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Chapitre 3  A - K     (Alchimie - Hermétisme)

 

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3 A

abc de l’alchimie

Carole SEDILLOT

Edition Grancher

 2001


Cet ouvrage sur l’alchimie offre au lecteur un voyage singulier. Qui n’a jamais rêvé, à la seule évocation de ces définitions : Athanor, creuset, cornue, chrysopée, hermaphrodite, œuvre au noir, au blanc, au rouge, pierre philosophale, lion vert, transmutation… ? Qui n’a jamais été troublé par la vision de l’alchimiste occupé dans son laboratoire à invoquer le feu et torturer le vil métal pour en tirer de l’or ?

 

L’auteur, permet au néophyte désireux d’entrer dans le monde du Secret et d’en découvrir quelques-uns, une « ballade en Alchimie », celle-ci, aux détours du chemin, dévoile certains de ses obscurs et lumineux paysages, qui permettent d’entrevoir les diverses opérations alchimiques du Moyen-Âge, et de les transposer dans notre moment présent avec une phraséologie adaptée.

Cependant, ne nous y trompons pas, il ne s’agit pas d’un traité permettant la « fabrication de l’or », les pépites rares et inestimables qui se cachent derrière chacune de ces pages sont celles contenues dans le cœur de chacun. L’alchimiste révèle, par l’intermédiaire des phrases de l’Art Hermétique et de ses divers processus, comment y parvenir.

Les abondantes illustrations apparaissent comme des supports précieux à la compréhension de ce langage subtil et impénétrable et se révèlent, tels de merveilleux cadeaux éclairant sur la complexité de l’âme humaine. C’est ainsi que l’apprenti ou le curieux pourra commencer ses premiers pas dans cette discipline.

 

Cet ouvrage essaye avec succès de rendre compréhensible et attrayant une discipline complexe. Des aides, des conseils, des rencontres opportunes guidées par de mystérieuses énergies ont données l force et la lucidité à l’auteur pour rendre cet ouvrage attrayant, compréhensible et donne l’envie de continuer dans cette recherche, guidé par « Connais-toi toi-même et tu connaitras l’univers et les dieux »

 

Au sommaire de cet ouvrage de 320 pages :

 

Première partie : Hermès/ Mercure   -  Qu’est-ce que l’Alchimie ?  -  Etymologie   -  Alchimie et chimie, quelle différence  -  Alchimiste ou apprenti sorcier  -   Alchimie et spagirie  -  Archimie   -  Voarchadumie   -  Le langage secret des alchimiste  -  le Mutus Liber   -   un autre livre muet : le Tarot   -  le Feu  -  Alchimie et mythologie  -  Prométhée  -  Alchimistes et forgerons  -  Vulcain  -   la rivière Pactole  -   Jason et la toison d’Or   -  le Dragon   -

 

Deuxième partie : La Chine et le taoïsme  -  L’Inde et le Tantrisme  -   L’Egypte et la Grèce  -  L’alchimie arabe  -  L’Europe   -

 

Troisième partie : L’hermétisme médiéval  -  l’Esprit du Moyen-Age   -  Quelques moines alchimistes célèbres : Albert le Grand – Thomas d’Aquin – Roger Bacon – Arnaud de Villeneuve – Raymond Lulle – Nicolas Flamel -    L’Or c’est aussi de l’argent   - 

 

Quatrième partie : Ce que doit être un alchimiste  -  le Laboratoire  -  Ora et Labora  -  les instruments   -  le mode opératif du Grand Œuvre  -  Parfum et alchimie  -  Le Grand Œuvre  -  la parfumerie médiévale  -  la Materia Prima   -  l’Ouroboros  -  les couples d’opposés  -  les Principes   -  Sulphur et Mercurius, un couple indissociable avec le Sel   -  le Zodiaque, les saisons et les Opérations   -  la Terre, l’Eau, l’Air et le Feu   -  le Feu alchimique et les sept métaux   -   les tentures   -  la Rosée   -   V.I.T.R.I.O.L.   – trois couleurs ou les métamorphoses   -  la Nigredo ou l’œuvre au noir, l‘albedo ou l’œuvre au blanc, la citrinitas ou l’œuvre au jaune et la rubedo ou l’œuvre au rouge   -   la Pierre philosophale ou la Chrysopée   -  le Roi et la Reine  -  Hermaphrodite et Androgyne  -

 

Cinquième partie : C.G. Jung, un alchimiste de l’âme humaine  -  le Rosarium phisophorum  -  la fontaine mercurielle  -  la Vérité nue  -  l’immersion dans le bain  -  la conjonction et la mort   -  l’ascension de l’âme   -  la purification et le retour de l’âme   -  la nouvelle naissance   -  les héritiers du XXe siècle : Fulcanelli et Eugene Canseliet   -  Traité du Ciel Terrestre   -  Andreas Libavius   -  Quelques pensées et citations de l’Art d’Hermès   -  les sceaux des philosophes et leurs devises  -  Glossaire des principaux mots et symboles hermétiques   -

 

AGRIPPA  ET  LA  CRISE  DE  LA  PENSÉE  A  LA  RENAISSANCE

CHARLES  NAUERT

EDITION  DERVY  BIBLIOTHÈQUE DE L’HERMÉTISME

 2002

Le monde des sciences occultes et de l’hermétisme à la Renaissance est comme une flore riche et variée, aux charmes envoûtants, un paysage en clair-obscur plein de tours et de détours. Un bon guide permet de ne pas se perdre dans cette forêt, ou de ne pas laisser certains arbres la cacher ; or, mieux que d’autres bonnes études consacrées à la magie de la Renaissance, celle-ci remplit une telle fonction.

 

En nous présentant la biographie et l’œuvre d’un des plus célèbres représentants de l’ésotérisme alchimiques européens de cette époque, Henri Cornelius Agrippa, l’auteur fait revivre tout un univers mental dont, par certains de ses aspects, le nôtre est encore tributaire. La vie et les écrits d’Agrippa, son œuvre majeure : Philosophie occulte (1533) notamment, si répandue, citée et plagiée depuis près de cinq siècles, se trouvent replacés en leur contexte. C’est celui d’une Europe où, dans une lumière de correspondances et d’analogies, la pensée magique, ainsi que diverses pratiques du même type, faisaient partie des expressions de la culture ambiante. Et le présent livre, parce qu’il éclaire les unes et les autres, nous permet de les mieux comprendre.

 

Henri-Corneille Agrippa de Nettesheim appelé Cornelius Agrippa est aussi connu comme Archimage. Il né à Cologne en 1486 et meurt à Grenoble en 1535. Il est docteur en médecine, en droit et en théologie. On lui connaît un fait d’arme en Espagne, sous Ferdinand II d’Aragon où il va se servir d’explosifs. Il fonde en 1509 à Avignon une société d’amis avec Charles de Bovelle et J. Lefèvre d’Etaples, tous pratiquant l’alchimie. Il enseigne à Dôle la kabbale chrétienne de Johannes Reuchlin, il visite l’Angleterre.

 

En Allemagne il rencontre le célèbre théologien Jean Trithème auquel il montre sa première version de son œuvre majeure « De la philosophie occulte », il se met au service de l’empereur Maximilien 1er pour escorter ses convois d’or. Enseigne à Venise le Poimandres du Corpus Hermeticum. En 1518 il est conseiller municipal à Metz, il parcourt la Suisse, l’Autriche, l’Allemagne, partout il exerce son métier de médecin tout en enseignant l’alchimie et l’astrologie, ce qui lui vaut quelquefois l’expulsion de la ville. On le retrouve à Anvers soignant la peste, puis médecin de la reine Louise de Savoie, laquelle le fera mettre en prison.

 

Il eut au moins 3 facettes :

 

Celle d’un féministe (il se maria 4 fois). Dans ses écrits  - « De la noblesse et préexcellence du sexe féminin »-, il fait l’éloge des femmes de la Bible : Marie est la meilleure des femmes tout en étant meilleure que le meilleur homme. Pour lui Eve étant née au paradis, elle joue un très grand rôle dans la génération.

Celle d’un mage, car il a une célébrité d’ésotériste, d’occultiste, de mage et d’alchimiste, il vampirisa beaucoup Reuchlin mais développa ses cartes magiques et ses sceaux planétaires, il était obsédé par les influences célestes et les mondes invisibles, il est pour cela néo-platonicien et adepte fervent de la table d’émeraude. Il établit d’ailleurs une hiérarchie d’énergies divines, célestes et terrestres et diverses classifications de magie cérémonielle (théurgie).

Enfin il eut une facette de sceptique, de médecin, d’historiographe, de conseiller, de militaire, d’astrologue, d’alchimiste, d’ésotériste, de pédagogue, de mercenaire, d’aventurier, et de grand voyageur.

 

A LA DÉCOUVERTE DE L’ALCHIMIE –L’ART D’HERMÈS A TRAVERS CONTES, LÉGENDES, HISTOIRE ET RITUELS MAÇONNIQUES

Bernard Roger

Edition DANGLES

 1988

L’Alchimie à travers son histoire depuis l’Égypte, la Grèce et comment elle pénétra les rituels maçonniques.

 

« Tu sépareras la terre du feu, le subtil de l’épais, doucement, avec grande industrie », enseigne Hermès Trismégiste… Des termes mystérieux, des énigmes, des propos où les principes élémentaires de la logique sont bouleversés : tels se présentent les traités d’alchimie pour le lecteur non averti dont la persévérance est généralement vite rebutée. Du très ancien Philosophe Artéphius, au moderne Fulcanelli en passant par le « parisien » Nicolas Flamel, les ouvrages des Adeptes se présentent comme autant de « livres fermés ou muet » où rayonne cependant l’intense beauté d’une expérience dans laquelle se trouve engagée la totalité de l’être.

 

Qui veut ouvrir ces livres, c'est-à-dire les étudier et les comprendre, devra commencer par éveiller son esprit et ouvrir son cœur au langage universel par lequel communiquent les individus de tous les règnes de la nature, il lui faudra pour cela, renoncer à certaines illusions, particulièrement à celle d’une réalité fondée sur les schémas mentaux dont les hommes ont coutume de faire la base de leurs relations communes avec l’univers.

 

Reconnaissant que la matière possède conscience et intelligence, que dans le « mystère de l’unité, tout est dans chaque chose et chose est en tout », il ne verra plus dans l’alchimie une superstition du passé, ni une naïve préchimie, ni encore un enseignement allégorique destiné seulement à voiler quelques préceptes d’ascèse spirituelle. Au-delà de toute philosophie dualiste, il reconnaitra dans la vieille science, le véritable Art d’Amour où, dans la richesse de leur complémentarité, « matière et esprit » réciproquement s’exaltent et se libèrent pour former le vaisseau sur lequel se jour l’aventure spirituelle de chaque être.

 

Bernard Roger suit cette voie de recherche par l’intérieur des choses : il nous l’indique comme celle de « l’Initiation alchimique », de l’accès à la conscience universelle dans laquelle les hommes « inspirés » de tous les peuples et de tous les temps ont puisé la lumière et la vie de leurs œuvres.

 

Pénétrant au cœur du merveilleux des légendes et contes populaires, puis de celui qui sait parfois receler l’histoire, et enfin dans l’ésotérisme de quelques rituels maçonniques, il nous convie à une nouvelle approche de la tradition hermétique. Alors les buts de cet « Art Royal », ses méthodes, sa pratique et son enseignement, s’éclairent en un texte attrayant qui rend intelligibles des traités jusque-là obscurs, montrant que la fin ultime de l’alchimie est de replacer l’homme dans sa dignité primitive d’époux de la nature et d’ « image du créateur ».

 

Une iconographie abondante, constituée de documents rares et en grande partie inédits, vient jalonner la route sur laquelle le lecteur sincère pourra facilement retrouver le sens du message laissé par les Adeptes de tous les temps, établissant ainsi les bases, s’il le désire, de sa propre quête alchimique.

 

Au sommaire de cet ouvrage :

 

Chapitre 1 : Les buts de l’alchimie, ses méthodes et ses origines  -  le royaume d’Entéléchie   -  la pierre  -  Art d’Amour et analogie  -

 

Chapitre 2 : Le monde alchimique  -  les enfants de la science  -  l’enseignement alchimique

 

Chapitre 3 : Les légendes et les acteurs du Grand Œuvre  -  la materia prima  -  les roches et les grottes  -  les arbres   -  le Mercure  -  les merveilles de la forêt  -  les fontaines  -  les reptiles  -  les choses du ciel  -  le chemin de St Jacques  -  le Soufre  -  l’esprit du blé  -  les iles et les habitants des eaux  -  Le Sel  -  les eaux dormantes  -  les feux de la St Jean   -

 

Chapitre 4 : Les contes merveilleux et le drame du Grand Œuvre  -   la quête de la matière première et sa préparation   -   le berger roi  -   le loyal serviteur    -    le processus et les couleurs du Grand Œuvre   -   la médecine universelle ou le Belle délivrée –

 

Chapitre 5 : Histoire et alchimie  -  le mariage de Clovis  -  le fou du Roi  -  la salamandre de François 1e   -  le Louvre et l’Ouvre  -  La prise de la Bastille  - 

 

Chapitre 6 : Franc-maçonnerie et alchimie   -   la construction du Temple de Salomon et la quête du Grand Œuvre   -   le Chevalier Rose+Croix   -  le Chevalier du Soleil   -  L’Art de la musique   -

 

 

ALBERT POISSON ALCHIMISTE ET MARTINISTE

Nicodème

Edition L’Aymant de Lumière

 2013

Albert Poisson (1869-1894) est un personnage mal connu actuellement, mais à son époque il fut connu et reconnu pour ses travaux alchimiques, une connaissance ésotérique impressionnante et une boulimie de recherche et de travail exceptionnel.

Ce jeune homme, compagnon de Papus collabora à la revue que créa Papus « l’Initiation », il fit partie de l’Ordre martiniste et de l’Ordre kabbalistique de la Rose+Croix, il s’intéressa à l’Alchimie, qu’il pratiqua longuement en laboratoire, depuis l’âge de 13 ans et comme il passait de très nombreuses heures dans son laboratoire, il s’exténua dans ce travail de recherche et fut un des facteurs de sa maladie et de sa mort qui l’emporta à l’âge de 25 ans.

Il pensa même créer son propre courant ésotérique qu’il appelait  « Société hermétique des Protylites » dont les statuts étaient prêts, entre temps il publia plusieurs livres sur l’alchimie dont la plupart furent des succès. Le Dr Marc Haven qui fait la préface de cet ouvrage, a publié 13 lettres inédites d’Albert Poisson aux éditions L’Initiation.

Cet ouvrage important de 360 pages donne dans son ensemble une excellente approche du personnage, de sa courte vie, de son œuvre et de sa capacité à chercher et à créer. C’est un descriptif de ses recherches alchimiques à travers son époque, qui fut par ailleurs un bouillonnement d’idées avec des figures comme Papus, Guénon et Fulcanelli, mais aussi des dizaines de personnages qui dans ce début de la Belle Epoque s’en donnèrent à cœur joie en explorant tous les méandres de l’ésotérisme, de l’alchimie, du satanisme, du spiritisme, des sciences occultes, de la métaphysique, des arts divinatoire, du symbolisme, de l’hermétisme et de la spiritualité.

Cet excellent ouvrage nous offre une très riche documentation iconographique, des manuscrits oubliés et surtout on nous explique le mécanisme intellectuel et pratique d’Albert Poisson dans ses recherches, ses pratiques et ses théories.

Au sommaire de ce livre :

Avant-propos du Dr Marc Haven

1887-1888 Une belle année de recherche et de trouvailles alchimiques

1888-1890. Années étudiantes –Joséphin Péladan – Guaita – L.C. Saint Martin

Les Protylites –Philophotes – Papus - le Voile d’Isis -

Albert Poisson écrivain - John Dee et sa monade - diverses revues qui le publient –

Son idole : Nicolas Flamel et sa femme Perenelle –

Chimiste et alchimiste - Astrologie et magnétisme –

La bibliothèque d’Albert Poisson – Diverses correspondances –

Les statuts de la société hermétique des Protylites -

Ouvrage de référence pour qui s’intéresse à l’Alchimie et à cette époque.

 

alchimie - TOME  1

Eugène canseliet

Edition TREDANIEL

 2007

Eugène Canseliet consacra sa vie au renouveau de l’Alchimie que les Anciens dénommaient « Le Grand Art de Musique ». Il collabora à plusieurs périodiques tels que Initiation & Science, La Tour Saint-Jacques et plus particulièrement à la revue Atlantis, ce qui lui fit envisager de réunir l’intégralité de ses études retraçant plus de quarante années de recherches alchimiques et de pratiques philosophales ; ce projet n’aboutira malheureusement pas, mis à part la réunion d’une dizaine d’articles dans Alchimie, paru en première édition en 1964.


Agrémenté de deux inédits, l’ouvrage, divisé en 2 parties, contient 23 articles : la première vise à définir ce qu’est l’Alchimie, la deuxième se rapporte au Sacré Hermétique ; également, un deuxième volume de 20 articles ayant trait au Symbolisme Hermétique, ainsi qu’un troisième de 18 articles sur les portraits alchimiques avec, entre autres, un magnifique écrit sur le grand alchimiste Nicolas Flamel.

Y est expliqué :

Qu’est-ce que l’Alchimie ?
Mystère et Sagesse des Cathédrales
La définition d’Alchimie
L’Alchimie La brouette de la cathédrale Saint-Pierre de Beauvais
L’indivisible Alchimie de la tradition La prière de l’alchimiste
L’Art poétique d’Alchimie Notre Dame de Dessous Terre
Préliminaires alchimiques Notre Dame de l’Alchimie
Des conditions principales du succès hermétique
Alchimie et Magie Quelques notes alchimiques sur Notre Dame d’Amiens
Philosophie universelle et spirituelle filiation Hétérodoxe propos sur l’église Saint-Merry
Les alchimistes et le fluide de l’esprit universel La grande Rose de Notre Dame de Paris
La récolte alchimique de l’esprit universel. L’Alchimie au XVIIIème siècle
L’Alchimie aujourd’hui Les écoinçons des stalles de la cathédrale Saint-Pierre de Poitiers et leur interprétation alchimique

Le tome 2 se trouve quelques livres plus bas

 

ALCHIMIE - TOME 2 -            Nouvelle étude diverses de symbolisme hermétique et de pratique philosophale.      

EUGÈNE  CANSELIET

ÉDITION  TRÉDANIEL

 2010

Voici enfin, le second tome de la trilogie des études d’Eugène Canseliet, tant attendu des amoureux de science hermétique et alchimique.

 

Vingt articles de l’auteur qui reposent, cette fois-ci, sur le symbolisme hermétique et la pratique philosophale, dont une réflexion alchimique sur les drogues, positivement visionnaire pour l’époque.

 

Ce deuxième volume apporte au lecteur une nouveauté par l’enrichissement de ses illustrations en couleur et en  n/b, une quarantaine environ. Le contenu qui le compose atteste de la réelle et sans égale contribution d’Eugène Canseliet sur la renaissance de l’Alchimie au XXe siècle, se prolongeant encore de nos jours.

 

Incontestablement, figure de proue du renouveau alchimique, véritable artisan de l’Art Royal, l’unique disciple de Fulcanelli poursuivra la recherche du Grand Œuvre durant toute son existence terrestre.

 

Au fil de son parcours livresque, le lecteur attentif pourra percevoir, sans difficulté, l’évolution certaine de l’auteur, tant en théorie philosophique, qu’en pratique au niveau du travail en laboratoire. L’exceptionnelle richesse de ces écrits dispense de précieux conseils à l’étudiant curieux, grâce auxquels de solides bases pourront lui permettre d’aboutir à une recherche alchimique personnelle.

 

Ce livre développe les sujets suivants :

L’emblème XXII d’Atalante Fugitive de Michel Maier  -  Le bénitier et le tombeau de Jacques Cœur  -  Quelques réflexions alchimiques sur les drogues -  Homérologie insolite -  L’Etoile des mages -  Sur la voie sèche de Saint-Jacques  -  La queste alchimique du Graal  -  Les Rose+Croix et le Grand Œuvre  -  Le monogramme Atlantéen  -  Brèves réflexions sur le mystère des cycles  -  L’Arbre Hermétique  -  Quelques réflexions sur la matière des Sages  -  Réflexions sur une anagramme  -  Hermétiques rudiments d’Héraldique  -  Musique des couleurs  -  Mithriaque alchimique  -  Le Hiéroglyphe du serpent  -  Le symbolisme alchimique du dauphin  -  Considérations liminaires  -  Orphiques considérations  - 

 

alchimie –              COLLECTION DES Cahiers de l’HermÉtisme

       Directeur Antoine Faivre

Edition Dervy

 1996

Chemin d’Amour et de « Gai Sçavoir », l’Alchimie est l’une des branches maîtresses de l’ésotérisme occidental. Le présent cahier, qui présente à la fois des textes alchimiques et des études tant historiques que philosophiques, s’ouvre avec l’essai d’André Savoret.

 

Cet ouvrage donne la parole à des auteurs ayant entrepris de s’engager sur ce chemin, et d’autre part à ceux qui ont bien voulu présenter quelques travaux historiques et criques sur cet Art.

François Trojani nous présente les 17 gravures attribuées à Barchusen, enfin d’autres auteurs nous parlent de l’Alchimie et de ses nombreuses explications et applications.

 

Au sommaire de cet ouvrage :

 

Antoine Faivre : Pour une approche figurative de l’Alchimie

André Savoret : Qu’est-ce que l’Alchimie  -

Bernard Husson : Un texte alchimique du seizième siècle : le discours d’auteur incertain sur la Pierre des Philosophes (1590) –

François Trojani : Commentaire sur les 17 figures attribuées à Jean Conrad Barchusen (1718) –

Claude- Gilbert Dubois : Isomorphisme de deux constructions imaginaires : le Grand Œuvre alchimique et la Grande Œuvre de Dieu –

Karl Von Eckartshausen : Catéchisme de la chimie supérieure (1819) –

Richard Caron : Bibliographie des ouvrages consacrés à l’Alchimie et publiés en langue française (de 1900 à 1995)

 

ALCHIMIECONTES ET  LÉGENDES

J. REBOTIER  et   J.M AGASSE

EDITION  L’ORIGINEL

 1982

Le rêve, voie royale de l’inconscient. Les textes rassemblés ici, contes et légendes, visions et extases, en portent largement la trace. De l’antiquité grecque à nos jours, de l’Inde à l’Europe, du monde arabe au monde celte…, ce voyage dans le temps et l’espace est un itinéraire initiatique. Dans une circulation continuelle entre conscient et inconscient, dans le jeu de miroir où macrocosme et microcosme se répondent, ces histoires font pénétrer le lecteur dans un « autre monde » qui ici, fait irruption dans la vie quotidienne.

 

Paysage jamais vus, aventures inouïes, noces chymiques, drame et humour, ces « contes et légendes » manifestent la richesse poétique et opérative de l’Alchimie.

 

Textes et contes traités depuis l’antiquité jusqu’à nos jours :
Histoire du roi Chirayus et de Nagarjuna, la légende du mercure et du soufre, le moine Chèvre-Taureau, Zozime, le rêve d’Ostanès, Démocrite, Isis et Horus, livre de Cratès, songes de Jabir, énigme d’Arislée, Arnauld de Villeneuve, allégorie de Merlin, Le Trévisan, La Fontaine, john Dastin, Basile Valentin, l’Azoth, la vision de George Ripley, Salomon Trismosin, Hadrianus, David Lagneau, Athénagoras, Michel Sendivogius et ses traités du mercure et du soufre, Jacques Tesson et l’œuvre du lion vert, Béroalde de Verville, Dom Bellin et les aventures du philosophe inconnu, Phylanthropos et sa recette de l’ambroisie, Cycliani, Etienne Perrot et son Aria.






 

ALCHIMIE - DE LESSEPS

JEAN  ARTERO

ÉDITION  ARQA

 2010


« Me voici dans un traineau actionné par une hélice d’hélicoptère ; avec moi l’inventeur : M. de Lesseps » (J. Henri Lartigue)

 

L’Ailonive ! Quel drôle de nom pour cette drôle de machine… ! Un traineau à hélice conçu pour se déplacer à grandes vitesse sur les sentiers enneigés de haute montagne, réalisé par deux hommes de génie : Bertrand de Lesseps et Julien Champagne, assistés d’un jeune mécanicien : Henri Steineur. En son temps, le fameux « traineau à hélice » fit l’admiration de tous, puis, discrètement, retomba dans l’oubli. Eugène Canseliet est sans doute le premier à avoir abordé le sujet dès la seconde édition de ses deux logis alchimiques.

 

C’est de cette ornière temporelle et suite à la découverte inattendue par un collectionneur émérite d’une série inédite de photographie dévolues à l’histoire de ce prototype mécanique, à nul autre pareil, que se consacre ardemment  Jean Artero dans cette étude historique pleine de révélations;  ainsi, c’est en cherchant dans des archives familiales encore jamais explorées, que Jean Artero a découvert, contre toute attente, une lettre attribuée à Julien Champagne.

Une correspondance qui remettra sensiblement en perspective un aspect du mystère Fulcanelli. Celui de la fraternité d’Héliopolis.

On trouvera dans cette courte missive cette incroyable citation : « Quant à jouer un rôle quelconque dans le monde, à moins que ce soit par les ouvrages que je laisserai, et la Fraternité d’Héliopolis dont je suis le chef inconnu, l’âge et la santé ne me le permettent pas… ». Ce bel ouvrage richement illustré de photographies d’époque nous en apprend donc un peu plus sur la réalisation de ce prototype, et, grâce à certaines traces photosensibles laissées par ce curieux traineau à hélice, nous invite à revisiter, avec Jean Artero, certains méandres bien méconnus de la Belle Epoque.

 

Science divine et art royal, dont le but ultime n’est pas la chrysopée, mais l’accès aux mystères de la création et de la vie, continue de rayonner sereinement son fantastique message d’espoir multiséculaire, et de séduire par là même la véritable élite, qui sans forcément l’avouer se détourne toujours davantage des vanités et préjugés ambiants.

 

Il en fut ainsi notamment, au 19e et 20e siècle, et de nos jours le mouvement se poursuit encore sous nos yeux, parfois de façon souterraine, mais incontestablement de manière non moins inexorable. L’œuvre de Fulcanelli, sans doute le plus renommé des alchimistes contemporains, est tout à fait emblématique de cette réalité parfois ignorée, et plus généralement passée délibérément sous  silence.

 

 

ALCHIMIE – DE L’OR FAIT MAISON, EST-CE POSSIBLE ?

Michel  CUGNET 

Edition  de l’HEBE -Suisse

 2010

Qu’est-ce que l’alchimie aujourd’hui ? Quels sont les buts recherchés par ses fidèles ? Discipline énigmatique, l’alchimie reste saisissable à l’auteur éclairé qu’est Michel Cugnet. Sa présentation historique amène le lecteur curieux de cette pratique aux sources de notre ère, interrogeant à différentes époques ses acteurs légendaires sur leur rapport scientifique, philosophique et très pragmatique aux éléments mythiques qui la composent : Pierre philosophale, Grand Œuvre, panacée et métaux nobles. Alors que le débat ne semble vouloir jamais s’essouffler entre partisans du tout allégorique et d’une alchimie mi-technique, mi-spirituelle, l’auteur expose tout à tour les arguments des premiers, les « adeptes » et des seconds, les « souffleurs ». Mais à l’heure actuelle, la transmutation est-elle encore possible? La science n’a-t-elle pas encore révélée tous ses mystères ?

Pour l’auteur, la devise de l’alchimie est la suivante : « Saisir les secrets de la puissance créatrice de l’Univers cachés dans la matière »

 

Il s’agit d’une doctrine, basée sur la croyance que l’infiniment grand et l’infiniment petit sont semblables et répondent à la même loi. Les principes de base de cette doctrine sont inscrits dans la fameuse Table d’Emeraude, texte attribué par les alchimistes à Hermès Trismégiste qui signifie « Trois fois Grand » c'est-à-dire celui qui connaît les trois principes de base de la matière, à partir desquels celle-ci se transforme au cours du Grand Œuvre, but opératoire des alchimistes.

 

La légende raconte qu’Hermès aurait écrit la Table d’Emeraude sur la pierre à l’aide d’une émeraude. Cachée dans la pyramide de Gizeh, elle aurait été découverte par un soldat d’Alexandre le Grand. Un autre grand texte d’Hermès le « Corpus Hermeticum »  aurait été écrit en Egypte. Tout naturellement le mot Alchimie dérive de « al kimiya » qui signifie terre noire, nom donné à l’Egypte.

