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Chapitre 3  L - Z     (Alchimie - Hermétisme)

 

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3 L - Z

LA clé des grands mystères

Eliphas levi

Edition La Diffusion Scientifique

 1992

Éliphas LEVI donne la clé absolue des sciences occultes suivant Hénoch, Abraham, Hermès Trismégiste et Salomon.

 

Pour les détails de l’ouvrage et son sommaire, voir au chapitre 9 –Eliphas Levi

 

LA  DOCTRINE  SECRETE

GRILLOT  DE  GIVRY

Edition ARQA

 2009

Grillot de Givry fut un des plus grands auteurs chrétiens de son temps. Grand hermétiste, érudit brillant, ami de Léon Bloy et de Joris Karl Huysmans, Grillot de Givry fut aussi un traducteur renommé des anciens textes perdus du Corpus Hermeticum. Le Musée des sorciers, mages et occultistes parait en 1929, année de sa mort. De ce « testament philosophique », devenu rare chez les libraires de livres anciens, les éditions ARQA proposent de découvrir avec cet auteur mystique, un chapitre entier de cet ouvrage consacré à la « Doctrine secrète », autrement dit l’alchimie pérenne, celle de Nicolas Flamel, Basile Valentin, Dom Pernety, Cambriel ou Cyliani…
Un texte de référence, survolant en quelques pages remarquables, avec une érudition sans faille, l’histoire de l’Alchimie et de sa doctrine secrète.

 

LA GÉNÉRATION ET OPÉRATION DU GRAND ŒUVRE POUR FAIRE DE L’OR.

AUTEUR ANONYME

ÉDITION LE MERCURE DAUPHINOIS

 2007

Ce manuscrit peint du début du XVIIe siècle, se déclare lui-même comme : « Un ouvrage très ruineux et des plus chimérique et extravagant ; idée sortie de la cervelle creuse d’un échappé des petites maisons ».

Ce petit manuscrit, illustré de 21 aquarelles en couleur, provient du fond ancien de la bibliothèque de Lyon. Eugène Canseliet dans une lettre le cite, quant à Fulcanelli il le cite à deux reprises dans son livre « Les demeures philosophales » page 43 et page 86.

L’auteur de ce traité, un Adepte, a relaté sur un cahier d’écolier les opérations du Grand Œuvre et la Génération qui s’ensuit et les a illustrées de 21 aquarelles d’une très grande beauté et pureté.

L’aveu de ce grain de folie témoigne que l’Adepte a franchi le seuil au-delà duquel se voit l’essence des êtres et des choses et en même temps ce rébus ajoute à la série des figures le sens des lames du Tarot, comme celle du Fou.

Il semble que cette idée des Tarots ait présidée à la confection de ce livre. Malgré l’obscurité de certains passages, ce livret poétique si délicatement illustré transporte le lecteur intelligent vers le « Principe de Vie » que la science, déviant aujourd’hui sur les clones, se montre inapte à découvrir.

Les anciens avaient raison de rendre difficiles à comprendre leurs travaux afin que seuls ceux qui humblement le méritent, puissent en lire clairement les judicieux conseils.

 

L’ALCHIMIE

SERGE   HUTIN

ÉDITION  PUF

 2001

L’alchimie ne saurait se résumer à l’art de la transmutation des métaux, cette pseudo-science du Moyen Âge dont le but était la fabrication de l’or. Cet ouvrage nous propose l’histoire d’un art étrange, qui ne doit pas être réduit à une activité de charlatans et d’escrocs, et qui a tenté, pendant des siècles de réaliser une union des plus paradoxale : celle de la technique et celle de la mystique.

L’auteur, Docteur ès lettres et attaché de recherche au CNRS développe les points suivants :

Qu’est-ce que l’alchimie ?- les alchimistes et leur symbolisme- l’ésotérisme- le tarot- les origines de l’alchimie- Hermès Trismégiste- l’Egypte, la Chaldée et l’Iran- les diverses gnoses- les grands initiés- Alexandrie et Byzance- le Grèce- les alchimistes musulmans- la table d’émeraude- les alchimistes du Moyen Âge- Nicolas Flamel- Basile Valentin- Paracelce- les frères de la Rose+Croix- Le sens de la philosophie hermétique- le microcosme et le macrocosme- les trois mondes- les théories alchimiques avec comme base le Sel, le Soufre et le Mercure- les quatre éléments- les sept métaux- l’alchimie pratique avec le Grand Œuvre- l’œuf philosophique- la pierre philosophale- l’homunculus- l’alchimie mystique, son ascèse et illumination- ses passerelles avec la franc-maçonnerie -L’Ars Magna et Ramon Lull- le tantrisme- l’influence de l’alchimie sur les arts, la littérature, la technique, la pensée philosophique et la religion- les Philalèthe-

 

l’alchimie dans la franc-maçonnerie – art & initiation

Jean beauchard

Edition VEGA

 2007

Après avoir explicité la nature de l’alchimie et comment la science d’Hermès a imprégné la Franc-maçonnerie, l’auteur nous livre l’histoire d’un itinéraire personnel : une longue et constante initiation à travers les pratiques artistiques, alchimiques et maçonniques.
Les langages plastiques et philosophiques se nouent au fil d’un parcours qui interroge les motivations personnelles, la tradition fondamentale et les pratiques rituelles en les éclairant du regard de l’Art royal.
Artiste créateur, Jean BEAUCHARD conduit le lecteur de la matière vers l’esprit.

 

l’alchimie expliquée par son langage

Léon gineste

Edition DERVY

 2001

Par définition, l’alchimie manifeste un lien palpable entre toutes les choses et tous les êtres. Elle les métamorphose. L’univers devient alors limpide et accessible. En agissant sur la matière, l’alchimiste se met au diapason de lui-même et des lois universelles avec lesquelles il établit un vrai dialogue.
Cependant, face aux multiples interprétations qui divisent les écoles d’alchimie, les scientifiques, les philosophes, les psychologues, la littérature alchimique est devenue un véritable chef-d’œuvre d’obscurité.
Chacun défend sa théorie et pour les chercheurs que nous sommes des questions simples comme : qu’est-ce que l’alchimie ? Est-il possible de déchiffrer son langage ? Restent sans réponses.
Par ce livre, accessible à tous, Léon Gineste nous offre les clés d’un sanctuaire oublié afin de retourner aux sources d’un antique savoir.
Ainsi, au fil des pages, s’anime peu à peu le souffle vivifiant qui transfigure la vie des chercheurs en une magnifique aventure défiant l’imaginaire.

 

L’ALCHIMIE EXPLIQUEE SUR SES TEXTES CLASSIQUES 

EUGENE  CANSELIET

EDITION  PAUVERT

1972

Voici un livre attendu par tous les enfants d’Hermès, et dont le titre même dit bien qu’elle fut l’intention de l’auteur : alchimiste formé auprès du grand Fulcanelli, Eugène Canseliet se devait de présenter un jour et de commenter les textes classiques ayant trait à son art.

Nul mieux que lui n’était capable de mener à bien un semblable travail. Il n’avance rien, en effet, qu’il ne l’ai vérifié au laboratoire, là où jamais n’eurent à intervenir « les degrés infernaux de la température », sans lesquels on affirma, à tort, qu’aucune transformation n’est possible à l’intérieur de la matière. Faisant justice de cette erreur, le disciple de Fulcanelli met en lumière que l’Alchimie possède un agent secret que sans doute la physico-chimie ne pourra jamais obtenir, malgré le pouvoir terrifiant de ses colossaux appareils.

Mais la science hermétique ne se confine pas dans les manipulations expérimentales : « la philosophie enveloppe la pratique, le savant et le poète s’unissent dans une même personne ; l’intuition merveilleuse et triomphante collabore étroitement avec la raison logique et soumise ».

Ce nouveau volume apporte aux « curieux de sagesse » et, en particulier, à tous ceux qui se livrent aux arts libéraux, quelle que soit leur formation, rares et fort parlantes, parmi lesquelles quatre en couleur, enrichissent le texte et s’harmonisent avec lui.

12 chapitres expliquent la pensée alchimique de l’auteur :

La Dame par excellence, Sagesse et Discipline, Sollicitations trompeuses ou insensées , Le langage et la Cabale Hermétique, Les conditions extérieures pour la réalisation positive de l’œuvre, La matière prochaine et sa préparation, Le Sel des philosophes, Conjonction et Séparation, L’Etoile polaire des Mages, Les aigles ou Sublimations, L’œuf philosophal, La grande Coction.

 

l’alchimiste

Paulo coelho

Edition CARRIÈRE

 1994

Belle édition illustrée sur le roman initiatique qui a fait le tour du monde.

 

LA  MOELLE DE L’ALCHIMIE

PHILATETE - Préface de  JEAN SOLIS et B.  HUSSON

Edition de LA  HUTTE

 2005

Je suis un philosophe Adepte, je me nomme Philalèthe  (amateur de vérité)  et, ayant l’âge de 33 ans,  j’ai acquis les secrets, de la médecine, de l’alchimie et de la physique, et j’ai décidais de faire ce traité, pour rendre aux hommes de science ce que je leur dois, et pour tendre la main à ceux qui se sont engagé  dans le labyrinthe  de l’erreur. Ce que j’écris, ne sont point des fables, mais ce que j’ai vu  et pratiqué.
Cette moelle, cette substance étoilée est tellement portée à fuir le feu qu’elle est toute spirituelle, et si vous m’en demandez la raison pour satisfaire votre curiosité, je vous dirais que la vie de chaque chose est comme un aimant s’attirant l’un à l’autre, nous appelons cela le pissat ou urine du vieux Saturne.
Ceci est notre acier, notre véritable hermaphrodite, c’est notre lune, ainsi appelée à cause de sa blancheur, c’est notre or qui n’est pas mûr, j’ai vu tous ces mystères et les ai travaillé de mes mains, j’ai souvent consulté la Nature et j’ai vu mols, les corps les plus solides et au lieu d’un corps gros et compact j’ai fais une terre tingeante fixe au plus violent feu.

 

LA  MONADE  HIÉROGLYPHIQUE

JOHN  DEE * Traduction : GRILLOT DE GIVRY

ÉDITION  ARCHÉ  MILAN

 1975

La Monas Hieroglyphica, fut composée à Londres et terminée en 1564 à Anvers par le docteur John DEE, astrologue officiel de la Reine Elizabeth et alchimiste-hermétiste pour satisfaire sa passion intérieure. Ce petit traité enseigne comment l’hiéroglyphe mercuriel dérive du point central ou iod générateur.

John DEE (1527-1608) était le fils d’un membre officiel de la cour d’Henry VIII, il naquit donc dans le monde des Tudor, juste avant la rupture avec Rome. Il avait une admiration pour Pic de la Mirandole, Reuchlin, Giorgi, Agrippa et Raymond Lulle, et avait une grande familiarité avec les oeuvres occultes et alchimiques de son époque.

Il voyagea beaucoup, surtout resta longtemps à Pragues, ville alchimique et ésotérique de l’époque. En 1564 il publie le « Monas hieroglyphica » avec une dédicace à l’empereur Maximilien II. Cet ouvrage comporte de curieux diagramme, mais John DEE y attachait beaucoup d’importance en tant qu’exposé de toute sa philosophie. Ce Monas, est la combinaison des signes des sept planètes. La planche 10 par exemple, avec le symbole zodiacal du Bélier représente le feu des opérations alchimiques en général (feu mercuriel) il représente également une certaine forme de mathématique ou de géométrie, mais il s’agit avant tout de « kabbale » et se rapporte à « la fabrication  prodigieuses de lettres hébraïques ». Bien qu’il n’y ait pas de signes hébraïques dans le Monas, on peut conclure que les éléments des signes planétaires dont il est composé pouvaient être utilisés d’une manière analogue à la manipulation des lettres hébraïques dans la Kabbale (N’oublions pas que John DEE était astrologue de profession).

Pour John DEE il y avait interaction totale entre : l’astrologie, l’alchimie, la kabbale, la magie, et l’occultisme.

 

l’androgyne Cahiers de l’Hermétisme

 Divers auteurs

Edition  Albin Michel

 1986

Asclépios demande à HERMÈS TRISMÉGISTE « Tu dis que Dieu possède les 2 sexes ? » « Oui répond HERMÈS, et non pas Dieu seulement, mais tous les êtres animés et végétaux ».

À partir de cette affirmation contenue dans le « CORPUS HERMETICUM » des chercheurs, des philosophes et des ésotéristes développent ce thème.

On y retrouve l’androgynat dans le monde gréco-romain, chez J. Scot Erigène, chez Jacob Böhme, chez Ziegler, les aspects masculin et féminin de la Trinité dans la mystique chrétienne et les divers androgynats.

 

la pierre des sages ou essai sur l’alchimie spirituelle

Erik sable

Edition Dervy

 1997

L’Alchimie étant le grand art des métamorphoses, l’auteur nous décrit la régénération spirituelle de l’être humain, et sa lente transfiguration en lumière.

Il explique l’œil du cœur, mourir pour renaître, l’abandon, la séparation, l’étoile hermétique, la rectification des métaux, les noces chimiques, les obstacles et les divers œuvres.

 

La rose rouge & la croix d’or

J.P. giudicelli

Edition  LE MERCURE DAUPHINOIS

 2007

Ce livre constitue une mise au point d’un Collège dépositaire des Arcanes Majeurs, s’exprimant pour la première fois par la plume autorisée de M. GIUDICELLI de CRESSAC BACHELERIE qui a tenu à parler uniquement de ce qu’il a expérimenté et constaté pendant 40 années de quête inconditionnelle.

Un des grands mérites de cette étude est de redonner à l’Alchimie sa signification originelle, loin du verbiage fumeux de notre époque. L’auteur rappelle en effet les deux voies alchimiques : externe avec la Pierre au Rouge et interne avec la création tangible d’un Corps de Gloire, « corps de conscience coagulée » qui permet à l’Adepte de « monter au ciel » de son vivant et lui donne la certitude de son immortalité.

Par ailleurs, il donne toutes les précisions nécessaire et argumentées sur la Materia Prima de l’œuvre, et indique au lecteur quels sont les filons traditionnels qu’il pourrait exploiter afin de rectifier heureusement et efficacement sa quête : ainsi sont présenté et analysés les différentes manifestations Rose-Croix et surtout les Ordres mentionnés n’avaient jamais fait l’objet d’une étude aussi sérieuse, peu de personnes en soupçonnant même l’existence.

