

franchir, nous le prenons ou ne le prenons pas… ce palier pourra alors se représenter à la case 19. Le pont est un passage, il relie et permet de passer et de se dépasser.

 

L’hôtellerie, case 19 : nous permet de prendre un temps de repos, de nous restaurer et de dormir, cela peut représenter une phase « digestive », à faire en conscience, avant de passer à autre chose.

 

Le puits, case 31 : nous permet, soit de nous arrêter et de nous abreuver à l’eau, la connaissance de soi, soit de nous mettre à l’arrêt, bloqué par une situation. Nous pouvons tomber dans le puits, chuter dans nos

profondeurs et dans notre solitude. De cette chute, nous pouvons remonter plus léger après nous être rejoint, dépouillé et transformé. Bien comprises et intégrées, ces étapes nous permettent de passer aux cases suivantes.

 

Le labyrinthe, case 42 : nous permet de voir si nous tournons en rond (on peut rester bloqué très longtemps dans un labyrinthe !) ou si l’issue est évidente. Le joueur doit trouver sa propre voie à la lumière de sa

conscience.

 

La prison, case 52 : nous montre nos croyances limitatives, nos liens, nos attaches qui ne nous permettent pas d’être libre. Si nous sommes en prison, c’est que nous sommes prisonniers de nos schémas de nos

fonctionnements qui sont en grande partie des croyances.

 

La mort, case 58 : accepter de mourir pour renaître, s’abandonner à la vie, à sa vie peut nous mener à notre véritable libération. Accepter de s’abandonner, accepter en conscience de mettre un terme à tous ses schémas de fonctionnement qui empêchent d’avancer et ne donnent pas la liberté, au contraire.

 

Finalement, ces cases vont nous ramener à nous, à la compréhension de nos mécanismes. Ces cases qui nous semblaient des épreuves sont en fait des expériences de la vie (et non des échecs) nous menant à trouver notre plein rayonnement, notre soleil intérieur et, c’est en ce sens que nous trouvons la Joie de vivre et d’exister. Quand nous sommes dans la joie, le rire, notre plexus solaire vibre et se manifeste (nous pouvons même ressentir une douleur quand nous rions trop) et, spontanément nous plaçons les mains sur le ventre, le centre. En prenant la première et la dernière lettre du mot JOIE, cela amène au « JE » donc moi (qui je suis). Ensuite nous avons la lettre « O » qui représente le TOUT et le « I » la verticalité, l'alignement, l'unité.

 

Si je suis dans l’unité, j’accède au Tout donc je ne peux qu’avoir la Joie de vivre. Le mot « Jeu » ou (Je) de l’Oie est aussi lié au verbe « Ouïr » que l’on ne conjugue plus et qui à la première personne donne : « j’ois » - il a été remplacé par le verbe « entendre ». Les oies sont des messagères et si « j’ois », j’entends les messages, je suis à l’écoute. Être à notre écoute peut nous amener plus vite à notre libération (si nous tombons chaque fois sur la case de l’oie, nous allons plus vite vers notre centre). « Oyez, Oyez, braves gens ...... » Nous employons cette expression pour attirer l’attention des autres, pour être écouté et entendu. Nous retrouvons le verbe « Ouïr » dans toute sa dimension. Puisque ce jeu privilégie l’écoute intérieure en provoquant des temps de latence (attente de son tour de jouer, arrêts imposés dans certaines cases, …) les joueurs ont le temps de réfléchir à leur propre parcours et à celui des autres participants. Ils participeraient donc tous à l’évolution intérieure des autres durant le parcours. Nous l’avons dit plus haut, ce temps de jeu est une trêve, un temps de retrouvailles et d’adaptation. En allant dans ce sens, le regard et l’écoute de chaque participant peuvent contribuer grandement à cheminer dans ce labyrinthe.

 

Si aujourd’hui seuls les enfants jouent encore au jeu de l’oie, ceux-ci ne sont pas spontanément contents lorsqu’ils tombent sur les cases d’épreuves, quand ils jouent l’arrêt dans une case. Ils font souvent preuve

d’impatience ! S’il y a bien un défaut dans l’être humain, c’est l’impatience. Nous voulons toujours aller vite et ce sont les épreuves de la vie qui vont nous amener à la compréhension de qui nous sommes.

 

Accepter que parfois nous puissions tomber mais, que nous pouvons vite nous relever pour

continuer le chemin. Accepter les arrêts nécessaires à l’écoute subtile pour avancer dans notre vérité,