 

Il y a plusieurs niveaux de lecture et d’interprétation de l’alchimie. Tout d’abord il y a l’alchimie qui a servi et sert encore à faire de l’or. 3 phases sont décrites. 1/ C’est l’œuvre au noir (Nigredo ou travail d’Hercule) 2/ Œuvre au blanc (albedo ou médian). 3/ Œuvre au rouge (rubedo ou grande coction). Il y a ensuite le niveau de lecture qui calque les travaux de transformation alchimique de matériaux afin de  réaliser des médicaments pour soigner (Paracelce). Puis un niveau de lecture spirituelle qui prend l’œuvre alchimique comme modèle pour une transmutation de l’homme dans sa dimension ontologique. D’autres niveaux de lecture peuvent servir à des explications eschatologiques, des explications de textes sacrés, et peuvent servir de modèles à certains pour suivre des voies spirituelles, initiatiques ou métaphysiques.

 

L’auteur répond ainsi à 21 questions :

Comment définir l’alchimie ?

Que signifie le terme alchimie ?

D’où vient l’alchimie et de quand date-t-elle ?

L’alchimie peut-t-elle être qualifié de science ?

Quel est le véritable but des adeptes de l’alchimie ?

Qu’est-ce que la Pierre philosophale ?

Qu’est-ce que l’Elixir de longue vie des alchimistes ?

Est-il possible de transmuer du métal en or par la voir alchimique ?

L’or transmuer est-il différent de l’or naturel ?

Quelle matière utilisent les alchimistes pour réaliser la Grand Œuvre ?

Quelles sont les différentes voies ou modes opératoires de l’alchimie ?

Le déluge biblique est-il une allégorie du Grand œuvre alchimique ?

Pourquoi les alchimistes gardent ils leur méthode secrète ?

L’alchimiste Nicolas Flamel est-il devenu immortel ?

Le physicien Isaac Newton était-il alchimiste ?

La richesse des templiers était-elle due à l’alchimie ?

Les Franc-maçons détiennent-ils des secrets alchimiques ?

Existe-t-il encore des alchimistes et quel est l’avenir de l’alchimie ?

Y a-t-il des recettes simples pour faire de l’or ?

 

alchimie & mystique – le musÉe hermÉtique

Alexander roob

Edition TASCHEN

 1995

Un livre de référence de 700 pages avec explications et iconographie importante sur ce thème complexe et fascinant de l’alchimie.


Il existe tout un monde d’images profondément ancré dans la mémoire de l’homme moderne, bien qu’on ne le trouve pas dans les publications accessibles au grand public et qu’il se cache dans des manuscrits et des livres anciens.


Voici donc les éternels « stocks de Los », le prophète de l’imagination, où sont entreposées ces images archétypiques et ces figures platoniciennes qui règnent sur la représentation que nous nous faisons du monde et sur nos jugements spontanés et dont le poète anglais William BLAKE (1757 – 1827) dit qu’elles reflètent « tout ce qui se passe sur terre », et que « chaque époque y puise pour renouveler son génie ». (Jérusalem, 1804 – 1820).
Un livre à avoir absolument dans sa bibliothèque !

 

ALCHIMIE ET PHILOSOPHIE A LA RENAISSANCE

J .Claude MARGOLIN et Sylvain MATTON  - Divers auteurs  -     

Librairie PHILOSOPHIQUE VRIN

1993

Tantôt séparé, tantôt ne faisant qu’un l’alchimie et la philosophie ont toujours voyagé de concert. Ici est étudiée l’alchimie à la Renaissance, science secrète qui est et fut traversée par une multiplicité de tendances et de courants particuliers qui ont contribué au développement des doctrines alchimiques.

 

Si les alchimistes se désignaient eux-mêmes sous le nom de « philosophes », cette qualité leur fut déniée dès le Moyen-Âge par bien des représentants plus officiels de la « philosophie ». Aujourd’hui, l’importance des doctrines alchimiques dans l’histoire des idées n’est plus guère contestée. Pourtant, les rapports entre la « philosophie hermétique » ou « chymique » et la philosophie au sens habituel restent mal étudiés.

 

C’est afin d’apporter des éléments de réponse à cette question que s’est tenu le colloque dont ce volume constitue les Actes. L’originalité des contributions est de présenter l’alchimie de la Renaissance (XVe-XVIIe siècle) non comme un tout cohérent, donné une fois pour toutes dans la dimension anhistorique d’une « secrète science », mais comme un corpus théorique traversé par une multitude de tendances.

 

Cette multiplicité est ici illustrée par l’analyse d’œuvres ou de courants particuliers ayant  participé au développement des enseignements alchimiques, comme la Summa perfectionis de Geber, les traités attribués à Arnaud de Villeneuve, les œuvres de Guillaume Sedacer, Paracelse, Dorn etc… Elle l’est aussi à travers l’étude de la représentation de l’alchimie et de son influence chez des philosophes ou savants eux-mêmes non alchimistes, tels Michel Savonarole, Marsile Ficin, ou autre Mersenne -

 

On y parle de Savonarole, Marcile Ficin, le joachimisme, Paracelse, Michel Maïer,  Giordano Bruno et d’autres.

 

Ont contribué à cet ouvrage de 480 pages :

 

J.C Margolin : Allocution d’ouverture et de bienvenue

J.M. Mandosio : L’alchimie dans la classification des sciences et des arts à la Renaissance  -

Barbara Obrist : Les rapports d’analogie entre philosophie et alchimie médiévale  -

William Newman : L’influence de la Summa perfectionis du pseudo-Geber –

Pascale Barthélemy : Du « belutage » alchimique, remarques sur la méthode de G. Sedacer –

Antoine Calvet : Alchimie et joachimisme dans les alchimica pseudo-arnaldiens  -–

Danielle Jacquart : Médecine et alchimie chez Michel Savonarole (1385-1466) –

Sylvain Matton : Marcil Ficin et l’alchimie, sa position et son influence  -

Cesare Vasoli : Giulio Camillo Delminio et « l’art transmutatoire » -

Lucien Braun : Paracelse et l’alchimie –

Jean-François Marquet : Philosophie et alchimie chez Gerhard Dorn  -

Amalia Perfetti : Aristotélisme et alchimie dans l’anonyme Trilogio della trasmutatione de’metalli  -

Alfredo Perifano : alchimie et philosophie de la nature chez Evangelista Quattrami  -

Gilles Polizzi : La fabrique de l’énigme ; lectures « alchimiques » du Poliphile chez Gohory et Béroalde de Verville –

Franck Lestringant : L’expérience d’André Thevet : empire de la cosmographie et refus de l’alchimie –

Ulrich Neumann : Michel Maïeur (1569-1622) « philosophe et médecin » -

Jean-Paul Dumont : Deux hypothèses concernant l’interprétation stoïcienne de l’art tinctorial : Alexandre d’Aphrodise et la villa des Vettii –

Bernard Joly : Présence de concepts de la physique stoïcienne dans les textes alchimiques du XVIIe siècle –

Hélène Védrine : Alchimie, hermétisme et philosophie chez Giordano Bruno –

Alain Beaulieu : L’attitude nuancée de Mersenne envers le chymie –

Alain Philippe Segonds : Tycho Brahe et l’alchimie –

Michel-Pierre Lerner : Campanella et Paracelse –

Lorenzo Bianchi : Gabriel Naudé critique des alchimistes –

François Secret : Le commentaire de Gregorius Michaelis sur les curiositez inouïes de Jacques Gaffarel –

Alain Mothu : Le mythe de la distillation de l’âme au XVIIe siècle en France –

 

ALCHIMIE ET RÉALISATION SPIRITUELLE

DIVERS  AUTEURS

ARCADIA

 2003

Dossier très important sur une science souvent mal comprise et délaissée car d’un abord difficile. On y trouve les 15 gravures couleur du Mutus Liber avec 2 pages d’explications pour chaque gravure. Jean Beauchard nous explique sa vision alchimique du Tarot, vision de transformation et de transmutation de l’être, qui passe par les cornues de chaque arcane du tarot.

 

Alain Juillet développe la démarche alchimique et ses sources dans la franc-maçonnerie avec explications des trois étapes de l’œuvre. C. Montésinos recherche la Pierre Philosophale à partir de l’hermétisme jusqu’à l’initiation.

 

Myguel Automne nous explique pourquoi l’Alchimie est une véritable voie initiatique et nous décrit une partie du bestiaire alchimique qui désigne à la fois les éléments utilisés dans le processus et leur état physique.

 

J. Chaboseau parle de l’Alchimie et de ses rapports avec la franc-maçonnerie écossaise, dont les symboles dans le cabinet de réflexion sont omniprésents : le Sel, le Soufre et le Mercure, mais également le coq et V.I.T.R.I.O.L.

 

R. Hiriart explique pourquoi la Table d’Emeraude (Tabula Smaragdina) et l’Alchimie sont indissociables. J.L Austin traite d’alchimie et franc-maçonnerie, de transmission et d’initiation, initiation qui est le début de la transformation alchimique. M. Gortchakoff décrit le processus du grand œuvre, et les sept degrés alchimiques, à savoir : Le symbolisme alchimique, les sept métaux, solve et coagula, et les différentes voies.

 

R. Danier développe l’hermétisme alchimique chez André Breton. Eliphas Lévi fait le parallèle entre l’Azoth et I.N.R.I. Le Rebis de Basile Valentin est décortiqué par J. Haessle, par une approche mystique et gnostique. R. Bermann explique la phrase suivante : «Voir ou se voir par l’alchimie du miroir », et G. Galtier nous raconte la tradition des grands forgerons africains.

 

Bien sûr on trouve un peu partout dans cet ouvrage des noms célèbres en alchimie, comme : Mircéa Eliade, Fulcanelli, Basile Valentin, Philalèthe, Hermès Trismégiste, Nicolas Flamel, Paracelse, Mesmer, Dom Pernety, Albert le Grand, Dujols, Canseliet, Buffon, Le Cosmopolite, Ripley, Bacon, R. Lulle, A. de Villeneuve, N. Valois, Limojon, Grillot de Givry, et autre Caro.

 

ALCHIMIE,  UN RÊVE D’ÉTERNITÉ

ROLF   KESSELRING

EDITIONS  FAVRE  LAUSANNE

2009

Il y a des mots qui attirent et intriguent. A tort ou à raison, ils fleurent bon le mystère. La preuve ? Il suffit de prononcer le mot « Alchimie » dans une conversation qui ronronne pour voir aussitôt les visages s’assombrir, se fermer ou se mettre à rayonner et à émaner la curiosité la plus excitée. Aussitôt, la conversation s’anime et même parfois s’envenime. Mais de quoi parle-t-on ? De quelle alchimie ? Si l’on en croit les esprits forts, tout aurait été dit depuis longtemps par n’importe qui. Quelle méprise !

 

Pour les personnes non averties, les adeptes de cet art plus que millénaire appartiennent désormais à l’histoire et s’apparentent aux magiciens, aux sorciers, pour certains autres, les alchimistes ne peuvent être que des illuminés qui cherchent à transformer du plomb en or par pure cupidité.

 

Certitudes outrageantes, ces images de chercheurs fous, uniquement animés par la volonté de s’enrichir en faisant de l’or,  agacent souvent le cherchant, qui retrouve également le même phénomène chez ceux qui sont pleins de certitudes.

 

Or, n’en déplaise à ceux qui en rient, l’alchimie et les alchimistes existent encore de nos jours. Non seulement cet art a survécu durant les millénaires, mais il s’agit d’une quête toujours vivace, toujours présente et toujours agissante. Des chercheurs modernes s’y intéressent et s’y adonnent très discrètement, mais avec une assiduité étonnante.

 

Quels secrets se cachent encore derrière cette étonnante discipline ? Est-ce la fabuleuse transformation d’un métal vil en or pur ? Ou bien cet art, qualifié de royal ou de sacré par ses zélateurs, dissimule-t-il d’autres buts. Cette enquête à travers les époques, au fil des existences d’adeptes exemplaires donne quelques pistes à suivre.

 

Les sujets traités dans ce livre :

L’alchimie un rêve vieux comme le monde, des itinéraires et pistes alchimiques en Egypte et en Chine, l’universalité de la méthode, la magie mère du savoir, l’ombre et la lumière, le partage de la mémoire, la magie noire pour les fils de Caïn, histoire en Mésopotamie au cours de la guerre du golfe en 1992, l’Egypte alchimique et le livre de Thot censé contenir toutes les connaissances du monde, Imhotep et son génie constructeur, le pharaon Djoser,  la grande déesse Isis initiatrice et prophétesse, huiles essentielles que l’on obtient par sublimation et chauffage, Marie la juive à qui on attribue des traités alchimiques au IIe siècle et qui aurait son nom au « Bain-marie », Cléopâtre la magicienne ( qui habite Alexandrie vers 250 ans AJC), Hermès Trismégiste, Simon le magicien, Khalid le précurseur, le carré magique de Geber, Avicenne le médecin immortel (980-1037), les alchimistes du Moyen Âge qui se sont engagés dans des voies jusqu’au siècle des Lumières, Albert de Groot dit Albert le Grand, Arnaud de Villeneuve, Isaac l’aveugle, Raymond Lulle, Agrippa, Nostradamus, Jehan Trithème et bien d’autres, plus tard vinrent Francis Bacon appelé le docteur merveilleux, Nicolas Flamel le faiseur d’or(1330-1417) et sa femme : Dame Pernelle, Paracelse et sa médecine alchimique, le docteur Messmer et ses bains aimantés, Joseph Balsamo  souvent confondu avec le Comte de Cagliostro mais peut-être est-ce le même,  la cérémonie des colombes qui fit la renommée de Cagliostro, l’affaire du collier de la Reine, au XXe siècle ce fut Fulcanelli ( le mystère des cathédrales et les demeures philosophales), Eugène Canseliet, Jean Julien Champagne, le cabaret du chat noir et l’hippocampe attribué comme signature à Fulcanelli, les deux compères auteurs du matin des magicien Pauwels et Bergier et bien d’autres…

 

ARCANUM

Enaj

Edition  Ramuel 

 1995

Enaj de son vrai nom Valentin Bresle, né en 1892, il fut appelé « Le Grand Chêne des Flandres », fut libraire et éditeur à Lille puis à Paris. Il vécut presque toute sa vie près de Nantes dans la solitude et le travail. Il était chrétien de conviction et hébraïsant, instigateur de cercles initiatiques il fut à l’origine d’une « Jurande templière »

 

L’Arcanum est ce que nous avons perpétuellement à découvrir, de plus en mieux

 

L’auteur nous dévoile dans cet ouvrage ses recherches :

L’alphabet hébraïque- Les astres et le zodiaque – Le bestiaire – Les couleurs – les floralies – Les gemmes – L’Homme – La liturgie – Les métaux – La musique – Les Nombres et les Séphiroth – Les signes géométriques – Divers symboles  - Le tarot -

 

ARNAUD DE VILLENEUVE. LA VIE ET LES ŒUVRES DE MAÎTRE ARNAUD DE VILLENEUVE

EMMANUEL  LALANDE (DOCTEUR MARC HAVEN)

ÉDITION  CHAMUEL 1896 – LA VERGNE USA 2007

 


Arnaud de Villeneuve naquit vers 1240, on ne sait pas très bien où, mais  malgré son nom de Villeneuve assez répandu en France et en Espagne, on pense qu’il naquit à Villeneuve-Loubet en Provence. Il commence ses études à Aix en Provence et à Montpellier, et les continue à Paris- il a alors 20 ans- il eut pour maître, Roger Bacon, Albert le Grand, Alexandre de Halès, et Pierre d’Apono qui devint son ami. Par la suite il se lia d’amitié durable avec Amaury de Narbonne, Guillaume de Nogaret et maître Alfinio de Navini (légiste). Après 10 ans passés à Paris, il descendit à Montpellier (il y restera 11 ans), centre moins prestigieux mais plus médical, et c’est là qu’il se forma à la médecine thérapeutique, à la traduction des livres arabes et se pénétra de leurs doctrines. On pense qu’il habita au bout de la rue Campnau, en face de l’ancienne maison des capucines.

 

Après Montpellier il partit pour Valence où il se perfectionna en littérature arabe, il en apprit la langue (on lui prête la traduction d’Abulcasis). Il reparti pour échouer à Barcelone où il visita le roi Pierre III d’Aragon, alors malade, et malgré la mort du roi dans l’année, Arnaud fut nommé 1e médecin de la cour d’Espagne, mais pour peu de temps car les jalousies et les intrigues l’obligèrent à partir, malgré tout il conserva des amitiés de moines, or ce dont on est sûr, c’est que dans beaucoup de couvents les moines se livraient à des travaux alchimiques et Arnaud y écrivit de nombreux traités sur cette discipline.

Soit par conviction, soit par politesse relationnelle, Arnaud se trouva amener à jouer un rôle et à prendre position dans les querelles monastiques très fréquentes, son esprit philosophique le portait naturellement à ne pas rester indifférent à ces disputes religieuses.

Désormais célèbre par ses œuvres et son passé, il devint un personnage à qui l’on venait demander aide et conseil. Le roi Jacques II d’Aragon de passage à Montpellier lui demanda d’intervenir auprès de Philippe le Bel, mais peu après son ambassade en 1299, il fut victime d’une cabale par ses détracteurs qui l’accusèrent d’hérésie, d’impiété, de blasphème, incriminant surtout son ouvrage sur les Oracles des Sibylles et sur les Livres de Daniel qu’on lui attribuait. Emprisonné il fut remis en liberté contre une caution de 3.000 livres.

 

Arnaud quitta la France pour l’Italie en 1301, on le retrouve à Gênes et en 1304 à la cour de Benoit XI, puis après la mort du Pape, il quitte Rome et s’embarque pour la Sicile auprès du roi Frédéric, frère de Jacques d’Aragon, il y reste quelques années comme conseiller et médecin personnel du roi. A l’appel du roi d’Espagne Arnaud quitte la Sicile pour rejoindre l’Espagne. Puis en 1308 on le retrouve à Avignon avec le Pape Clément V, et cette même année le Pape Clément V délivra une bulle relative à la faculté de Médecine de Montpellier où le nom d’Arnaud figure et où son avis devient force de loi.

 

En même temps son esprit et ses polémiques prirent le dessus et à travers divers écrits, il voulut réformer les institutions religieuses et monastiques, ainsi que certains côtés de la religion chrétienne. Les théologiens de Paris  s’élevèrent contre les hérésies de sa doctrine, et condamnèrent 15 de ses propositions. Cela commençait à sentir le bûcher, mais grâce à ses nombreuses amitiés, il ne fut pas trop inquiété. Il repartit pour l’Espagne et le roi Jacques II lui confia une ambassade auprès du roi de Naples : Robert comte de Provence, qui se lia d’amitié avec Arnaud. En 1311 Arnaud repart pour Paris où il enseigne et se livre à la recherche des sciences hermétiques et alchimiques, mais les anciennes animosités se réveillent et hormis l’Ordre des Chartreux tout le clergé se ligua contre lui, il fallut encore que de puissants soutiens l’aide à partir, il rejoignit la Sicile  où le roi Frédéric le protégea, c’est en Sicile qu’il composa son célèbre ouvrage « A l’école de Salerne ».

 

En 1313 le Pape Clément V mourant le fait venir en Avignon, Arnaud ne peut refuser car Clément l’avait protégé lors de sa condamnation en 1309. En vue des côtes de Gênes, Arnaud mourut, il fut enterré dans cette ville. Son ami le Pape Clément V mourut peu après, alors les théologiens et l’Inquisition se déchainèrent contre les écrits d’Arnaud, qui fut condamné, traité de sorcier pactisant avec le diable et c’est ainsi qu’Arnaud au fil des siècles fut honni et mis au ban de la religion. Seul les hermétistes-alchimistes gardèrent le souvenir et la mémoire de ce grand esprit qui sut dire sa vérité, bousculer un clergé avide et corrompu, maintenir et transmettre la Tradition.

 

Il écrivit des centaines de traités sur l’alchimie, l’astrologie, la théologie et la médecine. Toutes ces oeuvres sont dispersées dans les bibliothèques européennes. Le Pape Boniface disait de lui « Cet homme est le plus grand clerc du monde ». Il introduisit l’alcool (découvert par les arabes sous le nom d’al khol- qui veut dire chose subtile-) en médecine, il mit en pratique l’essence de térébenthine et les vins médicinaux en thérapeutique, découvrit avec Roger Bacon et Ramon Lull les 3 acides sulfuriques, muriatique et nitrique.   

                                                   

 Ses œuvres les plus connus et avérées sont les suivantes :

L’école de Salerne. Rosarium philosophorum. Liballus de regimine sence et seriorum (qui est l’art de conserver sa jeunesse et retarder la vieillesse, ainsi que toute la médication allant avec). La question et la lettre au Pape Boniface VIII. La lettre de l’alchimie au roi de Naples. La fleur des fleurs. Les opera omnia. Liber de vinis. Breviarium practicae medicinae

 

art & hermÉtisme

Louis cattiaux

Edition BEYA

  2005

À l’occasion du cinquantième anniversaire de la disparition de Louis Cattiaux, les éditions Beya mettent à disposition du lecteur francophone la première publication de ses œuvres littéraires complètes sous le titre Art et Hermétisme, au sein d’une collection reprenant les ouvrages classiques et modernes des grands maîtres de l’alchimie et de la cabale, Louis Cattiaux s’inscrivant en effet dans cette filiation.


Tant son œuvre maîtresse, le Message Retrouvé, que son essai Physique et métaphysique de la peinture, et l’ensemble de ses Poèmes, témoignent de sa maîtrise de l’Art d’Hermès.

 

À propos du Message Retrouvé, René Guénon écrivait : « Les tendances qui s’y expriment sont en somme, de façon générale, celles de l’hermétisme ». Le sens dernier à découvrir dans l’ensemble de ses œuvres est toujours hermétique ou alchimique car l’auteur le considérait comme le sens central de son enseignement. Nous avons mis l’accent sur l’art, car cet Art avec un grand A, manifesté à travers sa prose, sa poésie ou sa peinture, n’est autre que celui qui consiste à unir le ciel et la terre : c’est le mystère de la rencontre entre Dieu et l’homme, pour donner le jour à la véritable Création ou Parole Prophétique, c’est-à-dire à la pensée divine corporifiée ou incarnée. Comme dit Emmanuel d’Hooghvorst, « donner corps et mesure à l’immensité, c’est le mystère de l’Art pur ». Le terme d’art se confond avec celui d’hermétisme, mots différents pour exprimer la seule et unique expérience de la réception du don du ciel, qui permettra au disciple initié de réaliser le Grand Œuvre.


Louis Cattiaux naquit le 17 août 1904 à Valenciennes, et quitta ce monde le 16 juillet 1953 à Paris. Sur sa carte de visite, on pouvait lire : « Louis Cattiaux, peintre, poète et mire ». Comme tous les grands créateurs, il fut guidé par son génie artistique jusqu’au plus profond de l’esprit humain, là où l’individu s’unit à l’origine des mondes, que les hommes ont appelée Dieu.

 

Certains artistes sont parvenus jusqu’à cet endroit mystérieux, mais très peu ont poursuivi le chemin jusqu’au bout, comme Cattiaux, au-delà de l’art. C’est pourquoi son œuvre est complètement originale. Elle nous invite à contempler le centre secret de la vie, indépendamment des apparences sous lesquelles elle se présente.

 

ATALANTE  FUGITIVE 

MICHAEL  MAÏER – Traduction et Préface d’ETIENNE  PERROT

ÉDITION  DERVY

 1997

L’ambition de l’Atalante Fugitive explique sans doute son succès. Michael Maïer expose dans la préface qu’il a voulu s’adresser à la fois aux yeux par les gravures, à l’ouïe par les fugues à trois voix qui les accompagnent, à l’esprit par les poèmes qui leur servent de légendes et les discours qui les commentent.

 

Bien plus qu’à sa musique, l’Atalante doit sa célébrité aux cinquante gravures qui sont comme le cœur de l’œuvre et où Michael Maïer y a enfermé et expliqué les mystères des Anciens. Leur qualité artistique est incontestable, et leur influence fut considérable sur la tradition alchimique. Ces 50 gravures de très belle qualité, sont traduites, commentées et expliquées par Etienne Perrot. Elles suivent une histoire qui apparemment sans liens est en réalité une façon allégorique de raconter la Tradition et comment l’Homme peut et doit atteindre cette réalisation personnelle qu’il a le devoir d’accomplir. Il suffit de comprendre et de suivre le fil d’Ariane qui va le mener à la fusion.

 

L’éclat des images ne doit pas cependant faire méconnaitre l’intérêt des discours où l’auteur procède par allégories, associations, allusions, en se conformant à la nature de l’œuvre hermétique et de son langage. Le symbolisme utilisé dans ce livre, est puisé à des sources très variées : mythologie, contes et légendes, philosophie, histoire antique et ancienne, sciences de la nature et traditions populaires.

 

Etienne Perrot ésotériste de renom, alchimiste et fin lettré, donne une traduction magistrale de ce corpus alchimique des plus connus.

 

ATHANASIUS KIRCHER – UN HOMME DE LA RENAISSANCE A LA QUÊTE DU SAVOIR PERDU

Jocelyn GODWIN

Un livre de la vue

 1980


105 illustrations, la tour de BABEL, l’arche de Noé, la Chine, la musique, le magicien universel et le monde souterrain sont quelques- uns des sujets traités.

 

Athanasius Kircher (1602-1680) apparaît comme un des derniers esprits universels. Bien que vivant à l’époque de Descartes et de Newton, il restait un véritable homme de la Renaissance, ainsi qu’en témoigne sa vision spirituelle et unifiée du monde : pour lui, le cosmos tout entier était une glorieuse théophanie qui attendait d’être explorée.

 

Ce savant jésuite s’intéressa aussi bien à l’archéologie, à la linguistique et à l’ethnologie qu’aux sciences expérimentales et naturelles : il tenta de pénétrer les secrets du monde souterrain et de déchiffrer des langages archaïques, tout en poursuivant des expériences d’alchimie et de musicothérapie, d’optique et de magnétisme. Surtout, dans son interprétation de l’histoire de l’Homme et de ses rapports avec Dieu et la Nature, il s’efforça de montrer que la mystérieuse sagesse des Egyptiens, la Kabbale et les philosophies grecques et chrétiennes, reposaient sur une base commune.

Une quête obsessionnelle de l’origine constitue le principe unificateur de toute l’œuvre de Kircher : Il était fasciné aussi bien par la tradition grecque de la musique occidentale que par les sources souterraines de l’eau et du feu, il risque sa vie en visitant le Vésuve, installé à Rome il entreprend des recherches sur le Latium antique, il rédige des textes sur la peste et sur les propriétés fondamentales des nombres. Il fut obsédé par la compréhension des origines de la langue et des religions. Aussi en se fondant sur le témoignage de l’Ancien Testament et des historiens grecs, et en marquant une grande déférence pour les Pères et les docteurs de l’Eglise, reconstitua t-il l’histoire primitive du monde et de l’humanité.

 

On a l’impression que Athanasius Kircher est né trop tard ou trop tôt, et c’est vrai qu’il ne fit pas de découvertes fondamentales, comme dans son siècle le firent Kepler, Boyle ou Newton, sans parler de Descartes, des alchimistes comme Michel Maier, Robert Fludd et des mouvements rosicruciens, mais de par son universalité et la qualité de ses travaux et recherches , il aida surement les autres et participa à cette mémoire collective. On reprocha à Kircher  d’asseoir ses théories sur la doctrine catholique mais aussi sur les textes hermétiques anciens attribués à Hermès Trismégiste et aux hiéroglyphes égyptiens. Ce mélange de traditions avec ses erreurs mais aussi ses trouvailles lui vaudront plus tard une reconnaissance de beaucoup.

 

Son œuvre immense est ici abordée par le biais des gravures qui illustrent si somptueusement ses ouvrages. La plupart d’entre elles sont reproduites ici et sont accompagnées de commentaires. En outre une introduction présente la vie et les travaux d’Athanasius Kircher.

 

En plus de ces 105 dessins superbes, l’auteur développe les points suivants :

L’Arche de Noé  -  La Tour de Babel et Nemrod  -  Le Latium  -  La Chine  -  La sagesse hiéroglyphique des égyptiens, avec Isis initiatrice et le panthéon égyptien  -  La musique  -  Le Magicien Universel  -  L’Homme astrologique  -  Le cadran solaire  -  La Lune et sa table de lunaison  -  L’Arithmologia  -  Les miroirs ardents d’Archimède  -  Le monde souterrain  -  Les courants et les eaux souterraines  - 

L’auteur de cet ouvrage vit aux USA et enseigne à Colgate University dans l’état de New York. Il est aussi l’auteur de : Robert Fludd, philosophe hermétique.