L’auteur évoque enfin, avec de nombreux détails, des Filiations beaucoup plus internes et secrètes.

 

LA TABLE  D’ÉMERAUDE

CEDRIC  MANNU

EDITIONS  ARQA

 2011

« Il est vrai, sans mensonge, certain et très véritable : Ce qui est en bas est comme ce qui est en haut, et ce qui est en haut est comme ce qui est en bas, par ces choses se font les miracles d’une seule chose »

La table d’émeraude est sans aucun doute le texte sacré le plus important du corpus alchimique. Il en est à la fois le socle charnel et la clef de voûte céleste d’un système hermétique immémorial qui prend ses racines occultes dans la plus haute antiquité égyptienne pour sourdre, en notre temps d’abondance, avec une vivifiante fraîcheur jusqu’aux extrémités ensoleillées de nos consciences.

 Heinrich Khunrath, l’érudit médecin rosicrucien et alchimiste allemand avait parfaitement compris dans son « Amphithéâtre de la Sagesse Eternelle » à quel point la Table d’Emeraude résumait absolument, en quelques mots choisis, toute la synthèse de la sapience antique.

Le document  inédit que publient les Editions Arqa est une correspondance privée d’Eugène Canseliet à l’un de ses amis, écrit autour de l’année 1948, il comporte exactement 6 feuillets calligraphiés à la plume Sergent-major et intitulé « La Table d’Emeraude ». Il s’agit ici pour le Maître de Savignies de donner son expertise érudite de ce texte fondateur au regard de l’Alchimie pérenne, œuvre cardinale qu’il nomme lui-même comme étant « Le grand arcane philosophal ».

Eugène Canseliet profite ainsi de l’occasion qui lui est donnée par l’entremise de ce texte, d’approfondir grandement les connaissances du chercheur en alchimie, notamment en soulignant le rôle du vitriol, qu’il soit romain ou bleu, permettant l’obtention des émaux et la préparation du mariage d’Aphrodite et d’Ares au sein de l’antimoine.

Pour sa part, Cédric Mannu, biographe d’Eugène Canseliet, conjoint dans ce nouvel ouvrage une présentation savante à la fois de la Table d’Emeraude, en tant que document historique, la correspondance alchimique inédite d’Eugène Canseliet et, ajoutant aux mânes des grands philosophes, de Basile Valentin à Louis Boutard, nous propose une lecture aussi attentive que subtile de ce si beau texte qu’est la Table d’Emeraude. 

 

la table d’émeraude d’hermès trismégiste

Commentaires de l’hortulain

Editions TRADITIONNELLES

 2000

Cette reproduction de l’édition de 1921 est augmentée d’une préface de CHARROT & de A.M. GEDALGE la table d’Emeraude, bible de l’alchimie et de l’hermétiste est ici très bien expliquée et commentée.
Un trésor.

 

la tourbe des philosophes

 

Edition derVy

 1993

Livre de base des alchimistes, le texte serait du 11ème siècle et aurait été imprimé pour la première fois à Bâle en 1572. cet ouvrage est l’édition intégrale en français de cette étude hermétique qui est une compréhension des arcanes du monde et un outil de travail.

 

la tour Saint-Jacques

Élie CHARES FLAMAND

Edition La Table d’émeraude

 1991

Très bon petit livre qui apporte une remarquable contribution à l’éclaircissement du mystère qui n’a jamais cessé d’entourer comme d’une aura l’unique vestige de l’ancienne Église St Jacques de la Boucherie : Tour construite entre 1509 et 1523.

Des photos d’époque illustrent ce livre excellent !

 

la tradition hermétique – les symboles & la doctrine – l’art royal hermétique

Julius evola

Editions TRADITIONNELLES

 2000

Dans cet ouvrage, nous prendrons le terme « tradition hermétique », dans un sens spécial qui est en grande partie celui le Moyen-Âge et la Renaissance lui ont donné. Il ne s’agit pas de l’ancien culte égyptien et hellénique d’Hermès, ni seulement des doctrines des textes alexandrins réunions dans le Corpus Hermeticum.

Au sens particulier où nous l’envisageons, l’hermétisme a d’étroites relations avec la tradition alchimique. La tradition hermético-alchimique occidentale sera l’objet spécial de notre étude qui tend à préciser le sens réel et l’esprit d’un enseignement secret, de nature à la fois doctrinale, pratique et opérative qui, avec de grands caractères d’uniformité, s’est transmis des Grecs à travers les Arabes, avec des textes et des auteurs qui nous conduisent jusqu’au seuil des temps modernes.
On y parle :
du dragon ouroboros, la femme l’eau, le mercure, le venin, le sel et la croix. Les quatre éléments, le soufre, les planètes, les cendres, la soif, l’âme, le corps, l’esprit saturne, l’épée et la rose, l’œuvre au noir, la voie sèche et humide, la voie de Vénus, les feux hermétiques, le corps de lumière, l’immortalité, l’œuvre au rouge, les couleurs alchimiques, le silence, la tradition, les maîtres invisibles et la connaissance prophétique.

 

L’AURORE  OCCIDENTALE

ÉTIENNE  PERROT

ÉDITION  LA FONTAINE DE PIERRE

 1982

Après la publication de : « La voie de la transformation et les trois pommes d’or » Etienne Perrot publie ce troisième volet de son séminaire alchimique, c’est une série de libres méditations sur le traité alchimique attribué à Thomas d’Aquin.

Cet Aurore occidentale ou lever de l’aurore a été redécouvert par C.G. Jung et Marie Louise von Franz. Prenant pour tremplin les affirmations du vieil adepte, les méditations de Perrot donnent la plus large place à l’expérience personnelle. L’auteur, dont « la bouche a été ouverte » par la lecture du traité ancien, ainsi qu’il le confesse dans sa préface, se place à la suite de son devancier pour perpétuer l’éloge de la Sagesse alchimique et de sa « vérité libératrice ». L’ouvrage reproduit également la traduction du traité de Thomas d’Aquin.

Ce livre est une suite de variations sur l’entreprise hermétique telle que la célèbre Aurora Consurgens. Comme le fait remarque M.L. von Franz, chacune des paraboles de l’Aurore « parait reproduire à petites touches l’œuvre alchimique dans sa totalité ». C’est que l’alchimie ne se divise pas. Tout écrit poursuivant véritablement la transmutation est un cercle complet décrit autour du centre indicible, lieu de la pierre, non-pierre. Les exposés se veulent autant de « méditations poétiques » et il importe aux yeux de l’auteur qu’ils embrassent la totalité du traité dont ils s’inspirent. Il est apparut important pour l’auteur de reproduire en tête du volume l’intégralité du traité de Thomas d’Aquin en bon français.

Les méditations que l’on va lire sont d’époques différentes. La plupart proviennent du séminaire originel tandis que les deux premières ont été substituées aux cours primitifs. La forme en est plus libre et s’inspire à un plus grand degré de l’esprit de la gaye science et de « l’ornithophilologie ». Il en résulte une diversité qui, si elle ne répond pas aux canons littéraires, n’en est que plus fidèle à la vie et à ses alternances.

Cet ouvrage contient et parle de :

1e Partie : Aurora consurgens (lever de l’aurore) de Saint Thomas d’Aquin

2e Partie : L’Aurore occidentale  -  Le pèlerinage occidental  -  La sagesse de l’aurore  -  Bry-sur-Marne ou le don de Dieu  -  Le déluge et la naissance de la Pierre  -  La libération des captifs  -  Le baptême de feu  -  La maison de la sagesse  -  Le ciel terrestre  -  Le colloque d’amour  -  Les noces éternelles  -

 

LA  VIE  MINÉRALE ÉTUDE DE PHILOSOPHIE HERMÉTIQUE

Manuscrit de JULIEN CHAMPAGNE- Préface de JEAN ARTERO

ÉDITION LES TROIS R. 

 2010

Les Edition Les 3 R publient  ici un inédit de Julien Champagne, en qui certains comme R. Ambelain dans la revue de « la Tour St Jacques » y ont vu la figure légendaire de Fulcanelli, on sait presque sur, aujourd’hui que Fulcanelli n’est pas Julien Champagne et ceci grâce aux travaux de W. Gross. Il n’empêche que J. Champagne s’est intéressé de très près à l’alchimie, de si près qu’il l’a pratiquée en laboratoire, de si près aussi qu’il a écrit sur l’alchimie les pages qui composent le manuscrit de « la vie minérale, étude de philosophie hermétique et d’ésotérisme alchimique » daté de Paris 1908, mis à jour et publié pour la première fois par Jean Artero, en deux volumes , présentés sous emboitage et tirés à 400 exemplaires numérotés. Le premier reproduit le fac-similé du manuscrit, dans la belle calligraphie de J. Champagne, le second en procure la transcription intégrale.

L’introduction de Jean Artero rappelle le caractère exceptionnel de cette publication, qui atteste une fois de plus, des connaissances et de l’intérêt de Julien Champagne pour la science d’Hermès. Cependant Jean Artero, à qui l’on doit un « Présence de Fulcanelli », aux Edition Arqa, se montre extrêmement réservé quand à l’hypothèse Champagne –Fulcanelli, ce qui vient d’être confirmé par les ouvrages qui viennent de paraître, notamment ceux de Walter Gross. Tout en considérant la parenté évidente de la Vie minérale avec l’œuvre de Fulcanelli, il en souligne également des points divergents sur le fond.

Cette question et bien d’autres ne manqueront certainement pas d’être posées et débattues dans d’autres colloques et conférences.

 

LA  VOIE  DE  LA  TRANSFORMATION, D’APRES  C.G. YUNG ET L’ALCHIMIE

ETIENNE  PERROT

EDITION  LA  FONTAINE DE  PIERRE

2000

Ce livre fondamental constitue une remarquable présentation théorique et pratique de la voie alchimique restaurée par C.G. YUNG.

Il comprend deux parties distinctes qui s’enchaînent harmonieusement. La première est formée de six conférences ayant pour thèmes les aspects essentiels de l’œuvre de transformation et de réalisation décrite dans la psychologie des profondeurs de Jung. Ces exposés introduisent tout naturellement ceux de la deuxième partie, qui reproduit le contenu du premier séminaire alchimique public, ouvert à Paris le 16 Octobre 1969. L’auteur y parle le langage direct de l’alchimie traditionnelle, qui est celui du symbole transformant. Ces textes, intitulés « La Pierre des Transmutations », inaugurent l’enseignement de la « Nouvelle Alchimie » dispensée par Etienne Perrot et recueilli dans ses ouvrages dont la plupart sont publié aux « Editions La Fontaine de Pierre ».

1e Partie : Le passage au centre ou transformation dans la psychologie des profondeurs, et titre des six conférences :

La voie jungienne et le temps présent

La voie de connaissance et de transformation intérieure par les songes

De la transformation

Le passage au centre

Le transfert psychologique illustré par l’amitié spirituelle de Madame Guyon et de Fénelon.

C.G. Jung, l’alchimie et le sens de l’Homme.

2e Partie : La Pierre des transmutations ou la transformation dans l’alchimie

L’entrée dans la mer des sages ou la rencontre avec l’alchimie

Le Yi King premier livre des transmutations        

La vendange des raisons. L’athanor, fourneau hermétique. Les visions de Zozime

L’Arbre merle, l’Ouroboros, le zodiaque et l4homme, les deux ferments

Du Feu sacré des sages. Naissance et triomphe de la Pierre

Pierre Perrot a traduit et écrits les ouvrages suivants :

Les trois pommes d’Or. Yi King, le livre des transformations. L’Atalante fugitive. Le Rosaire des philosophes et de nombreux textes de Jung et de M.L  von Franz.

 

la voie hermétique

Françoise bonardel

Edition Dervy

 1985

HERMÈS TRISMÉGISTE (le trois fois grand) est le prophète de l’antiquité gréco-égyptienne, père de la Table d’émeraude, en qui certains hommes de la Renaissance croient reconnaître le Père d’une sagesse primordiale et immémoriale.

L’auteur s’efforce de reconstituer l’identité polymorphe de ce messager divin et à décrypter quelques-unes des figures les plus significatives de l’hermétiste occidental, tour à tour gnose, alchimie et herméneutique toutes à titres divers placées sous le patronage d’HERMÈS.

 

le char triomphal de l’antimoine

Basile valentin

Edition L’ORIGINEL

 2002

Ce texte du frère VALENTIN, religieux de l’ordre de St BENOIT, traite d’une façon gnostique, alchimique spirituelle et médicinale, un produit méconnu : l’antimoine.
La première moitié du livre explique l’antimoine et l’autre moitié donne des recettes de fabrication pour guérir certaines maladies.

 

LE CHEMIN DU CHEMIN suivi de LA CLAVICULE de Raymond LULLE

Arnaud de VILLENEUVE

Edition ARCHE MILAN

 1974

Textes alchimiques par excellence, ces 2 textes traitent de notre propre transformation.

 

LE  DISCIPLE,   TROIS  CONTES  ALCHIMIQUES.

PATRICK    BURENSTEINAS

Edition LE  MERCURE  DAUPHINOIS

 2008

Un disciple trahit son maître. Cette trahison restera- t- elle impunie ?
L’amour est il plus fort que l’habitude ?
Un vieil apothicaire obsédé par l’ordre est obligé de prendre comme apprenti un enfant espiègle. Y résistera t-il ?
Découvrons, à travers un alchimiste, des dragons, un sorcier, des potions, une princesse, et la réponse à ces trois questions.

 

LE FEU DU SOLEIL - ENTRETIEN SUR L’ALCHIMIE AVEC EUGÈNE CANSELIET

Robert  AMADOU

ÉDITION  PAUVERT

 1978

Feu du soleil, c’est le sens du nom initiatique –Fulcanelli- qui dissimule et manifeste à la fois le plus grand et le plus célèbre alchimiste de notre temps. Eugène Canseliet est son seul disciple, qui a publié ses deux ouvrages devenus classiques, Le Mystère des cathédrales et Les Demeures Philosophales, avant de fournir sa propre contribution à la littérature alchimique, contribution dans laquelle, bien entendu, il conservait les règles habituelles du secret.

Au cours de cet entretien avec Robert Amadou (décédé en 2008), Eugène Canseliet apporte des éclaircissements sans précédent sur le personnage Fulcanelli et sur lui-même, enfin et surtout parle de cette science occulte entre toutes, sur l’art des sages, sur la philosophie de la nature, sur la science d’Hermès et sur l’Alchimie en général.

E. Canseliet affirme : « L’alchimie est obligatoirement contestataire, parce que c’est une route nouvelle dans notre monde et c’est pourquoi elle attire la jeunesse ».

Cet entretien à bâtons rompus entre un alchimiste praticien et un occultiste-martiniste, donne des dialogues extrêmement enrichissent et révélateur, qui nous donne beaucoup d’indications non seulement sur la personnalité de Fulcanelli, de E. Canseliet et de R. Amadou, mais surtout sur les théories   et pratiques alchimiques, ésotériques et hermétistes.

 

le fil de pénélopetome II – anthologie alchimique

E. d’hooghvorst

Edition TABLE D’ÉMERAUDE

 1998

Après avoir traité de sujets en apparence bien différents comme la tradition grecque et latine, les contes de Perrault, les Tarots, la cabale juive et autres dans le premier tome du Fil de Pénélope, le Baron d’HOOGHVORST offre aujourd’hui aux lecteurs une sélection de textes alchimiques allant de Raymond Lulle à Barent Coenders Van Helpen, qu’il intitule Le Fil de Pénélope – Tome II…
Ce Fil ne serait autre que la lumière de nature, le fil lumineux, le don de Dieu, l’esprit du soleil qui éclaire dans la nuit, permettant au disciple de l’Art de démêler les énigmes et les pièges dans l’élaboration de la Pierre…
Et si ce Fil est la clef indispensable pour ouvrir la porte de l’alchimie, on peut également supposer qu’il l’inspire.

En donnant ce titre au présent recueil alchimique, l’auteur met en évidence l’unité d’inspiration et d’expérience de tous les textes révélés.

 

LE GRAND   ART   DE  L’ALCHIMIE

JACQUES    SADOUL

J’AI  LU

 1973

Au Moyen Âge, les alchimistes cherchaient à faire de l’or en transmutant un métal dans un autre. Telle est la conception la plus répandu sur l’alchimie.
Si celle-ci, encore reconnue comme « science » au XVIIe siècle, est aujourd’hui rejetée au rang des superstitions, il n’en reste pas moins vrai que nombre de découvertes chimiques parmi les plus importantes furent le fait de ces praticiens. Des savants tels que Van Helmont ou Helvetius purent réaliser eux-mêmes des transmutations et furent convaincus de la réalité du Grand Art alchimique.

Loin d’appartenir seulement au passé, l’alchimie est probablement pratiquée à notre époque tout autant que du temps d’Albert le Grand, par exemple.
En racontant sa longue aventure depuis l’antiquité jusqu’à nos jours, ce livre montre que l’alchimie n’est pas qu’une « mystique » mais, opérativement une technique très précieuse, très fine, qui ne tolère pas l’erreur. En fait, une science véritable qui a un immense avenir devant elle.

 

LE GRAND  ŒUVRE  DÉVOILÉ  -  CORRESPONDANCES ALCHIMIQUES

François  TROJANI

ÉDITION  ARQA

 2010

 « Alchimie » Ultime métaphysique, sans doute , de la matière pure révélée à l’adeptat, science de la vie, androgynie des contraires, sacralisation parfaite d’une opération menée de main de maître sur le monde minéral et poussée à son ultime feu, pour en faire poindre, au cœur de la nature naturante, l’absolu des formes manifestées et ce, devant le seuil de l’humanité sans voix définitivement altérée par les signes des Temps.

Grande cire rouge encore, appréhendée selon les sentiers de la Tradition – qui sont ceux de la transmission- l’alchimie croît en conscience dans la spiritualité des minéraux et des métaux exposés au laboratoire et le silence approprié de l’oratoire.

Transmutation considérée comme impossible des structures acquises selon les éléments, les règnes et les lois, la Pierre Philosophale, telle une révélation divine apportée seulement au plus petit d’entre nous, au plus pauvre des cherchants, humble voyageur muni pour seul viatique du « don de Dieu », ne se conçoit véritablement en tant que voie de perfection, que comme un pèlerinage ineffable acceptant le « retournement » pour unique alternative à l’incarnation adamique. Cette preuve – qui est aussi une épreuve- admet à contre-courant de la pensée établie, l’espace et le temps comme des dimensions trop étroites insuffisamment décrites par notre science physico-chimique moderne et pallie cette bien trop courte conception du monde quantique par une analyse qui concerne avant tout cette « force forte de toutes forces » dont nous parle à mots couvert la Table d’émeraude.

De l’Ergon au Pergergon le sentier des philosophes de la Nature, jonché de ronces ne laissera apparaître, pour qui le peut, la rose éternelle qu’au détour de bien des années d’infructueuses recherches, et pour cause. Comme le souligne parfaitement l’auteur de ce livre : Les matières en général et les métaux en particulier sont bien plus métastables qu’on ne le soupçonne généralement et les quasi-plasmas que génère notre voie par le feu entrent en résonnance avec les forces colossales de l’univers.  Un concept alchimique au sens noble du terme est exprimé ici en peu de mots, où le coup de dés du hasard entre alors dans la partie.

Mais que sont ces énumérations de noms épars : Graal Pierre PhilosophaleŒuvre au rouge – etc… Ces considérations  exceptionnelles sur l’alchimie pérenne, permettront sans doute au lecteur soucieux de découvrir des clés inédites sur la Science Sacrée, d’avancer encore, et de puiser à la source par les réponses apportées dans cet ouvrage. Le Grand Œuvre dévoilé n’est pas un livre de recettes, ni un catalogue de formules éculées sur une alchimie opérative galvaudée, ou pire encore sur une pseudo alchimie spirituelle peuplée de gourous à la mode New Age. Le Grand Œuvre dévoilé est avant tout un livre d’alchimie, autrement dit un témoignage incontournable sur la transcendance des formes, écrit par un auteur guerrier aguerri au feu du creuset, un logographe ayant comme arme la connaissance, et la Foi comme bouclier, mais qui, pour autant, n’en oubli pas de rester dans l’ombre des cathédrales pour mieux privilégier son œuvre aujourd’hui dévoilée.

 

LE GRAND TRAITE D’ALCHIMIE ou la NATURE DÉVOILÉE

 

Edition J de Bonnot

 1999

Travail collectif vers 1600. De nombreuses illustrations d’alchimistes moyenâgeux. La traduction est celle de DUFOURNEL 1772

 

LE LIVRE DES FIGURES HIÉROGLYPHIQUES

Nicolas FLAMEL

Edition SAVARY

 1993

Ce livre est important dans la tradition symbolique d’œuvres médiévales interprétées alchimiquement. FLAMEL mis 20 ans pour déchiffrer ces figures qui étaient au cimetière des Innocents à Paris. Elles furent publiées en 1612. On y trouve HERMES, le caducée, le dragon, le serpent etc…

C’est l’un des plus excellent traité d’alchimie composé par Nicolas Flamel tout à la fin du XIVe siècle, alors qu’il demeurait rue des écrivains, près l’église Saint-Jacques de la Boucherie

Sous un récit allégorique, Flamel dit être entré en possession d’un livre mystérieux, pour la somme de deux florins, livre qui allait bouleverser le cours de son énigmatique et surtout fabuleuse existence.

Le manuscrit est décrit minutieusement pour les illustrations symboliques qu’il renferme, ainsi que pour les figures d’Abraham le Juif, toutes riches d’enseignement sur la confection du Grand Œuvre et sa finalité.

C’est grâce à un certain Maître Canches, un médecin Juif fort savant, rencontré sur le chemin, au retour de son pèlerinage à Saint Jacques de Compostelle en Galice, qu’il put enfin réussir à mener l’œuvre à terme : « Ce fut le 17 janvier, un lundy environ midy, en ma maison, présente Perrenelle seule, l’an de la restitution de l’humain lignage mil trois cent quatre vingt deux »

Cet ouvrage est présenté dans son français de l’époque, il est divisé en 9 chapitres. On notera le ton d’excessive piété, mais il fallait montrer soumission et référence, pour échapper aux tribunaux de l’inquisition, surtout en pratiquant une discipline aussi sulfureuse. Nous sommes en 1382 et son livre ne paraitra qu’en 1612.

Il faut donc lire entre les lignes, comme tous les textes de l’époque. Les gravures sont superbes, elles accompagnent le texte, qui sera reprit plus tard par d’autres alchimistes.

 

le matin des alchimistes

J.L. caradeau

Edition TRAJECTOIRE

 2002

Lorsque Louis PAUWELS et Jacques BERGIER publient, en 1960, le « Matin des Magiciens », ils y exposent l’activité volcanique de la pensée occidentale, l’éblouissante éruption du savoir ! Jean-Luc Caradeau a travaillé, ici, sur un sujet plus hermétique où la clarté de l’or obtenu par le Grand Œuvre n’est en fait qu’une façon d’exprimer la recherche de l’immortalité. Mais le matin des Alchimistes est plus symbolique que celui des Magiciens. Car le plomb à transformer c’est soi-même !

L’alchimie est aussi spirituelle. Le soufre, le sel et le mercure, les trois composants de la matière, sont énergies spirituelles. L’âge de l’or n’est-il pas l’âge d’or ? On voit que le matin n’est pas prêt de s’achever.
Vous allez parcourir l’aventure alchimique à travers les âges depuis les Égyptiens jusqu’aux Arabes, puis au Moyen Âge (Albert LE GRAND, Roger BACON, Raymond LULL, GEBER, Pétrus BONUS, Nicolas FLAMEL…), à la Renaissance (Bernard de TRÉVISE, Denis ZACHAIRE, PARACELSE…), aux XVIIème et XVIIIème siècles (le comte de St GERMAIN, DON PERNETY…) … Un point très précis est effectué sur les adeptes contemporains. Des études spécifiques décrivent aussi l’alchimie en Inde et en Chine.
Enfin, bien sûr, de longues pages sont consacrées à la technologie alchimique : réceptacles, alambic scellé, œuf alchimique, vaisseaux, athanor… et se terminent par la description de l’expérience elle-même et des trois voies pour parvenir à la pierre philosophale.
Le livre ne va pas vous en livrer la clé, mais utilement vous guider. Car nul ne peut comprendre l’art alchimique sans la grâce divine. Alors que dire au lecteur, sinon : « Prie, lis, relis, travaille et trouve ».

 

LE MONASTÈRE DE CIMIEZ.  ALCHIMIESYMBOLISME ET TRADITION

BERNARD  CHAUVIERE

ÉDITIONS  ARRAKIS

 2009

Le monastère de Cimiez, situé sur les hauteurs de Nice, fut fondé au IXe siècle par les moines Bénédictins de l’Abbaye de Saint-Pons. Depuis 1546, il est occupé par des moines Franciscains.

En 1917 Eugène Canseliet et son maître Fulcanelli se rendirent à Cimiez. Quarante ans plus tard Eugène Canseliet donna l’interprétation hermétique et alchimique de plusieurs peintures décorant la sacristie et les corridors du 1e étage.

Dans l’église Notre-Dame nous pouvons admirer trois tableaux majeurs du primitif niçois Louis Bréa, la Crucifixion, la Déposition de la Croix, la Piétà. Nous comprenons alors l’intérêt que portaient ces religieux à l’Art sacré. Au XVIIe siècle, ils firent recouvrir de peintures murales de larges parties du monastère, en particulier par ces images singulières que le présent ouvrage nous décrit et qui malheureusement ne sont plus visibles aujourd’hui. Elles risquent même de disparaître si les travaux urgents ne sont pas entrepris, bien que l’ensemble du monastère soit classé au titre des monuments historiques depuis 1993.

Il nous a semblé opportun que les amateurs de symbolisme religieux, de la science d’Hermès, ainsi que tous les hommes et femmes de bonne volonté, puissent enfin avoir sous les yeux la totalité des fresques symboliques.

Il faut bien admettre aussi que rarement, l’alchimie et son symbolisme furent exprimés avec autant de précisions, en un lieu consacré à la religion, sachant toutefois que ces représentations offrent elles-mêmes une résonance aux mystères de la foi chrétienne.

De ce double aspect, il convient d’éviter toute assimilation hâtive et gratuite, toute confusion malheureuse et de le replacer dans l’histoire de l’alchimie elle-même du XVIIe siècle finissant, face aux nouvelles philosophies.

 

l’entrée du labyrinthe

Gilles pasquier

Edition DERVY

 1992

Une étude sur l’alchimie assez facile d’accès avec la table d’Émeraude, Béréshit, solve et coagula et les bases alchimiques. Dans une 2ème et 3ème partie on y trouve les textes intégraux de 2 manuscrits, alchimiques du XIXème siècle, les RECREATIONS HERMETIQUES et les SCHOLIES. Les voies sèches et humides y sont bien expliquées.

 

L’ENTREE OUVERTE AU PALAIS FERME DU ROI

EYRÉNÉE    PHILALETHE

Bibliotheca  Hermetica

 1970

Le traité d’Eyrénée Philalèthe : « L’entrée ouverte au palais fermé du Roi » fut écrit en latin et publié en 1666 à Amsterdam, il est considéré par tous les amateurs de la littérature alchimique comme l’un des chefs-d’œuvre de la philosophie hermétique. On y trouvera exposés, aussi clairement que le permet la discipline initiatique, les principes du Grand Œuvre et les règles fondamentales de « L’Art sacré » d’Hermès.
Cette édition donne, pour la première fois, les variantes assez nombreuses des textes anglais et latins de cet ouvrage qui a été traduit de nouveau par un spécialiste de l’Ecole de Chartres, d’une façon bien plus exacte que par Mr Dufresnoy, dans son « Histoire de la philosophie hermétique », version vieille de plus de deux siècles et qui, jusqu’à présent, était la seule traduction française de ce traité magistral.
La compréhension et l’application de « L’Hermétisme alchimique » requiert tout d’abord l’obtention de vertus dont les trois principales sont :

1/ La Sagesse, car la Pierre est qualifiée de philosophale.

2/ La Force, qui permet le combat et la victoire contre le dragon des illusions.

3/ La Beauté, dont la Pierre possède cet éclat incomparable.
Le paradoxe apparent du titre  « L’entrée ouverte au palais fermé du Roi » peut avoir un début de réponse si nous considérons que nous sommes la porte et que le Palais du Roi est en nous.

 

LE PROCÈDE DE Mr D’ANVERS

FABRICE BARDEAU

Edition SAVARY

 1993

Tous les petits secrets symboliques de l’alchimie sont ici dévoilés l’œuf philosophique et le feu y sont décrits avec minutie.