 

AURORA  CONSURGENS  (Le lever de l’Aurore)

Marie- Louise Von FRANZ

Editeur La Fontaine de Pierre

 1982 

Aurora consurgens est à l’origine le titre d’un traité alchimique attribué à St Thomas d’Aquin et redécouvert par C. G. Jung. La qualité exceptionnelle de cet ouvrage décida Jung à en faire en quelque sorte le couronnement de son œuvre alchimique : il demanda à M. L. Von Franz d’en préparer la publication, avec une traduction et un ample commentaire. L’ensemble est devenu, dans l’édition originale le tome III du Mysterium conjunctionis de Jung.

L’alchimie est ici présentée dans sa véritable nature, comme la réalisation d’une conscience supérieure (du Soi), comme l’Aurore, connaissance et sagesse mettant fin aux ténèbres de l’inconscience. Cette œuvre est le fruit des noces intérieures, d’où la large place donnée à l’Amour, en des termes empruntés le plus souvent au Cantique des Cantiques.

 

Grâce aux éclaircissements magistraux de M. L. Von Franz, les découvertes de Jung sont ainsi mises en plein relief, comme la réouverture du « chemin occidental » menant au secret intemporel de l’individu. L’aventure alchimique de C. G. Jung et de sa collaboratrice se clôt ainsi, au déclin de l’ère de la raison limitée à elle-même, par la résurrection et l’élucidation d’un ouvrage animé d’un puissant souffle lyrique et prophétique, placé sous le nom d’un des fondateurs du rationalisme moderne.

 

Cet ouvrage de M. L. Franz occupe une place exceptionnelle dans le mouvement de l’esprit contemporain. Ce traité attribué à St Thomas d’Aquin et qui complète l’œuvre de Jung, fut étudié en détail par l’auteur. Le lecteur pourra y retrouver un exemple remarquable de ces coïncidences signifiantes ou synchronicités, où le père de la Psychologie des profondeurs voit la preuve scientifique de l’unité du monde et d’une harmonie secrète procurant à qui l’observe la participation au « savoir absolu »

 

La rencontre de Jung avec ce traité remonte aux premiers temps de sa confrontation avec l’alchimie, vers 1930 il commença l’étude d’anciens grimoires et trouva dans la première partie d’un vieux texte, le traité de « Aurora consurgens ». Jung ne pouvait manquer d’explorer pareil filon, parti pour inventorier l’héritage spirituel occidental dans toute son ampleur et son unité, il comprit l’importance  capitale de cet écrit où le fond symbolique chrétien avait été exploité avec audace pour exprimer le secret alchimique, l’essence divine de la psyché.

 

Ce traité contient le texte d’Aurora consurgens et les commentaires de C. G. Jung et de M.L. Franz

 

Ce qu’est la Sagesse  - De ceux qui ignorent et nient cette science  - Du nom et du titre de ce traité  - La stimulation des insensés  _ de la terre noire – du déluge des eaux – de la porte d’airain – de la foi philosophique – de la maison aux trésors – du ciel et du monde – conversation du bien-aimé et de la bien-aimée -  le tout suivi de 7 paraboles.

 

Un livre de 500 pages qui se lit à petite dose mais qui révèle des trésors.

 

AZOTH  ou le moyen de faire l’Or caché des Philosophes

Frère   BASILE  VALENTIN

Edition ARCHÉ     MILAN

 1994


Le mot Azoth en alchimie est un mot clé, c’est le nom que Basile Valentin et Paracelse donnèrent au Mercure des Philosophes. Ce mot se compose de la première et de la dernière lettre des alphabets latin, grec et hébreu. L’arbre des philosophes ou des Sages explique comment l’Azoth concerne le début et la fin de l’œuvre. Il est l’élixir universel, la panacée. Son équivalant dans l’ésotérisme chrétien est I.N.R.I. c'est-à-dire l’absolu dans les trois mondes.

 

Dom Pernety confirme que ce nom d’Azoth est donné au mercure des Philosophes Hermétiques : «Nous n’avons besoin dans le travail de l’œuvre que d’Azoth et de Feu, puisqu’ils lavent et nettoient le laiton, c'est-à-dire la Terre noire, la matière, et ainsi la purifie. L’Azoth est également un moyen d’union, de conservation, de médecine universelle, puisque ce mot signifie début et fin de tous corps, il renferme donc toutes les propriétés cabalistiques nécessaire au travail de l’œuvre ».

La première partie du livre est un dialogue entre un vieillard et Adolphe, le vieillard va lui expliquer en quoi consiste cette « science » qui sera révélée dans la seconde partie du livre. .

Partie où Basile Valentin nous parle de cet axiome V.I.T.R.I.O.L. et explique comment et pourquoi nous devons rechercher au fond de nous- même cet Or philosophal, ce Divin qui ne demande qu’a s’épanouir pour notre plus grand bonheur et profit

Il est question des sept métaux, de l’Aigle symbole du volatil et du lion symbole du fixe. De l’œuf cosmique, du Rébis, de l’hermaphrodite chimique, qui dans sa gravure tient une équerre dans une main et un compas dans l’autre, du globe ailée etc.

 

La dernière partie est constituée par la description de la nuit initiatique d’Adolphe. Le livre comporte les célèbres gravures de Basile Valentin (15): L’arbre des philosophes, V.I.T.R.I.O.L., la Terre Mère, l’hermaphrodite chimique, etc.

 

Un petit livre d’une grande portée spirituelle, qui demande à être lu plusieurs fois.

3 B

BERNARD LE TRÉVISAN, ŒUVRE  CHYMIQUE

BERNARD  LE  TRÉVISAN

ÉDITION  TREDANIEL

 1993

Bernard de Trévisan, comte de Trévigo (ville près de Venise), né à Padoue en 1406, il meurt en 1490. Dès son plus jeune âge il s’intéresse à l’Alchimie et fut un adepte exemplaire. Il illustra parfaitement la vertu de persévérance qui est nécessaire à un alchimiste.

 

On le confond souvent avec Bernard de Trèves qui vécut au XIVe siècle, lequel, alchimiste également, à écrit de nombreux traités d’alchimie. Certains historiens ont attribués des traités soit à l’un soit à l’autre, ainsi aujourd’hui, il est difficile de certifier lequel des deux à écrit ces traités, mais qu’importe, seul compte les écrits.

 

Don Pernety, dans ses Fables grecques et égyptiennes cite souvent Bernard de Trévisan, Fulcanelli dans ses ouvrages parle également de lui, et Jacques Sadoul dans le trésor des alchimistes écrit -  Bernard comte de la marche Trévisane, appelé le Bon Trévisan, mérite une mention spéciale parmi tous les adeptes : un prix d’assiduité, et on pourrait lui appliquer la maxime que Jules Verne met dans la bouche de l’ingénieur Cyrus Smith au début de l’île mystérieuse : « Il n’est pas nécessaire d’espérer pour entreprendre, ni de réussir pour persévérer », et qu’il attribue à Guillaume d’Orange, ce qui d’ailleurs n’est pas avéré –

 

Cet ouvrage comporte les 4 traités majeurs de Bernard le Trévisan, soit :

 

Le livre de la philosophie naturelle des métaux

La parole délaissée

Le songe verd

Le traité de la nature de l’œuf des Philosophes.

 

bibliotheca alchemica

Nicolas flamel

Edition ARMA ARTIS

 1976

Reproduction de l’exemplaire « Le Grand Eclaircissement » de Nicolas FLAMEL datant de 1628. L’exemplaire original est conservé à la Bibliothèque Mazarine. Travail de l’alchimiste Nicolas FLAMEL sur la pierre philosophale. Écrit en vieux français.

« Je suis Nicolas Flamel l’Alchimiste. Comme tu peux le voir de part les traces que j’ai laissé sur mon chemin avant de « m’envoler »,  ainsi que de part les témoignages à mon sujet, je pratiquais l’art de l’Alchimie. Lorsque quelqu’un est attiré par cette « matière » occulte pour les profanes, il est bien souvent perdu par un jargon incompréhensible aux non initiés. En effet, l’alchimie n’est pas vouée à être imposée à tous comme une vérité. Tant que votre monde n’est pas prêt à entendre elle restera une discipline occulte… Faisant fuir les curieux, effrayés par leurs croyances sur l’occulte, et perdant les plus téméraires dans une infinité d’informations incompréhensibles aux sujet de chimie des matériaux et autres références cosmiques.

Comme je vous le disais plus tôt, l’alchimie ne peut être dévoilée, tout simplement car les textes qui traitent d’alchimie ne dissimulent rien du tout pour un lecteur avisé. Ils sont accessibles à partir d’un certain seuil de conscience. Voilà ce qui est tout à fait logique puisque l’alchimie invite les hommes à s’élever en conscience, en travaillant la matière dense pour l’alléger. Elle traite principalement de transmutation d’énergies denses en énergies de lumière. Rappelez-vous, elle permet de transformer le plomb en or. Si vous vous intéressez à l’alchimie pour ce qu’elle est réellement, vous vous apercevrez qu’elle invite l’être humain à réfléchir sur sa condition, à comprendre qu’il est constitué d’énergies plus ou moins denses qui suivent l’évolution de sa conscience. A partir de là l’alchimiste comprend qu’il ne doit pas renier la matière pour accéder au monde de l’Esprit mais accepter celle-ci. Apprendre à la travailler, afin de transcender sa condition humaine et tendre vers son Soi Divin: l’or que tout être possède en son cœur.

J’étais donc un alchimiste en mon temps. Un pèlerin de plus sur les chemins de la réalisation de Soi. J’ai appris à voir le monde tel qu’il est réellement: magique. Ce monde, bien qu’en proie à des forces aux sombres desseins, est néanmoins magique pour l’être qui comprend comment utiliser son pouvoir intérieur. Le cœur détient le potentiel créateur des dieux. Le cœur est l’outil de libération de l’être de sa condition humaine. Le cœur peut transformer l’humain en expression du divin, et cela est possible au cours d’une vie terrestre. Beaucoup d’êtres sont venus montrer cette voie de libération par l’Alchimie. Ils étaient, comme moi-même, venus s’incarner temporairement, se libérer et laisser des traces, afin que d’autres se libèrent à leur tour.

Si vous lisez ce message, il y a de fortes chances que vous soyez vous aussi en quête de cette liberté. Arpentez le chemin, n’ayez pas peur, ne vous laissez pas impressionner par les obstacles qui se dresseront sur votre route. L’alchimie requiert la persévérance. Transcender la matière implique l’acceptation de soi. Vous devrez faire face à vos blessures, à vos blocages, à vos peurs, afin de les transcender. Vous ne pouvez pas évoluer si vous considérez déjà être lumineux, libérés, ou en pleine conscience. Ceci n’arrive qu’au terme d’un long travail personnel lors duquel les pièges de l’égo devront être déjoués, les blocages libérés et les peurs transcendées.

Dans votre littérature, dans l’histoire de l’art, dans les sciences et même dans les oeuvres les plus modernes que sont certains films, il y a des messages laissés volontairement par d’autres alchimistes qui empruntèrent ou arpentent encore le chemin de la libération. Je citerai Platon, De Vinci, Victor Hugo, Nicolas Poussin, Jean Cocteau, Nicolas Tesla, etc. Nous étions et sommes encore très nombreux. Un alchimiste n’impose pas sa vision, il transmet des vérités qui parlent à certains et pas à d’autres. Lorsque la personne est prête à comprendre les messages laissés apparaissent comme par magie… Tout simplement parce qu’ils n’étaient nullement cachés, ils étaient inaccessibles à une conscience limitée et accessibles à l’intelligence du cœur. Ne cherchez pas à déchiffrer les ouvrages alchimiques prématurément. Comprenez et travaillez sur ce qui vous est accessible dans le moment présent. Le reste deviendra clair au fil du temps, à mesure que votre cœur s’ouvrira.

Que ces mots vous éveillent au vrai sens de la vie terrestre. Que vous puissiez enfin accepter l’Amour de votre Mère la Terre afin que le moment venu votre réceptacle alchimique soit prêt à être ensemencé par les énergies célestes. A ce moment là vous incarnerez votre Divin Soi. Gardez les pieds sur terre et la tête dans les étoiles. Tout ce qui est en haut est en bas, alors travaillez du bas vers le haut et vous vous « envolerez » un jour peut-être. Vous trouverez de nombreuses voutes sur le chemin de l’alchimiste, sachez que la géométrie de certaines formes et constructions ne sont pas ainsi par hasard… Nous ne construisons jamais par hasard… Les constructions issues de la connaissance des alchimistes répondent souvent au nombre d’or et favorisent l’accès au divin. »

3 C

CANSELIET  EUGÈNEPHILOSOPHE  HERMÉTIQUE

CÉDRIC  MANNU

ÉDITION ARQA

 2010


Qui était vraiment Eugène Canseliet –alchimiste et unique disciple de Fulcanelli- ? Si pour beaucoup Canseliet restera dans l’histoire de l’Alchimie comme celui qui en 1922 sous la direction de son maître, opéra une transmutation de plomb en 120 grammes d’or, dans l’usine à gaz de Sarcelles ; pour les autres, les connaisseurs et les érudits, le disciple de Fulcanelli est avant tout un « passeur », un témoin exceptionnel d’une histoire magique et d’une époque révolue qui prend désormais encrage dans la Belle Epoque, autour du célèbre cabaret du Chat Noir de Rodolphe Salis et des salons huppés de l’avenue Montaigne de la famille de Lesseps. Né le 18 Décembre 1899, à Sarcelles, Eugène Canseliet s’est éteint en 1982, après plus de soixante années ininterrompues entièrement consacrées à la philosophie hermétique, au symbolisme traditionnel, à l’écriture quasi quotidienne ainsi qu’à la pratique assidue au fourneau de l’alchimie ancestrale, dont il n’a cessé durant toutes ces années de vanter la haute métaphysique.

 

Celui que l’on nommait à la fin de sa vie « Le Maître de Savignies » fut sans doute non seulement le rédacteur privilégié de Fulcanelli pour le Mystère des Cathédrales et Les Demeures Philosophales, mais aussi le préfacier reconnu de ces mêmes ouvrages. Canseliet a durant toute sa vie pratiqué l’Alchimie, selon la formule consacrée, comme une « Science de la Vie » et écrit outre ses ouvrages de référence, des centaines d’articles sur ces pratiques dans de très nombreuses revues, a également aidé et guidé de multiples adeptes tentant le Grand Œuvre, tous les alchimistes, qui furent à bien des égards, sinon des disciples, tout au moins sa succession philosophique, car il ne pourrait en être autrement – La Tradition Hermétique qui est avant tout transmission, se doit de laisser couler la source et l’énergie partout en son mystère – si Dieu le feu.

Ce livre de 380 pages nous raconte :

La jeunesse de Canseliet, sa rencontre avec Fulcanelli, la 1e guerre mondiale, son apprentissage, sa relation avec le peintre Jean-Julien Champagne, sa collaboration avec Schwaller de Lubicz, les milieux hermétistes de l’époque, Raymond Roussel, la famille de Lesseps, les deux logis alchimiques, Paul Le Cour et sa revue Atlantis, Arsinnoë, son amitié extraordinaire avec Philéas Lebesgue, René Alleau, André Breton et le surréalisme, les 12 clefs de la philosophie, l’Omnium littéraire de J. Lavritch, du Mutus Liber à la réédition des deux logis, Chez J. J. Pauvert, son cercle d’amis, les dernières années, la famille, Gaston Bachelard, la langue des oiseaux, Rabelais, Cyrano de Bergerac, Jonathan Swift, Grasset d’Orcet, son œuvre littéraire, J. Paul Hébert, Théorie physique et alphysique de l’alchimie, les ondes électromagnétiques, l’éther,……….

 

CARO - CONCORDANCES ALCHIMIQUES

Roger Caro

Edition de  Massanne

1968 - 2009 

Cet ouvrage est constitué d’une compilation de citations provenant d’auteurs alchimistes réputés tels que Flamel, Fulcanelli, Basile Valentin et autres Le mérite de ce livre est de classer ces extraits d’auteurs différents suivant leurs sens. Ainsi obtenons-nous un véritable lexique qui complète harmonieusement le Dictionnaire de Philosophie Alchimique de Kamala-Jnana (Roger Caro).

 

Comme dans l’édition originale de 1974, ce texte est préfacé par Serge Hutin et complété par cinq textes hermétiques écrits également par l’auteur et par sept documents inédits sur le Grand Œuvre écrit par Kamala-Jnana et les maîtres d’Ajunta

.

Roger Caro écrivain infatigable nous laisse un ouvrage important, provenant de sa synthèse représentant une vie de travail et d’études. Une lumière de plus pour éclairer le chemin dans le labyrinthe hermétique de la vie.

Depuis des siècles, les vrais Philosophes ont tous écrit pareillement mais avec des mots et des tournures de phrases différentes, cet ouvrage le prouve, et son grand mérite est de nous restituer un mot, dit et analyser par de très nombreux alchimistes ou philosophes, car en finale tout parait simple et facile a condition bien sur que nous restions nous même simple, de bonne foi, curieux et attentif.

 

En fin de livre, est dévoilée l’énigme du dessin de libavius. R. Caro nous propose également Alchimie et Hyperchimie et tout le Grand Œuvre en 55 citations. L’explication sur l’allégorie de la fontaine de Bernard le Trévisan – L’explication alchimique de la Table d’Emeraude – Elie – La stèle d’Hermès – Le grand Œuvre par l’image – Alchimie et Centuries de Nostradamus -

 

CARO - DICTIONNAIRE  ALCHIMIQUE

Kamala-Jnana (Roger Caro) 

Edition de Massanne

 1961 - 2005

Préface de l’auteur :

En écrivant le présent ouvrage sous forme de dictionnaire, nous n’avons en vue que d’aider nos frères en la Sainte Science. Nous attestons donc que tout ce qui est écrit est la stricte vérité. Nous n’y avons inclus aucun piège, ni aucune fausseté ; si, par hasard une erreur était venue s’y glisser, ce serait contre notre gré et malgré notre vigilance.

 

Toutefois afin d’éviter ce risque, nous avons communiqué notre travail à un groupe d’Adepte, format l’Aréopage d’un Centre Initiatique en l’Art d’Alchimie. Notre travail a été approuvé avec chaleur et enthousiasme.

Cependant, trois choses interdites ont été omises volontairement, ce sont : les noms de la Materia Prima, de l’Agent Primordial et du Feu Secret. Malgré ce, tout esprit perspicace pourra percer leur identité et connaître leur mystère, car nous avons œuvré de telle sorte qu’ils en aient la possibilité.

 

Naturellement, il n’a jamais été dans notre intention d’écrire en clair le grand-mystère que tant de sages ont caché ; toutefois les multiples ouvrages qui en ont traité sont si disparates, si variés, si touffus, parfois si contradictoires que nous avons voulu nettoyer les écuries d’Augias en créant l’harmonie entre les textes. Ce faisant nous n’avons qu’un objectif, rassembler les diverses appellations pour leur restituer leur valeur véritable, cela afin d’éclairer le vrai chercheur habituellement submergé sous le fatras des termes alchimiques. Nous avons tenu surtout à expliquer la provenance et le pourquoi de ces termes abstraits ; en effet quel est le chercheur qui peut prétendre posséder de « bons textes » quand tant de charlatans, au cours des siècles, sont venus y mêler leur prose néfaste ?

 

 Nous avons donc fait un tri des termes propres à certains auteurs notoires, tels que : Hermès, Géber, Flamel, Bacon, Lulle, Albert le Grand, Paracelce, Riplée, Trévisan, Le Cosmopolite etc…..En un mot, nous n’avons cité que des expressions provenant d’auteurs dont la Science est pour nous une certitude. De toute façon, nous avons toujours donné une explication des opérations, phases et stades réels, en dehors des surnoms qu’on a pu leur donner. Ainsi, le néophyte sera aussi à l’aise pour méditer, chercher et comprendre, que le plus fortuné des bibliophiles en l’Art d’Alchimie.

 

Chacun y trouvera son compte et pourra y glaner à loisir, tous les fruits de la Science que Dieu mettra à sa portée. Il est cependant encore une chose dont nous aurons soin d’avertir le chercheur, c’est qu’il lui sera impossible de percer le Grand Mystère, s’il se trouve en faute grave devant le Seigneur, ou s’il ne sait pas garder un secret. Le Grand Œuvre est pour les appelés discrets et non pour les parias et les langues longues.

A présent la Sainte Science est entre vos mains comme un puzzle disjoint. Sachez la reconstituer et vous sortirez couronné de sapience par le  Maître de l’Univers. Enfin pour terminer, souhaitons que notre travail soit l’instrument de votre succès, aussi c’est avec le plus grand optimisme que nous vous disons : courage et bonne route.      K.J

 

Un dictionnaire alchimique de toute rareté, avec de nombreuses photos dans les diverses phases du Grand Œuvre. Pour initié voulant devenir Adepte

 

CARO - PLÉIADE  ALCHIMIQUE

Roger  Caro

Edition de Massanne

 1967 -2012 

Le Pater Alchimique. La prière que Jésus enseigna à ses disciples est la prière totale, elle se suffit à elle-même, elle contient tout ce que nous pouvons demander à notre Père pour nous purifier. Elle nous donne également les règles de conduite que nous devons suivre sans défaillance au cours de notre vie terrestre si nous voulons à notre mort, c'est-à-dire à notre nouvelle naissance, jouir du bonheur ineffable de baigner notre âme dans la gloire prestigieuse de Notre Père, faite d’Amour, de Bonté et de Miséricorde.

 

Le Pater Noster nous apporte une révélation totale, également une « apocalypse » sur le Grand Mystère du Cosmos, sur l’unité de la création dans ses trois règnes et sur les différentes phases de l’évolution qui marquent le passage du corps imparfait terrestre au corps parfait. Au stade final notre âme qui existe depuis la création du monde est dégagée de sa gangue, de son vêtement de peau qui pèse si lourd. Elle est libérée, elle est vêtu de lin blanc, elle peut contempler la Gloire de Dieu. Les différents stades par lesquels nous devons passer pour atteindre la perfection sont identiques à ceux qui marquent les étapes du Grand Œuvre réalisé par les Adeptes.

 

Dans le développement qui va suivre, il sera facile de voir combien est acceptable et proche la vie de Jésus, et les enseignements alchimiques et ésotériques. Le Pater Noster contient les phases principales de l’accomplissement du Magistère et les modes opératoires dont le Fils de Lumière ne doit pas s’écarter s’il veut voir ses laborieux travaux couronnés de succès. Les phases principales sont d’ailleurs révélées en ordre dispersé suivant une règle qui a été scrupuleusement respectée par tous les Adeptes qui se sont succédés depuis Hermès.

 

Au stade final, notre âme sera dépouillée de son vêtement de peau, elle sera libérée du mal cause de toutes les souillures. Elle aura retrouvé sa blancheur originelle, comme le corps lépreux du soufre philosophique aura retrouvé sa blancheur après la phase Solve marquée par la corruption, la putréfaction et la mort (Phase Saturne)

 

L’interprétation alchimique que décrit cet ouvrage du Pater Noster doit être considéré comme un cadre destiné à guider les méditations du chercheur. En sept phases, notre Seigneur nous a donné une prière qui constitue une synthèse de ce que nous pouvons demander au Tout Puissant pour purifier notre âme, la dégager des lourdes chaines qui l’emprisonnent et lui rendre sa blancheur originelle afin que s’accomplisse cette promesses : « Vous serez tous des Aleim »- souvent traduit par Elohim - C'est-à-dire des êtres vibrant à l’harmonique de Dieu

 

C’est dans cet esprit que la Pierre Philosophale peut être considérée comme « le miroir du monde » car elle nous éclaire d’une façon éblouissante sur les mystères de notre création et de notre devenir, qui, à l’échelle près, sont identiques à ceux du macrocosme. L’alpha étant comme l’oméga, nous ne saurions mieux terminer qu’en rappelant ces paroles d’Albert le Grand dans la préface de son traité d’alchimie, et qui nous ramènent à la première phrase du Pater Noster :

 

Toute Sagesse vient de Dieu et a été avec lui de toute éternité. Celui qui la recherche doit rechercher Dieu. Il est le principe et la fin, la hauteur et la profondeur de toute science et le trésor de toute sagesse, car de lui dans lui et par lui sont toutes choses et sans lui on ne peut réussir rien de bien. A lui toute gloire et honneur

 

Sujets que traite cet ouvrage :

Essai sur le Grand Œuvre – Le Pater alchimique – Le credo alchimique – Messe et alchimie – Comment Dieu créa l’Univers – La Genèse alchimique – La vie zodiacale de Moïse – L’énigme de la tourbe des philosophes – Deo Soli Honor et Gloria -

 

ces hommes qui ont fait l’alchimie du xxème siècle

Divers Auteurs

Edition  G. Dubois

1999

Dans cet ouvrage, vous retrouverez quelques noms célèbres et d’autres quasiment inconnus comme Louis Cattiaux, par exemple, peintre de talent et auteur du Message retrouvé, une somme alchimique que tous les chercheurs devraient méditer ; Emmanuel D’Hoogvorst qui l’a bien connu nous offre ensuite un petit conte plein d’enseignement sur le roi Midas ; l’ingénieur-chimiste Henri Coton-Alvart et son disciple Henri La Croix-Haute : de Henri Coton-Alvart nous n’avions que quelques articles parus dans des revues. Il vivait retiré et nous devons à son petit-fils, de pouvoir lire certaines notes qu’il a laissées et qui ont été rassemblées sous le titre Les Deux Lumières.

 

Le très controversé Roger Caro qui pourtant transmuta (l’or et l’argent furent testés par un joaillier), de même Alphonse Jobert qui, parce qu’il a été présenté comme un original ne trouva guère d’écho chez ceux qui croyaient avoir l’Alchimie comme Dame. C’est ce que montrent d’ailleurs les dossiers consacrés à ces quatre alchimistes.

 

Chacun avait une personnalité déroutante et une façon personnelle de présenter le Grand Œuvre.


Nous avons gardé pour la fin Eugène Canseliet, celui qui eut le rôle de faire connaître la science hermétique à travers l’œuvre de FULCANELLI et la sienne, tandis que Jacques BERGIER et Louis PAUWELS attiraient l’attention du grand public sur le mystérieux Adepte, dès 1960, dans leur ouvrage «  Le matin des magiciens. »

 

Nous n’avons pas cité Eugène Canseliet parmi ceux qui ont obtenu la Pierre philosophale nous appuyant sur ce que lui-même avait dit à Jacques Chancel lors de l’entretien radiophonique qui eut lieu quelques temps avant sa mort.


Nous rendrons également hommage à Pierre Dujols de Valois, dont le nom restera lié à Fulcanelli et à bien d’autres et pour lequel Henri Coton-Alvart eut la plus grande admiration. Nous terminerons ce spécial alchimie par une traduction du latin de la Source de la Philosophie chimique de Philalethe par Henri Coton-Alvart.

 

CHARLES PERRAULT  CONTEUR ET  HERMÉTISTE

Jean Pascal PERCHERON

Edition RAMUEL

 1999

Charles Perrault est célèbre grâce à son recueil de contes pour enfants, mais derrière la façade morale de ces contes, il a dissimulé un message que les hermétistes connaissent bien, celui du cheminement dans l’Art Royal.

 

Riquet à la houppe, le soufre, qui possède le don de donner de l’esprit à sa future épouse, le Mercure. Perrault a insisté sur cette phase, pour lui un parallèle doit être fait entre Riquet, personnage boiteux et contrefait mais qui possède l’esprit universel, le feu philosophique et Vulcain/Héphaïstos, le dieu forgeron des enfers et mari de Vénus.

 

Cendrillon ou la petite pantoufle de verre. Dans le dictionnaire, Cendrillon  signifie « femme qui se tient toujours auprès du feu ». La citrouille est le véhicule du Grand Œuvre. Les lézards (salamandres) sont transformés en laquais. La marraine de Cendrillon transforme d’un coup de baguette magique ses haillons en habits magnifiques, dont les fameuses pantoufles de verre. Les 12 coups de minuit nous indiquent les 12 manipulations mais également que les cherchants travaillent de midi à minuit.

 

 Le petit Poucet, avec ses bottes de sept lieues, voire plutôt de sept lieux, nos sept planètes alchimiques, ce chiffre sept, symbole de perfection et de vie éternelle et L’ogre qui dévore tout, comme le feu. Ce conte est un itinéraire hermétique qui amène au Grand Œuvre.

 

Peau d’âne qui, sous une peau grise, dissimule la beauté, et qui fabrique une galette dans laquelle sa bague va tomber, ce conte commence d’ailleurs par un inceste, chose qui choque à notre époque mais autrefois était assez banal. Pour Perrault cet inceste est bien sur l’inceste philosophique, celui de l’androgyne, du mariage du frère et de la sœur, composants du masculin et du féminin qui est dans tout être.