 

LE  ROSAIRE  DES  PHILOSOPHES

Traduction du latin et Préfacé   par  ÉTIENNE  PERROT

ÉDITION  LA  FONTAINE  DE  PIERRE

 2001

Le Rosaire des philosophes est l’un des écrits les plus lus et commentés des alchimistes. On peut en dater la composition à la première moitié du XIVe siècle, mais il n’a rien perdu de son actualité, puisque, au XXe siècle, C.G. Yung utilisa les gravures qui illustrent ce traité comme support de réflexion pour son livre : La psychologie du transfert.

Entrer dans cet écrit, c’est laisser à la porte une certaine raison pour plonger dans une logique différente, un langage autre, celui des symboles et des images. La désorientation qui en résulte permet de se retrouver en prise directe avec la vie de l’âme et avec la langue paradoxale de l’inconscient. Vient alors une ouverture à la nature même des processus qui habitent le monde de la psyché et le monde de la matière.

Les alchimistes s’efforçaient de comprendre la nature extérieure. Ce faisant, ils dévoilaient les mouvements de la nature intérieure, comme si nature extérieure et nature intérieure se répondaient. Le respect de la nature était au cœur de leur démarche et l’on trouve très fréquemment sous la plume de l’auteur du Rosaire des Philosophes, la recommandation de ne rien faire qui soit contraire à la nature, de ne rien brusquer (l’impatience du diable) de ne pas se décourager, mais d’accepter de revenir sans cesse sur un point, dans une « réitération » que l’on retrouve inévitablement dans tout travail approfondi sur soi-même. A ce prix, qui est celui d’une désappropriation et d’une transformation et transmutation, se révèle ce qui fait l’essence de la vie.

 

les alchimistes

Jean bies

Edition  Ph. Lebeau

 2000

Jean BIES fournit les clés de l’initiation alchimique où il s’attache à décrypter le mystère des origines et le sens symbolique des mots. Il scrute la personnalité d’alchimistes célèbres, surprend l’artiste au travail dans son laboratoire et exploite les étapes du grand œuvre. Partant de l’Art royal égyptien, relié par la Grèce et l’alchimie arabe, l'auteur nous fait faire un vrai pèlerinage.

L’Alchimie est bien une recherche de l’or, mais plus surement de l’or que chacun possède en lui-même. Paulo Coelho, auteur du récit L’Alchimiste, a contribué récemment à populariser cette vérité originelle et à dégager l’alchimie de quelques faux semblants.

La nature de l’alchimie est à la fois matérielle et spirituelle. Au travail sur la matière répond simultanément le travail sur soi. Cette œuvre d’âme est ainsi liée à des opérations techniques tendant à équilibrer les mouvements intérieurs et à assurer la métamorphose de l’être par la transmutation.

L’auteur nous invite à explorer :

L’Art suprême  -  Le mystère des origines  -  Grimoires et figures  -  Entre ombre et lumière  -  L’Europe alchimique  -  La quête initiatique dans le secret des mots  -  Le livre des merveilles et le message mythologique  -  Un monde imaginal  -  Les faiseurs d’or et l’alchimie intérieure  -  Sous l’écorce des pierres  -  Les fondements du Grand Œuvre  -  La materia prima et les trois énergies  -  L’alchimiste au travail  -  Les métamorphoses  -  Le Magistère des Sages  -  L’œuvre au noir, au blanc et au rouge  -  Alchimie et christianisme  -  Carl Gustav Jung et l’alchimie revisitée  -  Le nouvel Hermès  -

 

les 12 clés de la philosophie

Le Frère basile valentin

Edition de MINUIT

 1956

Traduction, notes et explications des images par Eugène CANSELIET.

L’auteur Basile VALENTIN frère de l’ordre de St BENOIT, nous livre ici des clés de philosophie alchimique.

 

LES 12 PORTES D’ALCHIMIE

Georges RIPLEY

Edition TREDANIEL

 1979

La lecture de l’alchimie en général est comme un parcours dans un labyrinthe. L’auteur, alchimiste bien connu nous dévoile hermétiquement les portes à franchir pour arriver au but suprême. Tout cela est dit dans un langage du Moyen-Âge.

 

LES  FABLES  ÉGYPTIENNES  ET  GRECQUES  - 2 Tomes

A. J. PERNETY

ÉDITION  ARCHÉ   MILAN

 2004

A travers des fables, des légendes et des mythes égyptiens et grecs, le moine bénédictin A. J. Pernety nous donne une explication hermétique et alchimique du Grand Œuvre. Les anciens sages en parlant de ce Grand Œuvre disaient que c’était une médecine qui gérait tous les maux. Pernety nous dit la même chose mais en langage symbolique, ésotérique et hermétique. Ces fables, ces mythes et ces légendes nous donnent des exemples archétypaux de ces opérations magiques, alchimiques, hermétiques et merveilleuses qui nous indiquent comment se soigner, comment évoluer, comment chercher et trouver les diverses manières de voyager sur le sentier spirituel de la vie et y trouver le bonheur dans sa propre transformation et transmutation.

Pernety commente dans le premier tome les opérations suivantes :

La Nature, la Lumière, l’homme, les éléments, la terre, l’eau, le feu, l’air, les opérations de la nature, la différence entre les trois règnes de la nature, le règne minéral, végétal et animal, les mixtes, l’humide radical, l’harmonie de l’univers, traité de l’œuvre hermétique, aphorismes de la vérité des sciences, la clef des Sciences et de la nature, le secret, les noms qu’ont donné les Anciens a leur matière, le feu en général et le feu philosophique en particulier, la calcination, la solution, la putréfaction, la fermentation,  l’Elixir, la quintessence, la teinture, les vertus de la Médecine, les maladies des métaux.

Dans le second tome il commente les fables suivantes :

Les hiéroglyphes des Egyptiens, les dieux de l’Egypte, Osiris, Isis, Horus, Typhon, Harpocrate, Anubis, Canope, les Rois d’Egypte et les monuments élevés, Simandius, le bœuf Apis, le chat, le chien, le lion, le bouc, le crocodile, le cynocéphale (Thot), le bélier, l’aigle et l’épervier, l’Ibis, le lotus et la fève d’Egypte, le colocafia, du perfea, du musa ou amusa, les allégories ayant un rapport avec l’Art Hermétique, la conquête de la Toison d’Or, le retour des Argonautes, l’enlèvement des pommes d’Or du jardin des Hespérides par Hercule, l’histoire d’Atalante, la biche aux cornes d’Or, Midas, l’Âge d’Or, les pluies d’Or, la guerre de Troie avec Achille, Hélène, Ajax, Agamemnon, Pyrrhus, histoire de Saturne, de Jupiter, de Junon, de Pluton, de Neptune, de Vénus, de Pallas, de Mars, de Vulcain, d’Apollon, d’Orphée, d’Esculape, de Diane, de Mercure, de Bacchus, de Persée, de Léda, de Castor et Pollux, d’Europe, d’Antiope, l’enlèvement de Proserpine, Adonis, les travaux d’Hercule, les jeux méditerranéens, les amazones, Anthée, Prométhée délivré, le palladium, Enée et sa descente aux enfers, les chevaux de Rhésus.

 

les messes basses de nicolas flamel

mathias

Edition du  PRIEURE

1993

Qui était Nicolas FLAMEL ? Le second mari de Dame Perrenelle était-il un alchimiste, un mage, un souffleur, un mystificateur voire un escroc ?
La littérature, prodigue en songes de toutes natures, a depuis 1416, date probable de sa mort, changé cet écrivain juré de l’Université de Paris en faiseur d’or. Mais comment le faisait-il ?
Le roman de MATHIAS se veut plus proche de l’initiation que de l’histoire. Et c’est bien une constante de cette nouvelle fiction que nous voyons paraître dont l’anecdote est un généreux prétexte pour approcher d’un sens.
Ainsi renoue-t-on avec la tradition de ces livres de « haute graisse » qui, mêlant imagination et mémoire, jeu et enjeu, proposent une lecture à plusieurs niveaux possibles, ainsi capables de plaire aux doctes comme aux enfants.
Ce qui, si vous lisez bien, ne manque pas de sel.

 

les neuf preux d’anjony gardiens de la voie alchimique

R. camou

A.C.V.

 1999

Depuis qu’en 1926 est paru, sous le nom de FULCANELLI, l’ouvrage intitulé « Le Mystère des Cathédrales », tout quêteur des sciences secrètes se prend à subodorer un sens cryptographique à maintes représentations religieuses ou profanes – sculptures, fresques, gravures, emblèmes. Ces messages codés jouent sur un répertoire qui va de la rose du jardin hermétique au bestiaire fabuleux où se côtoient dragons, sirènes, griffons et salamandres, jusqu’à sous-tendre légendes et mythologies peuplées de dieux et de héros. Le monde entier prête sa scène au « théâtre chimique », afin d’y exposer, sans le trahir, l’ensemble du processus opératif. Les arcanes de l’Art majeur ne se révèlent qu’à ceux-là seuls qui en possèdent les clés.

Ainsi les neufs Preux d’ANJONY ont-ils pu traverser quatre siècles sans rien avouer de leur vocation initiatique au premier degré, qui est d’ordre visuel. Encore fallait-il, pour que l’illustration se fasse verbe, allier aux complexités d’une symbolique foisonnante une suffisante approche des principes métaphysiques, dont on sait que se nourrissent les racines de toutes les religions.

Ce qui confère à l’alchimie le rôle privilégié de miroir de la Tradition Universelle.

 

les nobles Écrits de pierre dujols & de son frÈre

Pierre & Antoine dujols

LE MERCURE DAUPHINOIS

 2000

Pierre DUJOLS (1862 – 1926) est toujours présenté comme un libraire et un bibliophile averti. Le philosophe-alchimiste qu’il était disparaît derrière l’activité à tel point que son Hypotypose au Mutus Liber, commentaire précieux et essentiel du Grand Œuvre, est moins connue que d’autres tentatives d’élucidation de ce « livre d’images sans paroles ». Mais comme l’écrit Henri La Croix-Haute dans son introduction :
« Celui qui réussit n’est pas habilité à s’en prévaloir. »
Il était juste de lui rendre sa place dans l’Olympe des hermétistes afin que ceux qui viennent puissent trouver une nourriture qui ne soit pas dénaturée.
Dans sa recherche du Principe, il n’a pas oublié le thème de La Chevalerie qu’il rattache, en tant que savant, au ternaire corps-âme-esprit et montre ainsi que cette dénomination n’était nullement honorifique mais initiatique.
Le lecteur découvrira enfin son frère Antoine DUJOLS de VALOIS qui atteste de sa lignée royale dans Valois contre Bourbons et à travers son petit opuscule La régénération de la vigne, qu’il est bien lui aussi un Philosophe de la Nature.

 

LES NOCES  CHYMIQUES  DE  CHRISTIAN  ROSENCREUTZ

VALENTIN   ANDRÉAE

ÉDITIONS TRADITIONNELLES

 1994

L’auteur- Valentin Andréae, quelques années après avoir écrit ce texte (1616) des noces chimiques, avoua l’avoir écrit comme un jeu, une plaisanterie. En réalité et selon ses disciples il voulu brouiller les pistes, pensant en avoir trop dit.

Cette œuvre, traitant du Grand Œuvre, peut rejoindre l’ouvrage de Philalèthe « L’entrée ouverte au palais fermé du Roy ». Ce sont des œuvres traitant du processus alchimique que tout initié doit expérimenter s’il veut atteindre une réalisation personnelle, le problème de toutes ces œuvres est qu’elles se sont habillées de mots à plusieurs sens, de plans, de niveaux et d’interprétations différentes avec des plumages extrêmement symboliques et hermétiques, qui souvent sont incompréhensibles même pour des initiés, et que pour en extraire la substantifique moelle, il faut non seulement en avoir les clefs mais également faire preuve d’imagination dans le déchiffrage de cette langue des oiseaux. Ce travail de déchiffrement et de compréhension avant la mise en route peut se définir par l’adage hermétique suivant : « Lege, lege, relege, ora, labora et invenies » soit – Lis, lis, relis, prie, travaille et tu trouveras (Mutus Liber).

L’histoire commence en 1459 la veille de Pâques et représente une invitation à un mariage d’un roi et d’une reine.  Ce voyage initiatique en 7 jours est truffé de symboles alchimiques et ésotériques, qui permettent plusieurs niveaux de  lectures.

1e jour : Alors que C.R (Christian Rosenkreutz) est en prière et se prépare à la fête de Pâques, il a la visite d’une apparition (qu’il appelle FAMA). Cette vision lui demande d’aller à un mariage royal. R.C accepte et se met en route aussitôt, après avoir cousu sur un manteau blanc 2 rubans rouge en forme de croix et orné son chapeau de 4 roses rouges.

2e jour : Il arrive au château et s’annonce comme « Un frère de la Rouge Rose+Croix », il est admis et passe encore 2 autres portes portant des symboles d’un lion (égo). Ces épreuves étant terminées, il pénètre dans une grande salle où sont rassemblées des personnes qui se vantent, le tout baignant dans une musique douce. Puis arrive une vierge qui annonce l’arrivée du Roi et de la Reine

3e jour : Un grand banquet réunit tous les invités (candidats) qui sont présenté à tour de rôle, et tous possèdent « l’insigna » c'est-à-dire l’Ordre de la Toison d’Or (golden fleece) et celui du Lion volant (flying lion). Après quelques épreuves dont il triomphe, il reçoit une branche de laurier et un habit de velours rouge. Puis viennent les cérémonies et la visite de plusieurs pièces du château, où se trouvent des objets insolites.

4e jour : C.R visite les jardins où il est confronté avec la source hermétique (Hermès) puis est donné la représentation d’une pièce de théâtre en 7 actes à la maison du soleil.  Il reçoit l’Ordre de la Toison d’Or et un nouveau vêtement. Fort de ces distinctions et précédé par Alchimia il gravit un escalier de 365 marches jusqu’à la vision du Roi et de la Reine. Puis sont apporté 6 cercueils et 6 hommes de nature royale. Les hommes sont décapités et placés dans les cercueils, et il est annoncé que ces hommes reviendront à la vie le lendemain.