 

 Grisédélis dont le mot contient la couleur grise, couleur de la matéria prima et du loup gris, qui est dans la 1e planche des douze clés de Basile Valentin. Cette couleur des Sages est la première opération alchimique, elle symbolise le volatil. Ce conte représente la patience.

 

Barbe Bleue et ses nombreuses victimes. Cette couleur bleue qui rappelle le soufre philosophique, alors que les femmes mortes symbolisent le mercure philosophique, lequel mercure absorbe le soufre dans sa lutte pour obtenir le Rébis ultime.

 

Le petit chaperon rouge lui, représente en alchimie la phase terminale du Grand Œuvre. La couleur rouge est ici représenté dans ses trois coloris qui chacun est une composante du soufre philosophique; le loup qui avale le rouge (chaperon) représente une phase importante de cette œuvre.

 

Le chat botté. Fulcanelli donne le sens suivant : le chabot/sabot, est la fève de la galette des Rois, c’est également un petit poisson de rivière. La botte pouvant être une arme secrète. Le chat botté pouvant être alors le sel philosophique, la petite fève et l’animateur du Grand Œuvre. Le roi étant l’alchimiste et le marquis de Carabas étant l’allégorie de la noyade du soufre afin de régénérescence  par un lavage purificateur.

 

La belle au bois dormant. Le bain dans la fontaine de jouvence est le principe de réincrudation du métal et du retour à la jeunesse. L’eau est un principe igné et un état de fluidité. Les sept fées vont pourvoir la princesse de tous les dons sauf la 8e fée qui va la maudire, ce qui va amener à l’endormissement de la princesse. On connaît bien cette symbolique du sommeil prolongé, qui va amener à un nouvel état, un changement,  un nouveau cycle, un nouveau départ avec une nouvelle connaissance.

 

CLEFS SECRÈTES DES FAISEURS D’OR ou 100.000 ANS D’OR ALCHIMIQUE

Lucien  Martinet

Edition  Ramuel 

 1997


Prends quatre parties de notre Dragon et neuf parties de notre aimant, mélange-les au feu jusqu’à ce que cela forma une eau minérale, puis rejette l’écume, laisse la coquille et prend le noyau.

 

C’est en ces termes que les alchimistes de laboratoire du Moyen Âge écrivait les diverses phases alchimique. Lever un coin du voile qui recouvre un si vaste domaine tenu secret des millénaires, n’est pas une mince affaire, et comme il faut un début à tout, l’auteur choisis de justifier les Alchimistes par les différences entre leurs écrits et techniques. Lesquelles différenciations ne manquent pas d’étonner les nouveaux intéressés et, bien sur grossissent notablement les rangs des incrédules.

 

Les Alchimies opéraient, les uns par teinture des métaux grâce à une projection d’un produit de leur fabrication sur un métal quelconque, les autres par cémentation, d’autres par dissolution d’un certain nombre de produits, voulant brasser comme Dame Nature ; ou encore utilisaient de savantes et lentes décoctions. Pourquoi auraient-ils employé la même technique, au lieu d’essayer de trouver différent et plus simple ? Ils étaient des chercheurs avant tout. Entre l’amusement du jeu de l’oie et le casse tête des échecs il y a une gamme.

 

Toutes ces disparités dans les techniques alchimiques expliquent que rien n’est simple et que, si l’or alchimique a déjà fait couler beaucoup d’encre, le robinet n’est pas fermé. Comme dans une sorte d’ accord tacite, les auteurs alchimiques étaient ces mêmes artisans qui se cloitrèrent en majorité dans une sorte d’obscurantisme poétique, et les exceptions furent très rares. Presque aucun ne transmit intégralement le secret de fabrication des métaux et beaucoup moins le firent en langage clair. Certain ignorant le fin du fin, les autres n’en dirent mot que sous le couvert de termes allégoriques.

D’autres, parmi les initiés du secret, se gardaient bien de l’ébruiter. C’était leur seule sauvegarde car le puissant seigneur qui les finançait, les tenait plus ou moins prisonnier. Puis parmi ceux qui transmirent leur art à la postérité, il y eut – volontairement ou non - de multiples différences dans les détails et  les traductions. Ces pratiquants qu’ils soient souffleurs ou adeptes ou Grands Maître, avaient pour base de recherche au moins 3 hypothèses de la création de l’or dans la nature.

 

1/ Les affinités chimiques

2/ Ils estimaient que dans le magma souterrain, tout y était, les métaux et leurs éléments, il suffisait d’un catalyseur transmutant les matériaux

3/ Le mercure lui-même est constitué par d’autres agglomérations et fusions subissant l’action d’un réactif, ainsi il se transmute lors de fusions volcaniques.

Beaucoup soupçonnant les radiations solaires d’intelligence pour la transmutation, d’où l’idée qu’une chaleur bien moindre puisse obtenir le même résultat qu’avec les volcans.

 

COMPENDIUM DES TROIS ŒUVRES CHYMIQUES, dans le travail du mercure parfait

Leo  Ireneus

Edition  Ramuel

 2002 

L’homme est à l’image de la matière qui évolue au sein de ballon de la Voie humide, ou du creuset de la voie sèche. La possibilité qu’il a de tendre vers une plus grande perfection est réelle, mais pour cela, il faut qu’il s’extirpe des boues de toutes les matérialités dans lesquelles est emprisonnée la Semence vive de la Réalité profonde.

 

Touchant ce point précis, l’Alchimie peut être d’une grande aide puisque la récompense, mise à part la Pierre physique qu’elle permet de confectionner, est la découverte, dans toute leur nudité, des lois immuables et universellement applicables cachées au sein des matériaux idoines, et qui sont révélées à l’Artiste pieux et patient au fur et à mesure de l’élaboration de la Gemme miraculeuse au laboratoire.

 

Le rôle de l’Oratoire devient donc patent dans l’élaboration de l’Homme réel, né de nouveau, transfiguré au sein de la Lumière qui se dissimulait au fond de lui. Nous avons pris comme support les lames Majeures du Tarot, le fameux livre d’Hermès, pour expliciter cette Voie interne, c’est un choix fait sciemment car admirables sont les clefs opératives qui s’y trouvent.

 

Ce sont les points de ce chemin initiatique que nous jugeons importants, qui va de la main à l’esprit, que l’auteur nous propose de parcourir à travers cet ouvrage. Que ceux qui en prendront connaissance puissent trouver l’aboutissement de la Voie menant à l’éternelle Sapience.

 

COMPRENDRE  L’ALCHIMIE

RICHARD  KHAITZINE

Edition LES  CHEMINS  D’HERMES

 2009

En  1937, le physicien Jacques Bergier rencontra un alchimiste dans les locaux du Gaz de France. L’homme lui fit d’étranges confidences. A la fin de la seconde guerre mondiale, Bergier fut contacté par une mystérieuse officine américaine, qui lui demanda de retrouver la trace de l’Alchimiste connu sous le pseudonyme de Fulcanelli. Jacques Bergier, bien des années plus tard  raconta cet épisode curieux, notamment dans son célèbre livre  et best- seller «  le matin des Magiciens » Tel est le point de départ de ce livre, vous invitant à une plongée fascinante au sein de l’alchimie moderne.  Au fil des pages vous découvrirez, qu’en plein  XXe  siècle, il existait encore des  « faiseurs d’or » et des alchimistes qui disparurent sans laisser de traces. Plus surprenant encore, vous apprendrez que l’alchimie ; pour survivre et se propager, utilisa la culture populaire : romans, peintures, architecture religieuse, et civile, jeux, contes de fées, fables, fêtes…

 

Au cours de ce périple, vous croiserez la route de personnages réels ou non, aussi célèbres que Quasimodo, Esméralda, Roméo et Juliette, Don Quichotte, Cyrano de Bergerac, Arsène Lupin, Rouletabille, Chéri Bibi qui tous, sans que vous vous en doutiez, possèdent des rapports avec l’Alchimie.

 

Cette enquête, aussi passionnante que la plus subtile des intrigues policières, vous révèlera tout ce qu’il faut savoir concernant la pratique de la plus ancienne des sciences ; ses moyens, ses buts, et le rôle primordial joué par la Lune. Des expériences, faciles à exécuter, et donnant des résultats visibles, vous convaincront que l’Alchimie n’est pas un mythe mais bien une réalité. Une fois la lecture de ce livre achevée, vos certitudes les mieux ancrées auront été bouleversées, votre sens des valeurs s’en trouvera profondément modifié. Au sortir de ce voyage au sein des mystères du Temps et de l’Espace, vous aurez acquis la certitude que  « l’Esprit constitue toute matière et qu’il lui survit ».

 

concordance mytho -physico -cabalo -hermÉtique

fabre du bosquet

Edition le mercure dauphinois

 2002

Deux siècles nous séparent de l’auteur discret de cet ouvrage, deux siècles pour que ressurgisse ce petit joyau oublié de la Sainte Science d’Hermès. Voici donc que réapparait en ce siècle où l’ignorance a rendu les hommes insensibles au mystère de leur vie, le témoignage toujours identique des Maîtres du Savoir : en ce siècle où le triomphe de l’intelligence hypertrophiée de l’homme exilé a engendré la science du progrès matériel qui n’est en réalité qu’une tromperie toujours renouvelée.

 

Le germe de cette science-là a toujours été latent dans l’humanité, et c’est d’ailleurs Fabre du Bosquet qui dénonçait il y a 2 siècles le germe de la science rebelle, qui malheureusement s’est développé sur toute la surface de le terre, tel un chancre monstrueux effaçant jusqu’au souvenir de la Science de Vie.

 

Voilà 50 ans Louis Cattiaux écrivait : Les savants officiels, héritiers et descendants des souffleurs enragés qui forcèrent les premiers le feu, la nature, les êtres et les choses, sont honorés er récompensés plus que quiconque à présent, car ils sont les prêtres de la science du maudit qui tient le monde dans ses griffes… Leur science est née des interprétations sinistres de l’enseignement des Anciens Sages.

Ce n’est pas un hasard que les démons de l’enfer sont représentés, actionnant sans arrêt des soufflets de forge qui forcent le feu où brûlent les damnés

Nous y voici, mais notre situation est tellement identique à l’image ancienne que nous ne pouvons plus connaitre l’état où nous a précipité la science du malin.

Les magiciens officiels de Pharaon sont plus forts que jamais dans le monde, ils ont seulement changé d’apparences et d’astuces, de noms et de méthodes, mais leurs prodiges stupéfient toujours le monde et le maintiennent dans l’esclavage de la mort.

 

Les fables et les mythes de l’Antique Egypte, les légendes grecques et latines, les enseignements des Druides, la sagesse des Hébreux et les écrits des philosophes hermétiques ne nous parlent en réalité que d’un seul et même sujet : La Science de la Nature, appelée aussi Science Alchimique, la clé d’or qui ouvre le secret traditionnel qui est la régénération de toute la création déchue.

 

Le chemin qui conduit à cette science divine est ardu et difficile : les textes alchimiques et les fables mythologiques sont obscurs et semés de pièges. Cet ouvrage de la Concordance Mytho-Physico-Cabalo- Hermétique est un guide fidele qui nous mène par la main dans ce labyrinthe où tous se perdent, sauf celui qui obtient le précieux don de Dieu.

 

 

Au sommaire de cet ouvrage :

 

Discours préliminaire   -   Concordance Physico-Mytho- Cabalo- Hermétique     -     Analyse du Mercure mythologique     -    Table d’Emeraude d’Hermès Trismégiste    -    Second Œuvre    -   Résumé des changements progressifs par où doit passer la première matière de l’œuvre hermétique pour atteindre au degré de dissolvant universel   -   Traité préliminaire de physique    -

 

 

 

corpus hermeticum

Nock & A.J. festugière

Edition LES BELLES LETTRES

1954

Textes hermétiques en 4 volumes :


1. Poimandres
2. Asclepius
3. Fragments extraits de Stobée (1)
4. Fragments extraits de Stobée (2) et fragments divers.


Le Corpus Hermeticum : ce document n’est pas un ouvrage en soi mais une collection de textes hermétiques d’auteurs différents, composés du premier aux troisièmes siècles. Il est une synthèse de l’hermétisme alexandrin et constitue l’ensemble le plus ancien pour appréhender les fondements de la tradition hermétique. Des textes d’astrologie, d’alchimie, de sciences occultes voisinent avec des textes philosophiques et des aphorismes attribués à Hermès Trismégiste. Le Corpus comprend dix-sept petits traités dialogués dont le plus important et le plus connu est le premier : le Poimandres (ou Le Divin Pimandre). Le Corpus fut traduit en latin au quinzième siècle par Marsile Ficin. Il fut ensuite éclaté en publications diverses

.
Ce document pose les principes philosophiques de l’hermétisme, notamment l’unité de toutes choses. La divinité y est décrite comme l’Un qui se manifeste dans le tout. Le Poimandres résume l’enseignement d’Hermès Trismégiste et expose une cosmogonie de type gnostique.


Hermès Trismégiste est un avatar hellénisé du dieu égyptien Thot que les Grecs d’Alexandrie ont identifié à leur propre dieu Hermès. Hermès était un des dieux de l’Olympe, fils de Zeus et de Maïa. Il était l’interprète et le messager des autres dieux et dispensait aussi bien la sagesse (le caducée est son emblème) que les roublardises de sa juvénile nature. Son nom romain est Mercure et il n’est pas fortuit qu’il soit devenu si important en alchimie pour désigner le volatil. Dans le Panthéon égyptien, Thot à la tête d’ibis ou à tête de singe, était le scribe des dieux. À ce titre il était à l’origine de l’écriture et du calcul. Plus généralement il représentait la parole porteuse de science et de sagesse et, étant associé à la lune, il apportait aussi la lumière dans les ténèbres.



Mais dans cette Antiquité tardive, où se formait l’hermétisme, Hermès Trismégiste avait perdu tout attribut zoomorphique ou archaïque pour apparaître comme une figure prophétique classique. Le légendaire alchimique des premiers siècles dit que le secret des transmutations aurait été donné à Hermès-Thot par dieu lui-même. Parfois il est dit qu’il aurait été donné à Seth, fils d’Adam, ou à un fils de Noé.

 

Dans le texte fondateur intitulé la Table d’émeraude, le livre du secret de la création attribué à Apollonius de Thyane, relate la découverte de cette tablette dans la sépulture d’Hermès, lequel, apparaissant comme un vieillard assis sur un trône, la remet à l’auteur.

3 D

DE  L’ADMIRABLE PALINGÉNÉSIE – La mort lui va si bien ! Du phénix alchimique à la problématique théologique

Gilles Le PAPE 

Edition  ARCHE MILAN

 2011

Quel est le point commun entre la mort et la théosophie, le phénix et l’alchimie ? Dracula et les Pères de l’Eglise, la Rose+Croix et la Franc-maçonnerie, la Parousie et la réincarnation ? Pour faire court, qu’est-ce qui relie l’imaginaire, l’espérance et la poésie dans les trois règnes ? La palingénésie.

 

Ce terme peu usité dont la thématique, au moins sous certains de ses aspects, est cependant connue de tous, tant elle est une clé indispensable à la compréhension de l’histoire des idées, des courants ésotériques er religieux.

Ce n’est qu’un concept poétique, une idée philosophique ou spirituelle pendant des siècles, jusqu’à la révélation de sa démonstrabilité à la fin du XVIe. Théosophes ou théologiens, il fallait alors choisir son parti dans un univers où homuncules, génération spontanée et règle des correspondances universelles constituent la matière et le cadre habituel de la réflexion. En suivant la christianisation de la palingénésie, la transformation du phénix, de symbole solaire en une représentation de la résurrection pour l’édification de l’homme, cette enquête chemine entre ses plus beaux rêves, ses plus belles pensées sur la survivance de l’âme et sa démonstration par la chymie.

Palingénésie est un terme un peu brouillon qui, selon le contexte, l’époque, ou le dictionnaire, désigne indifféremment un système philosophique d’après lequel les mêmes révolutions se reproduisent sans cesse et dans le même ordre ; l’accès de l’âme à une vie supérieure (Littré) ou reflète une opération alchimique.

 

Le sens du mot se radicalise parfois en un devenir perpétuel chez certains stoïciens, ou encore se définit comme une sorte de génération spontanée. Remarquons cependant que, lorsque la palingénésie enseigne le retour à la vie, c’est sous la forme de réincarnation à l’identique par la transmigration de l’âme. Elle diffère donc de la métempsychose, où les frontières entre les trois règnes, animal, végétal et minéral n’existent plus.

 

L’affaire est si peu claire d’ailleurs que la métempsychose dont nous parlons, au sens moderne du mot, est celle que la Grèce antique appelait palingénésie, et qui devrait en réalité se nommer métemsomatose.

 

Cet ouvrage traite des sujets suivants :

Végétation métallique et autres artéfacts   -  Le phénix christianisé, alchimique et végétal  -  Ressuscités, animalcules et homuncule  - Réception des milieux hermétisant  - La mort et l’immortalité  - Les salons et cafés littéraires où les discussions et disputes étaient monnaie courante – Ballanche et son livre « la palingénésie sociale » - Eckartshausen et la palingénésie – Philostrate d’Athènes et son ouvrage « Vie d’Apollonius de Thyane » - La palingénésie des glaces – Alchimie et palingénésie – La salamandre -

 

DE  LA   MATIÈRE  A  LA  LUMIÈRE, PIERRE  PHILOSOPHALE,
MODÈLE  DU   MONDE

PATRICK  BURENSTEINAS

Edition le   MERCURE 
DE  FRANCE

 2009

Quand un scientifique se propose de nous parler de la Pierre Philosophale, il y à de quoi s’étonner ! Et pourtant, Patrick Burensteinas, scientifique de formation, nous décrit le Grand  Oeuvre  alchimique qu’il connaît bien et les conclusions qui se sont imposées à lui concernant notre univers. Il nous dit qu’entre la science moderne et l’alchimie antique, le point commun c’est la recherche de l’unité, de la lumière.

 

Celle-ci exerce  en permanence une pression sur la matière, ainsi la Loi de la gravitation telle qu’elle est habituellement interprétée peut être perçue autrement, ce qui ouvre des possibilités quant à la compréhension des phénomènes physiques du mysticisme comme la lévitation et le corps de gloire. Il nous propose également une lecture nouvelle de notre réalité, avec ses mondes parallèles et ses trous noirs.

 

A la lumière de l’Alchimie s’éclairent pour nous les traditions de la Bible et de l’Evangile et se révèle la réalité qui se cache derrière ses symboles, renouvelant ainsi notre espérance.
A travers cet ouvrage, le lecteur découvrira que l’alchimie est une curieuse voie où l’on peut trouver autre chose qu’on ne cherche pas et qu’en définitive, il n’y a qu’une seule chose à faire , c’est d’arrêter de faire résistance à la Lumière en faisant cesser notre agitation.

 

Dans cet ouvrage l’auteur développe les points suivants :


La langue des oiseaux ,La Lumière , Le corps, l’âme et l’esprit, Cristal-Christos,  La purification de la matière, Les trois œuvres et les Rois Mages, L’Etoile, St Jacques de Compostelle,  le Centre, l’agitation , l’utilisation de Sel dans la tradition , les trous noirs et les mondes parallèles, de l’Or à la Lumière ,  le Corps de Lumière,  les diverses voies initiatiques , l’ange déchu , Blanche neige et les 7 nains.
Un superbe petit livre pour un très grand sujet qui est : La Lumière, son explication en alchimie et en physique, sa  recherche et son application.

A lire absolument

 

DE LA THḖURGIE OU LA PRATIQUE HERMḖTIQUE -  TRAITḖ D’ALCHIMIE SPIRITUELLE  -  

 E. J. Langford- Garstin

Edition Sesheta

 2015


À l'heure ou les livres sur la Magie foisonnent, peu d'entre eux offrent un réel aperçu de ce qu'est réellement sa branche la plus noble et la plus spirituelle, "la Théurgie".

 

Cette pratique, bien au-delà de la simple "Magie Naturelle", bien qu'étant directement liée à elle, est aujourd'hui trop souvent ignorée, parfois même détournée de son sens initial. Sans Théurgie, pas de Haute-Magie, car cette dernière amène l'Homme à ce qu'il a de plus sacré, sa propre Âme Divine.
Et sans ce contact, nul ne peut prétendre obtenir des résultats concrets sur les plans supérieurs & avant tout, sur sa propre personne.

E.J. Langford-Garstin est né en 1893. Il décéda en 1955. Il fut membre de l’Ordre rosicrucien de l’Alpha et Omega, l’une des expressions du courant issu de la Golden Dawn, dont ses parents étaient membres. Il demeura un acteur important quoique peu connu de ce courant et collabora notamment avec G.R.S. Mead ou A.E. Waite. Toute sa vie, il demeura fidèle à Samuel Lidell McGregor Mathers et son épouse Moïna.

Les premiers mots de l’auteur sont pour avertir le lecteur qu’il ne s’agit pas à proprement parler d’un « manuel pratique » bien que « pratique », cet essai l’est sans doute puisque, comme le note Denis Labouré dans sa préface, il permet d’étudier les sources des textes traitant de théurgie plutôt que leurs multiples dérivés.

La théurgie est ici « science ou art des œuvres divines » et « elle est identique à la télématique ou travail de perfectionnement ». Et, ajoute l’auteur, en alchimie, on la nomme « Grand Œuvre ». Alors qu’aujourd’hui, nombre d’auteurs séparent ou opposent alchimie et théurgie, nous retrouvons là l’accord traditionnel entre des sciences qui ne forment qu’un seul art.

L’auteur insiste sur une forme d’éthique qui encadre le secret, la sagesse, et ses arcanes étant révélées, soit spontanément, soit, le plus souvent, à la suite d’un long travail. Tout en reconnaissant que la kabbale offre les clés de très nombreux textes de la tradition occidentale, l’auteur s’est efforcé de ne pas entrer dans la technicité exigée par celle-ci. Il s’appuie donc sur la kabbale pour proposer une division de l’homme, ce que d’autres appelleront une constitution occulte, avant de faire des liens et des comparaisons avec les sagesses grecques et égyptiennes. Puis, partant de la symbolique du serpent, il développe par choix et juxtapositions de citations un ensemble plutôt cohérent qui parlera au lecteur, parfois en référence aux alchimies métalliques, parfois en référence aux alchimies internes, quelques fois aux deux.

La méthode comparative utilisée a un réel intérêt pédagogique même si les mythèmes ne sont pas parfaitement identifiés et si certains sont affaiblis car extraits de leur environnement. Denis Labouré a rendu un grand service en identifiant les œuvres dont sont extraits les citations ce qui permet au lecteur de retrouver les environnements et les chaînes de mythèmes originales sans lesquelles nous ne pouvons saisir l’opérativité proposée.

 

DE  THOT-HERMÈS  A  LA  TRADITION  PRIMORDIALE , Origine secrète de l’humanité

Guillaume  Delaage

Edition  Ramuel

 1998

Les manipulateurs de la vérité ont inculqué à des générations successives, leurs diktats, verrouillant tout accès à la Connaissance. C’est ainsi que l’on a soigneusement caché, falsifié ou brulé des documents inestimables que refermaient les anales de l’humanité. L’histoire fut remaniée…

 

Ce complot, qui se poursuit toujours, a provoqué-il y a bien longtemps – un cataclysme détruisant une formidable civilisation planétaire, créée par des êtres extraordinaires. Il fallut tout recommencer. Ces plans obscurs pourraient constituer les ingrédients d’un incroyable drame cosmique ayant pour enjeu la Terre et notre évolution. En fait, la réalité dépasse la fiction, car ce livre dévoile les fondements d’une histoire oubliée, mouvementée et douloureuse –celle de l’humanité – dont on découvre les traces les plus anciennes et la plupart des textes sacrés de tous les continents.

 

L’auteur nous entraîne dans le sillage des écoles de mystères de l’Antiquité, héritières d’un dépôt sacré : La Tradition Primordiale, et de Thot-Hermès, énigmatique Messager du Monde lointain de Sirius. Le but de cette quête fantastique ? L’unique et véritable trésor de l’humanité, la plus fabuleuse terra incognita, ultime Eldorado qui nous vaut encore chaos et tribulations : la découverte du Divin en nous. Ce livre, très documenté, révèle des informations inédites sur les origines secrètes d’une humanité qui s’apprête à franchir les portes du troisième millénaire.

 

Qu’est-ce que la Tradition Primordiale ? La Tradition est ce qui a été transmis au cours des âges, cet héritage de connaissances appartenant à l’humanité entière et qui est un bien par lequel celle-ci, à chacune de ses étapes, peut comprendre l’Univers, découvrir ses racines et enfin se situer par rapport à la Divinité. Cette connaissance a trait à la formation de l’Univers et des Mondes (cosmogénèse), à l’apparition de l’homme sur terre, aux divers cycles de l’évolution de l’espèce humaine (anthropogenèse), aux mathématiques sacrées ou science des Nombres, à l’astronomie, à l’alchimie, à la médecine et aux différentes techniques, dont la Magie-Théurgie, permettant à l’humanité d’accélérer son évolution et de se libérer de sa servitude, c'est-à-dire de son enracinement dans un corps de chair et dans sa dimension dense terrestre.

 

Par ailleurs on allie souvent au mot « tradition » l’adjectif « ésotérique » dont le sens est secret, caché, par opposition à « exotérique », révélé, connu. Il s’agit donc d’un savoir qui a été tenu secret et dont la transmission s’est faite, de génération en génération à certains groupes d’hommes relativement restreints. Enfin, on qualifie cette Tradition Esotérique d’Occidentale afin de la distinguer de la Tradition Esotérique Orientale qui, sans différer quant au fond de la nôtre, se manifeste par un symbolisme qui lui est propre.

 

Au sommaire de cet ouvrage nous trouvons :

Lettre d’Hermès Trismégiste à son fils tat

Thot dans l’ancienne Egypte, Thot Hermès le magicien thaumaturge

Le livre de Thot et les écoles de mystères

De Thot à Hermès et L’hermétisme Alexandrin

Thot-Hermès et le message christique

Thot-Hermès à travers les religions, l’immortel Alchimiste

Pierres levées pour Axe Divin et les régions Célestes

Les statues parlantes, Téraphim, Urim et Thumin

Le Baphomet et l’Ordre du Temple.

 

DEUX  LOGIS  ALCHIMIQUES

EUGENE  CANSELIET

ÉDITEUR  J.C BAILLY

 1979

Ce livre publié sous le titre « Les deux logis alchimiques » d’Eugène Canseliet, pourrait à quelques égards être considéré comme le prolongement naturel de l’œuvre fondatrice de Fulcanelli et ses deux volumes maintenant devenu des classiques « Le mystère des cathédrales » et « Les demeures Philosophiques » ; lesquelles « demeures…. », annoncent tout naturellement l’étude brillante de deux autres lieux de mémoire alchimiques : la villa du marquis de Palombera à Rome, et le château du Plessis-Bourré en Maine et Loire, auxquels s’attacha avec persévérance et profonde intuition le premier disciple du Maître.

 

Edité pour la première fois à Paris en 1945 chez Jean Schemit, les « deux logis » connurent  une réimpression en 1979, augmentée et modifiée, accompagnées de planches et d’une étude inédite par Eugène Canseliet.

 

Est étudié la symbolique alchimique de:

 

 La villa Palombera à Rome

Le jardin, la petite porte, le saturne des philosophes, la purification, la conversion des éléments, l’homunculus, ou le fils de l’homme, la rosée des philosophes et la Toison d’Or, la trinité minérale, Sagesse et noblesse, Odon et Maximilien, la voie courte et la voie sèche…..

Le château du Plessis Bourré

M. du Plessis, les peintures de la salle des gardes, les deux béliers, l’ourse et les deux singes, l’âne chantant sa messe, le cerf soumis, la fontaine indécente, le combat de l’aigle et du lion, la jeune fille et la tortue à longue queue, la laie musicienne, la sirène noire et enceinte, la chariot à voile et son guide féminin, le phénix, les deux chiens, l’homme-lion, l’homme anguipède et la fileuse, l’éléphant, le singe et les deux bahuts, la licorne domptée

 

DE  VULCAIN  SOLAIRE  à  FULCANELLI

FILOSTENE

Edition La Pierre Philosophale

 2012

Les documents nouveaux et anciens dont ce livre parle, visent clairement les acteurs principaux de ce que l’on nomme aujourd’hui « le mythique adepte parisien nommé Fulcanelli ». Les propos de cet ouvrage est ainsi de présenter les documents qui nous sont parvenus récemment et de les compléter par tous les éléments qui permettent de mieux les faire comprendre. D’autre part, il nous a semblé nécessaire de faire suivre ce travail d’investigation biographique par un important chapitre consacré à la théorie alchimique dans le prolongement de notre témoignage inséré dans le « Fulcanelli exhumé ».

 

En effet nous avions conçu primitivement un ouvrage articulé en neuf chapitres. Les trois premiers étaient consacrés aux alchimistes Fulcanelli, Canseliet et aux F.C.H. ; les trois suivants à la théorie alchimique et à la connaissance ésotérique en général ; les trois derniers à la pratique alchimique, ainsi qu’à la contribution que le praticien peut apporter aux problèmes actuels d’environnement et d’indépendance énergétique.

 

L’ensemble devait porter le nom générique de »L’échelle universelle de vie nommée alchimie ». En vertu du principe de prudence et du silence très apprécié des chercheurs en alchimie qui se respectent, le projet initial a pris une autre direction. Ainsi nous avons condensé ici dans la seconde partie, dite de la Barque Solaire, toute une série de notions qui touche à la connaissance ésotérique en général, mais aussi plus classiquement à la théorie et à l’expérimentation alchimique, telles qu’elles nous ont été transmises et éclairées par nos prédécesseurs. Ceci permettra au lecteur de se faire une idée de cet héritage philosophique.

 

A ceux qui se demanderaient pourquoi avoir conservé les dires des Frères Chevaliers d’Héliopolis (F.C.H.) dans le troisième chapitre du livre « Fulcanelli exhumé » disons que la plupart des « cryptographes » déchiffrés ont donné un résultat clair et cohérent, avec une longue liste de noms de F.C.H. à travers le temps orné d’une devise et blason. Il faut ainsi dépasser le simple contexte purement factuel des acteurs historiques. Il apparaît que les R+C et les F.C.H. étaient autant des acteurs temporels de la pérennité de ce que nous allons développer, à savoir la primauté de la Barque Solaire ou Vaisseau du Grand Œuvre, le navire des Argonautes.

 

Au sommaire de cet ouvrage, l’auteur nous fait découvrir :

Paul Decoeur, alias Vulcain Solaire – Qui est Fulcanelli ?- Eugène Canseliet – Jean Julien Champagne, célèbre peintre et dessinateur, alchimiste avéré et discret – Témoignage de Geneviève Dubois et les apports de René Schwaller de Lubicz et de Pierre Dujols – L’Avenue Montaigne et la famille Charles de Talleyrand-Périgord  et celle de Ferdinand de Lesseps – Raymond Roussel – Pierre Dujols de Valois – P. Gabriel de Hautefeuille (1836-1902) – Vincent de Campana – Eugène Emmanuel Viollet le Duc – La barque solaire hiéroglyphique et celle de Rê reconstituée, que l’on peut admirer au pied des Pyramides – Jason et les Argonautes – le navire Argo – Michel  Maier –L’hôtel Lallemand à Bourges qui recèle de nombreux reliefs alchimiques – De la quête de la Toison d’or à l’ordre chevaleresque de la Toison d’or par le Duc de Bourgogne, Philippe le Bel à Bruges en 1430 – La Table d’émeraude et la Tourbe des philosophes – Avicenne et Averroès – Les traités médiévaux latins – Dialogue en forme de réflexion d’alchimie sur l’homme de nature et la nature de l’homme – Le Timée et le Critias de Platon – L’opération des anciens sur l’or des sages – Le mercure des Sages – Philalèthe -

 

DICTIONNAIRE RAISONNÉ DE L’ALCHIMIE ET DES ALCHIMISTES

CHRISTIAN  MONTESINOS

ÉDITION DE LA HUTTE

 2010

L’alphabet d’Hermès, tel se définit cet ouvrage. L’Alchimie est aussi appelé la Sainte Science, la Science des Sciences, l’Art des Dieux….

 

L’Alchimie est cette discipline mystérieuse pour beaucoup, dont les mots, les signes et les adeptes ou philosophes, déroutent le néophyte. Termes techniques, matériaux, jargon, histoires, chercheurs, cherchants, artistes et philosophes depuis l’antiquité jusqu’aux années 2000, ouvrages majeurs, concordances spirituelles, religieuses et scientifiques, tout ou presque tout y est.

 

Un très bel outil, indispensable, enfin à la disposition de l’ésotériste, du chercheur ou de l’amateur d’histoire.

 

L’alchimie fait partie de ces sciences curieuses, teintées de mystères et dont l’étude se révèle des plus difficiles si l’on ne peut tout d’abord accéder à des connaissances de bases fiables. Elle offre une diversité de textes , de croyances, d’aspects, de concepts, d’auteurs et d’avis que la navigation dans ses arcanes est des plus périlleuses pour celui qui cède aux chants des sirènes.

 

Il est fondamental de préciser ici que la notion de dictionnaire de cet ouvrage est fort différente de celle que l’on peut avoir communément. Il ne s’agit pas d’un glossaire mais à chaque mots correspond des points communs, des grands axes, la réunion d’oppositions afin d’obtenir la « substantifique moelle » de chaque mot.

 

Une biochronologie, des index et des bibliographies en fin de livre, complètent et enrichissent cet ouvrage monumental, aussi indispensable que plaisant.

 

DOM  ANTOINE-JOSEPH  PERNETY.  THÉOSOPHE ET ALCHIMISTE

SERGE  CAILLET

ÉDITION  SIGNATURA

 2009


Bénédictin à Saint Germain des Près, puis aumônier de Bougainville lors d’un voyage aux îles Malouines, et enfin bibliothécaire de Frédéric II, Dom Antoine-Joseph Pernety (1716-1796) a défendu les valeurs et la culture indienne auprès de ses collègues de l’Académie de Berlin.

L’étude et la pratique de l’alchimie, la physiognomonie, la doctrine de Swedenborg qu’il tenta de concilier avec la théologie catholique romaine et une mariologie audacieuse, ses interrogations de l’oracle de la sainte parole et son rôle essentiel dans les illuminés d’Avignon, font de Pernety l’un des grands noms de l’ésotérisme et de l’illuminisme au XVIIIe siècle.

 

 

Dès 1779, Dom Antoine-Joseph Pernéty (1716-1796), passionné d’alchimie et auteur d’un pittoresque Dictionnaire mytho-hermétique (1758), avait fondé à Berlin, où il exerça pendant dix ans les fonctions de bibliothécaire de Frédéric II, un groupe d’inspiration swedenborgienne. Bien qu’il fût lui-même franc-maçon, membre de la loge berlinoise Royal York de l’Amitié, sa création ne devait rien à la maçonnerie et il semble du reste avoir cessé toute activité maçonnique à partir de cette époque.

 

Les travaux du cénacle fondé par Pernéty reposaient notamment sur les révélations visionnaires du mystique suédois Emmanuel Swedenborg (1688-1772), rapportées dans ses Arcana Coelestia (1747-1758). Au cours de leurs réunions qui comportaient un rituel, les Illuminés de Berlin se consacraient à l’alchimie et dialoguaient aussi avec les mondes angéliques – une notion tout à fait swedenborgienne – par l’intermédiaire d’un « oracle ».  Vers 1782, Pernety de retour en France installa sur les terres du pape ce qui devint les Illuminés d’Avignon.  Parti pour Rome en 1786, Dom Pernéty y mourut et son groupe se délita en quelques années. Nombre de ses membres se retrouvèrent alors dans des loges maçonniques.

 

Les Illuminés d'Avignon sont apparus... à Berlin. En 1767, dom Pernety (1716-1796), moine bénédictin français, renie ses v?ux et fuit en Prusse. Il fonde alors une confrérie qui se consacre à l'étude des textes anciens. Selon lui, le décryptage de ces écrits permettrait de révéler les secrets de l'alchimie et, donc, du remède universel. En 1782, Pernety et ses fidèles s'éloignent de la répression prussienne pour s'installer en Avignon, où le pouvoir papal est moins coercitif. Loin de se cantonner à la marginalité, les disciples représentent une centaine de membres à la fin du XVIIIe siècle. Beaucoup de francs-maçons locaux rejoignent, parallèlement à leur activité en loge, les Illuminés. Le Dr Bouge, vénérable de la mère loge écossaise d'Avignon, en est un exemple. Antoine Joseph Pernety lui-même aurait été initié lors de son séjour berlinois. 

De 1789 à 1791, le mouvement connaît son acmé. De nombreuses personnalités se pressent pour assister aux prédications de l'Oracle, qui affirme communiquer avec le ciel. Deux barons suédois sont, ainsi, dépêchés par Gustave III, roi de Suède et franc-maçon reconnu, en Avignon. Ce succès traduit une lassitude à l'égard du rationalisme des Lumières au sein d'une frange de la population. S'il a pu être affirmé que Pernety fut à l'origine de la création du rite maçonnique écossais avignonnais, cette assertion est, aujourd'hui, définitivement récusée. La folie mystique perdure, cependant, encore de nos jours sous diverses formes. 

Au sommaire de cet ouvrage :

Les fables égyptiennes et grecques dévoilées, l’histoire d’Atalante, le dictionnaire mytho-hermétique de Dom Pernety, ses explications sur l’alchimie, son grand œuvre, son élixir, ses couleurs et son sens général. Les lettres à l’abbé Villain à propos de Nicolas Flamel, son journal historique lors de son voyage aux îles Malouines (1769), sus impressions sur l’Amérique et les américains. Son discours sur les tempéraments qu’ils soient sanguins, bilieux, mélancoliques, flegmatiques ou pituiteux. Des questions sur la sainte parole, les vertus de la Vierge Marie, et une préface à Swedenborg.

D’autres ouvrages de Dom Pernetty au chapitre  9 A

 

DOM PERNETTY  -   LES  FABLES  ÉGYPTIENNES  ET  GRECQUES  -    2 Tomes

A. J. PERNETY

ÉDITION  ARCHÉ   MILAN

 2004

A travers des fables, des légendes et des mythes égyptiens et grecs, le moine bénédictin A. J. Pernety nous donne une explication hermétique et alchimique du Grand Œuvre. Les anciens sages en parlant de ce Grand Œuvre disaient que c’était une médecine qui gérait tous les maux. Pernety nous dit la même chose mais en langage symbolique, ésotérique et hermétique.

 

Ces fables, ces mythes et ces légendes nous donnent des exemples archétypaux de ces opérations magiques, alchimiques, hermétiques et merveilleuses qui nous indiquent comment se soigner, comment évoluer, comment chercher et trouver les diverses manières de voyager sur le sentier spirituel de la vie et y trouver le bonheur dans sa propre transformation et transmutation.

 

Pernety commente dans le premier tome les opérations suivantes :

 

La Nature, la Lumière, l’homme, les éléments, la terre, l’eau, le feu, l’air, les opérations de la nature, la différence entre les trois règnes de la nature, le règne minéral, végétal et animal, les mixtes, l’humide radical, l’harmonie de l’univers, traité de l’œuvre hermétique, aphorismes de la vérité des sciences, la clef des Sciences et de la nature, le secret, les noms qu’ont donné les Anciens a leur matière, le feu en général et le feu philosophique en particulier, la calcination, la solution, la putréfaction, la fermentation,  l’Elixir, la quintessence, la teinture, les vertus de la Médecine, les maladies des métaux.

 

Dans le second tome il commente les fables suivantes :

 

Les hiéroglyphes des Egyptiens, les dieux de l’Egypte, Osiris, Isis, Horus, Typhon, Harpocrate, Anubis, Canope, les Rois d’Egypte et les monuments élevés, Simandius, le bœuf Apis, le chat, le chien, le lion, le bouc, le crocodile, le cynocéphale (Thot), le bélier, l’aigle et l’épervier, l’Ibis, le lotus et la fève d’Egypte, le colocafia, du perfea, du musa ou amusa, les allégories ayant un rapport avec l’Art Hermétique, la conquête de la Toison d’Or, le retour des Argonautes, l’enlèvement des pommes d’Or du jardin des Hespérides par Hercule, l’histoire d’Atalante, la biche aux cornes d’Or, Midas, l’Âge d’Or, les pluies d’Or, la guerre de Troie avec Achille, Hélène, Ajax, Agamemnon, Pyrrhus, histoire de Saturne, de Jupiter, de Junon, de Pluton, de Neptune, de Vénus, de Pallas, de Mars, de Vulcain, d’Apollon, d’Orphée, d’Esculape, de Diane, de Mercure, de Bacchus, de Persée, de Léda, de Castor et Pollux, d’Europe, d’Antiope, l’enlèvement de Proserpine, Adonis, les travaux d’Hercule, les jeux méditerranéens, les amazones, Anthée, Prométhée délivré, le palladium, Enée et sa descente aux enfers, les chevaux de Rhésus.

  

du bestiaire des alchimiste

Henri La croix-haute

Edition MERCURE DAUPHINOIS

 2003

Le bestiaire des alchimistes n’est pas un recueil de fables, ni une cage aux bêtes mais un livre plein de symboles sur les animaux qui servent à déceler nos défauts, et nos qualités comme à illustrer les étapes des expériences alchimiques.
On y trouve les symboles du règne animal suivant :

 l’abeille – l’aigle – l’épervier – le faucon – l’âne – le basilic – le bélier – l’agneau – la corne – le blaireau – le cerf – la biche – le chat – le cheval – la chèvre – le bouc – le chien – la chouette – la cigogne – la colombe – le coq – la coquille – le corail – le corbeau – la corneille – le crabe – l’écrevisse – le crapaud – la grenouille – le cygne – le dragon – l’écureuil – le griffon – l’hermine – le lapin – le lièvre – la licorne – le lion – la bourrache – la digitale – l’ellébore – l’héliotrope – le lys – la mandragore – le pavot – le romarin – la rose – la serpentaire – la vigne.


Symboles astrologiques et du règne minéral : les astres (les animaux – les plantes et les minéraux – les couleurs) – les signes zodiacaux (et le corps humain) – la Balance – le loup – les oiseaux – la plume – l’ours – le paon – le papillon – le pélican – le phénix – la pie – les poissons – le dauphin – la poule – l’œuf – le renard – la salamandre – le lézard – le sanglier – le scarabée – l’escargot – le serpent – le scorpion – le singe – la sirène – le sphinx – le taureau – la tortue – le vautour.


Symboles du règne végétal : l’arbre (de vie – de la connaissance – des philosophes – cosmique – sec – de Judée – renversé – à pain – héraldique) – le chêne – le frêne – le genévrier – l’olivier – le palmier – le roseau.
Les plantes : l’herbe – les fleurs – l’aigremoine.

3 E

ÉROTIQUE  DE  L’ALCHIMIE

ELIE-CHARLES  FLAMAND

Edition LE  COURRIER  DU  LIVRE

 1989

Préfacé par Eugène Canseliet, ce livre dévoile et met en évidence l’intrusion de l’érotisme dans une science aussi hermétique que l’Alchimie. Pour tout observateur impartial, il est évident que notre époque perverti l’érotisme. Sans doute une bataille devrait être livrée contre le puritanisme et l’hypocrisie; mais cette liberté, qu’en fait donc l’homme de cette fin de XXe siècle ?
L’importance que les hommes de notre époque accordent à l’érotisme montre bien qu’ils ont une confuse conscience de sa valeur sacrée. Mais toute quête qui n’est pas fondée métaphysiquement demeure vaine et, en dernier ressort, devient dissolvante.

 

Celui qui veut s’attacher à retrouver le sens métaphysique de l’érotisme peut interroger les lointaines civilisations chez lesquelles l’esprit traditionnel est demeuré vivant. L’étude de certains points de doctrines et de techniques enseignés par le tantrisme tibétain, l’hindouisme et le taoïsme, lui apportera de précieuses indications sur l’érotisme envisagé non seulement dans ses répercutions sur le plan subtil mais surtout comme base de réalisation spirituelle.


L’alchimie, qui compte parmi les rares disciplines ésotériques encore vivantes en Occident, véhicule un grand nombre de données concernant l’érotisme sacré.
L’homme et la femme incarnent naturellement les deux pôles de l’œuvre alchimique, le soufre et le mercure. Par leur amour réciproque, exalté spirituellement et dégagé des contingences, ils provoquent l’épanouissement d’une force cosmique qui apporte d’abord la libération, puis la cristallisation, le solve et le coagula.


Le choix des textes et des images commentées par E.Ch Flamand, ne prétendent à rien d’autre qu’apporter quelques pièces nécessaires à l’ouverture du dossier.

 

Quelques sujets traités dans le cadre de l’érotisme alchimique :
Claudius Claudien, Jean d’Espagnet, l’ouvrage secret de la philosophie d’Hermès, Clovis Hesteau de Nuysement, Jean Valentin Andréae, les noces chymiques de Christian Rosencreutz, Hadrianus A. Mynsiht, la renaissance du siècle d’or, Johann de Monte-Snyders, la métamorphose des planètes, Limojon de Saint-Didier, le triomphe hermétique ou la pierre philosophale victorieuse, Frédéric Barent Coenders Van Helpen, l’escalier des sages, le baron Urbiger, Jean Vauquelin des Yveteaux, voyage des Indes philosophiques, François Cambriel, Vénus magique contenant les théories secrètes et les pratiques de la science des sexes

Illustrations commentées sur :
Ovide, le Livre des Rosaires des Philosophes, les symboles de la Table d’Or, Atalante fugitive, le Trépied d’or.

 

ESPRIT, CORPS ET ÂME DE L’ALCHIMISTE

Karl  ALTEAS

ÉDITION DU  COSMOGONE

 2010

Pierre Nulfilcléa est devenu amnésique suite au traumatisme de la première guerre mondiale. Aidé par sa compagne Marie, il va remonter le temps et reconstituer son passé en suivant un fil : Cléa.

 

 Leur histoire débute au Moyen Âge à Paris, elle se poursuit à Tiffauges, à Nantes au procès de Barbe Bleue, au cimetière des Saints Innocents lors du massacre de la Saint Barthélémy, à Chambord, sur l’île de la Cité. Tel trois principes de l’œuvre, les personnages réalisent les régimes et trouvent les couleurs. Ils s’inspirent des textes anciens et des hiéroglyphes alchimiques de la cathédrale Notre Dame de Paris. Ils vont affronter les dangers de l’existence inhérents aux événements historiques et s’entre déchirer pour la Pierre philosophique.

 

Rêvez- vous de comprendre l’Alchimie ? Ce livre vous le propose, alors n’hésitez pas à l’ouvrir et vous découvrirez entre les lignes les secrets d’un Art ancestral qui va au delà des souffleries et des vulgarités. Novices et initiés se laisseront porter par le plaisir de découvrir Nicolas Flamel, Gilles de Rais, Basile Valentin, le comte de St Germain…. Des personnages ressuscités grâce à la magie des mots. Le néophyte découvrira avec clarté ce pan trop méconnu de la philosophie humaine. Le spécialiste appréciera certains détails comme les Vierges folles et les Vierges sages, l’interprétation d’énigmes dont la 10e clé de Basile Valentin……

3 F

FORGERONS ET ALCHIMISTES 

Mircea ELIADE

Edition Flammarion

 1977

Dans les entrailles de la Terre-mère les minerais abondent, la nature bouge, l’homme participe à cette aventure en collaborant avec la nature. Tout comme le fondeur, le forgeron et l’alchimiste, l’homme travaille sur une matière à la fois vivante et sacrée. Dans beaucoup de textes et de traditions religieuses, il est fait mention importante d'un forgeron sacralisé, nous verrons dans cet ouvrage de Mircea Eliade que son principe est fondamental en alchimie

 

Tubalcaïn : D’après la Bible (Genèse IV, 22), il est l’un des fils de Caïn et l’inventeur des métaux. Il est présenté comme le fils de Lamek et de sa seconde épouse Cilla, donc le petit-fils de Caïn. Le nom vient de l’union de celui de Tubal avec Caïn. Tubal serait un peuple et / ou un pays d’Asie mineure, toujours associé à Méshek. Méshek et Tubal sont deux des sept fils de Japhet selon Gn 10,2 // 1 Ch 1,5. Peuples d’Asie mineure, probablement la Phrygie et la Cilicie, ou peuples des bords de la mer Noire. Quant au nom Caïn, il y a deux étymologies possibles. Le mot hébreu qayin peut signifier « forgeron » ou encore, à l’aide de la racine qnh« j’ai acquis » (cf. Gn 4,1).

 

Les généalogies des onze premiers chapitres de la Genèse entendent décrire les peuples (Gn 5) et justifier l’apparition des différents aspects de la vie humaine, comme les arts et les métiers. Ici (Gn 4,20-22), les trois castes des éleveurs de bétail, des musiciens et des forgerons ambulants sont rattachées à trois ancêtres dont les noms font assonance et rappellent les métiers de leurs descendants : Yabal (ybl « conduire »); Yubal (yôbel « trompette »); Tubal (nom d’un peuple du nord, au pays des métaux). Tubal-Caïn serait « l’ancêtre de tous les forgerons en cuivre et en fer ». Cela signifie que les généalogies ne sont pas très fiables historiquement et que les noms sont plutôt des créations visant à rendre compte du monde tel qu’il est.

 

Tubal-Caïn fut l’inventeur de l’art du forgeron et des autres arts des métaux, c’est-à-dire, du fer, de l’acier, de l’or et de l’argent Tubal-Caïn, descendant de Caïn est l’ancêtre des forgerons En effet, dans certaines langues sémites, Caïn signifie « forgeron ». Il était déjà d’usage, au temps des Patriarches, de travailler le fer et le cuivre. Les forgerons fabriquaient des armes et des chars et aussi des statues, L’exercice de cette profession était donc réglementé. Les forgerons étaient des artisans recherchés.  Caïn eut pour descendants Mathusalem, inventeur de l’écriture; Tubal-Caïn, habile à travailler les métaux, et Jubal, inventeur de la musique. Bref, les Fils de Caïn sont les auteurs des arts et des métiers. En conséquence, quand Jéhovah choisit Salomon, le rejeton de la race de Seth, pour construire une demeure en l’honneur de son nom, la sublime spiritualité d’une longue lignée d’ancêtres, divinement guidés, s’épanouit dans la conception du temple magnifique appelé temple de Salomon, bien que Salomon ait été simplement l’instrument chargé d’exécuter le plan divin révélé par Jéhovah à David.

 

Mais Salomon était incapable de réaliser en forme concrète le dessein divin. En conséquence, il s’est vu obligé de s’adresser au Roi Hiram de Tyr, le descendant de Caïn, qui choisit Hiram Abiff, le fils de la veuve. Hiram Abiff est donc devenu le Grand Maître d’une armée de constructeurs. En lui, les arts et les métiers de tous les Fils de Caïn qui avaient vécu jusqu’alors avaient atteint leur pleine floraison. Il était plus habile que tous les autres dans le travail matériel sans lequel le plan de Jéhovah serait toujours demeuré un rêve divin, sans réalité concrète. La perspicacité terrestre des Fils de Caïn était aussi nécessaire à la réalisation du temple.

Il y est question de sacrifices humains, de Tubalcain, des alchimies chinoise et indienne, des météorites, du feu, et de diverses traditions.

 

FRANCES YATESGIORDANO  BRUNO  ET  LA  TRADITION  HERMÉTIQUE

FRANCES  YATES 

ÉDITION  DERVY

 1988

Cet ouvrage a beaucoup contribué à modifier l’image et l’idée que nous nous faisions de la pensée de la Renaissance. Il est en effet le premier à étudier le rôle essentiel de l’Hermétisme à cette époque. L’enquête de F. Yates porte sue la redécouverte et la perception de l’hermétisme alexandrin, et sur Giordano Bruno, deux sujets d’étude tout à fait complémentaires l’un de l’autre.

 

Le Corpus Hermeticum, un ensemble de textes attribués au légendaire Hermès Trismégiste et écrits en grec dans l’Egypte (Alexandrie) des IIe et IIIe siècles de notre ère, après avoir été oubliés au Moyen Âge furent redécouverts à la fin du XV siècle et traduits en latin par Marcile Ficin. On les croyait alors extrêmement anciens, voire contemporains de Moïse. Frances Yates étudie ici leur succès extraordinaire depuis Ficin et Pic de la Mirandole -qui les rattachait à la Kabbale-, jusqu’aux controverses entre Robert Fludd et Marin Mersenne, à Kepler et aux néo-platoniciens de Cambridge, en passant par Campanella. Elle montre aussi comment la découverte en 1614, de leur datation exacte commença à sonner le déclin de ce courant hermétiste qui n’a pourtant jamais cessé, jusqu’au XXe siècle, d’inspirer et de féconder nombre de courants ésotériques occidentaux modernes.

 

Dans cet ouvrage, le dominicain Giordano Bruno, condamné au bûcher en 1600, apparaît comme un philosophe et un mage hermétisant, porteur d’un message religieux original. Le soutien qu’il apporta à l’héliocentrisme copernicien est associé à la magie solaire de Ficin, Giordano Bruno, précurseur de Galilée, fut l’un des premiers à défendre l’idée d’un univers infini et la pluralité des mondes habités. Il pressenti même la loi de la gravitation universelle.

 

Avec un avant-propos de Antoine Faivre, l’auteur nous parle de :

 

Hermès Trismégiste, et le Corpus Hermeticum

Le Pimandre et l’Asclépius de M. Ficin, les diverses magies

 Pic de la Mirandole et la magie kabbalistique

Le Pseudo Denys et la théologie du mage chrétien

Corneilla Agrippa et la magie de la Renaissance

La tradition Humaniste et les objections théologiques

L’Hermétisme religieux au XVIe siècle

Les divers voyages de G. Bruno, en Angleterre, en France, en Italie et en Allemagne

Tommaso Campanella, Robert Fludd et la kabbala

 

Les autres ouvrages de F. Yates sont au chapitre 9 A

 

FRANC-maçonnerie ET aLCHIMIE -  LA RECHERCHE DE LA PIERRE CACHḖE DES SAGES

J. F. Blondel

Edition Trajectoire

 2015


Pourquoi et comment l'alchimie, science nébuleuse du Moyen Âge, et la franc-maçonnerie, fraternité initiatique apparue dans l'Angleterre anglicane du XVIIIème siècle, ont-elles pu se rencontrer ? Pourquoi les rédacteurs des écrits maçonniques y ont-ils introduit l'alchimie ?

 

Cette rencontre n'a pu se produire que par l'intermédiaire des « frères de la Rose+Croix », cette mystérieuse fraternité détentrice des secrets alchimiques. Ce sont eux qui ont transformé cette connaissance en une démarche spirituelle et qui l'ont ensuite léguée à la franc-maçonnerie, plus particulièrement à la maçonnerie française, qui l'a incorporée, dès 1750, dans tout un système de hauts grades, appelé  l'Écossisme.

 

Aujourd'hui encore, c'est cette tradition écossaise, dans laquelle on retrouve à la fois la Rose+Croix, l'alchimie, la kabbale, l'astrologie, la chevalerie, le Johannisme et le templarisme, qui apporte à l'Ordre maçonnique sa vraie dimension métaphysique : « Qu'est-ce que la matière ? Qu'est-ce que l'esprit ? Qu'est-ce que la mort ? »

Introduit dans le « cabinet de réflexion », une pièce exiguë et obscure, le néophyte désirant entrer en franc-maçonnerie est ainsi mis en contact avec l'alchimie. C'est là qu'il découvre pour la première fois les grands principes alchimiques tels que le Soufre, le Sel et le Mercure, ou ce mystérieux acrostiche « V.I.T.R.I.O.L. », dont il apprendra plus tard le symbolisme profond.

 

Dans la théorie alchimique, les grands principes ou forces vitales qui animent le monde sont contenues tant dans les métaux que dans les planètes. Les alchimistes travaillant sur les métaux reconnaissaient sept métaux auxquels ils attribuaient le nom et le signe des sept planètes ; Or ou Soleil, Argent ou Lune, Mercure, Plomb ou Saturne, Etain ou Jupiter, Fer ou Mars, Cuivre ou Vénus. Ils doivent tous dériver d’une même source : la matière première.

Isaac Newton célèbre alchimiste cherchait à transmuter le plomb en or. À cette fin il a observé les planètes et en a tiré la découverte de la gravité, cette force non pas vitale mais physique dont la découverte a ouvert le Siècle des Lumières. Fulcanelli le plus célèbre et le plus mystérieux des alchimistes du XXème siècle nous révèle dans son ouvrage « Le mystère des cathédrales » que dans le portail de Notre-Dame de Paris par exemple, on retrouve sur une statue de la Vierge des médaillons représentant les 7 planètes associées aux 7 métaux utilisés par les alchimistes Selon lui , les clefs de la transmutation, c'est-à-dire de l'opération alchimique consistant à transformer les métaux en or, se trouvent dans le portail, dissimulées de telle manière que seuls les initiés sauront les y découvrir. Le processus de perfectionnement de la materia prima, pour passer des caractéristiques du fer à celles de l’or, s’opérerait en sept étapes comme suit : fer - cuivre – plomb – étain – mercure – argent - or. Le mode opératoire alchimique est codifié mais les auteurs distinguent généralement sept étapes que l’on peut considérer comme des démarches de pensée consistant à marquer les étapes dans la transformation de la matière dont le but ultime est la réalisation du Grand Œuvre.