5e jour : Visite des caves souterraines où se trouve un tombeau orné d’escarboucles (symbole de la passion du Christ) tombeau appelé Venus ou Amour. Un poème est déclamé sur Vénus qui se réveillera et sera mère d’un Roi. Visite de la Tour de l’Olympe, lieu où doit s’accomplir la résurrection des personnes royales décapitées. Cette tour a 7 étages et se trouve au centre d’une île représentant un carré parfait, puis le jour s’achève et C.R se retrouve en bas de la tour dans un laboratoire, où il doit laver des plantes, des pierres précieuses et d’autres matières, en extraire l’essence et la sève (la substantifique moelle) et les mettre en flacons. Enfin R.C  contemple les décapités, la lune, la mer et le feu, a des visions/révélations planétaires et astrologiques et  tout cela dans une sorte de symphonie surréaliste  cosmique.

6e jour : Tout le monde est réunit à l’étage inférieur de la Tour où on va leur apprendre l’Alchimie pratique avec cornues, flacons, feu, matériau, langage, purifications, etc. ceci pour les transformer et les purifier. Ils passent ensuite  au 2e étage où chacun reçoit, soit, une corde (symbole de la certitude du mystique) soit une échelle (symbole de la Tour) soit des ailes (symbole de la pensée de ceux qui vivent dans et pour le Savoir). C.R reçoit une échelle qui symbolise la colonne vertébrale qui s’élève du plexus sacré jusqu’à la région de la pinéale (symbole de la Tour). On passe au 3e étage avec les symboles du coffre, du globe d’Or, des portes, des miroirs et de l’éclat du soleil.

7e jour : C.R quitte la Tour en compagnie de 12  navires, chacun arborant un signe du zodiaque (celui de la balance pour R.C). Arrivé à terre il retrouve le Roi et la Reine. Puis le gardien qui au départ lui avait fait passer les premières épreuves, leur lit une lettre. Enfin tous les candidats reçoivent les règles de l’Ordre de la Rose+Croix avec un maître mot « Purifications », on leur donne le pouvoir de combattre : la maladie, la pauvreté et l’ignorance. C.R inscrit alors les mots suivants : Suma Scientia nihil Scire. Fr. Christianus Rosencreutz. Eques aurei Lapidis. An 1459. (Le plus grand savoir est de savoir que nous ne savons rien. Frère C.R chevalier de la Pierre d’Or. An 1459)

Puis C.R prend la place du gardien en renonçant au bonheur de jouir de tous les trésors spirituels, mais les dernières lignes disent  que le lendemain il retourna dans sa patrie.

 

LES  NOCES  CHYMIQUES- VIE  ET  ŒUVRE DE VALENTIN ANDRÉAE

DIVERS  AUTEURS

EDITION  ARCADIA

 2008

Johann Valentin Andréae (1586-1654) né en Allemagne, son père est abbé dans un couvent, il reçoit donc une éducation religieuse stricte, il apprend les lettres et les sciences, mais il est attiré par le coté mystique et mystérieux du spirituel.  En 1614 il se marie et va gravir les échelons hiérarchiques de l’Eglise luthérienne. Il aime voyager et parcours l’Europe, sa curiosité va le pousser à chercher les organisations secrètes et va rencontrer le premier embryon de la société des frères de la Rose+Croix, il va aussitôt adhérer et participera au premier manifeste de la Rose+Croix, il sera d’ailleurs mandaté par eux pour faire connaître le mouvement dans toute l’Europe. Il va également écrire pour ce mouvement 3 livres -La Fama fraternitatis (1614), Confessio Fratrum Rosae Crucis (1615) et les noces chymiques de Christian Rosencreutz en 1616- Ecrivain prolifique il écrira entre 1616 et 1620 plus de 100 ouvrages sur la religion, des écrits  Rose+Croix, des satires et des dissertations de théologie mystique. Le duc de Brunswick le couvrira d’or et de cadeaux et la hiérarchie religieuse lui décerna des titres et des postes importants, il mourut en 1654 à Stuttgart.

Le récit des noces chymiques est enveloppé, comme tous les textes alchimiques de l’époque d’un voile allégorique avec un langage codé appelé langue des oiseaux, ce qui en fait souvent une lecture difficile. Les noces chymiques n’échappent pas à cette règle, j’en veux pour exemple le blason de Christian Rosencreutz. Tout d’abord  les 2 rubans en forme de croix de saint André, puis les 4 roses rouge. En grec le mot rose commence par un P majuscule, si nous mettons comme sur le blason de Christian  Rosencreutz ce P majuscule au centre de la croix de saint André, nous obtenons le monogramme du Chrisme (Christ) que l’empereur Constantin arborait sur son labarum (étendard). De plus le prénom de Christian a pour racine Christ, et le nom de Rosencreutz indique la rose rouge au centre de la croix latine (symbole de l’amour et du Christ). Nous voyons bien que tout cela donne au récit une coloration très chrétienne, mais en langage codé

Auriger développe le 4e jour des noces chymiques et donne son interprétation de cette pièce de théâtre en 7 actes, joué dans la maison du soleil, une pièce bizarre.

T. Parter nous invite à faire le rapprochement entre ces noces et la cour d’Heidelberg en 1615 en Allemagne, cour brillante qui inspira peut être Valentin Andréae, mais on peut y voir également l’influence de ces noces chymiques sur les origines de la Rose+Croix, avec son action chevaleresque, issue de la croix rouge de saint Georges, de l’Ordre de la jarretière et des roses d’Angleterre. L’Angleterre qui va voir se développer très rapidement ce mouvement sous la houlette de Michael Maier et Robert Fludd.

Jean Louis Brun dans son livre « Yi King, un chemin initiatique »  explique avec beaucoup d’humilité le parallèle entre l’alchimie des noces chymiques, le tarot et le Yi King. Dans les noces le premier jour il est dit que le toit de la maison se soulève et laisse passer la lumière, or la carte de la Maison Dieu du tarot, est cette tour qui se soulève et laisse passer des éclairs, assimilés à la lumière. Correspondance avec l’exagramme no 55 et le signe du taureau. Christian entame alors son voyage comme Hercule, plus loin il trouve son maître intérieur et le jardin des Hespérides, puis rejoint l’axe du monde (la Tour) où il va apprendre à devenir son propre guide. A travers le zodiaque et le Yi King, l’auteur explique ce parcours d’après une approche métaphysique, par la lutte de son ennemi (l’égo) et celui d’atteindre le renoncement suprême.

Roland Edighoffer, grand spécialiste de la Rose+Croix, dans un bel et long article, explique la symbolique très forte de ce voyage initiatique au pays des symboles et de son intériorité, et donne la possibilité à chacun d’y voir des lectures alchimiques, historiques, chevaleresques, religieuses, utopiques, hermétiques, rosicruciennes, zodiacales, ésotériques et anagogiques.

Il fait également le rapprochement de ce voyage avec celui de Dante dans la Divine Comédie, voyage avec Virgile, les épreuves, la Rose Rouge, la Vierge Marie, Béatrice, sa transformation et son retour. On trouve également John Dee et l’ouvrage alchimique qu’il fit paraître à Anvers en 1564, et qui raconte la transformation alchimique d’un personnage, qui revient périodiquement sur terre pour guider l’humanité.

Livres références :

Les Noces chymiques de Valentin Andréae. Editions Traditionnelles. 1994

B.A BA des Rose+Croix par Jean Marc Vivenza. Edition Pardès. 2005

La lumière des Rose+Croix par Frances A. Yates. Edition Culture Art Loisir. 1978

Les Rose+Croix et la crise de conscience au 17e siècle. Par Roland Edighoffer Ed. Dervy 1998

 

LES 33 MeDAILLONS HERMéTIQUES du portail central de notre-dame de paris

Jacques trescases

Edition DETRAD

 2008

Notre-Dame de Paris, chef d’œuvre de l’architecture sacrée, monument prestigieux s’il en fut, au centre de la capitale, temple qui suffirait à légitimer la prétention de la France à mériter son titre de fille aînée de l’Église… mais temple énigmatique à bien des titres, qui recèle des trésors assumés par la chrétienté, relevant pourtant d’une culture ancestrale qui la dépasse singulièrement…

Dans un livre remarquable, Thierry de Champois, architecte de son métier, montre, en homme de l’art, que les façades des principales cathédrales gothiques sont construites « grâce à une utilisation savante du Nombre d’Or, qui définit les rapports et les rythmes d’une géométrie invisible et silencieuse » et assure ainsi « la conjonction savante du mystique et du rationnel ». Le jeu combiné des carrés, rectangles, triangles, cercles et pentagrammes étoilés permet de tenir un double discours architectural : « le premier dicte, à la manière de Saint-Paul, les largeurs, hauteurs et profondeur d’un Temple édifié par les Chrétiens pour leur Dieu. Le second épelle les étapes du cheminement intérieur et spirituel de l’homme individu, Temple privilégié de Dieu. « Cette géométrie d’Or demeure cachée, » poursuit notre auteur, « parce qu’elle était, et avait toujours été, plus encore qu’une science jalousement gardée, un langage initiatique ». Ainsi, « loin des morales d’Églises, des scléroses religieuses et des dogmes fossiles, les bâtisseurs de cathédrales, sous prétexte d’architecture, ont installé la Sagesse à la place qu’ils estimaient devoir lui revenir de droit universel ».
Ce qui est vrai pour la structure architecturale elle-même, l’est encore davantage pour ses ornements, de verre ou de pierre. C’est à un véritable parcours initiatique intérieur que le visiteur d’une cathédrale gothique est convié, parcours qui reprend et résume toute la connaissance universelle, fût-elle antérieure ou parallèle au christianisme.
Ainsi, à Notre-Dame de Paris, au cœur même du pilier majeur du portail central, nous trouvons cette Sagesse, discrète, mais magnifiquement rendue :
Loin d’être là par hasard et afin que nul n’ignore sa signification ésotérique, elle l’indique elle-même en tenant dans sa main deux livres, l’un ouvert, l’autre fermé, ce dernier pour nous dire que la vraie connaissance ne saurait être livresque, fût-elle issue d’un livre inspiré, mais ne peut résulter que d’un travail intime mené en soi et sur soi. Pour que ce message soit incontestable, ce bas-relief figure lui-même sous une statue de Jésus, tenant également un livre fermé, nous invitant ainsi à recréer sa Parole, plutôt qu’à la répéter.

Nos sculpteurs humoristes et savants ne se sont d’ailleurs pas contentés d’adresser ce seul clin d’œil aux Initiés : les références astrologiques et alchimiques sont nombreuses sur la façade de notre prestigieuse cathédrale. Il ne semble pas pourtant que ces sciences sacrées traditionnelles soient en odeur de sainteté auprès de la hiérarchie ecclésiastique !
Dès lors, la question se pose de savoir si les prélats commanditaires ont été au courant, donc complices, de cette ouverture d’esprit à laquelle ils ne nous on guère accoutumés, ou si les divers opératifs qui ont contribué à l’édification des chefs d’œuvre gothiques ont profité de leur ignorance pour pimenter, à leur nez et à leur barbe, leurs temples de références ésotériques, puisant leur origine avant l’ère de la chrétienté ou en dehors d’elle.
Cela signifierait que, pour eux, même si le secret du langage des sciences traditionnelles était largement perdu, le fond même de la connaissance était à sauvegarder. Ils espéraient ainsi, sans doute, qu’on pourrait, grâce à des savoirs actualisés et un vocabulaire renouvelé, retracer les étapes d’acquisition de la sagesse dont nos aînés nous avaient balisé le chemin, à partir des figures symboliques laissées comme traces d’un savoir ancestral.

 

LES  TROIS  POMMES  D’OR 

ETIENNE  PERROT

EDITION  LA  FONTAINE  DE  PIERRE

 1981

Ce n’est pas un hasard si notre siècle a vu à la fois la désintégration nucléaire et la divulgation du secret alchimique qui en est la contrepartie et l’antidote. Cette dernière découverte a été l’œuvre de C.G. Jung dont Etienne Perrot est généralement tenu pour l’héritier dans ce domaine.

Le présent volume est une élucidation d’une série d’images comptant à la fois parmi les plus belles et les plus mystérieuses de l’hermétisme classique, les emblèmes de l’Atalante Fugitive de Michel Maïeur (1617), rompant, comme le veut l’esprit du temps, avec la règle selon laquelle les alchimistes expliquaient ce qui est obscur par ce qui l’est plus encore (obscurum per obscurius), l’auteur s’adonne avec allégresse au dévoilement de ce qui avait dû demeurer caché au long des siècles, en illustrant sa démonstration à l’aide de songes de contemporains. Les gravures de Michel Maïeur servent ainsi de thèmes à des leçons de vie conduisant à la réalisation de la totalité intérieure, qui est la Pierre des Sages et le « dieu terrestre ». Les trois pommes d’Or témoignent que la « voie de la libération » possède, dans l’alchimie restaurée par Jung, une expression autochtone qui n’a rien à envier à l’Orient. Il émane de ces pages une poésie et une fraicheur qui font comprendre le nom de gaie science appliqué à l’art hermétique.

Les leçons alchimiques de cet ouvrage sont accompagnées des projections d’images empruntées au livre de Michel Maïeur, 35 illustrations sur les 50 de l’Atalante sont ici interprétées magistralement par Etienne Perrot et renforcent les explications alchimiques, ésotériques et hermétiques de l’auteur.

16 Leçons nous sont proposées :

Seul le Soi voit le Soi    -   L’enfant du vent   -   La terre est sa nourrice   -   Lavage et ablution hermétiques   –   Agriculture  chymique   -   La montagne aux aigles   -   Le vol des aigles   -  L’entrée dans le jardin secret   -   Des aigles chymiques à la terre noire ou de la tête à la queue   -   Grand Œuvre et affinités électives   -   L’éveil de Tchen   -    Suivre la nature   -    De la nuit obscure ou nigredo    -   Epiphanie de la pierre   -    L’évangile de l’Homme   -   Jung continué ou l’Homme du Verseau .

 

le symbolisme hermétique dans ses rapports avec la franc-maçonnerie

Oswald wirth

Edition Dervy

 1993

On croit que l’alchimie est un ensemble de procédés chimiques pour obtenir la transmutation des métaux et parvenir à fabriquer de l’or. Mais l’alchimie n’est pas seulement cela ; elle est également un système scientifique général. Et aussi un système philosophique. Enfin un art. : l’art de la culture intellectuelle et morale de l’homme.
L’« or potable » que l’on cherche à produire symboliquement, c’est la perfection humaine. C’est cette alchimie-la que cultive Oswald WIRTH, en n’envisageant pas l’alchimie comme un but, mais comme un puissant moyen d’arriver au discernement du Vrai conduisant à la réalisation du Bien.