La première étape est la Calcination qui a pour rôle de décomposer la matière que l’on veut transformer, c’est à dire l’analyser.

La deuxième étape est la Putréfaction,  elle porte l’image de la mort nécessaire au renouvellement de la vie, elle correspond à l’Œuvre au noir ou nigredo ou épreuve du vide, dont le symbole est le corbeau, elle s’inscrit dans le corps, dans l’imaginaire, sans cette phase de putréfaction de la matière le Grand Œuvre ne pourrait arriver à son terme

Vient ensuite la troisième étape la Solution ou Dissolution qui nous pousse à dissoudre grâce au sel philosophique, c’est à dire à ordonner pour faire ressortir une forme nouvelle. C’est l’apparition de la couleur blanche, cette étape nous amène à l’Œuvre au blanc ou albedo, ou ’épreuve de l’eau, dont le symbole est la colombe, elle s’inscrit dans le symbolique.

Elle est suivie par la Distillation, quatrième étape qui change la nature et la propriété des choses par chauffage dans l’athanor. Ceci permet une démarche d’intégration qui marque un niveau dans l’approche de la connaissance.

La cinquième étape ou Conjonction rend possible le prolongement de ce niveau d’intégration car on ne s’intéresse plus à ce qui sépare mais à ce qui rassemble, il s’agit maintenant d’intérioriser le monde et son propre monde en se projetant vers l’avenir afin de saisir les buts à atteindre et qui vont déboucher sur les « Premières Vérité » selon l’Œuvre au rouge ou rubedo, ou épreuve du feu qui elle s’inscrit dans le réel. C’est cette cinquième étape qui correspond à la Maîtrise Maçonnique

 

La suite logique est la Sublimation. Cette sixième étape est une opération qui nous apprend à faire jouer les choses et à savoir manier l’Art de la raison en se décentrant de ses préoccupations antérieures au profit d’autres toutes nouvelles

Enfin arrive la Coagulation septième et dernière étape. Elle exprime la voie dans laquelle l’Homme s’engage quand il construit son Grand Œuvre individuel grâce à une pensée de plus en plus philosophique qu’il acquiert par sa faculté d’abstraction pour aller à l’essentiel. Ceci est l’aboutissement de toute désagrégation solvant qui génère une nouvelle entité par coagulation, c’est le Solve et Coagula

L’alchimie qu'’consiste à travailler sur les métaux est également liée au mot de passe. Car l’Alchimie est fille de Tubalcain qui signifie « Maître du Monde ». Il est dans la Bible un descendant direct de Caïn (Caïn signifie acquérir ou obtenir). Sa fonction était de travailler la terre. La Loi Mosaïque n’étant pas encore née, Caïn ne fut pas tué après son crime fratricide, il se trouva symboliquement exilé de la terre sacrée. Il fut envoyé de l’Orient vers le Nord. Après que Caïn eut bâti la première ville, nommée Hénoch, il devint le premier d’une lignée de créateurs. Chaque descendant de Caïn est décrit par son activité : Jubal sera nomade et berger, Dubal sera musicien …Tubal-Caïn s’occupera des métaux et des instruments. La postérité de Caïn fonde la civilisation, le progrès de la technique, des sciences et des arts. Tubal-Caïn appartenait à la 7ème descendance de Caïn. 7 indique que Tubal-Caïn avait évolué par rapport à son ancêtre, qu’il avait exploré sa terre, découvert des métaux et qu’il savait les utiliser. Ainsi, le 7 indique aussi la fin d’un cycle. C’est pourquoi on peut dire « J’ai 7 ans et plus «, car il y a d’autres cycles à réaliser.

Dans l’imagerie populaire, Tubal-Caïn est représenté comme un forgeron trapu, tassé comme une pierre.  Dans la mythologie, Tubal-Caïn est assimilé à Vulcain pour les Romains et à Héphaïstos pour des Grecs, forgerons officiels des dieux. Maître du Feu, Héphaïstos forgea l’armure magique d’Achille, le trident de Poséidon, le sceptre de Zeus ou bien encore la colonnade de bronze du T\ de Delphes. « Il » découvrit les secrets du feu et des métaux qui peuvent être solides, ou liquides, purs ou alliés entre eux. Il se fait créateur de formes nouvelles et il paie le prix de ses découvertes par un signe visible et permanent dans son aspect physique. On présente souvent le forgeron soit boiteux, soit unijambiste ou nain. En effet, Héphaïstos fils unique de Junon, reine de l’Olympe et de Zeus ne fut pas reconnu par son père qui le jeta du haut de la montagne. Cela le rapproche des fils de veuves célèbres, et de la boiterie initiatique. Dans les mythes, le Pouvoir n’est pas tendre avec celui qui « connaît » les secrets et les divulgue aux « dominés » afin de leur permettre de se libérer. De Prométhée à Adam, les « forgerons « sont estropiés. Héphaïstos est boiteux et difforme, Varuna, Tyr, Odm, Alfado sont estropiés. La perte de leur intégrité physique est le prix de leur science : ils ont subi la colère d’un dieu jaloux de ses privilèges. Ils portent les marques de la vengeance des Dieux. Pour les grecs, Héphaïstos représente le feu intérieur de la terre, comme celui qui habite le cœur de l’Homme.


Quand le minerai était découvert et extrait, il était dirigé vers les fourneaux. Puis, le forgeron se substituait à la Terre-Mère pour accélérer et parfaire « la croissance » et la maturité du minerai. Il collaborait en quelque sorte à l’œuvre de la nature, intermédiaire entre Dieu et les Hommes. Ainsi, il fabriquait l’outillage en fer dont les cultivateurs et les chasseurs avaient besoin. Il sculptait les images des ancêtres et des génies qui servaient de support aux cultes. Intermédiaire entre le monde des vivants et celui des morts, tantôt méprisé, tantôt respecté, il vivait à l’écart du village en compagnie de sa femme la potière. La fusion des métaux est considérée comme une mort. Le soufre extrait représente la vertu, c’est à dire le noyau ou l’esprit de métal. Rappelez-vous l’interdiction du métal dans les outils hébreux et des outils de métal dans la construction du T. de Salomon. Fondre le métal et le reformer correspond au « salve et coagula » de l’alchimie hermétique, travail créateur par excellence, car créer c’est recréer. Le forgeron maîtrise le feu et grâce à lui transforme les métaux qui viennent des profondeurs de la terre. Son pouvoir est ambivalent, il peut être aussi maléfique que bénéfique.

 

Au sommaire de cet ouvrage :

 

Pourquoi et comment l’alchimie a-t-elle été introduite dans la Franc-maçonnerie   -  L’Ecossisme    -  Les frères de la Rose+Croix et leur influence   -   Le Moyen Âge avec Villard de Honnecourt et l’Art de la Géométrie  -   Le renouveau humaniste de la Renaissance   -  Hermétistes, Kabbalistes et alchimistes    -   L’apparition de la Franc-maçonnerie en Ecosse et en Angleterre   -  Les évolutions de la Franc-maçonnerie au cours du 18e siècle   -  L’ésotérisme de l’Occident  -  La Franc-maçonnerie débarque en France   -  Les courants illuministes et leur influence dans la franc-maçonnerie   -  La Théorie occultiste selon René Le Forestier   -  De l’hermétisme à l’alchimie  -  La Table d’émeraude ou Tabula Smaragdina   -  Origine et doctrine de l’alchimie   -  Les étapes et la conduite de l’alchimie   -  le Grand Œuvre  -   Les différentes étapes de l’alchimie   -  Symboles alchimiques ou maçonniques ?   -   Le soleil et la lune  -  Le delta lumineux  -  Le Rébis alchimique  -  La rose alchimique  -  Le Phénix et le Pélican  -   Rose+Croix et alchimistes, une singulière rencontre  -   la filiation lointaine du rosicrucianisme  -  Le cercle de Tübingen et les manifestes du 17e siècle  -  L’évolution de la Rose+Croix du 17e siècle à nos jours   -  Un siècle après le temps de la Fama  -  La Royal Society et les adeptes de la Rose+Croix  -  La Gold und Rosenkreutz : un ordre maçonnique et rosicrucien  -  La réception de Sigismund Backstrom à l’île Maurice en 1794  -  La quête de l’immortalité chez les anciens Rose+Croix  -   Les mystères de l’Ecossisme  -  Origine du grade de Maître Ecossais  -  Historicité du Rite Ecossais  - 1802, création du Rite Ecossais Ancien et Accepté  -  la devise Ordo ab Chao   -  L’alchimie dans les trois premiers degrés symboliques   -  L’alchimie dans les loges de perfection, les degrés capitulaires et les Aréopages   -   Le compas des sages de la Rose+Croix d’Or  -  Le Rébis de Basile Valentin  -   Symboles hermético-maçonniques  -

 

FULCANELLI,  ACTES DU COLLOQUE

Divers  Auteurs 

Edition La Pierre Philosophale 

 2011 

Près de Toulon – Le Pradet- s’est tenu le 7 Mai 2011, un colloque sur Fulcanelli. Ce colloque organisé par la librairie «  La Table d’Hermès » et par les Editions « La Pierre Philosophale » a réunie quelques penseurs, philosophes et alchimistes, qui ont débattu sur Fulcanelli (Vulcain Solaire) et sur l’alchimie en général. L’énigme Fulcanelli touche à sa fin et Walter Grosse  fut le premier à dévoiler le nom réel de Fulcanelli. Si Walter Grosse ne put se rendre à ce colloque, sa présence invisible fut ressentie par tous. Des éditeurs, des libraires et des auteurs, ont contribués avec les conférenciers à faire que ce colloque fut de grande qualité.

 

Jean Artero, -qui a écrit un livre -Présence de Fulcanelli- aux éditions Arqa – (Voir dans le Chapitre 3 Alchimie) considère Fulcanelli comme un des plus grands alchimistes moderne, et ce grâce à son élève Eugène Canseliet, mais aussi à l’éditeur J. Pauvert, à René Alleau et à André Breton. Le livre de Louis Pauwels et Jacques Bergier –

 

Le matin des magiciens-  fut également un catalyseur. Pour Fulcanelli, les scientifiques se trompent. « La chimie est incontestablement la science des faits, comme l’alchimie est celle des causes. La première, limitée au domaine matériel, s’appuie sur l’expérience ; la seconde prend de préférence ses directives dans la philosophie. Si l’une a pour objet l’étude des corps naturels, l’autre tente de pénétrer le mystérieux dynamisme qui préside à leurs transformations. Pour Fulcanelli, l’alchimie est « la permutation de la forme par la lumière, et l’Esprit Saint est la lumière du monde ». Dans le classement des plus grands alchimistes Fulcanelli les met dans l’ordre suivant : Basile Valentin, Philalèthe, Le Cosmopolite, Nicolas Flamel, Alexandre Toussaint de Limojon, Cyliani, Geber, Cambriel et Poisson.

 

Patrick Burensteinas qui a écrit un superbe livre,- De la matière à la lumière -(voir dans le chapitre 3 Alchimie), pense que la pratique de l’alchimie est la recherche du bonheur –qu’il ne faut pas confondre avec le plaisir- et donc ce bonheur ne peut se trouver que dans le silence et l’immobilité. L’alchimiste travaille dans un laboratoire, moitié Labor, moitié oratoire, moitié dans la matière et moitié dans l’esprit. Le but de l’alchimie est de détricoter et dissoudre l’univers de l’homme dans son intériorité. Le but sera donc un travail de purification, de rectification et d’immobilité, pour que la lumière puisse rentrer à l’intérieur de l’homme. Mais l’auteur insiste sur le fait que ce détricotage ressemble au déblaiement de M.M. Davy, qui consiste à lutter contre notre égo, nos préjugés et nos défauts. Le corps doit aller vers l’immobilité c'est-à-dire cesser toute agitation. Le plus grand secret de l’alchimie est qu’il n’y a pas de secret et il explique pourquoi. En plus des 4 directions, il y a une 5e direction qui est celle de la polaire, celle de la quintessence, de la purification.

 

Filostène – Philippe Buchelot –Auteur d’un livre –Fulcanelli exhumé – (voir chapitre  3 alchimie). Ph. Buchelot développe pourquoi d’après son ami Walter Grosse, Fulcanelli est Paul Decoeur, il fournit des détails sur cet ingénieur des Ponts et chaussées des années 1880, il fournit beaucoup de détails troublants sur cette identité et parcours la Belgique, le Portugal et la France à la recherche de preuves, qu’il nous donne dans cette conférence.

Nicodème – Eric Calendrier – auteur du livre – Le Maître secret de Fulcanelli – (voir le chapitre 3 alchimie). L’auteur à la recherche de l’identité de Fulcanelli, explore la Bretagne à la recherche d’écrits alchimiques (rares) et trouve un certain Aristide Monnier de Nantes, légitimiste et partisan du Comte de Chambord. Il est nommé par le libraire Dujols « disciple breton des anciens druides ». Il écrira plusieurs ouvrages qui condensent ses deux passions : l’alchimie et l’étude des prophéties. Son ouvrage  principal est : –clef de St Jean et de Michel de Notredame- Monnier sera reconnu comme un prophète annonçant Fulcanelli.

 

Christian. Cet animateur du site « La rue de l’alchimie » nous raconte l’histoire des deux livres de Fulcanelli –Le Mystère des cathédrales et Les Demeures philosophales ». Il nous parle de Julien Champagne, d’Eugène Canseliet, Des libraires Chacornac et Dujols, de l’incontournable Oswald Wirth, de Grasset d’Orcet et de bien d’autres alchimistes et ésotéristes qui évoluèrent durant les années Fulcanelli. L’auteur nous parle des dessins de Champagne et de Canseliet qui expliquent les symboles alchimiques sur les pierres, tout cela accompagné par une centaine de photos qui enjolivent le texte et le rendent agréable.

 

René Lachaud. Auteur d’un superbe livre –Hermès-Toth, symbolisme sacré égyptien- (voir Egypte chapitre 19), raconte l’alchimie d’Héliopolis. Lachaud fait partir l’alchimie de l’Egypte ancienne –appelée Kemet (terre noire)-, la ville d’Héliopolis était appelée Hélionou qui veut dire pilier, et il nous raconte pourquoi l’Egypte regorgeait d’or, non par ses mines mais par des procédés de fabrication alchimique. Héliopolis est la terre du Benou, ben ben, que nous retrouverons en alchimie sous la forme du phénix. Cette cité fut fondée par la race « Shem sou Hor » qui signifie les compagnons d’Hor » et viennent du pays de Pount, Atlantide des égyptiens. Cette race est réputée pour être experte en orfèvrerie et ferronnerie, autrement dit, ils savaient manier les métaux. Les textes des pyramides regorgent de précisions sur cette alchimie des métaux. En Grèce vers -500, Héphaïstos reprendra le flambeau de l’orfèvre-alchimiste. Vers -1500, Amenhotep II, fait aménager un laboratoire alchimique dans le Temple de Karnak. A la même époque né un enfant que l’on appellera Amenhotep fils de hapou, il deviendra un petit scribe mais va décrire par le menu tous les métaux, toutes les opérations de travail de ces métaux et surtout va expliquer la théologie des métaux et des minéraux qui pour les connaisseurs ne sont pas des choses inertes mais des choses qui ont une vie et une mémoire. Il parle aussi des opérations de momification sur le corps périssable, et qui va consister à stopper la nigredo par une série d’opérations chimiques pour arriver au stade « archas » et l’empêcher de se dissoudre afin qu’il puisse revivre à un niveau supérieur de l’existence. Une conférence exceptionnelle et magique.

 

Michel Dziwak, auteur d’un livre –Voir les étoiles au fond du puits- (voir chapitre 3 Alchimie) raconte que dans l’alchimie, les mythes et les légendes côtoient les faits historiques sans que l’on puisse toujours faire la part des choses. Il nous raconte l’apparition de Fulcanelli, personnalité exceptionnelle et énigmatique du début du XXe siècle. Il nous raconte les relations entre Fulcanelli et Pierre Curie, nous parle du soleil, des vitraux alchimiques, de la fabrication de l’or alchimique, des transmutations, des pièces et des médailles d’argent dont on se sert en alchimie. L’avantage de l’argent étant qu’il possède 2 isotopes alors que l’or n’en a qu’un. Les rapports de l’alchimie avec la science d’aujourd’hui ; les transmutations à basse énergie ; la fusion froide, les sursauts gamma, les nanotechnologies

Un livre de bonheur

 

FULCANELLI  -  EN HḖLIOPOLIS – PORTRAIT D’UN ALCHIMISTE DU XXème SIḔCLE    -   TOME  1 -

  Johan  Dreue

Collection le Lys rouge

 2016

Héliopolis est le nom d’une cité sainte bâtie dans le delta du Nil environ 4.500 ans av JC par la race fondatrice de l’Egypte ancienne: les Shem-sou Hor soit littéralement ceux qui suivent Horus. Ce peuple n’était constitué ni de guerriers, ni de prêtres, ni de rois, ils étaient orfèvres et forgerons, et les derniers survivants d’un continent englouti. Le Maitre et Adepte Fulcanelli s’est employé à faire revivre cette fraternité mythique au travers de différents portraits de ceux qui insufflèrent par leur art et leur témoignage dans la pierre l’antique message qui autrement se serait effacé de la mémoire des hommes. Il appela ces legs et dépôts des demeures philosophales et l’ensemble de celles-ci forment la cité invisible d’Héliopolis.

 

Ceux qui reprirent le flambeau se revendiquaient sous la bannière des frères en Héliopolis ou encore Rose Croix et le nom de leur cité devint Christianapolis. Nul doute que l’Adepte les a connu tant il les cite à longueur d’ouvrage : « Invisibles parce qu’inconnus ». C’était le sort qu’il s’était réservé mais le grand homme de science qu’il était a laissé assez de traces par l’œuvre accomplie sur ce plan pour que nous puissions aussi dresser le portait émouvant d’un homme de cœur et d’esprit dont la culture n’avait d’égale que sa probité et sa modestie. Au-delà de l’alchimie la filiation ininterrompue fut maintenue au travers de cet homme dont nous racontons l’histoire avec des éléments dévoilés pour la première fois.

 

Rassemblées depuis plus de 30 ans ces pièces qui permettent à la fois de dresser une biographie exhaustive de l’Adepte et de comprendre le canevas qui a empêché à dessein que la vérité ne soit dévoilée prématurément afin que le temps fasse son travail d’épuration. Qu’il passe au crible les hypothèses farfelues et dénuées de tout fondement sauf l’imagination débridée de ses auteurs plus prompts à battre l’estrade qu’à argumenter. En dénouant les fils entremêlés de ce canevas on comprend mieux le dessein final de l’Adepte en même temps qu’une page inattendue de l’Alchimie se dessine et avec elle le sens de la filiation adeptale dont le Royal magistère ne saurait être interrompu. Adepte avons-nous dit en ces temps d’énergie nucléaire et de mutation technologique majeure ? Une réalité qui dérange d’autant plus qu’elle s’incarne dans la vérité d’un homme !…

 

Johan Dreue qui fut ancien compagnon de route de l’association Atlantis, collaborateur à PVI, membre de plusieurs rédactions, conseiller auprès des éditions Albin-Michel, directeur d’un département d’Intelligence Artificielle avec Jean-Pierre Changeux, diplômé en Philosophie (Paris IV), ancien élève de l’EPHE sous la direction de Pierre Hadot en sciences religieuses, dresse la liste exhaustive des arguments décisifs à partir desquels il peut brosser un portrait complet de Fulcanelli mettant en évidence les travaux du Savant en liaison avec les opérations de l’Adepte. Il y a fort à parier qu’il y aura « un avant » et « un après ». Pour les admirateurs de l’Adepte il convient de rappeler que Johan Dreue fut aussi l’organisateur du colloque en mémoire d’Eugène Canseliet qui se tint en 1999 dans le grand amphithéâtre de la Sorbonne.

 

Au sommaire de cet ouvrage :

 

Au 89 boulevard St Michel devant son domicile   -  L’autre vérité  « Nimas  - Nimenos »  Jules Verne   -   Jules Violle, une biographie autorisée   -  A l’ombre des chênes  -   liste des travaux et principales réalisations  -  L’actinomètre, synopsis des travaux  -   la légende, ses racines et au-delà, Canseliet   -  une expédition au Mont-Blanc  -   leçon d’ouverture au CNAM 1892  -   un voyage scientifique au Sahara  -  Recherche sur le platine à propos du X    -   Séjour à Grenoble, intérêt pour les mines   -   La question d’isotropes : Jean Baptiste Dumas  -   Exposition de Chicago, rencontre avec Nicolas Tesla   -   Marie- Curie,  à la recherche des terres rares   -  la permutation des formes par la lumière   -  Voyage en Kaléidoscope   -  A la recherche du diamant avec H. Moissan   -   la bombe atomique, le rapport Alsos   -   Epilogue provisoire : EIN STEIN   -   L’écu final, les blasons des salons d’honneur   -

 

FULCANELLI -  L’ALCHIMISTE DE LA RḖPUBLIQUE  -           Tome 2

 Johan  Dreue

Collection Le Lys rouge

 2016

Le théâtre d’ombres prend vie mais qui tire les ficelles ? Quelle est cette « haute et secrète diplomatie » évoquée par Fulcanelli ? Voilà bien des questions auxquelles cet ouvrage essaie d’apporter des réponses. On sait qu'’il a appartenu au club très fermé et dont le centre rayonnait, à partir du célèbre cabaret du chat noir et dont l’enseigne le faisait reposé sur un croissant de lune, ce cabaret était animé par Rodolphe Salis. La marche à l’étoile était au programme, comme la cabale solaire, celle aussi d’une Marianne portant le bonnet phrygien des initiés.

Derrière ce grand jeu ce sont les coulisses de la République que nous décrivons. En effet, le mystère qui plane sur Fulcanelli est également  celui qui enveloppe, à la façon d’un épais brouillard, toute la société française du 19e siècle et les enjeux autour de la nouvelle Science atomique. Le maître était reçu au plus haut des sphères du pouvoir, de même que la plupart des frères chevaliers d’Héliopolis allant de Jules Verne à Ferdinand de Lesseps en passant par Anatole France, Jules Grévy, Grasset d’Orcet et autre. Un excellent dossier qui apporte des témoignages et un éclairage nouveau étayé par de nombreuses archives inédites, incluant un panorama alchimique et ésotérique de cette époque charnière.

« Les Demeures Philosophales parurent au mois d’octobre 1930 : j’étais moi-même auprès du Maître depuis 1915. Que dire de ce dernier ? que sais-je au juste, sinon que son savoir était immense !
Si en Héliopolis, je me trouve toujours et très sévèrement soumis, par le serment à l’ancestrale discipline du secret, combien, en revanche, de hauts personnages, libres et puissants, qui eussent pu parler, même confidentiellement, se turent, comme liés par un tacite accord! Il importe qu’on sache, en particulier, que Fulcanelli, dans sa jeunesse, était reçu par Chevreul, de Lesseps et Grasset d’Orvet : qu’il était l’ami de Berthelot et qu’il connut très bien Curie, son cadet de vingt années, ainsi que Jules Grévy et Paul Painlevé.  Fulcanelli se trouvait dans la cour, en compagnie de René Viviani, de qui la calèche attendait sur l’avenue. Je m’arrêtai pour saluer avec beaucoup de déférence, car je savais la qualité du visiteur et l’amitié qui l’unissait intimement à son très cher Fulcanelli. » Eugène Canseliet

Note : La rencontre eut lieu avenue Montaigne à Paris en 1919, René Viviani fut président du conseil de 1914 à 1915, puis ministre jusqu’en 1917. C’est lui qui eut la redoutable tâche de déclarer la mobilisation générale en 1914. De quelle façon Fulcanelli eût-il à faire avec l’homme d’Etat, c’est ce que nous expliquons également dans l’ouvrage et comment se noua cette grande amitié.

Dans le chapitre intitulé « Le laboratoire imaginaire » l’Adepte Fulcanelli se gausse de la vision que se fait le public de l’alchimiste : « L’alchimiste ? — Un vieillard méditatif, au front grave et couronné de cheveux blancs, silhouette pâle et ravagée, personnage original d’une humanité disparue et d’un monde oublié ; un reclus opiniâtre, voûté par l’étude, les veilles, la recherche persévérante, le déchiffrage obstiné des énigmes de la haute science. Tel est le philosophe que l’imagination du poète et le pinceau de l’artiste se sont plu à nous représenter. « et de conclure au final : « Tel est le tableau légendaire de l’alchimiste et de son laboratoire. Vision fantastique, dépourvue de vérité, sortie de l’imagination populaire et reproduite sur les vieux almanachs, trésors du colportage. »

Les laboratoires de notre alchimiste sont d’une toute autre nature puisque ce furent ceux que la République lui mis à disposition au travers des grandes écoles où il enseignait par ailleurs ! de là il nous observe, de son empyrée il doit bien jubiler de savoir que ces ragots ont encore cours et alimentent une fiction de troisième niveau et digne des séries télévisées à destination d’un public ignare. Depuis Jacques Cœur, Jean Bourré, Les frères Lallemant et tant d’autres comme la famille Gondi, ils furent nombreux à servir de conseillers ou de grands argentiers auprès du Prince ou du Roi. La troisième république n’échappa pas à la règle et le premier d’entre eux fut sans conteste le premier parmi eux sous son nom adeptal de Fulcanelli. Nous en racontons l’histoire vue de son époque dans ce deuxième opus de 260 pages.

Au sommaire de cet ouvrage :

 

Les Bâtisseurs : Du mystère des Goths au mystère des cathédrales  -   Hermès et la fête de l’âne, ses origines gothiques  -   Geoffroy-Dechaume sculpteur romantique   -   Les logeurs du bon Dieu, Viollet le Duc   -    Edmond Duthoit et Abbadia  -    Ferdinand de Lesseps, célèbre inconnu   -   Théodore Ballu et les fantômes de l’hôtel de Ville   -  

 

Panorama de l’alchimie au XIXeme siècle  -   L’entrée en scène d’un jeune physicien, Jules Violle   -   Jollivet Castelot et l’école de Douai   -   Albert Poisson   -   Tiffereau et l’hyper-chimie   -   Franck Tausen et les alchimistes du IIIème Reich   -   Archibald Cockren et le solvant universel   -   Alphonse Jobert et sa polémique avec Tiffereau   -   Marcelin Berthelot « entre immortels »   -   Alchimie et gnose  -   Le précieux don de Dieu   -  Chevreul  -  Raspail  -  Louis Ménard   -  Figuier  -   Charles Edouard Guillaume   - 

 

Autour du Chat Noir : Grasset d’Orcet, cabale solaire   -  Raymond Roussel, pour un pauvre « O » d’aphone   -   Anatole France, ce bon Thibault   -   Pierre Dujols, l’érudit libraire   -   Le Chat Noir et sa haute diplomatie   -   Théâtre d’ombres   -   Milosz, l’homme qui parlait aux oiseaux  -  Du Nostoc  -   Chat noir, ville en Vexin, Rodolphe Salis   -  Le manteau d’azur  -  Parsifal et l’épisode de Sarcelles  -   Fulcanelli, un immortel rendu enfin aux siens   -   Vulcain et le Maître des forges   -   

 

fulcanelli dÉvoilÉ

G. dubois

Edition DERVY

 1996

Qui était Fulcanelli ? Quelle est la véritable identité de l’auteur du Mystères des Cathédrales et des Demeures Philosophales ? Qui se cachait derrière le pseudonyme de Fulcanelli, l’alchimiste dont on a dit qu’il avait réussi la Pierre Philosophale et opéré en 1922 une transmutation à l’usine à gaz de Sarcelles ?


Que doit-on penser de sa réapparition en 1952 à Séville, à l’âge de 113 ans avec une apparence remarquablement jeune ?
Fut-il un Adepte, un Initié ou un Lanceur de canulars ?


Geneviève Dubois, pour tenter de percer l’énigme, s’est livrée à une enquête minutieuse dans l’univers très secret des sociétés discrètes de la fin du XIXème et du début du XXème siècle.

Elle nous entraîne sur la trace de personnalités, telles que René Guénon, Papus, Schwaller de Lubicz, Jean-Julien Champagne, Pierre Dujols…, et met en évidence les relations, souvent insoupçonnées, qui existaient entre ces chercheurs de vérité.


Une investigation étayée de documents inédits, qui bouscule bien des idées préconçues et dévoile enfin le mystère Fulcanelli.