 
L’idéographisme alchimique – L’Enseignement muet – La Géométrie philosophale – Le Cercle – La Lumière créatrice – Soleil et Lune – La Croix – Le Sel – Le Nitre – Le Vitriol – La Substance animatrice – Jupiter et Saturne – Le Mercure – Le Triangle – Le Soufre – Le Carré – L’Équerre – La Swastika – Le Tartre – La Pierre des Sages – L’Initiation hermétique

 

le travail alchimique ou la quête de la perfection

O.M. aivanhov

Edition PROSVETA

          2004

Ne luttez pas contre vos faiblesses et vos vices, car c’est eux qui vous terrasseront, mais apprenez à les utiliser en les mettant au travail. Que ce soit la jalousie, la colère, la cupidité, la vanité, etc., il faut savoir comment les mobiliser afin qu’ils travaillent pour vous dans la direction que vous avez choisie.
Prenez les forces de la nature, comme l’électricité, le vent, les torrents, la foudre… Maintenant que l’homme sait comment les dominer et les utiliser, il s’enrichit. Et pourtant, à l’origine, ce sont des forces hostiles. Vous trouvez normal d’utiliser les énergies naturelles, alors pourquoi êtes-vous étonné quand on vous parle d’utiliser les énergies primitives qui sont en vous ?... Lorsque vous connaîtrez les règles de l’alchimie spirituelle vous saurez transformer et utiliser toutes les forces négatives que vous possédez en abondance.

 

LE  TRESOR   DES   ALCHIMISTES  

JACQUES   SADOUL

J’AI  LU

 1970

Voici un livre complet et parfaitement clair sur ce thème difficile qu’est l’alchimie. A travers une extraordinaire enquête dans le passé, Jacques Sadoul nous fait revivre les vies tumultueuses et les découvertes d’Albert le Grand, Nicolas Flamel, Paracelse, le Cosmopolite, Fulcanelli et tant d’autres.
Il démontre, en citant des preuves historiques indiscutables, que la transmutation d’un métal quelconque en « or » a été réellement effectuée par ces alchimistes devant des témoins irrécusables. Deux savants illustres, Van Helmont et Helvetius, y ont personnellement procédé en se servant de parcelles de Pierre philosophale qui leur avaient été remises par un Adepte.

 

le trésor des trésors des alchimistes

Paracelse

Edition Phœnix

 1978

Petite plaquette ou PARACELSE, développe le secret du mercure, du souffre du phénix et de l’aigle.

 

LE TRIOMPHE HERMETIQUE  précédé du MUTUS LIBER

LIMOJON DE SAINT-DIDIER

Collection  BIBLIOTHECA  HERMETICA

 1971

Cet ouvrage comporte une introduction et des notes d’Eugène Canseliet, ainsi qu’une hypotypose de Magophon sur le Mutus Liber (C'est-à-dire des explications des gravures de ce Livre muet).

Il comporte trois traités alchimiques d’une importance fondamentale. Limojon de Saint-Didier né en 1630, mort en 1689, est considéré unanimement par les meilleurs spécialistes comme l’un des plus savants maîtres de l’Art d’Hermès et comme l’auteur de l’un des meilleurs traités de toutes la littérature alchimique : « Le triomphe hermétique ou la Pierre philosophale victorieuse »

Cette édition rassemble la totalité des textes attribués au célèbre Adepte, y compris la rarissime « lettre d’Aristée », Eugène Canseliet fera une introduction magistrale à cette édition. On y verra également pour la première fois la signature authentique de Limojon de Saint Didier, précieux document découvert récemment par Eugène Canseliet.

Les amateurs de la philosophie hermétique pourront consulter en outre, un remarquable commentaire du Mutus Liber, indispensable à l’intelligence de la signification de cette merveilleuse série de gravures symboliques, intégralement rééditée dans ce volume. Mogaphon, pseudonyme de Pierre Dujols, l’un des plus grands érudits du début du XXe siècle, avait sa place parmi les maîtres de l’hermétisme, à coté de Limojon de Saint Didier, qui fut l’un de ses auteurs préférés.

Ce livre contient :

L’hypotypose et le Mutus Liber. Le triomphe hermétique, l’ancienne guerre des chevaliers, entretien d’Eudoxe et de Pyrophile sur l’ancienne guerre des chevaliers, Lettre aux vrais disciples d’Hermès contenant six principales clefs de la philosophie secrète, Notice sur les citations latines de Limojon de Saint Didier, Lettre d’un Philosophe, Epitre d’Aristée à son fils sur la clef d’Or de la nature.

 

LETTRE D’UN PHILOSOPHE  A  SON  AMI  SUR LE GRAND ŒUVRE

Préface  de    JEAN  SOLIS

Edition DE LA  HUTTE  

 2007

Ce texte resté inédit, est répertorié au catalogue des manuscrits français des bibliothèques de France. Le philosophe réputé de ce nom, connu par plusieurs ouvrages classiques d’alchimie récemment réédités, auteur de l’histoire de la Paix de Nimègue, fut ambassadeur de Louis XIV et l’accompagna souvent à Venise, aux Pays Bas et en Irlande, il se prénommé Alexandre Toussaint.

Il fut un extraordinaire philosophe-alchimiste et entretint une correspondance importante avec  de nombreux autres Alchimistes, en voici un extrait :
« Lorsque vous voudrez par exemple avoir de l’or dissous, vous le mettez dans un matras rond ou ovale, en chaux ou en feuilles ; que le dissolvant couvre l’or qui doit être dissous : il est certain néanmoins que cette précaution n’est nullement nécessaire que pour hâter l’opération, car une seule goutte que l’on mettrait sur un louis ne laisserait pas que de produire le même effet, que s’il était couvert ; à la vérité en bien plus de temps. Toutefois en 24 heures il serait dissous sans qu’il eut perdu rien de son poids, non plus que l’agent  de sa quantité, comme je l’ai expérimenté 1000 fois dans ma vie avec admiration et que les différentes solutions que j’en ai faites n’ont jamais diminué la qualité ni la quantité du dissolvant.

 

LE  VERGER  CHYMIQUE (VIRIDARIUM CHYMICUM)

DANIEL  STOLCIUS  DE  STOLZENBERG

EDITION  LA  FONTAINE  DE  PIERRE

 2009

Traduction inédite d’Etienne Perrot. L’amour du feu est au cœur de la démarche alchimique, souligne Stolcius de Stolzenberg : le feu transforme et génère, il soigne et guérit, il conduit au vrai et, par la grâce de Dieu, se transmet et se propage. Dans ce souci de transmission, l’auteur du Verger chymique, reprend 107 gravures alchimiques pour les commenter par de courts poèmes et les rendre intelligibles à ses lecteurs.

Ainsi se trouve décrit le processus alchimique, véritable passage par étapes successives de la décomposition à l’unification et à la pierre. L’œuvre nécessite un réel don de soi, une confiance débouchant sur une fécondité qu’illustre l’image di pélican ou celle de l’enfant. Rien n’étant définitivement acquis ou réalisé, les opérations se renouvellent, s’affinent, touchent à diverses facettes de l’être et de l’univers, ce que C.G. Yung a évoqué à notre époque sous le terme de mysterium conjunctionis.

Cet ouvrage fut terminé à Oxford en 1623, il renferme les 107 gravures hermétiques de l’époque, qui furent publiées dans différents ouvrages. Certaines gravures sont de l’auteur, les autres sont de Basile Valentin, de Michel Maïer, du philosophe Sorghef et de Johann Daniel Mylius. Toutes sont accompagnées d’un commentaire sous forme de poème. La signification mystique, alchimique et hermétique de ces gravures et commentaires sont un enchantement pour les yeux et de profondes réflexions sur notre démarche, notre origine et notre futur, mais aussi la possibilité que nous avons de nous transmuter et d’accéder à une réalisation spirituelle ici et maintenant.

Daniel Stolcius de Stolzenberg est né en Bohême à la fin du XVIe siècle. Il poursuit ses études à Pragues et devient médecin et poète, il voyage à travers l’Europe et on le retrouve à Francfort, Oxford, Gdansk…où il exerce la médecine. Il a été influencé par les théories de Paracelse et fut le disciple de Michel Maïeur. Sa théorie alchimique est essentiellement centrée sur l’être humain

 

LE  VOYAGE  ALCHIMIQUE  EN  7 DVD

PATRICK  BURENSTEINAS

PRODUCTION  PGA FILMS

 2009

Ce coffret qui contient 7 DVD et un livret, constitue la somme du Voyage Alchimique. Une expérience unique qui devait durer près de 7 années.

A Noël 2004, un alchimiste, Patrick Burensteinas, et un cinéaste Georges Combe, sont partis sur les chemins de l’alchimie. Il se sont donnés rendez-vous sur la Grand Place de Bruxelles, pour aller jusqu’à Saint Jacques de Compostelle, puis, suivant les traces de Nicolas Flamel, ils ont retrouvé à Paris de nombreux messages alchimiques pour terminer leur périples devant Notre Dame où, sur le porche central, se trouve le résumé du Grand Œuvre.

Au terme de ce voyage initiatique, vous ne serez plus le même : le monde, fait d’esprit et de matière, vous paraitra plus beau, plus simple et plus lumineux.

1e DVD-  Bruxelles. Pourquoi Bruxelles ? L’auteur répond : Parce que la Grand Place de Bruxelles est alchimique, parce que la Belgique est la capitale de la bande dessinée, et que la pierre de Bruxelles contient tout un livre d’image hermétique.

2e DVD – Chartres. Sa cathédrale énigmatique, son architecture hermétique et alchimique, son labyrinthe, ses trois Vierges noires (vierge du sel = corpus/corps) (Vierge du soufre = âme/anima)  (Vierge du mercure = esprit/ spiritus)

3e DVD – Le Mont Saint Michel. Rabelais et ses 3 personnages dont les noms commencent par la lettre G - Gargantua – Gargamelle – Grangousier – C’est au retour d’un voyage initiatique en Orient que Grangousier va jeter une pierre ou plutôt un rocher dans la baie et c’est à partir de ce rocher que va se bâtir le Mont Saint Michel. Une autre légende veut que le Mont soit une réplique de la grotte italienne de Monte Gargano, là où apparut Saint Michel. La langue des oiseaux alchimiques serait née au Mont St MICHEL. Des opéras se sont construits sur les légendes et mythes du Mont St MICHEL.

4e DVD – Rocamadour – Le gardien de pierre. Les élémentaux, ces esprits qui utilisent comme corps les éléments.  La terre et les gnomesL’eau avec les ondines et les sirènesL’air et les sylphes – enfin le Feu et ses salamandres. Tous ces éléments sont imagés par les contes de fées.

5e DVD – Saint Jacques de Compostelle – Son pèlerinage – La coquille, lieu de naissance de Vénus – Le sens du voyage – La cathédrale et la plage del padrÓn –

6e DVD – Paris et Nicolas Flamel – Les endroits où a habité N. Flamel – les marques alchimiques – Le cimetière des Innocents – L’auberge de Nicolas Flamel –

7e DVD – Notre Dame de Paris – L’Eglise et les alchimistes – Son portail, véritable livre de pierre dédié au Grand Œuvre. Une richesse à découvrir.

Le livret est super intéressant, à la fin il contient tout un bestiaire alchimique, glané sur les façades et intérieur des maisons, églises, cathédrales et autres.

 

LE VRAI   ET  VIEUX CHEMIN  DE  NATURE  DE  HERMES-TRISMEGISTE

par         I.C.H. «  UN VRAI FRANC-MACON » Avant Propos de  JEAN  SOLIS

Edition DE LA  HUTTE

 2006

Ce manuscrit allemand daté de 1782, narre  le mouvement spirituel de l’Alchimie à cette époque, mouvement qui s’était profondément  transformé, de par le fait que beaucoup d’alchimistes s’étaient réfugiés  derrière le tablier de la Franc-Maçonnerie, mais  ce  mouvement était regardé avec bienveillance autant par les Lumières que par les monarques en cette fin de siècle.

On se souviendra de DOM PERNETTY, CAGLIOSTRO, Théodore de TSCHOUDY et autre Comte de St  GERMAIN .Que ceci et d’autres fusent de vrais alchimistes, de purs spéculateurs, ou des escrocs clinquants, il n’en demeure pas moins que le mouvement alchimique et le mouvement Rose Croix, se confondirent et s’abimèrent dans la Franc -Maçonnerie spéculative. La mouvance alchimique connut ensuite une obscure nuit de plus d’un siècle, puis continua discrètement sa transmission, généralement loin des loges, ou malheureusement la théorie domine la pratique sérieuse.
Ce texte est une exception dans la littérature alchimique, il s’agit là d’un vrai texte de laboratoire, d’un vrai guide éclaircissant de nombreux aspects de l’Art.

 

l’hermétisme alchimique chez andré breton

Richard breton

Edition Ramuel

 1997

Interprétation de la symbolique de trois œuvres du poète.

L’originalité de l’entreprise effectuée par l’auteur est dans la recherche alchimique des symboles opérateurs épars dans l’œuvre du chef de file des surréalistes.

L’auteur a le mérite de souligner les allusions d’A. BRETON au mode opératoire alchimique qui jalonne ses textes et d’avoir su rendre compte de la progression hermétique du poète dans ses trois versions littéraires que sont NADJA, l’Amour fou et ARCANE 17.

 

l’hermétisme – philosophie & tradition

Philippe roy

Edition du COSMOGONE

 2000

Dans l’histoire des idées, l’hermétisme et l’alchimie constituent une invitation un mystère. C’est un mystère qui résonne sur fond d’imaginaire, de légendes et de quêtes impossibles. Aujourd’hui, l’adjectif hermétique est devenu synonyme de complexité, de fermeture ou de secret. Pourtant la philosophie hermétique forme un chaînon bien défini de la pensée humaine, élaboré au cours des siècles au sein ou en marge des grands courants culturels ou religieux. Son contenu et ses développements sont accessibles à partir d’une documentation foisonnante et originale.

Ce courant philosophique et spirituel doit son nom au dieu gréco-égyptien HERMÈS – THOT, sa référence « totémique » et son fondateur mythique.

Si l’hermétisme est identifiable à travers ses foyers historiques, ses textes originaux et ses hypothèses, il ne fut cependant ni une science, ni une religion. Il n’institua ni corps de doctrine arrêté, ni écoles, ni culte, ni temples. Tout au plus figure-t-il une tradition au sein de laquelle des « chercheurs » tracèrent leur propre cheminement. Son application la plus célèbre est l’alchimie.