 

FULCANELLI  EXHUMÉ  -  Volume  2

FILOSTÈNE

Edition la pierre philosophale 

 2011

 2e volume de cette trilogie, tiré à 220 exemplaires numérotés.

 

Ce livre est la réponse attendue à une énigme qui a perduré depuis près d’un siècle. Plus qu’un travail d’auteur, Filostène en référence à son maître nous gratifie de l’ouvrage de référence celui qui est le seul, preuves incontestables à l’appui, à mettre un point final à l’identité révélée de Fulcanelli.

 

Filostène comme historien, prolonge sa réflexion sur la confrérie des Frères Chevaliers d’Héliopolis, leur but, leur mission… N’oublions pas que le célèbre alchimiste Eugène Canseliet se qualifiera lui-même de Frère Chevalier d’Héliopolis. Pourquoi ?

 

Les Frère Chevaliers d’Héliopolis sont-ils une confrérie proche de celle des Templiers ou au contraire considèrent ils ces derniers comme leurs ennemis depuis plusieurs siècles ? Sont-ils la « face cachée » des Templiers, un ordre encore aujourd’hui dissimulé et qui perdure depuis des siècles ? Quelle filiation Fulcanelli et son initiateur ont-ils partagé avec cette mouvance ? Quelle relation Fulcanelli a-t-il entretenue avec Jean-Julien Champagne, la famille de Lesseps, Pierre Dujols ou Eugène Canseliet ?

 

A toutes ces questions passionnantes et restées sans réponse Filostène nous répond, non pas comme un romancier, mais comme un chercheur de vérité comme il se définit lui-même, en respectant le serment donné à son maître

 

Thèmes et sujets étudiés dans cet ouvrage :

 

Faut-il démystifier Fulcanelli au point de vue de l’historien et de la Tradition alchimique ? – quelques personnalités autour du mythe Fulcanelli : Jean Julien Champagne, Anatole France, Eugène Canseliet, Pierre Dujols, René Schwaller de Lubicz, Marcelin Berthelot, Eugène Chevreul, Jules Simon, Samuel D. C. Lidiakos, Philippe Encausse, Charles de Lesseps, Robert Amadou, Jean Artero… -  Réflexions autour du mythe Fulcanelli-Paul Decoeur – Geneviève Dubois – O. V. de Lubicz Milosz – Coton-Alvart – Allain Guillaume financier de l’occulte – lecture des voyages en Kaléidoscope d’Irène Hillel-Erlanger – Explication du « Mystères des Cathédrales » - Les demeures philosophales ou deux mères du sel philosophique – Et si Fulcanelli n’avait jamais existé ? – Ptah dieu assis – Le lourd secret d’Eugène Canseliet ou la révélation des Frères Chevaliers d’Héliopolis autrefois nommés Frères Compagnon d’Hiérosolym -  P. Antoine Berryer successeur de Mathias de Lesseps à la garde des F.C.H. – L’ère du Hiéron du Val d’or de Paray-le-Monial avec le baron de Sarachaga gardien des F.C.H. – le fabuleux voyage en Terre Sainte et en Egypte d’Ogier IX – Jacques Cuers (1395-1456), grand Argentier et gardien de la Fraternité – Jean Bourré du Plessis, argentier de Louis XI et le parallèle avec Jacques Cœur – Jean Lallemand et la Chevalerie à Bourges au temps de Louis XII et d’Anne de Bretagne – Blaise de Vigenère – F. Mercure Van Helmont – Alexandre Toussaint Limojon de Saint- Didier – Leibniz – Dom Pernety – les Dames qui accompagnèrent le mouvement alchimique – Les F.C.H (Frères Chevaliers d’Héliopolis) face aux Chevaliers de la Toison d’Or et aux Rose+Croix – Liste des gardiens et des Mères de la Fraternité d’Héliopolis -

 

FULCANELLILE MAÎTRE SECRET DE FULCANELLI  - Volume 1

NICODÈME

Edition  LA PIERRE PHILOSOPHALE

 2011

L’édition la Pierre Philosophe sort une trilogie sur Fulcanelli en 3 volumes : Le maître secret de Fulcanelli – Fulcanelli exhumé et le Puzzle – Ces trois livres sont en tirage numéroté à 120, 150, et 220 exemplaires, c’est dire la rareté.

 

Ce premier volume est un livre de référence dans lequel le maître de Fulcanelli est pour la première fois clairement identifié. Deux initiales et un concours heureux celui de Filostène auront suffi à notre auteur pour remonter un fil d’Ariane d’une grande véracité. Ce personnage public et renommé est resté complètement inconnu des amoureux de Fulcanelli.

 

L’auteur Nicodème a pour la première fois décodé celui qui initiera le plus grand adepte du XXe siècle à l’Art Royal. Les œuvres de Fulcanelli, « Les mystères des cathédrales et des Demeures philosophales » révèlent grâce au concours attentif de Nicodème de surprenantes découvertes ignorées jusqu’à ce jour.

 

La filiation entre ces deux personnages ouvre de nouveaux champs d’études qui raviront les amoureux de science. Nicodème poursuit sa recherche dans l’étude des œuvres du Maître de Fulcanelli car ce dernier est aussi l’auteur de plusieurs ouvrages. Toujours avec perspicacité Nicodème nous plonge avec délice et joie dans une des plus grande aventure alchimique  du XIXe siècle où les principaux acteurs sont des pierres fondatrices du renouveau de l’Art Royal.

 

Les travaux de Walter Grosse d’une part, puis ceux très documentés de Filostène ont largement démontré que derrière le pseudonyme célèbre de Fulcanelli se cachait un ingénieur des Ponts et Chaussées, Mr Paul Decoeur.  Toutes ces recherches ont permises alors de s’apercevoir que Fulcanelli avait un maître à penser, mais qui était-il ? Cet ouvrage nous le dévoile et explique la filiation.

 

Quelques sujets étudiés dans cet ouvrage :

 

Louis XVI et le rapport avec la lame 16 du Tarot – les ouvrages et les lettres de Pierre Aristide Monnier - La langue des oiseaux – explications sur la croix potencée qui fut adoptée par Godefroy de Bouillon en 1099 pour le royaume de Jérusalem – Nîmes et Toulouse villes qui attirèrent l’attention  de A. Monnier et de Péladan – Eugène Canseliet et Fulcanelli – le corpus hermétique – le feu – le sel – L’Art Hermétique – Naissance de l’esprit et du Mercure – Python ou Typhon – Tableau de l’œuvre et des couleurs alchimiques – temps et saisons de l’Oeuvre -  petit dictionnaire hermétique de l’œuvre alchimique -

 

FULCANELLI- LE MYSTÈRE DES CATHÉDRALES et L’INTERPRÉTATION ÉSOTÉRIQUE DES SYMBOLES HERMÉTIQUES DU GRAND ŒUVRE

FULCANELLI

Edition J.J. Pauvert

 1977


Le livre clef de FULCANELLI. On y trouve des explications sur les représentations de pierre dans les cathédrales de PARIS, d’AMIENS de BOURGES, et sur la croix cyclique d’HENDAYE.

Quand le mystère des cathédrales  fut rédigé en 1922, Fulcanelli n’avait pas reçu le « Don de Dieu », mais il était si près de l’illumination suprême qu’il jugea nécessaire d’attendre et de garder l’anonymat. C’est ce qu’il écrivit dans ses premiers textes. Ce nom substitué de Fulcanelli est maintenant très implanté dans les mémoires. Fulcanelli fut « initié » par le moine Basile Valentin, dont l’ouvrage « les douze clefs de la philosophie » fut le livre initiant.

 

Ce second livre de Fulcanelli après « Les demeures philosophales », a remis en pleine lumière la cabale phonétique dont les principes et leur application étaient tombés dans le plus total oubli. Il ne faut pas confondre la cabale et la Kabbale. Le mot cabale dérive du latin caballus, qui veut dire cheval, le mot Kabbale vient de l’hébreu kabbalah qui veut dire tradition. On retrouvera ces mots tout au long de ce livre avec bien sur des explications sur la langue des oiseaux et la Gaye Science.

On peut se poser la question : Qu’est ce que l’Alchimie pour l’Homme ? Ne serait ce pas cette recherche d’un état d’âme qui relève de la grâce réelle et efficace, la recherche de l’éveil de la Vie secrètement assoupie sous l’épaisse enveloppe de l’Être, sur les deux plans universels, où siègent ensemble la matière et l’esprit. Le processus de cette recherche doit être absolu, qui consiste en une permanente purification, jusqu’à la perfection ultime. Solve et coagula, dissous et coagule, la technique est simple, mais elle exige sincérité, résolution, humilité et  patiente.

 

Dans cet ouvrage Fulcanelli nous emmène en voyage à travers divers monuments et nous explique comment voir et décrypter les symboles de ces « livres de pierres ». Nous sommes à Notre Dame de Paris, surtout devant le grand portail, et nous écoutons toute l’œuvre alchimique taillée dans la pierre. Nous sommes à la cathédrale d’Amiens où les images de pierre sont quasi identiques à celle de Notre Dame de Paris, avec comme différence les emblèmes des personnages qui sont différent, c'est-à-dire que les disques de Paris sont ici représentés par des écus, l’emblème du mercure est présenté par une femme à Amiens et par un homme à Paris.

 

Puis nous allons à Bourges, ville du grand argentier Jacques-Cœur, nous visitons son palais et ses nombreux emblèmes hermétiques, notamment sa façade avec la Merelle de Compostelle, nous visitons l’hôtel Lallemant, également chargé de sculptures alchimiques, et dont l’état de conservation est superbe. Enfin quelques pages sur la croix cyclique d’Hendaye (un livre sur cette croix a été édité : FULCANELLI et le mystère de la croix d’Hendaye- par Axel Bruker- édition Séguier 2005-) Voir également le chapitre 9 de la bibliothèque Arcadia-.

 

FULCANELLI  -  LE  PUZZLE  FULCANELLI  - Volume  3  

FULGROSSE

Edition  LA PIERRE PHILOSOPHALE

 2011 

3e volume de la trilogie, tirage à 120 exemplaires.

Comme à son habitude Fulgrosse nous livre dans ce nouvel ouvrage le prolongement naturel de son ouvrage précédent « Fulcanelli, un secret violé ». Il approfondit ici sa réflexion toujours si riche en documents d’une grande qualité. Ce « Champollion de Fulcanelli » comme certains se plaisent à le surnommer a été le premier en effet à avoir énoncé le nom de Paul Decoeur comme « fulcanellisable » potentiel.

 

Ce travail exceptionnel d’investigation d’une quinzaine d’années a porté ses fruits, car aujourd’hui sa découverte est corroborée par le travail d’un autre auteur: Filostène  auteur de « Fulcanelli exhumé ». Fulgrosse aujourd’hui encore enrichit son propos et nous livre ses dernières découvertes autour de ce personnage si énigmatique que fut Fulcanelli.

 

Au sommaire de cet ouvrage on y trouve :

 

Généalogie et petit historique sur Paul Decoeur, sa famille, sa vie et sa carrière profane et alchimique - Comment fut déposé l’ouvrage « les mystères des Cathédrales » par Eugène Canseliet – L’école Polytechnique et ses étudiants – Sarcelles et son usine à gaz de la compagnie Georgi – Jean-Julien Champagne – L’Egyptologue René Schwaller de Lubicz – Jules Boucher – Ferdinand de Lesseps – Jean Artero – Réflexions personnelles de Walter Grosse

Une riche iconographie agrémente cet ouvrage

 

FULCANELLI  - les demeures philosophALES

fulcanelli

Edition J.J. Pauvert

 1996

2 volumes pour cette anthologie du symbolisme hermétique dans ses rapports avec l’Art sacré et l’ésotérisme du grand œuvre. C’est un livre de base et de référence pour qui veut pénétrer l’Alchimie et les mystères.

 

Ce livre vient donc à la suite logique de son premier livre « Le mystère des cathédrales », dont il se montre par surcroit, le développement abondant et précieux, dans le double domaine spirituel et physique du Grand Œuvre. On y trouve d’abord une longue exposition, en divers chapitres des connaissances philosophiques et scientifiques au Moyen Âge, qui permet au lecteur d’accéder plus facilement au niveau supérieur où se situe l’alchimie.

 

L’interprétation hermétique, sous la plume du grand Adepte, ne laisse pas de continuer de séduire par son originalité et à convaincre surtout par sa souveraine justesse. Elle s’étend donc à de nombreux monuments qui deviennent alors les demeures de la  sagesse, à bon droit bénéficiaires de l’épithète philosophales. Ainsi défilent, sous les yeux physiques et ceux de l’entendement, le manoir de la Salamandre à Lisieux, la maison d’Adam et Eve au Mans, la cheminée de Coulonge-sur-l’Autize, le château de Dampierre-surBoutonne, le tombeau de Francois II, duc de Bretagne, à Nantes, et beaucoup d’autre encore.

 

Cet ouvrage parait plus actuel que celui imprimé en 1930, quant il sortit, à son tour dans l’indifférence quasi générale, à l’égard de l’alchimie dont il était la voix venue du fond des âges, en même temps que la voix conservée par l’unanime tradition. Conséquemment dépositaires de l’antique discipline d’Hermès, à l’instar du Mystère des cathédrales, les demeures philosophales présentent les 20 facettes triangulaires de l’intégrale connaissance et brillent de tous les feux de la jeunesse et de la perpétuité.

 

Philosophes et physico-chimistes, spéculatifs et praticiens, artistes et poètes, curieux de tous les genres, trouveront largement leur compte, dans cette exégèse ésotérique des scènes et des motifs qui décorent singulièrement les Demeures Philosophales.

 

Le premier tome explique et développe les points suivants :

 

Histoire et monuments - Moyen Âge et Renaissance- L’Alchimie médiévale et sa langue des oiseaux - Le laboratoire légendaire - Chimie et Philosophie - La Cabale hermétique -  Alchimie et Spagirie -  La Salamandre de Lisieux -  Le mythe alchimique d’Adam et Eve -  Louis d’Estissac (né  en 1507), gouverneur du Poitou et de la Saintonge, grand officier de la couronne et philosophe hermétique, on suppose que Rabelais aurait été à la base de son initiation alchimique -  L’Homme des bois, héraut mystique de Thiers.

Le second tome développe :

220 pages sont consacrées au château de Dampierre-sur-Boutonne et à son merveilleux grimoire – Les gardes du corps de François II, duc de Bretagne, la statuaire qui ornent les quatre angles de son tombeau avec les quatre figures cardinales (Justice, Prudence, Force et Tempérance) – Le cadran solaire du palais Holyrood d’Edimbourg – Paradoxe du progrès illimité des sciences – Le règne de l’Homme – Le déluge – L’Atlantide – L’Embrasement – L’Âge d’or -

 

FULCANELLI  prÉsence de fulcanelli

Jean artero

Edition ARQA

 2008

À l’heure sonnée des révélations de toutes sortes, entre souffre et mercure, un nombre important d’auteurs, en moins de soixante-quinze ans, ont tous – sans aucun doute – dans divers écrits biographiques, révélé la véritable identité de FULCANELLI.

 

Portraits de personnalités en silhouettes, faits de nombreuses suppositions énigmatiques et de thèses fortement controversées… de ces personnages dépeints en pleine lumière, jamais identiques, tous avancés contre leur gré sur le devant de la scène, on ne compte à ce jour pas moins de douze propositions fulcanelliennes toutes différentes et aussi singulières pour l’alchimiste auteur du Mystère des Cathédrales que : Jean-Julien Champagne, René Schwaller de Lubicz, Pierre Dujols, Eugène Canseliet, François Jollivet-Castelot, Pierre de Lesseps, Alexis de Satachaga, un collectif d’auteurs et d’opératifs, ou plus récemment encore : Camille Flammarion, Alphonse Jobert, Jules Viollet…

 

Quel est donc alors « le véritable Fulcanelli » dans cette cohorte de biographies prétendues ? Le grand mérite du présent livre de Jean ARTERO, fin connaisseur de l’Histoire occulte de la Belle Époque est, pour tout dire et pour la première fois, de ne surtout pas révéler cette identité ; mais de parfaitement discerner ici en quoi les thèses évoquées jusqu’à présent s’éloignent d’une vérité biographique authentique. C’est en cela que cet ouvrage puissant fera date.

 

Le « Qui est FULCANELLI ? » n’est pas pour Jean ARTERO le socle de référence de cette étude érudite. Pour passer au plus près de l’incarnation flamboyante, c’est bien plutôt dans le « qui n’est pas FULCANELLI ? » que réside la véritable analyse de cette équation biographique… Un livre étonnant où l’on trouvera une réflexion fouillée et argumentée sur les raisons du rayonnement exceptionnel et croissant, à l’étranger comme dans notre pays, de l’alchimiste Fulcanelli, cet homme brillant et hors du commun ainsi que les arguments qui président encore à la pérennité d’une œuvre toujours plus vivante.

 

Cet ouvrage diffère donc très largement de tous les livres qui ont déjà été consacrés au parcours personnel de Fulcanelli et qui se sont généralement cantonné à la résolution de l’énigme de l’identité de cet Adepte, resté parfaitement anonyme…

 

FULCANELLI.   QUI SUIS-JE ?

PATRICK    RIVIERE

Edition PARDES

 2004

Dans ce Fulcanelli, Qui suis-je,  l’auteur Patrick Rivière, dévoile, preuves à l’appui, la véritable identité de l’énigmatique et prestigieux alchimiste, auteur du « mystère des cathédrales et des demeures philosophales. Il fait ressortir l’éclatante personnalité de cet être, ô combien ! Hors du commun.


Nous voila loin du « Fulcanelli  dévoyé » que certains contempteurs n’ont pas manqué de vilipender, en fonction de leurs propres inconséquences et limitations à admettre la pure vérité ; la médisance et l’ignorance qui les caractérisent si parfaitement, ne  parviendront jamais à faire oublier la mémoire du vrai Fulcanelli par les générations  futures, alors même que leurs propos acerbes, pourtant dument publiés, et à grand renfort de publicité, demeureront finalement lettre morte ! On ne fustige et n’étouffe pas impunément la vérité, sous le simple prétexte qu’elle dérange la confortable ignorance dans laquelle se complait la médiocrité…

Après avoir relevé soigneusement la présence d’éléments historiques concordants et déterminants, certains faits et documents concrets étant venus étayer et enrichir sa démonstration, l’auteur réalise ici une biographie sans faille du mystérieux alchimiste ayant réalisé la  fameuse  «  Pierre   Philosophale », au début du XXe  siècle.


Ce livre demeure tout à fait confondant, tant les preuves indéniables de la véritable personnalité de l’Adepte  Fulcanelli, sont ici soigneusement accumulées. S’agissant, là, de l’élucidation de l’identité d’un personnage célèbre, demeurée, jusqu’à ce jour, anonyme, cet ouvrage répond très bien à la question posée par le titre.

 

FULCANELLI -  UN SECRET VIOLÉ

WALTER  GROSSE

Edition GROSSE  WALTER ÉDITEUR

 2009

D’Après Eugène Canseliet le plus grand alchimiste du XXe siècle, connu sous le pseudonyme de Fulcanelli, auteur du « Mystère des Cathédrales  en 1926 » et de « Les demeures philosophales  en 1930 », était un homme en chair et en os : ancien élève de l’Ecole polytechnique né en 1839, qui a bien achevé ses études comme ingénieur des Ponts et chaussées, puisque pendant le siège de Paris, il a pris part à la défense de Paris -1870/1871, avec un cadre d’officiers sous les ordres de M. l’architecte Viollet- le- Duc, lieutenant- colonel de la Légion du Génie auxiliaire de la garde Nationale de la Seine.

 

Enfin E. Canseliet lui-même aurait également dit qu’il se pourrait bien que ce fut répréhensible au plus haut point, que sa véritable identité soit révélée au grand jour. Pourquoi ? Qu’a-t-il, en vérité chercher à occulter ?

 

Cette enquête invite à plonger dans les profondeurs des secrets de Canseliet, pour ensuite submerger à la découverte du vrai Fulcanelli derrière le mythe, puisque son état civil n’est plus un secret inviolable, l’auteur apportant les preuves de l’identité de Fulcanelli.

 

Une véritable enquête avec photos, des rappels du : Comment, à qui, où, quand et pourquoi, ses livres furent écrits et imprimés, les personnages qui évoluèrent autour et avec Fulcanelli et Canseliet, tel de Lesseps, Champagne, Schwaller de Lubicz et bien d’autres

 

Une véritable enquête, qui nous fait plonger dans ce milieu ésotérique et occultiste du début du XXe siècle, riche en personnages mystérieux.

3 G

GRAAL ET ALCHIMIE

Paul Georges  SANSONETTI

Edition BERG INTERNATIONNAL

 1982


8 siècles après avoir enchanté et nourri la rêverie d’un poète médiéval, après avoir constitué le cœur lumineux de l’âme chevaleresque, le Graal, réceptacle du sang christique qui s’est substitué au chaudron d’immortalité de la tradition celtique, nous attire toujours par son mystère. Partir à sa quête, c’est désirer atteindre l’essence de notre être.

Dans le récit connu sous le nom de seconde continuation et dont le présent ouvrage dégage l’herméneutique, le chevalier Perceval poursuit sa quête. Sur cette voie labyrinthique, épreuves et adversaires ne manquent pas : roi caparaçonné de vermeil, redoutable armure noire surgie du tombeau, lion furieux gardien d’un château désert… Les épreuves, mais aussi la féerie : Bel Echiquier d’azur et d’or dont les pièces s’animent, Blanc Cerf, chambres dorées d’ambre, mystérieuses jeunes filles aussi belles que savantes en habits héraldiquement étoilés ou fleuris… Et que dire de ces 7 châteaux symbolisant à la fois les forces primordiales et les différents états de la matière que doit traverser le chevalier dans sa quête…

L’auteur nous révèle dans cet ouvrage les multiples « images reflets » de la corporéité subtile du héros et les opérations hermétiques devant transmuer sa condition humaine et mortelle en Présence divine. Il nous montre comment, parallèlement à toute une symbolique initiatique antérieure ou extérieure au christianisme, les aventures de Perceval expriment les phases successives du Grand Œuvre.

 

Au sommaire de cet ouvrage on y trouve :

 

Chapitre 1 : Forces et formes  -  perception d’un autre corps  -  le double et la forme  -  l’âme et l’armure  -

Chapitre 2 : Les centres de Force et la Forme  -  Les 7 forces primordiales  -  les 4 éléments et les centres de Force  -  la lune du héros  -  le sceptre aiguisoir  - 

Chapitre 3 : Les armes sidérales  -  Pierres de vertu  -  les gemmes et les astres  -  les vertus guerrières  -  le lion, le cœur et le soleil  -  l’âme du cœur  -  les 4 escarboucles  -  le pierre du soleil  -  le sceptre de vie  -

Chapitre 4 : La pierre et la foudre  -  le cœur tricornu  -  la chasse au cerf  -  la porteuse de coupe cosmique  -  l’arbre de lumière  -  éclair qui éblouit  -  le rouge magique  -  les armes du feu  -  cuirassé de dragons  -

Chapitre 5 : La vision alchimique de l’être  -  L’eau mercurielle  -   Saturne et la Pierre  -   L’Or inverse   -

Chapitre 6 : Les 7 châteaux des forces Primordiales   -  La porte noire  -  le cheval ferré à l’envers  -  un grand lion d’hermine  - anneaux d’or et cercles magiques  -  l’axe et les clous d’or  -

Chapitre 7 : Le jeu d’azur et d’or  - Péril aquatique  -  Soleil de fer  -  jouer avec l’invisible  -  Lumières du Bel Echiquier  -  Les azurs contre les dorés  -  la présence étoilée  -  Gauvain en Escavalon  -

Chapitre 8 : L’antre de Saturne  -  Le chevalier au tombeau  -  aux armes des ténèbres   -  la révélation du sel - le sommeil du chevalier noir -

Chapitre 9 : Le lion et la hache   -  le château du chevalier Dormant  -  le feu impur  -  L’île d’Avalon  -   lumière d’ambre  -

Chapitre 10 : L’ai et l’affranchissement  -  Froide fontaine  -  sous le blason du cœur  -  le château de l’Air  -  Le cheval noir  -  le blanc gardien du « gué amoureux »  -  le fugitif et le serpent crêté  -

Chapitre 11 : Dans le château vibrant  -  Regard sur la cité aux 5 tours  -  la toute puissance du son  -  Métaux et alchimie  -

Chapitre 12 : Les ponts vers le non-moi  -  La tête du Blanc-cerf  -  Minuit vermeil  -  sur le pont de verre  -  Briol et le pont tournoyant  -  L’anonyme vainqueur du monde  -

Chapitre 13 : Au sommet du monde  -  La tombe et l’épervier  -  le pendu à l’envers et l’enfant à la pomme  -  sur le mont douloureux  -  le 7e centre de force  -  la triple étoile et le cuivre doré  -

Chapitre 14 : Conclusion  -  la voie du Graal et les régimes de l’image  -  emblèmes diurnes et nocturnes   -

 

3 H

hermÈs – hermÉtisme & table d’Émeraude

Divers Auteurs

ARCADIA

 2007

Important dossier sur l’Hermétiste, science qui donna naissance à l’Alchimie. Après avoir expliqué ces différences et les diverses sources, mythiques, égyptiennes, grecques et romaines on navigue sur des eaux cosmologiques ésotériques énoncées par Hermès Trismégiste. On y découvre sa technique et son art; ses livres sacrés  sont le Corpus Hermeticum et sa Table d’Émeraude.

 

Jacques Chaumelle explique pourquoi l’hermétisme est une sagesse, une voie de connaissance, une philosophie s’appuyant sur une révélation faite par Hermès, entraînant à la fois une vision du monde et une célébration de la manifestation, cette révélation réside essentiellement dans l’énoncé d’un principe appelé « Principe de similitude ». Il nous parle des Hermética, des deux courants de littérature hermétiste, de la représentation du Monde et du travail sur la pierre au travail alchimique.

 

Alain Juillet, après une explication sur le livre d’Hénoch, explique que dans sa réalité moderne, l’hermétisme est une doctrine cosmologique ésotérique énoncée par Hermès et basée sur les principes d’analogie et d’harmonie. Elle se décline à travers des voies et des pratiques étroitement imbriquées entre elles dont les principales sont l’alchimie, l’astrologie, la magie naturelle et la théurgie.

 

Bernard Guillemain avec son savoir nous décrypte ses arcanes. On y apprend pourquoi le Trois fois Puissant maître, président d’une Perfection descend d’Hermès. Il développe ses explications sur la Table d’Émeraude à la lumière de l’Alchimie et de la Kabbale.

 

Claude Tannery dans une superbe conférence décortique le Corpus Hermeticum, introduction pour des développements à l’Hermétisme et à la maçonnerie

Jack Chopin explique qu’en Egypte la triple répétition d’un même hiéroglyphe exprimait le pluriel comme plus tard elle exprimera le superlatif, ainsi il développe le terme de:Trois fois Puissant Maître.

Alain Cabot évoque la Tabula smaragdina ou Table d’Emeraude

 

 

Jacques Fabry explique la Table d’Emeraude à la lumière de l’Alchimie et de la Kabbale.

Jacques Zurbach se penche sur la Table d’Emeraude, monument central de l’imagination hermétique et texte fondamental. Sa paternité en revient à Hermès patriarche de la mystique de la nature et de l’alchimie, puisqu’il exprime les principes naturels et théosophiques de l’analogie tout en exposant les lois qui régissent les mutations.

 

Jean Murat explique pourquoi et comment l’Hermétisme se trouve dans les rituels des trois premiers degrés du Rite Ecossais Ancien et Accepté.

 

Haimovici Hastier fait l’analogie et le rapprochement entre l’Hermétisme et la Franc-maçonnerie Ecossaise

 

Jean Servier dans un remarquable travail développe Hermès et l’Hermétisme dans le grec ancien, en Égypte, dans le christianisme primitif et dans le néo-Alexandrin.

 

Enfin Antoine Faivre décrit, commente et développe  Hermès et les enfants d’Hermès.

 

HERMÈS,   LUMIÈRE   DES    HOMMES.   SOURCE DE L’ALCHIMIE

HUBERT     DUFRESNE

Edition LE   MERCURE   DAUPHINOIS

 2008

La plupart des lecteurs de traités sur l’alchimie ne font pas la différence entre le dieu grec Hermès et le dieu romain Mercure ? C’est regrettable aussi bien pour celui qui doit penser métaphysiquement le Grand Œuvre que pour celui qui est poussé à l’opérativité.