 

l’imposition des mains & la médecine philosophale

Oswald wirth

Edition TRÉDANIEL

 1978

Préfacé par Marius LEPAGE, ce livre développe le côté alchimique d’O. WIRTH.

Il y développe l’art de guérir par les médecines douces et notamment par l’imposition des mains, les régimes végétariens, le magnétisme, l’hypnose, le sommeil, les guérisseurs, le danger des drogues, les maladies, la puissance de la pensée, le désintéressement, les incantations, l’éréthisme psychique, la volonté, la foi et la philosophie, la gnose, l’hermétisme, le souffre, le mercure, le sel, les couleurs, les oiseaux, la rose-croix, les métaux et les planètes.

 

L’ŒUVRE AU ROUGE

O. PACTAT- DIDIER

Edition  Le signe d’O

 1999

Une aventure à la recherche de cette étape ultime de l’alchimie. Une prise de conscience sur les changements qui s’opèrent autour de nous et qui font que cette recherche change et devienne plus difficile. Un chemin initiatique long et difficile.

 

l’œuvre minérale

J.R. glauber

Edition  JOBERT PARIS

 1977

C’est une réédition de 1559 sur un traité d’alchimie composé des trois parties de l’œuvre minérale, de la teinture de l’or, d’un traité de médecine universelle et de la consolation des navigants.
Écrit en vieux français.

3 M

MEDECINE  SPAGYRIQUE   B.A-BA

PATRICK  RIVIERE

Edition PARDES

 2003

Patrick  RIVIERE  est devenu, au fil des ans, un véritable spécialiste de l’alchimie et de la médecine  hermétique. Il nous livre ici une étude à la fois claire et synthétique, de  cette fameuse  médecine spagyrique.

Il s’efforce ainsi de démythifier les concepts du grand  alchimiste-médecin de la Renaissance : Paracelse (1493 – 1541), que l’on présente trop souvent abusivement d’ailleurs, comme le précurseur de Samuel Hahnemann, le père de l’homéopathie. Ceci est tout à fait regrettable, car l’homéopathie et la  spagyrie,  sont  fondamentalement différentes, même si une certaine parenté d’esprit les unit.

L’auteur s’appuie fidèlement sur les textes paracelsiens dans cet ouvrage où les arguments diagnostiques et proprement thérapeutiques de la Spagyria, sont, pour la première fois  clairement  dévoilés  et révélés.

Dans ce livre, riche d’enseignements hermétiques, le lecteur parviendra sans conteste, à la conclusion selon laquelle les fondements de la médecine holistique moderne, ne peuvent que reposer, immanquablement, sur cette thérapeutique naturelle et alchimique, que constitue la  médecine spagyrique.

Y est expliqué : Les quatre éléments , les trois principes de base de l’alchimie , le sel , le soufre et le mercure , et leur extraction dans le règne végétal , la rosée ( élixir de vie ) , les métaux , les sels minéraux et leurs relations  avec les 12 signes du Zodiaque , des extraits du livre de J.Pharamond Rhumelius : disciple de Paracelse , la fabrication en laboratoire ,  et les traitements .

 

MIROIR D’ALCHIMIE et LE COMPOSÉ DES COMPOSÉS

ROGER BACON ET ALBERT LE GRAND

ÉDITION  ARCHE  MILAN

 1974

Le miroir d’alchimie fut composé par Roger Bacon, moine Irlandais franciscain qui naquit en 1214- 1294. Il fut surnommé le docteur admirable et voua à l’alchimie un véritable culte. Il déclara avoir obtenu de l’or, mais ajouta que cet or n’est que sa propre transmutation mystique. Il fut emprisonné 11 ans (ses écrits sentaient trop le soufre). Son œuvre majeure est : L’opus majus en 1268 –

Le composé des composés fut écrit par Albert le Grand, - (1193-1280). Cet évêque allemand fut un des plus grands et plus fameux personnage de l’alchimie. Il conclu malgré tout au fait qu’il est impossible de faire de l’or physique mais affirma que toute transformation et transmutation de l’être est un fait alchimique.

Dans leurs écrits, les philosophes  se sont exprimés de bien des manières différentes, mais toujours énigmatiques. Ils nous ont légué une science noble entre toutes, mais voilée complètement pour nous par leur parole nuageuse, entièrement cachée sous un voile impénétrable. Aussi il est très important d’exercer avec persévérance votre esprit sur ces 7 chapitres qui renferment l’art de tranmuer les métaux, sans avoir à vous inquiéter des écrits des autres philosophes. Repasser souvent dans votre esprit, leur commencement, leur milieu et leur fin, et vous y trouverez des inventions si subtiles que votre âme en sera remplie de joie.

 

mutus liber

Jean laplace

Edition ARCHÉ – MILAN

 1979

C’est le livre culte de l’alchimie. Les 15 planches couleur parlent d’elles-mêmes à qui sait voir et entendre.
Après Magophon, alias Pierre DUJOLS, et Eugène CANSELIET, que nous reste-t-il encore à dire du Mutus Liber qui soit positivement enrichissant pour le lecteur ? Des 15 planches, nous aurions pu donner une analyse longue quantitativement mais où se répéterait ce que l’amateur pourrait trouver ailleurs. Entre un cumul de citations et un court texte original nous avons choisi la deuxième possibilité qui correspond d’ailleurs mieux à notre caractère. Nous avons essayé d’orienter notre travail vers la solution d’une particularité de l’œuvre ; c’est à savoir la distinction qu’il y a lieu d’opérer entre l’Art et la Nature. Bien sûr nous avons parfois dû voiler nos propos, tant l’image est expressive jusqu’à la divulgation. Le lecteur, qui en est averti n’oubliera donc pas que « la lettre tue et l’Esprit vivifie ».
Un livre grand format, complet des 15 planches (manuscrit de BALE – 1507) et des commentaires de chaque planche.

 

MUTUS  LIBER  - L’ALCHIMIE  ET  SON  LIVRE  MUET (MUTUS LIBER)

ISAAC BAULOT.  Introduction et commentaires d’EUGENE CANSELIET

EDITION  GUTENBERG REPRINT

 1996

Réimpression intégrale de l’édition originale de La Rochelle, 1677. Après bien des recherches sur l’auteur de cet ouvrage qui se voulait anonyme, il est prouvé que c’est Isaac Baulot habitant à La Rochelle  qui en est l’auteur.

Il y a plus de deux siècles paraissait à La Rochelle, par les bons soins de Pierre Savouret, un recueil de 15 gravures alchimiques, tiré certainement à très petit nombre d’exemplaires et qui allait devenir l’œuvre la plus rare et la plus convoitée et la plus mystérieuse dans le domaine des livres alchimiques illustrés. Autre singularité, le recueil n’était accompagné d’aucuns textes, à l’exception d’un très court « avis au lecteur » et du réglementaire « Privilège du Roy », justifiant ainsi pleinement son titre : Mutus Liber.

Il devait par la suite connaître deux rééditions anciennes –l’une en 1702 placée à la fin de la Bibliotheca Chemica de Manget, l’autre de format plus réduit, gravée vers 1725. C’est ensuite seulement en ce XXe siècle, que Marc Haven, Magophon (Pierre Dujols) et enfin Eugène Canseliet proposèrent aux « amoureux de Science », des éditions commentées de ce précieux Livre  Muet.

Il convient de souligner ici, que c’est à celui qui œuvra tant au renouveau d’intérêt pour l’alchimie, Eugène Canseliet, qu’il échut, en cette toute fin du XXe siècle, d’éclairer de ses pertinents commentaires le précieux « livre d’images et de Sapience »

 

MUTUS LIBER ALTUS

 SOULAT

L’ARBRE D’OR

 2001

Aucun livre d’emblèmes hermétiques ne saurait être comparé au MUTUS LIBER en intérêt et en rareté. Stanislas de GAÏTA et POISSON le considéraient tous deux, à des points de vue différents, comme l’un des plus lumineux joyaux de leurs collections. C’est d’après l’exemplaire de notre cher et regretté ami Albert Poisson que la présente réédition a été faite.
Ce recueil précieux est l’œuvre de Saulat (ou plutôt Soulat), seigneur des Maretz, en faveur duquel, comme l’a remarqué BRUNET, le privilège a été accordé (Ed. princeps : Rupellae – 1677 – in-folio, réédité par Manget, in Bibliotheca chemica T. II). Le nom de l’auteur, du reste, se trouve deux fois indiqué dans l’ouvrage, pour qui sait lire ; c’est donc une erreur de l’attribuer à TOLLÉ, comme le fait Barbier (Anonymes latins, n° 20.997), – Question futile, d’ailleurs : l’auteur s’est caché lui-même sous le pseudonyme d’Altus ; qu’importent en effet l’homme et son nom devant l’Œuvre et sa mystérieuse sublimité.
Dans ces planches, on trouve, clairement exprimés, le choix de la matière première, la conjonction du Soleil et de la Lune, l’intervention du Flocs Caeli, l’action de Mars, de Saturne dévorant son enfant, de Mercure, les différentes couleurs de l’Œuvre jusqu’à l’obtention de la Pierre au rouge, puis la projection et la multiplication. Quoi de plus clair, de plus admirablement vrai que la gravure de tête, et surtout que la gravure dernière ? Toute la sagesse des adeptes anciens y éclate.
En fin du livre est le traité symbolique de la Pierre philosophale avec les 78 figures de J.C. Barchusen.

3 N

NICOLAS  FLAMEL DES LIVRES ET DE L’OR

NIGEL  WILKINS

EDITION  IMAGO

 1993

Nicolas Flamel, écrivain calligraphe et riche bourgeois de Paris, fut-il vraiment alchimiste et parvint-il, comme le prétend la rumeur, à faire de l’or et à percer ainsi le secret du Grand Œuvre ?

L’auteur évoque les rues animées du vieux Paris et nous plonge en plein XVe siècle. Il reconstitue la vie de Flamel et scrute la façade sculptée de son ancienne demeure, rue de Montmorency. En médiéviste éminent, il analyse le testament conservé aux archives nationales ainsi que divers actes qui mentionnent maître Nicolas, généreux donateur et constructeur de multiples édifices. Nigel Wilkins s’interroge, en outre, sur les divers ouvrages alchimiques qui lui furent attribués, et notamment sur le fameux « Livre des figures hiéroglyphiques », mettant en scène Nicolas et sa femme Pernelle, et qui, jusqu’à nos jours, reste à la source de nombreuses méditations occultistes.

Cette enquête rigoureuse, qui dissipe bien des énigmes, met en lumière comment Nicolas Flamel l’homme des livres, le libraire copiste, devint l’alchimiste légendaire dont le souvenir hante encore le quartier de la Tour Saint-Jacques.

On voyage à travers Paris , du cimetière des Innocents, jadis hanté par Villon, on passe rue de la Ferronnerie, rue Saint Denis, rue de Montmorency où il habitait, on scrute les façades à la recherche de signes alchimiques et hiéroglyphiques, on est dans les paroisses Saint-Jacques-de-la-boucherie et de Saint-Merri, la rue des Lombards qui a abrité des générations de changeurs, la Tour Saint Jacques bien sur, à la recherche du parfum de Nicolas, mais au fait qu’en est il du mythe, de la légende ou de la vérité sur Nicolas et sa femme ?

Où est passé son or ? Ses écrits ? Bien sur il avait des maisons qu’il louait, mais cela est peu de choses à coté de ce qu’on lui prête. Et son livre des figures hiéroglyphiques, est ce de lui ? Nous écoutons ses défenseurs et ses accusateurs comme des jurés dans un tribunal, et tout cela est passionnant car en même temps, l’Alchimie nous est expliquée ainsi que l’histoire et les légendes attachés à cette discipline. Avait il un secret et comment nous l’a-t-il légué, il faut certainement chercher à comprendre ses dessins et ses figures sculptées dans la pierre, l’auteur nous l’explique et nous fait découvrir l’invisible.

Nigel Wilkins est maître de conférences à l’Université de Cambridge. Parisien d’adoption, il a publié de nombreux ouvrages sur le Moyen Age.

3 P

PARACELSE – LES 7 LIVRES DE L’ARCHIDOXE

Préface du Dr Marc HAVEN

Edition  NICLAUS

 1960

100 Gravures et tableaux – 8 Planches et un portrait de PARACELSE. Cet ouvrage de PARACELSE parle et décrit en langage alchimique la sexualité de l’époque, comment la guérir, l’améliorer, ainsi que d’autres maladies.

 

philosopher par le feu

F. bonardel

Edition  Du Seuil

 1995

C’est une anthologie de textes alchimiques occidentaux que l’auteur nous offre. Le feu fut un élément principal des alchimistes dans leur recherche de l’or spirituel. Le feu étant la base de toute spiritualité.

Ce livre nous offre quelques réflexions profondes.

 

propos sur la chrysopée

J. François gibert

Edition  DERVY

 1995

Le manuscrit de Pierre DUJOLS – FULCANELLI sur la pratique alchimique est prétexte, pour l’érudit Jean-François GIBERT, à nous offrir les réflexions d’un travail de plusieurs années auprès de son maître en hermétisme, dont il nous livre les secrets philosophiques à travers mythes et légendes.
Quels sont les véritables buts de l’Alchimie, et quel or s’agit-il d’obtenir ?
La réponse se trouve dans l’antique savoir des Anciens, dans les doctrines les plus secrètes du paganisme reprises et amoindries dans le judéo-christianisme, dans les contes et coutumes chamaniques, le taoïsme et la mystique gréco-égyptienne.
Ainsi est abordé le domaine peu connu des corrélations existant entre la Gnose et l’Alchimie, sa sœur jumelle, qui seule a survécu. L’étude comparée de leur littérature le montre aisément.
Face à cette longue lignée apparaît le « matérialisme pseudo-alchimique », voie sans issue selon l’auteur qui nous invite, afin d’illustrer ses propos, à étudier le manuscrit sur la Chrysopée de Dujols.
Y sont développés :
le chamanisme, la tradition russe, la cosmologie et ses rapports avec l’hermétisme, une histoire de teinture, la cyclologie babylonienne, la gnose, et l’alchimie taoïste.