 

Cet ouvrage, en proposant de façon simple une étude sur l’étymologie, apportera l’éclairage nécessaire et profitable. Il se passera alors un phénomène de résonnance entre le vivant du propos et le lecteur qui cheminera tranquillement vers la compréhension en découvrant, comme l’écrit l’auteur, la règle immuable de la transmission.
Dire sans dévoiler : c’est donner à voir à qui sait voir.


Est donné en pâture à nos méninges :


Rabelais, Gargantua, Pantagruel et sa dive bouteille, les divers noms d’Hermès : l’her-d’Hermès, le dieu des pierres, l’Hermès des Pélasges, sa vérité, le dieu champignon, l’Artisan du Verbe, Hermès fils d’Héphaïstos, le Divin enfant, Hermès Thot, les Kabires, Déméter, Narcisse, Dionysos et son homonyme hindou : Shiva, la Grande Ourse, du diencéphale, Jésus, le glaive et la division, Dryopé, le Mat, le Fou de Dieu, le Fou des Bois, le Fou du Grand Œuvre…….

 

hermÈs trismÉgiste

Louis ménard

Edition TREDANIEL

 1991

Le grand livre de sagesse d’Hermès Trismégiste, bien traduit par Louis Ménard. On y retrouve Poimandres, Asclépios, Thot, Ammon, et les fameux discours d’Hermès. Les livres d’Hermès Trismégiste ont joui d’une grande autorité pendant les premiers siècles de l’Église. Les docteurs chrétiens en invoquaient souvent le témoignage avec celui des Sibylles, qui avaient annoncé la venue du Christ aux païens pendant que les prophètes l’annonçaient aux Hébreux : « Hermès, dit Lactance, à découvert, je ne sais comment, presque toute la vérité. » On le regardait comme une sorte de révélateur inspiré, et ses écrits passaient pour des monuments authentiques de l’ancienne théologie des Égyptiens. Cette opinion fut acceptée par Marsile Ficin, Patrizzi, et les autres érudits de la Renaissance.

 

D'après la légende, cet abrégé de l'opus aurait été gravé avec une pointe de diamant sur une lame d'émeraude et découverte par les soldats d'Alexandre le Grand à l'intérieur de la grande pyramide de Giseh. Cette légende est avant tout un témoignage de l'origine à la fois grecque et égyptienne de l'hermétisme, et un hommage rendu par l'esprit hellénique à la vénérable ancienneté de la sagesse qui avait fleuri dans les sanctuaires des bords du Nil. L'auteur de la Table d'Émeraude reste un inconnu malgré les supputations qui la font attribuer à un philosophe néo‑pythagoricien du 1er siècle de notre ère, Apollonius de Tyane dont l'existence semble d'ailleurs avoir été plus mythique qu'historique.

 Hermès Trismégiste, Hermès le « trois fois grand » (telle est la signification de Trismégiste) qui se désigne à la fin du texte de la Table comme son auteur, est tantôt considéré comme un sage égyptien, un adepte de la Gnose qui aurait vécu peut-être au IVème siècle avant J.C., tantôt comme le dieu lui-même, qui apparaît dans le panthéon égyptien comme le premier ministre de Thot ? Dieu lunaire, et qui sera assimilé par les Grecs, vers le IVe siècle avant J.C., au Logos, c'est à dire au Verbe. C'est ainsi que Platon l'évoque dans son dialogue intitulé Cratyle ; Hermès est également appelé psychopompe (ou guide des âmes), il agit au niveau du ciel, de la terre et des enfers, il est le maître des trois mondes, et voici peut-être au travers de ces précisions l'explication du qualitatif « trismégiste ».
 
Quoiqu'il en soit de son origine ou de son auteur, la Table d'Emeraude ne sera connue en Occident qu'au XIIème siècle dans une traduction latine dont le philosophe et savant Albert le Grand, provincial des Dominicains, théologien, maître de St Thomas d'Aquin, canonisé lui-même mais beaucoup plus tard, se fit le propagateur. Le texte original grec, qui n'a pas été retrouvé, avait auparavant transité par des traductions syriaques et arabes. Albert le Grand en effet tient un grand nombre de ses connaissances scientifiques et alchimiques de la source arabe et de la civilisation ibéro-islamique dont le centre de Culture était la ville de Cordoue (ce n'est pas pour rien qu'un important colloque scientifique international s'est déroulé à Cordoue sur le thème "Science et Connaissance" !). On notera aussi que les savants arabes du Moyen-Age nourrissaient une très grande vénération pour le réel ou mythique Apollonius de Tyane considéré comme l'auteur du Secret de la Création des Etres, livre qui développait une véritable cosmologie et cosmogénèse et qui s'achevait sur les préceptes de la Table d'Emeraude que nous lisons dans la version qu'en donne Fulcanelli en ses Demeures philosophales :
 
Il est vrai, sans mensonge, certain et très véritable
 
La première phrase est, comme on voit, très affirmative et redondante. La même idée est exprimée quatre fois, clôturée en elle-même par une sorte de quaternité expressive.
On a le sentiment que l'auteur de la Table définit l'espace quadrangulaire d'un mandala. Si l'on accepte l'interprétation jungienne du mandala comme enfermant la figure psychologique du Soi, ou de l'idéal du moi, on pourra admettre que la materia prima, la matière première de l'alchimiste auquel s'adressent les préceptes de la Table, est analogiquement sa psyché même, tout autant que le mercure philosophique grâce auquel il prétend élaborer la pierre philosophale, en vue d'une spiritualisation de la matière. Celle-ci, l'intention de spiritualisation, est perceptible dans la formule du premier principe exposé.
 
Ce qui est en bas est comme ce qui est en haut, et ce qui est en haut est comme ce qui est en bas.
 
Autrement dit le monde terrestre a son modèle céleste ; c'est la formule de l'analogie appliquée à l'espace ; chaque geste d'en bas procède d'un archétype qui est "en haut". Ainsi les Idées pour Platon se projettent dans la réalité matérielle. Cependant, pour l'auteur de la Table d'Emeraude, l'analogie est réversible et la proposition admet sa réciproque : et ce qui est en haut est comme ce qui est en bas.  La formule ainsi complétée combat le thème de la supériorité de l'Idée sur la matière. L'homologie est complète entre le bas et le haut, si bien que ces positions spatiales ne sauraient désigner une hiérarchie de type moral ; ce qui est « en haut » ne peut se targuer d'aucune préséance sur ce qui est « en bas ». Appliquée à l'univers humain la phrase définit les conditions d'une parfaite égalité en même temps que celles d'une différenciation nécessaire entre le haut et le bas des couches sociales. Ce précepte hermétique n'est‑il pas celui qui régit la démocratie exemplaire et cependant ordonnée, et hiérarchisée ? Ce qui est dit du haut et du bas, du zénith et du nadir, peut aisément être étendu au midi et au septentrion, à l'orient et à l'occident.

 
Projetée sur notre entité psychique la phrase hermétique nous invite à ne négliger aucun aspect de notre personnalité ; nos fonctions ont beau être hiérarchisées de la "terre" du corps au « ciel » de notre intellection, elles ont chacune la même importance ; si bien que l'unité psychique consistera dans une correspondance parfaite entre le corps, l'âme et l'esprit, qui sont les trois étages du microcosme humain. Egalement, suivant le postulat qui nous est cher, le microcosme humain n'atteindra son unicité que s'il se met en harmonie avec le macrocosme, c'est à dire avec les grandes lois qui, régissent l'univers ou la Nature. Toujours dans le même sens, notre extériorisation correspond à notre intériorité et notre intériorisation répond à ce qui est notre extériorité. Et l'on peut dire encore que le moi se modèle progressivement sur le soi, et que la découverte de soi ou du Soi dépend aussi de notre moi.
par ces choses se font les miracles d'une seule chose

C'est cette seule chose qui est le centre de tout, le foyer par lequel transitent et s'échangent les choses du haut et du bas. La pierre cubique représente pour la Franc‑maçonnerie cette unité qu'il poursuit, de même que la pierre philosophale symbolise pour l'alchimiste le sens unitaire de sa propre quête. Dans les deux cas la pierre apparaît comme un lieu de concentration des énergies telluriques et des énergies célestes, et le temple, qui est un agrégat de pierres, reçoit de cet échange et de cette circulation des influences d'en haut et d'en bas, sa raison d'être physique et sa signification métaphysique.

Et comme toutes les choses sont et proviennent d'UN, par la médiation d'un, ainsi toutes les choses sont nées de cette chose unique par adaptation :

 

HERMÈS TRISMÉGISTE et le RÊVE ALCHIMIQUE

Jacques Fabry

Edition  Le Moulin de L’Etoile

 2013

Cette étude pose la question de savoir si la tradition hermético-alchimique peut être perçue comme relevant de la philosophie classique, même si elle apparait comme son image inversée. Ne prétendant pas résoudre le problème, l’auteur se borne à le poser en commentant les auteurs qui se sont penchés sur la question. Aussi ce travail n’est il pas une thèse : plus modestement, il se propose de présenter les principaux aspects de la doctrine d’Hermès Trismégiste et de son corolaire, l’alchimie. Ce faisant, il les passe au crible de la réflexion philosophique.

 

Chapitre après chapitre, Jacques Fabry présente la légende homérique d’Hermès enfant, puis expose l’enseignement de celui qui est devenu au cours des siècles, la figure emblématique d’Hermès Trismégiste. Evoquant son rayonnement et son influence sur la pensée occidentale, il rappelle les grandes figures historiques qui ont intégré dans leur pensée l’essentiel de l’enseignement hermétique. Il commente notamment l’idée exposée par Ralf Liedtke selon laquelle l’Hermétisme serait « une philosophie traditionnelle de la différence ». L’auteur présente également l’alchimie comme la réalisation concrète des principes hermétiques et étudie l’œuvre de régénération spirituelle attachée à l’alchimie. Il souligne ici combien le Grand Œuvre s’inscrit dans la perspective goethéenne de l’amour universel de toute vie prônée par la tradition hermétique. Dans cette optique, cet essai est à regarder à la fois comme une réflexion philosophique et un parcours initiatique.

 

L’Hermétisme est étroitement lié au personnage emblématique d’Hermès-Mercure qui eut tôt fait, au cours de l’histoire, de s’élever à la dignité d’Hermès Trismégiste, le trois fois grand. Le mythe d’Hermès comme tout mythe fondateur, s’est vite épanoui, grâce à la plasticité étonnante et au don inné de la métamorphose caractérisant la personne du dieu, en une radieuse gerbe de signifiants et de signifiés qui, s’entremêlant de façon inextricable, nous donne à voir un corpus doctrinal certes assez composite, hétéroclite même, au moins en apparence, mais néanmoins porteur d’un message que l’on est fondé à regarder comme universel. Hermétisme et ésotérisme sont ils synonymes ? Si l’on est soucieux d’établir des frontières nettes entre les choses et de les classer en catégories comme tout philosophe se plait à le faire, ils ne le sont pas, toutefois, à y regarder de près, ils sont des frères jumeaux si ressemblants qu’il est bien difficile de les distinguer l’un de l’autre et plus encore de vouloir les séparer L’ésotérisme est à concevoir comme un vaste ensemble réunissant tous les « Arts traditionnels » tels que L’Hermétisme, l’alchimie, la kabbale aussi bien juive que chrétienne, le rosicrucianisme, la théosophie, la pansophie et d’autres… alors que l’Hermétisme avec son corollaire, l’alchimie, en est la branche maitresse Hermès, la Table d’Emeraude, le Corpus Hermeticum, l’Alchimie, ses transmutations, et son vocabulaire symbolique, sont au cœur de cette science.

 

L’auteur nous fait voyager avec Mircea Eliade et nous expose ses théories sur l’hermétisme, C. G. Jung et sa psychologie des profondeurs, sa synchronicité et sa notion d’individuation. Dans son livre « la tradition Hermétique ». Evola nous explique pourquoi le temps est « une essence énergétique quasi divine ». Est développé la gnose hermétique et le gnosticisme avec Hans Jonas qui en 1950 explora les similitudes entre la gnose et l’hermétisme.

 Sont à l’honneur : René Guénon, G. Bachelard, Bergson, Martin Heidegger, Edmund Husserl, A. Schopenhauer, Johan Gottlieb Fichte, Hegel, E. Kant, Baruch Spinoza, Blaise Pascal, Thomas d’Aquin, Avicenne, Maître Eckhart, Guillaume d’Ockham,  René Descartes, saint Augustin, Plotin, Platon, J. F. Von Meyer, G. H. Von Schubert, Swedenborg, Salzmann, Oberlin, et d’autres

 

hermÈs triSmÉgiste la table d’Émeraude

Préface de Didier khan

Edition Les Belles Lettres

 2002

Selon la tradition Hermès Trismégiste avant de nous quitter a laissé un concentré de ses doctrines et enseignements de sagesse : la table d’Emeraude. Ce livre explique en profondeur les hypothèses sérieuses. Sur ces textes dont la plus ancienne version accessible est une version arabe du VIème siècle. Diverses traductions françaises et plusieurs commentaires prestigieux – Francis Bacon et Michel Maier entre autres – expliquent la fascination que ce texte n’a pas cessé d’exercer depuis qu’il est connu.

 

« Il est vrai, sans mensonge, certain, & très véritable: Ce qui est en bas, est comme ce qui est en haut; et ce qui est en haut est comme ce qui est en bas, pour faire les miracles d'une seule chose. Et comme toutes les choses ont été, & sont venues d’un, par la méditation d’un : ainsi toutes les choses ont été nées de cette chose unique, par adaptation. Le soleil en est le père, la lune est sa mère, le vent l’a porté dans son ventre ; la Terre est sa nourrice. Le père de tout le telesme de tout le monde est ici. Sa force ou puissance est entière, si elle est convertie en terre. Tu sépareras la terre du feu, le subtil de l’épais doucement, avec grande industrie. Il monte de la terre au ciel, et derechef il descend en terre, & il reçoit la force des choses supérieures et inférieures. Tu auras par ce moyen la gloire de tout le monde ; et pour cela toute obscurité s’enfuira de toi. C'est la force forte de toute force : car elle vaincra toute chose subtile, et pénétrera toute chose solide. Ainsi le monde a été créé. De ceci seront & sortiront d'admirables adaptations, desquelles le moyen en est ici. C’est pourquoi j'ai été appelé Hermès Trismégiste, ayant les trois parties de la philosophie de tout le monde. Ce que j’ai dit de l'opération du Soleil est accompli, et parachevé. » 

 

 

La Table d'émeraude et sa découverte légendaire sont citées pour la première fois dans son De essentiis (1143) par Herman de Carinthie, ami de Robert de Chester, le traducteur en 1144 du Liber de compositione alchimiæ considéré comme le premier traité d'alchimie en occident. On la retrouve dans le De mineralibus d’Albert le Grand, vers 1256. Vers 1275-1280, Roger Bacon traduit et commente le Secret des Secrets, et par une interprétation entièrement alchimique de la Table d’émeraude, en fait un résumé allégorique du Grand Œuvre.

 

Le commentaire le plus connu est celui de l'Hortulain, alchimiste dont on ne sait presque rien, dans la première moitié du XIVe siècle : « Moi donc Hortulain, c'est-à-dire jardinier, [...] j'ai voulu mettre en écrit la déclaration et explication certaine des paroles d'Hermès, père des philosophes, quoiqu'elles soient obscures ; et déclarer sincèrement toute la pratique de la véritable œuvre. Et certes il ne sert de rien aux philosophes de vouloir cacher la science dans leurs écrits, lorsque la doctrine du Saint Esprit opère ». Ce texte se situe dans la lignée de l'alchimie symbolique qui se développe au XIVe siècle, avec notamment les textes attribués au médecin catalan Arnaud de Villeneuve), qui poussent la comparaison allégorique entre les mystères chrétiens et les opérations alchimiques.

 

Dans le commentaire de l'Hortulain, dépouillé de considérations pratiques, le grand œuvre est une imitation de le création divine du monde à partir du chaos : « “Et comme toutes choses ont été et sont venues d'un par la méditation d'un” : Il [Hermès Trismégiste] donne ici un exemple disant : comme toutes choses ont été et sont sorties d'un, c'est à savoir, d'un globe confus “par la méditation”, c'est-à-dire, par la pensée et création d'un, c'est-à-dire, de Dieu tout-puissant. » Le soleil et la lune représentent l'or et l'argent alchimiques.

 

HERMÉTISME ET ALCHIMIE DANS LA KABBALE

ANDRE     BENZIMRA

Edition  ARCHÉ   MILAN

 2009


Ce livre veut démontrer que l’hermétisme et l’alchimie ne sont point absent de la Kabbale et du judaïsme. Cette démarche conduit à établir que la particularité de l’alchimie judaïque tient à ce qu’elle travaille à une transmutation, non des métaux, mais des pierres précieuses. Cette sorte d’alchimie est souvent ignorée, y compris des doctes, bien qu’un ouvrage comme le Bahir en fasse amplement état. Il est vrai que le Bahir est un livre difficile à déchiffrer, étant composer d’allusions, voire d’allusions à des allusions.

 

Si ce livre parle et développe les petits et grands mystères dans la Kabbale, il fait le parallèle avec la franc-maçonnerie et son alchimie métallurgique et gemmifère, puisque le bijou du 13e degré est constitué d’un « triangle d’or serti sur une pierre d’agate ».

 

Ce bijou ayant été fabriqué par Hénoch, l’intuition de René Guénon selon laquelle les livres d’Hénoch font probablement partie du corpus hermétique, acquiert une vraisemblance plus grande encore.

 

Cette agate, symbole de la pierre cachée du cabinet de réflexion, est l’or des philosophes, minerai au centre de la terre, elle est la pierre de fondement par excellence, celle qui fut posée au début de la construction du monde. L’union dans ce bijou d’Hénoch, de l’Or philosophal et de l’agate alchimique, montre que ces deux quêtes sont de même nature.

L’auteur développe les points suivants :


La Ténèbre, la Merkavah, le char divin, le corps de lumière, Kkiriq, le Messie dans le monde des lettres, la légende du 13e degré, la voûte sacrée, Ein sof, l’infini, Hénoch et sa généalogie, Métatron, la filiation d’Hiram, l’Alchimie de l’âme, V.I.T.R.I.O.L, purification et restauration de la « perle blanche », l’hermétisme, la Kabbale, etc. 

 

 

HEPTALION  -  POÈMES  ALCHIMIQUES

   Patrick Burensteinas

Edition Le   Mercure   Dauphinois

 2013

C’est dans un songe que l’auteur a eu la révélation des 7 poèmes alchimiques qui ornent cet ouvrage. Ils sont comme des joyaux à contempler, et la lumière qui leur donne leur éclat éclairera aussi le lecteur

7 poèmes vivants à méditer.

 

Ecoutons l’auteur nous en parler :

 

J’avais appris dans les livres que la poésie était un moyen de communication privilégié entre les hommes et les dieux. Dire qu’ils communiquent avec nous par ce moyen était pour moi un pas difficile à franchir. Aujourd’hui encore cela me parait étrange.

 

Et pourtant une fameuse nuit, j’ai rêvé 7 poèmes, ils sont sortis tout faits avec leur pied et leurs rimes, portant un sens caché dans une clarté obscure. Le matin au réveil ils étaient parfaitement présents ou plutôt pesants car j’ai mis plusieurs jours à m’en débarrasser et surtout à trouver la solution, car ils tournaient en boucle dans ma tête.

 

Un jour j’ai décidais de les mettre sur papier et ce fut la délivrance. Au fur et à mesure qu’ils s’inscrivaient sur le papier mon esprit se vidait de leur mémoire, ce fut une libération. Ils furent inscrits en un souffle, d’un seul trait, 7 poèmes traitant du Grand Œuvre et dévoilant d’une manière hermétique, des arcanes que j’ignorais moi-même.

 

7 clefs ouvrant 7 portes conduisant à la source. Puis vint le désir de les faire illustrer tant ces textes suscitaient en moi des images. Le hasard me fit rencontrer un illustrateur de talent qui sut mettre des images sur mes pensées, il sut surtout imprégner de sa patte et de son riche imaginaire ses illustrations.

 

 

HERMÉTISME  ET  RENAISSANCE

EUGENIO    GARIN

Edition ALLIA

 2001

L’hermétisme triompha dans toute sa complexité magique et astrologique rassemblée, et devint une mode à laquelle, sacrifia Laurent le Magnifique quand il composa ses « hymnes sacrés » sous la forme de chapitres hermétiques.


L’hermétisme contribua beaucoup, non seulement à déterminer une nouvelle sensibilité, mais aussi à accroître le goût du mystère et de l’occulte non moins que celui des techniques opératoires « magiques » qui rendent l’homme maître des choses.

La révélation d’Hermès Trismégiste (Corpus Hermeticum) compilation grecque remontant à la Tradition Egyptienne, s’est imposée par son pouvoir syncrétique et fédérateur : elle traverse, justifie et unit les doctrines les plus diverses jusqu’à devenir, à partir de la Renaissance, une véritable mode et un outil de promotion culturelle.


Tout à la fois alchimie, astrologie, théurgie, cosmologie et eschatologie, précédant et accompagnant le retour de Platon et la grande vague cabalistique du XVIe et XVIIe siècle, l’hermétisme condense et représente en peu d’espace, tous les mystères. Il symbolise pour les humanistes « Une anthropologie rattachant la dignité de l’Homme, à sa capacité illimitée de transformation spirituelle et naturelle ».

3 I

images cabalistiques et alchimiques

 Raimon. arola

Edition   Beya -   Dervy

 2003

En 1612, Nicolas Flamel publie « Le livre des figures hiéroglyphiques » ou il concentre les explications de la réussite de son magistère (grand œuvre) et que grâce à un médecin juif, Maître Canchez, qui lui apprend la Cabale, il peut enseigner cette discipline qui se résume en la fusion de ce qui est supérieur avec ce qui est inférieur.

 

Ce livre d’illustrations hermétiques accompagnées de leurs textes d’origine est le fruit de recherche du Docteur Raimon Arola. Toute sélection d’images cabalistiques et alchimiques est, certes, un défi, surtout lorsqu’on prétend ne pas les utiliser comme de simples illustrations de tel ou tel texte ésotérique, mais comme le reflet de l’unité entre la cabale et l’alchymie.

 

Un même fil reliait ces disciplines apparemment très dissemblables ; les mystères de la révélation divine, expliquée par les cabalistes juifs, et la quête de l’or philosophique, qui suivait les traces de la tradition païenne ; une trame magique que Nicolas Flamel enseigne magistralement dans son livre des figures hiéroglyphiques, publié pour la première fois en 1612. En effet, c’est avec l’aide d’un médecin juif, nommé Maître Canchez, que Nicolas Flamel réussit à obtenir ce qu’il cherche et à connaitre le primus agens, sans lequel il n’aurait pu achever le magistère, c'est-à-dire, réaliser le Grand Œuvre.

 

Ainsi sous le voile de l’allégorie et d’une légende, Nicolas Flamel enseigne que la cabale, entendue comme la réception du don divin, est le principe des opérations de l’alchymie, ou de la chymie, c'est-à-dire de la fusion de ce qui est supérieur avec ce qui est inférieur, pour « réaliser le miracle d’une seule chose »

 

Ont participé à cet ouvrage :

 

Charles d’Hooghvorst : A propos de Beya

Raimon Arola : Introduction et le Secret des lettres  -  L’Oratoire

Emmanuel d’Hooghvorst : Etude des Sephirot

Athanase Lynxe : L’avare Didon ou la Mélancolie

Stéphane Feye : L’union du Ciel et de la Terre

Hans van Kasteel : L’occasion ou le don de la cabale

Carlos del Tilo : L’eau de vie qui ne mouille pas les mains

Jeanne Lohest : L’Hylé et la montagne magique

Lluïsa Vert : Cabale, miroir de l’art et de la nature  -  La création et la Pierre Philosophale

Caroline Thuysbaert : Tabula Smaragdina Hermetis

Pere Sanchez : Mort et Résurrection

Jean-Christophe Lohest : Le rocher philosophique

Georges Kirkeby : La terre vivante

 

 

3 J
 

JOHN  DEE  -  LE MAGE DE LA RUELLE D’OR

CLAUDE  POSTEL

EDITION LES BELLES LETTRES

 1995

Ce livre est celui de la vie extraordinaire de John Dee. Il est né en 1527 et mourut en 1608, en Angleterre. Et l’Angleterre à cette époque qu’est ce que c’est ? C’est le prodigieux moment de la Renaissance, celui des reines Tudor, en particulier la grande Elizabeth 1e.

 

Mais en même temps que la Renaissance, ce fut un temps de crispation contre les chercheurs, et John Dee en fut un d’une espèce particulière, puisqu’il s’intéressait à tout ce qui touche l’Alchimie, l’astrologie, l’astronomie, la kabbale, la magie et ses mystères.

 

De Londres à Varsovie, en passant par la fameuse « ruelle d’or de Pragues », où se rassemblent les alchimistes en ce temps d’énergie, d’audace et de dangers, suivons les étonnantes aventures de John Dee, dont la route croisera celle de tous les grands savants et artistes d’alors, mais aussi à ses risques et périls, celle des rois. Car le mystérieux John Dee, qui trace les horoscopes des hommes d’Etat, qui décrypte les signes magiques, qui consulte les astres et les esprits, est aussi agent secret, dans cette Europe déchirée par les guerres de religion et les luttes de pouvoir.

 

JULIEN CHAMPAGNE, APÔTRE DE LA SCIENCE HERMÉTIQUE

Jean Artero

Edition Le Mercure Dauphinois

 2014

Surtout connu comme illustrateur du « Mystère des Cathédrales » et des « Demeures philosophales » de Fulcanelli qui est en France comme à l’étranger considéré comme une des grandes figures de l’alchimie contemporaine, Julien Champagne ‘1877-1932) n’a pas fait jusqu’alors l’objet d’aucune étude exhaustive publiée.

Jean Artero a choisi de lui dédier cette fois une véritable monographie, qui est le fruit de plusieurs années de recherche, que ce soit dans les archives familiales, que la famille de Champagne a gentiment mis à sa disposition, dans les bibliothèques municipales ou nationales, les collectionneurs, les experts travaillants dans le domaine ésotérique et alchimique, ou dans les fonds privés.

Au terme de ce patient travail d’analyse, il nous propose aujourd’hui une synthèse vivante sur Julien Champagne, qui s’avère de nature à renouveler entièrement notre vision sur ce peintre et dessinateur, dont non seulement le rôle dans l’élaboration de l’opus fulcanellien a été largement mésestimé, mais qui de plus se révèle à nous comme un autre alchimiste de premier plan.

Personnellement auteur au début du XXe siècle de plusieurs traités alchimiques de valeur comme –La vie minérale (1908) et le procédé Yardley (1913), Julien Champagne pourra ainsi être désormais reconnu pour ce qu’il est vraiment, suivant son expression même : un authentique apôtre de la Science Hermétique.

Au fur et à mesure des rééditions des œuvres de Fulcanelli, par hasard ou volontairement, J. Champagne disparait du panorama alchimique, peut-être pour ne pas faire de l’ombre à Fulcanelli, également certains auteurs ont volontairement terni l’image de Champagne. Cette injustice a mené l’auteur à écrire cet ouvrage pour restituer à Champagne ce qui est à Champagne.

Ce travail d’Artero ne prétend pas à l’objectivité ni au respect de quelques canons universitaires que ce soit, mais il s’agit plutôt d’une défense de Champagne dans ses illustrations mais aussi rétablir une certaine vérité sur sa vie et sur les rumeurs que certains ont fait courir, de plus l’auteur n’a pas voulu écrire une biographie exhaustive mais plutôt il s’est concentré sur le côté alchimiste de Champagne qui n’est d’ailleurs que très parcellaire.

Au sommaire de cet important ouvrage de 320 pages :

Un artiste occulté et à redécouvrir - Gaboriau en possible initiateur - initiation et alchimie - Champagne et le libraire du merveilleux - les Lesseps et Julien Champagne - Raymond Roussel - Champagne fulcanellien - la vie minérale - Champagne et le vaisseau du Grand Œuvre - Chacornac de Julien Champagne - AOR - Yardley - L’ami Thomas - Canseliet versus Champagne - Rosée de Champagne - le finis Gloriae Mundi - Schemit - Un Julien Champagne lunaire - Guaita - L’astronome - Champagne écossais - lectures de Julien Champagne - Cyliani - les Devaux - L’écu final - Champagne en Héliopolis - Apports de Filostene - Etude de Philosophie hermétique et d’ésotérisme - les dissertations Chymiques de Johann Heinrich Pott - Abel Haatan - les clefs de la magie noire d’Eliphas Levi et de Stanislas s de Guaita - La science écrite de tout l’Art Hermétique - L’alchimie moderne de Moreux - Holyrood - la rosée céleste - Jules Bouchet - Testament de Julien Champagne -

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