 

propos sur « les deux lumières » de Henri coton – alvart

Henri LA CROIX – HAUTE

Edition Le Mercure Dauphinois

 2001

Ce livre s’adresse à ceux qui s’interrogent sur le sens de la vie : quel est le but de l’existence ? Quel est ce principe de vie qui nous anime?
Dans cette quête, l’alchimie, voie appelée royale, offre à ceux qui l’empruntent de séparer le pur de l’impur, à la fois au laboratoire et en soi-même.
Lorsque le voyage est entrepris, il est nécessaire de posséder des cartes. Henri COTON – ALVART et son disciple LA CROIX – HAUTE les proposent : chaque mot est pesé, chaque ligne méditée, la direction indiquée.
Les bornes qui jalonnent la route du lecteur ont pour noms : deux lumières, trois principes (mercure, soufre et sel) quatre éléments, matière et énergie, cellule et ferment, astres et zodiaque, ainsi que les liens entre l’hermétisme et la métaphysique : « Entendre le cristal qui se forme, l’herbe pousser dans le silence de la nature, nous met en présence des serviteurs du monde divin.

À nous d’entretenir la petite lumière transmise du fond des âges sans la laisser éteindre au vent des tempêtes… »

3 Q

qu’est-ce que l’alchimie ?

André savoret

Edition  ARQA

 2008

L’Alchimie vraie, l’Alchimie traditionnelle, est la connaissance des lois de la vie dans l’homme et dans la nature et la reconstitution du processus par lequel cette vie, adultérée ici-bas par la chute adamique a perdu et peut recouvrer sa pureté, sa splendeur, sa plénitude et ses prérogatives primordiales : ce qui, dans l’homme moral s’appelle rédemption ou régénération ; réincrudation dans l’homme physique; purification et perfection dans la nature, enfin, dans le règne minéral proprement dit : quintessenciation et transmutation.

Son domaine embrasse donc tout le créé et, pour l’humanité militante, toute la portion du créé qu’elle a entraînée avec elle dans sa déchéance et qui doit ressusciter avec elle et par elle, telle qu’elle fut avant la Transgression.
Quoique son domaine le plus central soit le plan spirituel, l’Alchimie connaît cent applications plus ou moins contingentes, à tous les degrés et sous tous les aspects de la vie.

Il existe donc une alchimie intellectuelle, une alchimie morale, une sociale, une physiologique, une astrale, une animale, une végétale, une minérale, et bien d’autres encore. Mais l’Alchimie spirituelle demeure le modèle, la clé et la raison des autres. Et, conformément à l’énoncé d’Hermès dans la fameuse Table d’Émeraude, la connaissance d’une quelconque de ces adaptations découvre implicitement celle de toutes les autres. L’univers est un et cette unité est le sceau de la Vérité.
Or le suprême Grand Œuvre, le seul qui se puisse appeler sans outrance « la Voie de l’Absolu », c’est la réintégration de l’homme dans sa dignité primordiale selon un processus rarement réalisé ici-bas (mais non irréalisable), processus que les Anciens appelaient, croyons-nous, « l’œuvre de Phénix » et qu’on peut lire, ici et là, entre les lignes de certains passages de la Bible, des Évangiles, de l’Apocalypse et de quelques ouvrages, rosicruciens ou autres, dont plus d’un ne semble pas traiter, à première vue, de ce qu’on entend vulgairement par « alchimie ».
Et cet Œuvre-là n’est ni du goût, ni dans les cordes des amateurs de « petits particuliers », des collectionneurs de recettes bonnes seulement à torturer inutilement les métaux, des fabricants d’homuncules, des distillateurs d’herbes, de sang, de moelle ou de sperme, ni de ceux qui ne rêvent de longévité corporelle que dans l’espoir misérable de rééditer les folies et les désordres d’une jeunesse tumultueuse !

Il est même, assez probablement, hors de la portée de plus d’un adepte admiré comme tel pour sa réussite.

3 R

ROBERT  FLUDD. ALCHIMISTE ET PHILOSOPHE ROSICRUCIEN

SERGE  HUTIN

ÉDITION SAVOIR POUR ÊTRE

 1994

Robert Fludd (1574-1637) fut l’un des derniers vrais « homme de la Renaissance », à qui aucune science n’était étrangère et qui s’efforçait d’embrasser la totalité des connaissances humaines. Né dans l’Angleterre élisabéthaine, il devint un hermétiste convaincu en voyageant sur le continent, puis, de retour à Londres, entama une carrière de médecin paracelsiste. Ses volumineux écrits sont consacrés à défendre la philosophie des alchimistes et des Rose+Croix et à appliquer leurs doctrines à une vaste description de l’homme, des sciences alchimiques et de l’univers.

En exposant les idées d’harmonies cosmiques, de multiples niveaux d’existence et de leurs corrélations, Fludd résume les enseignements ésotériques communs à tous les âges et à tous les peuples. Très en avance sur son temps à divers égards, il reconnut l’universalité de la vérité, lui réservant un accueil favorable, qu’elle vint de source catholique, de la kabbale, de Pythagore, de Platon ou d’Hermès Trismégiste.

Fludd possède au plus haut degré l’art d’exprimer sous forme graphique sa philosophie et sa cosmologie, et les nombreuses planches qui illustrent ses œuvres furent gravées par les meilleurs artistes de l’époque.

5e fils d’une famille noble, il est élevé dans l’Anglicanisme, après d’excellentes études dans plusieurs disciplines, il s’éveille  à la littérature hermétique et alchimique. Il vit en ascète et s’enferme dans un mysticisme inné, il restera célibataire et voyagera beaucoup, et c’est au cours d’un de ses voyages en Allemagne qu’il sera en contact avec  l’Ordre de la Rose+Croix et qu’il sera initié. Il est en contact avec Michael Maier, rosicrucien de la première heure. Il revient en Angleterre, est reçu Docteur en médecine, s’inscrit au conseil de l’ordre et commence à exercer. Ses traitements sont faits à partir de suggestion, de médecine magnétique et de remèdes classiques. A 42 ans il se met à publier des ouvrages hermétiques en petit nombre, mais ceux-ci ne plaisent pas à l’Eglise qui les met à l’index. En Angleterre par contre c’est le succès malgré des polémiques et des querelles avec ses contradicteurs tel que Kepler, Mersenne, Gassendi et autre Foster.

Son œuvre est une véritable Encyclopédie Hermétique tant ses écrits reflètent une grande érudition. Ses maîtres à penser sont : Roger Bacon, A. de Villeneuve, Paracelse, Cornélius Agrippa, Pic de la Mirandole, Plotin, Jamblique et Scott Erigène.

Etant très religieux, sa philosophie est une gnose hermétique qui transcende la Raison, c’est un système qui cherche à résoudre par l’illumination les problèmes fondamentaux, mais en fait ses théories seront celles de la théosophie rosicrucienne.

Fludd considère que deux Principes se disputent le monde : le bien et le mal (Dieu et le diable). Il pense que Dieu et le monde sont une seule et même chose vue sous deux aspects différents. Le monde est le reflet de la divinité, le miroir où le Dieu inconnu se révèle. L’univers est hiérarchisé selon les deux principes existant en Dieu : le positif et le négatif. Le Monde se divise lui-même en trois mondes : le monde archétypal, le macrocosme et le microcosme, et selon lui tout ces mondes sont doubles. L’homme ou microcosme est une image du monde, donc une image de Dieu, il est ainsi capable d’atteindre par son âme, l’unité divine, mais il est soumis à de nombreuses influences célestes, naturelles ou surnaturelles (d’où la grande importance qu’il donne aux arts divinatoires).

Est expliqué dans cet ouvrage :

L’œuvre et les ouvrages de Robert Fludd, son œuvre scientifique et les sources du système, les diverses querelles, sa philosophie religieuse (philosophie hermétique rosicrucienne), Dieu et le monde, la création, la chute et la rédemption selon l’ésotérisme hermétiques des Roses+Croix, les trois mondes et leurs divisions, grandeur et misère de l’Univers et de l’homme, les Fins dernières.

 

ROBERT FLUDD Philosophe hermétique et arpenteur de 2 mondes

Jocelyn GODWIN

Edition UN LIVRE DE LA VUE

 1980

124 illustrations ornent ce livre qui nous parle du macrocosme, de la kabbale, des Pyramides, des vents, de l’homme, du microcosme, et des arts microcosmiques.

3 S

soli donius – maître des éléments

Henri LA CROIX-HAUTE

Edition LE MERCURE DAUPHINOIS

 2003

18 illustrations de cet alchimiste. Philosophe du 18ème siècle qui interprète le grand œuvre à travers les figures hiéroglyphiques des égyptiens. Les 4 éléments sont expliqués dans chaque illustration.

 

SYMPHONIE  ALCHIMIQUE

PIERRE SEA  et  LAURE DE NEITH

EDITION  DE  LA  HUTTE

 2010

Un superbe livre grand format, avec des photos magnifiques et des textes adaptés. La préface est de René Lachaud, grand connaisseur de l’Egypte ancienne, alchimiste et hermétiste reconnu.

L’alchimie est la science traditionnelle du perfectionnement des complémentarités, soleil et lune, lumière et ténèbres, masculin et féminin, et des cycles de mort et de renaissance. Toute l’alchimie peut se résumer en deux mots : Solve et Coagula. Il s’agit de dissoudre le fixe et de cristalliser le volatil afin de permettre aux fameuses noces philosophiques de se réaliser. En alchimie moderne (métaphysique) on peut dire que dans notre athanor nous devons prendre conscience que nous devons combattre et maîtriser notre égo, nos passions, nos défauts, abandonner nos idoles, autrement dit dissoudre le fixe, pour laisser passer cette lumière que nous recherchons.

Ce mariage royal (art royal) est d’ailleurs perpétué chaque année dans la fameuse galette des Rois, galette qui représente la Pierre des sages, sa forme ronde représente le soleil, et à l’intérieur bien caché se trouve la fève. Fève qui symbolise l’enfant-roi qui va croître et augmentera son pouvoir de transmutation.

C’est un livre alchimique fait de rêves poétique, profond et dont les photos couleurs sont une véritable symphonie, un mariage texte-images très réussi

3 T

THÉORIES ET SYMBOLES DES ALCHIMISTES – LE GRAND ŒUVRE

Albert POISSON

Editions  TRADITIONNELLES

 1981

15 planches et 45 figures agrémentent ce traité alchimique. On y trouve tous les symboles. L’œuf philosophique, l’athanor, le feu, le souffre, le mercure, le sel et l’explication des planches du MUTUS LIBER.

 

traité de la voie sèche

Grégoire brissé

Edition LE MERCURE DAUPHINOIS

 2006

Ce traité de la voie sèche a des buts diamétralement opposés. Il n’est surtout pas destiné à vous faire pratiquer l’Alchimie, et il se propose de vous expliquer en quoi elle consiste.
Dans ce traité va être patiemment disséqué le Grand Œuvre, tout d’abord dans la théorie afin de vous familiariser avec sa terminologie usuelle et de vous faire saisir l’ensemble de ses implications ; ensuite dans sa réalisation pratique et ce doublement : d’un côté vous assisterez au déroulement séquentiel du processus, et de l’autre vous sera clairement expliqué comment les auteurs ont codé leurs rapports de laboratoire.

 

traitÉ symbolique de la pierre philosophale

 J. Conrad barchusen

Edition RAMUEL

 1996

78 planches alchimiques énigmatiques. Le rapport avec les 78 lames du tarot ésotérique est facile mais pas évident, malgré tout on y retrouve l’esprit des 22 lames majeures du tarot.

Les 18 premières lames se retrouvent dans les 18 premières figures, les 4 autres étant les dernières. Correspondance intéressante entre le processus alchimique et le pèlerinage de l’âme du tarot.

 

TROIS  ANCIENS TRAITÉS D’ALCHIMIE

Calligraphie et Prolégomènes d’EUGÈNE CANSELIET

EDITION J.J. PAUVERT

 1996

Dans la grande tradition de l’alchimie, ces trois textes anciens sont des classiques. Ils sont ici transcrits, de la main d’Eugène Canseliet lui-même, d’après un très beau manuscrit du XVIIe siècle qui faisait partie de la bibliothèque de Fulcanelli.

Ce livre se présente donc comme un fac-similé d’un étonnant travail de calligraphie exécuté il y a plus de cinquante ans dans le respect et l’amour de la minutie des scribes d’autrefois pour qui, écrire à la plume était un des Beaux-Arts.

L’auteur de ces traités, le Chevalier Inconnu, acheva le Grand Œuvre avec succès. Les deux autres, Gobineau de Montluisant et Lavinius de Moravie, manifestent un tel savoir de l’élaboration philosophale qu’il est très vraisemblable qu’ils atteignirent, eux-aussi, le niveau supérieur de la connaissance alchimique.

La réédition de ces trois traités est donc un événement pour les Curieux en général et les Etudiants en particulier, tant du fait de leur importance sur le plan de la science alchimique que par leur rareté de ces œuvres qui restaient encore, jusqu’à aujourd’hui ; totalement introuvables.

 

3 V

 

VOIE  DE   L’ALCHIMIE  CHRÉTIENNE  

Séverin      BATFROI

Edition LE  MERCURE   DAUPHINOIS

 2005

La toute première étape de la longue histoire de l’alchimie, se situe aux premiers temps de l’âge du fer au cours duquel l’homme parvient à extraire les métaux des minerais, avec l’aide du feu, grâce à des méthodes de fusion parfaitement maîtrisées. C’est ainsi que le forgeron, ancêtre de l’alchimiste, devient le « prêtre » d’une religion archaïque qui a perduré dans le chamanisme. Peu à peu, à travers l’Egypte, la Grèce, le monde arabe, l’archétype alchimique se nourrit, dans le bassin méditerranéen, du symbolisme des univers religieux qu’il rencontre et qu’il féconde à son tour par des apports originaux d’une grande richesse.

Longtemps considérée comme un ensemble de rêveries sans consistance, l’alchimie est sortie de la confidentialité grâce à des travaux universitaires qui ont su en dégager le caractère profondément original. Histoire des sciences, Histoire des religions, psychologie et psychanalyse, autant de domaines où elle occupe aujourd’hui une place indiscutable.
Dans une société où la quête du sens est plus que jamais une préoccupation, le temps est sans doute venu de voir comment et pourquoi la Voie de l’Alchimie chrétienne, qui est une démarche spirituelle d’une grande originalité, peut être reliée au fait religieux et plus particulièrement au christianisme.

Grands chapitres étudiés :

Des forgerons archaïques à l’alchimie arabe

Alchimie et christianisme.  La Voie du salut

La Pierre philosophale et le cycle liturgique de Noël

Les cendres du carême et les phases préliminaires du Grand Œuvre

La semaine des semaines des alchimistes

Des ténèbres à la Lumière, et la rédemption de la matière

Le mercure des philosophes, le chaos des sages et le feu secret

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